BGE 54 III 25
BGE 54 III 25Bge15.06.1869Originalquelle öffnen →
24 Schuldbetreibungs-und Konkursrecht. N° 6. den Kollokationsplan festgestellten Anspruches auf das Konkursbetreffnis mit einer Gegenforderung der Konkurs- masse nicht einfach dadurch zu entziehen, dass er diese bestreitet. Es erscheint denn auch durchaus als das Normale, dass Forderungen, welche der Konkursmasse gegen einen im Kollokationsplan zugelassenen Konkurs- gläubiger erwachsen, durch Verrechnung der Dividenden- schuld bezw. des sonstigen an diesen Konkursgläubiger auszurichtenden Konkursbetreffnisses eingebrachtwerden, anstatt dass die Konkursverwaltung solche Forderungen zunächst während des - dadurch in die Länge gezogenen -Verwertungsstadiums einzieht, um ihren Gegenwert dann im Verteilungsstadium wieder zurückerstatten zu müssen. Und zum Schutze des zugelassenen Konkurs- gläubigers ist es auch gar nicht etwa erforderlich, dass Streitigkeiten über solche Gegenforderungen vor der Auflegung der Verteilungsliste ausgetragen werden. Vielmehr werden die Rechte des Konkursgläubigers genügend gewahrt, wenn ihm durch' einen Auszug aus der Verteilungsliste von der Verrechnung Mitteilung gemacht wird. Bestreitet er die Gegenforderung und erhebt er noch während der Auflage der Verteilungsliste Klage, so wird die Konkursverwaltung die Verteilung verschieben, insoweit sie seine Rechte beeinträchtigen könnte, wie dies ja auch vorliegend geschehen ist. Freilich ist es gesetzlich nicht vorgesehen, dass die Konkursverwaltung (oder an ihrer Stelle die Aufsichtsbehörde) einem Konkurs- gläubiger eine Frist mit Verwirkungsfolge ansetze, binnen welcher er Klage erheben müsse, wenn er äie von der Konkursmasse behauptete Gegenforderung bestreiten will. Allein ebensowenig besteht eine gesetz- liche Vorschrift, welche die Konkursverwaltung ver- pflichten würde, ihrerseits Klage zu erheben, um ihre Gegenforderung geltend zu machen. Anderseits kann keine Rede davon sein, dass sie die Verteilung einfach verschieben dürfte, wenn es dem betreffenden Gläubiger zusagen sollte, mit der Durchführung des Prozesses Schuldbetreibungs-und Konkursrecht. N° 7. 25 während längerer Zeit zuzuwarten. Vielmehr muss sie nach Ablauf der Frist für die Auflegung der Verteilungs- liste zur plangemässen Verteilung des Konkursergebnisses unter die übrigen Gläubiger schreiten dürfen, sofern die in der Verteilungsliste vorgenommene Verrechnung inzwischen nicht durch Klagerhebung in Frage gezogen worden ist. Somit ist das Vorgehen der Konkursver- waltung, welche dem Rekurrenten durch besonderes Schreiben von der Auflegung der Verteilungsliste und der Verrechnung seines Konkursbetreffnisses mit einer höheren Gegenforderung der Konkursmasse Mitteilung gemacht hat, nicht zu beanstanden. Indessen muss es bei dem von der Konkursverwaltung nicht angefochtenen Entscheide der Vorinstanz sein Bewenden haben, durch welchen dem Rekurrenten eine neue Klagefrist angesetzt wurde. Demnach erkenllt;e Schuldbelr.-und J(onkurskammer: Der Rekurs wird abgewiesen. 7. Arrit du 14 fevrier 1828 en la cause Grandvs,ux. Les effets d'une faillite ouverte a l'etranger ne s'etendent pas aux biens et aux creances du failli en Suisse, a moins que les traites internationaux n'en disposent autrement. La masse etrangere ne saurait, des lors, se faire delivrer par roffice suisse un dividende revenant au failli. Vorbehältlich anderweitiger staatsvertraglicher Vorschriften erstrecken sich die Wirkungen des im Ausland eröffneten Konkurses nicht auf die in der Schweiz befindlichen Sachen und Forderungen des Gemeinschuldners und ist daher das diesem zukommende Betreffnis (Dividende) aus dem über seinen Schuldner in der Schweiz eröffneten Konkurse nicht an die ausländische Konkursmasse abzuliefern. Riservate le disposizioni contrarie dei trattati internazionali. gli effetti d'un fallimento dichiarato all'estero non si estendono ai beni e crediti deI fallito in Isvizzera, che la massa straniera non pub quindi rivendicare.
aö Schuldbetreibungs-und Konkursrecht. N° 7.
