SchuldbeLreibuogs-und KonkursrechL.
Poursuite eL Faillite.
ENTSCHEIDUNGEN DER SCHULDBETREmUNGS-
UND KONKURSKAMMER
ARR:mTS DE LA CHAMBRE DES POURSUITES
ET DES FAILLITES
10. Arret du 20 fevrier 1930 dans la cause Weiss.
Art. 92 chiffre 3 LP. Pour qu'un objet puisse etre doolare insai-
sissable en vertu de cette disposition, il fa.ut, d'une part, qlt'il
serve reellement ä l'exercice d'une profession ou d'un metier
et, d'sutra part, que cette profession ou ce metier soit effee-
tivement exerce lors de la saisie. Est done saisissable le piano
qui au moment de la saisie sert Bimplement d'inatrument d'etude
a la filZe du demteur. L'obligation des parents d'elever leurs
enfants est proportionnee ä leurs f80cultes (art. 275 al. 2 Ce.) ;
elle ne ssurait des lors etre invoquee a l'encontre des crea.n-
ciers pour permettra aux pa.rents qui n'en ont pas les moyens
de donner aleurs enfants une instruction depassant la moyenne.
Pfändbar ist das Klavier, das zur Zeit der Pfändung der Tochter
des Schuldners bloss als Berufs 1 ern instrument dient:
einerseits ist, damit eine Sache gemäss Art. 92 Ziff. 3 SchKG
unpfändbar sei, erforderlich, sowohl dass sie wirklich zur
Ausübung eines Berufes diene, als auch dass dieser Beruf
zur Zeit der Pfändung wirklich ausgeübt werde, und ander-
seits können sich die Eltern den Gläubigem gegenüber nicht
auf die Erziehungspflicht berufen, um ihren Kindern eine
überdurchschnittliche Ausbildung zu verschaffen (Art. 92
Ziff. 1
SchKG, 275 Aha. 2 ZGB).
AB 56 III -1930
42 Schuldbetreibungs. und Konkursrecht. No 10.
AffineM un oggetto sia escluso dal pignoramento 80' sensi
delI'art. 92 eifra 3 LEF oeeorre, da un lato, ehe servo. effetti-
vamente all'esereizio d'una professione, dall'altro ehe questa
professione sia effettivamente esercitata all'epoca deI pigno-
ramento. TI pianoforte ehe all'epoca deI pignoramento serve
solo da istrumento di studio 801180 figlia deI debitore e quindi
pignorabile. Giusta l'art. 275 cp. 20.0. i genitori devono
edueare i figli secondo la 10ro eondizione. Quest'obbligo non
puö quindi essere opposto ai creditori quando dei genitori,
ehe non ne hanno i mezzi, vogliono dare ai loro figli un'istru-
zione ehe eceeda la media.
Henri Weiss a fait pratiquer une saisie au prejudice de
son debiteur Siegfried Kramer. Invite a saisir un piano,
l'office des poursuites
de Geneve s'y est refuse en moti-
vant sa decision comme il suit: TI existe au domicile
un piano droit, bois noir, marque Schmidt-Flohr, d'une
valeur de 700 francs sur.lequel etudie et travailIe depuis
plusieurs annees la filIe mineure du debiteur, agee de
dix-huit ans, dans le but d'enseigner la musique et la
technique du piano; Mlle Laurette Kramer est inscrite
comme
eleve au Conservatoire pour l'etude du piano, de
la musique de chambre, de l'harmonie et de la composi-
tion. Ce piano est declare insasissable, comme Iui etant
necessaire pour poursuivre ses etudes et eventuellement
enseigner.
Henri Weiss a recouru a l'Autorite de surveilIance en
lui demandant de prononcer que le piano est saisissable,
Ia fille du debiteur n'exer98-nt pas actuellement la profes-
sion de professeur de piano et l'art. 92 LP n'etant des
lors pas applicable.
