BGE 57 I 213
BGE 57 I 213Bge29.07.1930Originalquelle öffnen →
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Staatsreoht.
Schranke besteht hierin für sie bloss, insoweit sich solche
aus der allgemeinen Begrenzung ihrer gesetzgeberischen
Tätigkeit durch die Bundes-und die Kantonsverfassung
und insbesondere aus dem Grundsatz ergeben, dass
staatliche Eingriffe in die Individualrechtssphäre nur
aus Gründen des höhern staatlichen Interesses statthaft
sind (BGE 41 I 483 Erw. 2).
In dieser letztem Beziehung könnte aber d9,s Bundes-
gericht (aus Art. 4 BV) nur eingreifen, wenn die für einen
bestimmten staatlichen Eingriff geltend gemachten Gründe
rein vorgeschobene Gründe, in sich völlig haltlos wären. Da-
von aber kann bei der Massnahme zum Schutz eines Dichter-
grabes wenigstens da nicht die Rede sein, wo -wie hier
-die Person des Dichters selber zum Gegenstand litera-
rischer Werke geworden ist. Und dass § 276 EG in der
ihm vom Regierungsrat .gegebenen Auslegung in anderer
Beziehung dem Bundes-oder dem kantonalen Verfassungs-
rechte widerspreche, ist nicht einmal behauptet worden.
Hie bei ist zudem immer vorausgesetZt, dass es sich bei der
angefochtenen Verfügung um eine solche im Sinne der Spe-
zialvorschrift von Art. 702 ZGB handle, dass also das dem
Rekurrenten zustehende, durch die angefochtene Verfügung
angeblich
verletzte Recht an der Grabstätte das Grund-
eigentumsrecht an dieser Stätte sei. Träfe das -siehe
Erw. I-nicht zu, so käme nicht Art. 702, sondern die all-
gemeine Vorschrift
von Art. 6 ZGB in Frage, der vom
Rekurrenten überhaupt nicht als verletzt behauptet wird.
c) Nach dem Ausgefühn ist also die regierungs-
rätliche Verfügung auch insofern nicht anfechtbar, als
sie
schon die Verlegung der Grabstätte Sealsfield verbietet.
Ob eine solche Verlegung überhaupt möglich sei und
nicht einer Zerstörung der Grabstätte gleichkommen
würde, wie der Regierungsrat behauptet, braucht deshalb
nicht geprüft zu werden.
Demnach erkennt das Bundesget'ickt:
Die Beschwerde wird abgewiesen.
KOIDp&tenzansseheidnng zwischen Zivil· u. :\filitärgeri"htsb"rkeit. ,",0 :l:? 213
VII. KOMPETENZAUSSCHEIDUNG ZWISCHEN
ZIVIL-UND l'IILITÄRGERICHTSBARKE1T
DELIl\lITAT10N DE LA COMPETENCE RESPECT1VE
DES TmUNAUX ORDINAIRES
ET DES TRIBUNAUX MIL1TAIRE~
32. Arrit du 15 juillet 1931
dans la cause Departement militaire federal
et Auditeur 6n Chef da l'Ärmee
contre Tribunal correctlonne( de la Veveyse.
Le Departement militaire fMera! a qualite pour saisir le Tribunal
fMera! d'un conflit de competence en vertu de Part. 223 CPM
(consid. I).
Lorsque les actes reproches a l'inculpe tombent sous le coup
du droit penal militaire, les tribunaux militaires sont seuls
competents pour connaitre de l'infraction, la loi militaire
l'emportant sur la loi civile (consid. 2).
A. -Paul Fisoher, ne en 1911, incorpore dans 1a Cp. inf.
mon.t.
1/14, est entre a l'ooole de recrues II/2 a Colombier
le 8
avril 1931. A l'occasion du «grand conga }> du 9 au
11 mai, il se rendit en uniforme chez son oncle, l'abbe
Conrad Fisoher, a Chate1-St-Dems.· L'abM etait absent.
Paul Fischer s'introduisit chez lui et 1ui deroba 250 francs.
TI aHa ensuite clepenser une vartie de l'argent a Geneve
et revint a Chatel-St-Denis le 11 mai.
Entre temps, l'abbe Fischer avait depose plainte panale.
Arrete a son arrivee, Fischer fut traduit 1e 13 mai devant
leTribunal correctionne1 de 1a Veveyse qui le condamna
pour vol a quinze jours de prison avec sursis.
