BGE 53 II 101
BGE 53 II 101Bge04.01.1925Originalquelle öffnen →
100 Familienrecht. N° 20. 20. Auszug aus dem Urteil der II. Zivilabteilung vom 18. Kai 19a7 i. S. ltüuzli gegen ltünzli. Ehe s ehe i dun g: Verhältnis zwischen den Art. 140 und 142 ZGB: Wenn bei Verlassung die Voraussetzungen des Art. 140 ZGB nicht erfüllt sind, darf sie wohl als Indiz der tiefen Zerrüttung im Sinne des Art. 142 ZGB gewürdigt werden; sie genügt aber für sich allein nicht für deren Annahme; es müssen vielmehr noch andere die Zerrüttung offenbarende Umstände hinzukommen, damit auf Grund von Art. 142 ZGB geschieden werden darf. Mit Recht hat zwar die Vorinstanz den Umstand, dass die Beklagte den Kläger verlassen hat, nicht etwa als selbständigen Scheidungsgrund im Sinne des Art. 140 ZGB, sondern lediglich als Indiz für die tiefe Zerrüt- tung des ehelichen Verhältnisses der Parteien im Sinne des Art. 142 ZGB aufgefasst: nicht nur wäre die zur Klage aus Art. 140 ZGB erforderliche Frist von 2 % Jahren seit der Verlassung noch nicht abgelaufen; es hat auch keine richterliche Aufforderung an die Be- klagte zur Rückkehr binnen 6 Monaten stattgefunden (BGE 52 II 411 f.). Allein auch als bIosses Indiz eines bestehenden ehelichen Zerwürfnisses darf die längere Abwesenheit eines Ehegatten vom ehelichen Wohnsitz nicht derart gewürdigt werden, dass die Annahme des allgemeinen Scheidungsgrundes der tiefen Zerrüttung auf eine Umgehung der in Art. 140 ZGB für die Scheidung wegen Verlassung aufgestellten Voraussetzungen hin- ausläuft. Die Verlassung für sich allein genügt daher grundsätzlich nicht für die Annahme der tiefen Zer- rüttung der Ehe; es müssen vielmehr noch andere Um- stände festgestellt sein, die den Schluss auf die unheilbare Zerrüttung der Ehe rechtfertigen. es sei denn, der Ver- lassende sei bei wiederholten Verlassungen jeweilen nur zu dem Zwecke zurückgekehrt, um die Erfüllung der Bedingungen des Art. 140 ZGB zu verhinderu, so dass angenommen werden muss, es fehle ihm der ernstliche Wille zur Wiederaufnahme der ehelichen Gemeinschaft. Erbrecht. N° 21. H. ERBRECHT DROIT DES SUCCESSIONS 101 21. Extrait de l'arIit de 1a IIe Seotlon oivile du 4 mai 1927 dans la cause Vonlanthen CO!1tre Vonlanthen. L'action en nullite des paetes successoraux est regie par les art. 519 et suiv. Ce. -Point de depart du delai de pres- eription de l'art. 521 Ce a l'egard de pactes de renonciation (eons 1). -Conditions de forme essentielles pour les pactes suecessoraux (cons 2 et 4). -Nullite d'un pretendu pacte successoral se caracterisant comme une donation immo- biliere entre vifs deguisee sous un contrat de vente (cons 3). Resume des laUs: Ulrich Vonlanthen, qui est ctececte le 18 juin 1925, avait passe avec certains de ses enfants les actes sui- vants:
102 Erbrecht. No 21. 1921 ouvrirent action aleurs coberitiers en concluant entre autres a l'annulation des trois actes ci-dessus men- tionnes. Les defendeurs souleverent une exception de pres- cription basee sur les art. 521 CC, 31 et 127 CO, et con- clurent au fond a la liberation des fins de la demande. La seconde instance cantonale a admis les conclusions des demandeurs. Sur recours des defendeurs, le Tribu- nal fMeraI a confirme Ie jugement attaque. Extrait des considerants :
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Erbrecht. N° 21.