Par decision du 18 janvier 1930, l'Autorite de surveil-
lance a rejete la plainte. Elle admet en fait que la filIe
du debiteur n'exerce pas encore la profession de maitresse
de piano, mais elle estime
que cette circonstance n'est pas
decisive. Le debiteur, pere de la mineure, est tenu, dit-elle,
de lui assurer une instruction professionnelle. Celle-ci
consiste
dans l'etude du piano et cela depuis plusieurs
annees.
TI serait donc contraire a l'esprit de l'art. 92 et
au but social vise par le Iegislateur d'enlever Ie. piano
Sehuldbetreibungs. und Konkursrecht. No 10.
dont se sert demoiselle Kramer, ce qui mettrait celle-ci
dans l'impossibilite de poursuivre ses etudes et mettrait
en peril son aVEmir economique.
C'est
contre cette decision qu'est dirige le present
recours, depose en temps utile et par lequel Henri Weiss
reprend les conclusions de sa plainte.
Considerant en droit :
Comme toute disposition qui institue un privilege,
l'art. 92 LP doit etre interprete strietement. Or iI ne
soustrait a l'execution foreee que les objets qui, d'une
part, servent reeUement a l'exerciee d'un metier ou d'une
profession et d'autre part, servent a l'exerciee d'un
metier ou d'une profession effectivement pratiques au
moment de Ia saisie (cf. JAEGEH, a.'t. 92 rem. 8etles arrets
cites). Il ne suffit donc pas pour echapper a la saisie qu'un
objet aoit, comme en l'espece, simplement suseeptible de
servir un jour ou l'autre, dans un avenir plus ou moins
rapproche,
a l'un quelconque des membres de la familIe.
C'est
a tort, d'autre part, que l'autorite cantonale a
cru pouvoir fonder sa decision sur I'obligation legale des
parents d'assurer aleurs enfants une instruction profes-
sionnelle,
car d'apres l'art. 275 CC cette obligation est
precisement proportionnee aux ( facultes ') des parents.
Si legitime que soit leur desir de donner aleura enfantR
une instruction depassant la moyenne, ce desir ne saurait
donc prevaloir sur les droits des creanciers (cf. arret de
la Chambre des poursuites et des faillites du 27 decembre
1929 dans la cause Bank in Zug contre Enzler).
Au reste, du moment qu'en l'espece le debiteur parvient,
en depit des difficuItes de a situation, a payer les frais
des divers cours
qu'il pretend faire suivre a la filIe, on
peut supposer qu'il ne lui serait pas impossible de payer
le prix de location d'un piano, si reellement iI attachait
un si grand prix a la continuation desdites etudes. Et il
ne serait que normal qu'a cet effet il commennat par se
restreindre
dans ses propres besoins.
Schuldbatreibungs. und Konkursrecht. N0 11.
La Ghambre des Poursti.ites et des Faillites prononl'e:
Le recours est admis et la decision attaquee est annulk.
En consequence, l'office des poursuites de Geneve est
invite a donner suitt n la requisition de saisie du piano.
11. Entscheid vom 25. Februar 1930 i. S. Fr. Sauter A.-G.
Der A r res t b e feh 1 ist vom Betreibungsamt auch dann zu
vollziehen, wenn die z u a r res t i er end enG e gen
stände nur der Gattung nach bezeichnet
sind, in Verbindung mit der genauen Angabe der Örtlichkeit,
wo sie sich befinden, oder der Person, welche sie im Gewahr
sam hat. Der Schuldner und der dritte Gewahrsamsinhaber
sind zur Auskunft über die und zur Vorlegung der derart
bezeichneten Gegenstände verpflichtet, ersterer bei StraffoIge,
während gegenüber letzterem kein Zwangsmittel besteht. In
der Arresturkunde sind dann die Arrestgegenstände einzeln
aufzuzählen. SehKG Art. 274 Ziff. 4, 275, 91.