Le 13 mai, une instruction militaire fut ouverte contre
la recrue Fischer pour 1e meme delit. L' Auditeur de la
2
e
division porta ces faits a la connaissance de l'Aumteur
en chef de l'armee. Celui-ci demanda le 4 juin au Procureur
AS 67 I -1931
214 St_tsrecht. general du canton de Fribourg si le jugement du Tribunal de la Veveyse pouvait etre casse par une autorite supe- rieure du canton. TI reSlut une reponse negative. B. -Le 13 juin 1931, le Departement militaire fMeral represente par l'Auditeur en chef et celui-ci personnelle- ment ont forme un recours de droit public aupres du Tribunal federaL Ils invoquent l'art. 223 CPM qui attribue au Tribunal federalle jugement des conflits de compe'- tence et, estimant que le Tribunal de la Veveyse etait incompetent pour connaitre du vol commis par la recrue Fischer, ils formulellt les conclusions suivantes : {( 1. Die Zuständigkeit der militärischen Gerichtsbar- keit sei im Falle Fischer anzuerkennen, )} 2. Das Verfahren und Urteil des Gerichtspräsidenten des Bezirkes der Veveyse vom 13. Mai 1931 sei aufzuheben. " Le recours a ete communique an Tribunal de la Veveyse et par lui a Fischer. Ils n'ont pas presente d'observation dans le delai imparti. Considerant en droit:
216 Staatsrecht. Par ces motifs, le Tribunal jederal prononce: Fischer reIeve de la justice militaire; en consequence l'instruction penale et le jugement du Tribunal correction- nel de la Veveyse du 13 mai 1931 sont annuIes. VIII. STAATSVERTRÄGE TRAITl!jS INTERNATIONAUX 33. Arret du 18 septembre 1931 dans la cause Jjlle Bourdeille contre Juga de Pa.ix du Ceroie da Vevey. Traite franco-suis8e, an. l. -:-Le debiteur -suisse ou franliais -domicilie en France peut s' opposer au sequestre de ses biens en Suisse, quel que soit le domicile du creancier. A. -Le 2 mai 1931, le Juge de Paix' du cercle de Vevey, a la requete de Dame L. V. Caspari, a Pont-Levoy (France), a ordonne le sequestre de « toutes valems, wmmes d'ar- gent, etc. )) que peut detenir a quelque titre que ce soit le notaire Denereaz, a Vevey, pom le compte de Dlle Paule Bourdeille, d'origine fran((aise, d0miciliee a. Paris. L'or- donnance est fondee sur l'art. 271 eh. 4 LP, et la crean- ciere invoquait une reoonnaissance de dette, du 29 juillet 1930, portant ,m une somme de 10.100 fr. B. -La debitrice a forme contre cette ordonnance un reeours de droit public. Elle invoque l'art. 1 du traite franco-suisse de 1869 et la jurisprudence du Tribunal federal qui interdit « au prejudice d'un Franyais domi- cilie en France -cas de la recourante -en faveur d'un Suisse ou qu'il soit domicilie -cas de la creanciere - 1e sequestre de biens ou valeurs en Suisse, appartenant a un Fran<}ais, 10rsque les pretentions invoquees pom sequestrer sont de natme personnelle )), ce qui est le cas en l'espece. En consequence, le sequestre doit etre annule. Sta.atsverträge. N0 33. 217 G. -L'intimee reconnait l'exactitude des faits avances par la reoourante et s'en remet a justice quant an fond du droit. Gonsiderant en droit : I. -D'aprtJs la jmisprudence constante du Tribunal federal (RO 35 I p. 395, 41 I p. 208, 56 I p. 183), une ordonnance de sequestre peut faire l'objet ({'un rccours de droit public pom cause de violation d'un traiM inter- national sans que tous les degres de la juridiction cantonalc aient eM parcomus dans une action en contestation du cas de sequestre. Le present recours est donc recevable. 2. - Le Tribunal federal a interprete l'art. 1 du traiM franco-suisse de 1869 (RO 41 I p. 208 c. 2 et les arrets ciMs) dans ce sens que le sequestre ne peut etre ordonno en favem d'un Suisse domicilie en Suisse, sur des biens situes en Suisse, contre un Franyais domicilie en France, a moins qu'il ne s'agisse d'une creance constatee par un jugementexecutoire et par consequent de l'execution de ce jugement (art. 15 et suiv. du traiM). Dans le cas particulier, il s'agit sans conteste d'une action mobiliere et personnelle. La creanciere est une Suissesse domiciliee en France ; la debitrice, une Franyaise domiciliee egalement en France. Le traiM s'oppose-t-il en ce cas au sequestre de biens de la debitrice qui se trouveraient en Suisse L'art. 1 er du traite parle de « contestations en matit'jre mobiliere et personnelle . . . . qui s'eleveront, soit entre Suisses et Franais, soit entre Fran((ais et Suisses)) ; il ne fait pas mention du domicile. Cette disposition a cependant eM interpretee en ce sens que l'art. 1 er n'est applicable qu'autant que les deux parties ne sont pas domiciliees dans le meme Etat, en France ou en Suisse (CURTI, Staatsvertrag zwischen der Schweiz und Frank- reich § 4 p. 14 et sv. ; RO 33 I p. 642). Le traite ne semit applicable que si l'une des parties a son domicile dans l'un des Etats contractants et l'autre partie dans l'autre
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