Victor Grandvaux., creancier de la sochte Flegen-
heimcr & Oe, ti Geneve, aujourd'hui en faillite, a He
admis a l'etat de collocation dc cette derniere pour
3600 fr. cn premiere das se, ct pour 5386 fr. 70 plus
?400 fr. en cinquic..bre
1927, pur la Seetion des faillites du TrIbunal mantIm~
et de commeree dt' Copenhaguc. Dans eette lettre, qm
figure au dossit'r t'tl original et en traduction confome classe. Le 19 decembre 1927,
ii a demande le paiement de son dividende priviIegie,
au meme tiire que les autres employes de la maison.
L'oHice de Geneve a repousse eette demaude, en
invoquant une leitre a lui adressee, l 23 noverr:e,
l'autorite danoise fait part dc l'ouverture de Ia fmlhte
de Grandvaux.
ü Copcnhague. Elle avise I'office de
Geneve qut' 1a crt'ance de l'interesse eontre Flegenheimer
& Cte a dt> porth' ti l'aetif de Ia masse Grandvaux, et
elle imite, des lor", l'administration de la faillite Flegen-
hdmer ti verst'r t'H mains de la Section eompetente du
Tribunal dt' comnll'ft'e de Copt'nhague, tout dividende
allout> s
de desaccol'd, l'administration a simplement pour devOIr
fit' eonsiglll'I' In somme litigieuse.
Grand'aux a porte plainte ('ontre Ie fefus de l'offiee,
t't fait yuloir, en rt'SUIllt'. ce qui suit : Le reeourant gerait,
l CopenhagUt', une maison Classen & Oe, pour le compte
et romme eIllploye de Flegenheimer. La decollfiture de la
Soeiete Fkgenheimer a entraine eelle de Classen & Cie.
Grandvaux a, lui-meme, He dcclare en faillite a Copen-
hagul', bien
qu'il n'ait pas de creanciers personnels.
Cesi. dt"s lors, sans droit que I'office de Geneve refuse
dc Iui
wrsel' le dividende pour lequel il a ete admis en
premiere c1asse. Ce dividende, representant une creance
Schuldbetreibungs-und l(onkursrl'cht. No 7. 27
de salaire, est en effet insaisissable, tout au moius nans
la mesure prevue aux art. 93 et 197 LP. D'autre part,
Grandvaux n'est pas en faillite a Geneve. Quant au
jugement danois deelaratif de faillite, il n'a pas re<,(u
l'exequatur des autorites suisses et ne saurait, partant,
avoir force de loi a Geneve. L'interdiction de payer ema-
nant de l'autorite etrangere ne constitue, d'ailleurs, pas
une mesure judiciaire susceptible d'execution en Suisse.
Grandvaux conclut done a ce que l'administration de Ia
faillite Flegenheimer
soit tenue de Iui verser le dividende
privilegie pour lequel il a ete admis aretat de collocation,
subsidiairement le
montant du salaire considere comme
insaisissable.
L'office a propose le
rejet du re('ours.
Statuant le 21 janvier 1928, l'autorite eantonale de
surveillance a ecarte la plainte, par les motifs suivants :
Grandvaux ne conteste pas que sa faHlite ait ete
prononeee a Copenhague. L'autorite danoise demande
Ie versement du dividende que le recourant doit toucher
dans la faillite Flegenheimer. Elle se pretend done aux
droits du creancier. Or les eommentateurs de la LP
sont d'avis que, si le transfert d'une ereance fait l'objet
de eontestations, le litige est vide hors de la procMure
de faillite. L'office n'a done pas ä intervenir dans cctte
question, mais il peut consigner le dividende. Les con-
clusions principales de
Ia plainte ne sauraient, en conse-
quence, etre admises. Une fois la somme consignee, il
sera loisible a Graridvaux de soulever devant la juridic-
tion
competente, les moyens qu'il fait valoir aujourd'hui
et que les organes de faillite ne peuvent examiner.