L'office doit exoouter l'ordonnanoo de 88questre meme dans le cas
on les objet8 a sequestrer ne 80111 determines gue paf' leu"
genf'e,
avec mention exaote du lieu on ils se trouvent ou de
la personne qni les detient. Le debiteur et le tiers detenteur
sont tenus de renseigner l'office sur las objets ainsi designes
et da las lni presenter. La debiteur y ast tenu sous las peinas
de droit ; le tiers ne peut y etre contraint. Le proces verbal
doit alors spooüier las objfJts sequastres. -Art. 274 eh. 4,
275 et 91 LP.
L'Uffieio deve aseguire il decreto di sequestro anche quando i beni
8equestrabili
non vi Biano determinati ehe nel 1000o gene"e, ma
con indieazione esatta deI luogo ove si trovano 0 deUa persona
ehe li detiene. Il terzo detentore cd il debitore sono tenuti
di dare aU'Ufficio le informazioni supplementari occorrenti
sugli oggetti e di prasentarglieli: il debitore, sotto minaocia
delle pene legali, IDlmtre il terzo detentore non puo esservi
costretto. 11 verbale di sequestro specüichera poi gli oggetti
sequestrati. Art. 274 cif. 4, 275 e 91 LEF.
Auf das Gesuch der Rekurrentin erliess die Arrest-
behörde des
Kantons Basel-Stadt einen Arrestbefehl gegen
die
Bank Otto Bürkle eIe in Freiburg i fBr. und gab
Schuldbetreibungs. und Konkursrecht. No ll. 45
dabei als mit Arrest zu belegende Gegenstände u. a.
(j Wertpapiere im Depot bei der Bank Wever eie in
Basel I) an. Indessen verweigerte das Betreibungsamt den
Arrestvollzug auf diese Wertschriften. Mit der vorlie-
genden,
nach Abweisung durch die kantonale Aufsichts-
behörde
an das Bundesgericht weitergezogenen Beschwerde
verlangt die Rekurrentin, das Betreibungsamt sei zum
Arrestvollzug auf diese Wertpapiere anzuweisen.
Die Schuldbetreibungs-und Konkurskammer
zieht
in Erwägung :
Die Vorinstanz hat die Beschwerde in Anlehnung an
BGE 51 III S. 122 und die dort angeführten früheren
Entscheidungen des Bundesgerichtes abgewiesen,
nicht
ohne ihre Bedenken gegen die ständige Rechtsprechung
des Bundesgerichtes anzubringen (vgl.
in diesem Sinn
auch FICK und SCHWENDENER in der Schweizerischen
Juristenzeitung 22 (1925/6) S. 160 und 175). In der Tat
kann an dieser Rechtsprechung nicht in aller Strenge
festgehalten werden.
Das mit dem Arrestvollzug betraute Betreibungsamt
muss die arrestierten Gegenstände und deren Schätzungs-
wert in der Arresturkunde angeben (Art. 276 SchKG),
d. h. jene in einer Weise einzeln bezeichnen, wie es zu
ihrer Identifizierung erforderlich ist. Insbesondere müssen
daher arrestierte Wertschriften aufgezählt werden. Hat
nun zwar auch schon der Arrestbefehl die Angabe der
mit Arrest zu belegenden Gegenstände zu enthalten
(Art. 274 Ziff. 4) und nicht etwa das Betreibungsamt nach
arrestierbaren Gegenständen des Schuldners im Betrei-
bungskreise nachzuforschen, so
ist doch zum Arrestvoll-
zuge
nicht unerlässlich, dass die zu arrestierenden Gegen-
stände schon im Arrestbefehl in gleicher, sie von anderen
Gegenständen unterscheidender
Weise einzeln bezeichnet
werden,
und daher, sofern dies nicht geschehen ist, nicht
ohne weiteres zu rechtfertigen, dass das Betreibungsamt
den Vollzug des Arrestbefehles verweigere. Ein solches