Uhich Vonlanthen a transfere immediatement son im-
meuble de la Grand'Rue aux defendeurs, en toute pro-
priete, contre paiement d'un priX. Ce contrat a He
execute du vivant d'Ulrich Vonlanthen et le transfert
de l'immeuble inscrit au registre foncier.
La Cour d 'appel a juge que cet acte etait nuI, par Ie
motif que les defendeurs n'avaient pas consacre 1eur
travail et 1eurs revenus a 1a famille de leur pere, que la
reeonnaissanee de dette eontenue dans l'acte Hait done
simuIee,
qu'en consequenee, les parties n'avaient p.as
eonvenu d'un prix et n'en avaient pas paye, qu'il s'agIs-
sait des lors non point d'une vente, mais d'une donation,
laquelle devait
etre declaree nulle parce que deguisee
sous la forme d'un contrat a titre onereux.
La constatation de l'installee eantonale relative au
fait que les defendeurs n' ont point eonsacre leur travail
et leurs revenus a la familIe d'Ulrich Vonlanthen depuis
leur majorite est decisive pour l'instance federale. Elle
n'est point en contradiction avee les pieces du dossier
et ne repose pas sur une appreciation des preuves con-
traire aux regles du droit federal. De ee fait, il faut eOll-
clure que la reconnaissanee de dette de la part d'Ulrich
Vonlanthen a ete inseree dans l'acte aux seules fins de
permettre une compensation du prix stipuIe et partant
de donner a l'acte veritable l'apparence d'un contrat
de vente. En realite, les parties ont eu l'intention de faire
et d'accepter une donation pure et simple de l'immeu-
ble de
la Grand'Rue. Or, d'apres la jurisprudence, une
donation immobiliere
deguisee sous un contrat de vente
est radicalement nulle (cf. RO 45 II p. 30 et suiv.).
Il s'ensuit que les demandeurs
etaient en droit d'exi-
ger que l'immeuble
lui-meme rentrat dans la masse
successorale;
Hs se sont bornes ademander le rapport
de sa valeur ....... .
4. -Le pacte de renonciation signe par Philomcnc
Bader le 30. decembre 1921 est entache d'un vice de
forme qui le rend
nuI. Les temoins n'ont pas certifie, par
Sachenrecht. N° 22.
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attestation figurant dans l'ade, . que les parties leur
avaient declare que le pacte renfermait l'expression
de
leur volonte, ni que les parties avaient fait cette
declaratioll simultanement
devant l' officier public. Une
teIle inobservation des formes prescrites par les art.
512 et 502 Ce est une cause de nullite (cf. RO 48 11
p. 65 et suiv.).
111. SACHENRECHT
DROITS REELS
22. Extrait da l'arret da la IIe Saction civila du 6 mai 1927
dans la cause Bey contre Rey.
L'action tendant a la reconnaissance d'un droit de passage
etabli avant 1912, est soumise a la loi cantonale ancienne,
et non au droit federal.
. Dans la poursuite N° 4019, dirigee contre Pierre-
Joseph Rey, a Ayellt, l'office d'Herens a realise deux
immeubles
appartenant au debiteur. Aux eneheres du
25 septembre 1922,
l'un des fonds, le N0 234, de 217 m
ll
,
en nature de verger, a He acquis par Fierre Rey, de
Germain. L'illscriptioll du
transfert de propriete est
intervenue le 27 novembre 1922 au cadastre et le 4
janvier 1925 au registre d'impöt.
Des difficultes
n'ont pas tarde a surgir entre l'ancien
et le nouveau titulaire, au sujet de l'etendue de 1a par-
ceHe aehehe par Pierre Rey. Une action est eucore
pendante
a ce propos.
Eu cours d'instruction, Joseph Rey s'est oppose a
ce que la devestiture du verger se fasse a travers son
fonds.
Du proces-verbal de la vision local et du croquis
dresse,
a eette occasion, par le juge, il resulte ce qui
suit:
AS 53 II -1927 8
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