Quant a la demande subsidiaire du reeourant, elle doit
aussi etre ecartee. Voffice n'est, en effet, pas en presencc
d'une mesure d'execution entrainant la fixation de Ia
partie insaisissable du salaire, mais seulement d'une
pretention, posterieure au depot de l'etat de eolloeation,
et a laquelle Ia faillite Flegenheimer doit rester etran-
gere.i Gramh'aux, du ('hf'f des creanees produites.
Eu l'ommuniquant un mandataire de Grandvaux la
requete dont il etait saisi, roffice de Geneve a ajOlte
qu'i! IH.' Ini appartt'Iwit pas de se prononcer sur le pomt
dt' su'oir si le dividende eil question revient a Grandvaux
pl'I'sonnellement Oll :.I. sa Illasse en faillite; qu'en e
28 Schuldbetreibungs-und Konkursrecht. N° 7. Grandvaux a recouru au Tribunal fMeral, en concluant ä. l'admission de la plainte. Considerant en droit: Lorsque, apres le depot de l' etat de collocation, il s'eleve un differend sur le point de savoir si une creance colloquee a change de titulaire (ensuite de cession, p. ex., ou de subrogation), l'office ne doit pas prendre parti dans la contestation, mais il a, en revanche, la faculte et meme, suivant les circonstances, l'obligation de consigner le dividende (JAEGER, Comment. t. II p. 389 et 396). Ce principe n'est, toutefois, pas applicable, en l'espece. Ni l'autorite danoise, agissant au nom de la masse Grand- vaux, ni l'office de Geneve, administrateur de la faillite Flegenheimer, ne mette nt en doute la qualite du recourant de creancier de cette faillite. Il ne s'agit donc pas de determiner le titulaire de la creance colloquee dans la faHlite Flegenheimer. Ce titulaire ne peut etre que Grand- vaux, lequel reclame aujourd'hui le p~iement du divi- dende assure. Le Tribunal de eommeree de Copenhague ne pretend, en effet, nullement etre aux droits de Grand- vaux et agir, dans la faillite Flegenheimer, comme ces- sionnaire de ce dernier: il se borne ä. invoquer un juge- ment de faillite rendu en Danemark, et il conteste au recourant le droit de disposer de son dividende. Or la LP ne consacre pas: en matiere internationale, le principe de l'universalite et de la force attractive de la faillite. Des lors, sauf exceptions prevues par les traites (sie. Convention franco-suisse du 15 juin 1869, traites conelus avec Ie Würtemberg en 1825-26, avec la Baviere en 1834 et avec la Saxe en 1837), Ia faillite ouverte ä. l'etranger n'a point pour eonsequence de faire tomber les mesures d'execution dejä. en cours, sur territoire suisse, eontre le debiteur (RO 35 I p. 811), ni d'empecher l'ouverture de nouvelles poursuites ou la mise en faillite de l'interesse. En vertu du meme principe, les autorites Schuldbetreibungs-und Konkursrecht. N° 7. 29 suisses ne sauraient etre tenues de remettre a la masse etrangere les biens qu'elles detiennent pour le compte du failli ou de ses creanciers (v. JAEGER, Comment. de la LP t. 11 p. 128 et jurispr. citee; MEILI, Lehrbuch des internationalen Konkursreehts, § 28 et 29; eL dans le meme sens, le § 237 de la loi allemande sur la faillite, et Ernst JAEGER, Kommentar zur Konkursordnung, t. 11 § 25 note 43 et § 237 note 3). Or la Suisse et le Danemark n'ont point conclu de traite sur la reconnaissance et l'execution reciproque des jugements de faillite. Les decisions prises, a Copen- hague, contre le recourant, ne sauraicnt done affecter le droit de libre disposition de I'interesse sur les objets et les creances qui lui appartiennent et sont situes en Suisse. Le dividende attribue a Grandvaux dans Ia faillite Flegenheimern'ayant point fait l'objet d'une saisie ou d'autres mesures d'execution de la part des autorites suisses. c'est, par eonsequent, a tort que l'office de Geneve en a refuse le versement et qu'l! a renvoye Grandvaux a se pourvoir devant les tribunaux civils. La Chambre des Poursuites et des F aillites prononce : Le recours est admis,le prononce de l'autorite calltonale de surveillance annule et l'office des faHlites de Geneve invite a verser au recourant le dividende privilegie pour lequel celui-ci a ete admis dans l'etat de collocation de la faillite Flegenheimer.
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