BGE 52 III 145
BGE 52 III 145Bge09.10.1925Originalquelle öffnen →
i44 Schuldbetl'.-und KOl1kursrecht (Zivilabteilungen). N° 35.
aus dem Verwertuugserlös der anfechtbaren Sicher-
heitsbestellung. Ob, allenfalls aus anderen Gründen, auch
in dieser Zahlung eine Anfechtbarkeit erblickt werden
müsste,
kann hier dahingestellt bleiben, da der Beklagte
sIch ohnehin nicht darauf berufen könnte, nachdem
deren Anfechtung bis
heute unterlassen worden ist.
6.
-Muss somit bei der Schadensfeststellung berück-
sichtigt werden, dass die Klägerin den Erlös, den sie bei
vorschriftsgemässem Vorgehen des
Beklagten aus der
Verwertung des streitigen Weines erhalten hätte, auf
Grund des von der Konkursverwaltung voraussicht-
lich
mit Erfolg geltend gemachten Anfechtungsan-
spruches dieser
hätte abliefern müssen, so führt dies
jedoch noch
nicht zur vollständigen Abweisung der
Klage, da die Klägerin ja selber Massagläubigerin ist
und daher, wenn die Masse um den Erlös aus der Ver-
wertung des streitigen \Veines vermehrt worden wäre,
für ihre Forderung eine entsprechend höhere Konkurs-
dividende bezogen hätte. Die Vorinstanz hat daher
gemäss den Erwägungen unter Ziffer 4 festzustellen,
wieviel
von dem streitigen Wein am 10. Mai 1924 noch
vorhanden war und daraufhin auszurechnen, um welchen
Betrag die Konkursdividende der Klägerin grösser
gewesen wäre, wenn dieser Wein seinerzeit
vom Beklagten
verwertet und der Erlös in der Folge in die Masse
gefallen wäre.
Sache der Vorinstanz wird es sein zu
prüfen, ob
und inwieweit dabei auch die von der Klä-
gerin in ihrem Schreiben an das Bundesgericht vom
10. Juni 1926 erstmals angeführten Posten, die nach
deren Behauptung nach dem 20. Mai 1924 vom Schuld-
ner verkauft worden sein sollen, nach den Vorschriften
des
kantonalen Prozessrechtes noch mitberücksichtigt
werden können.
Demnach erkennt das Bundesgericht:
Die Berufung wird dahin teilweise gutgeheissen, dass
das Urteil des Kantonsgerichtes von St. Gallen vom
Schuldbetr.-und KonkU1reclll (Zivilablt'iiulIgen). ;-,; .. 3';. 1I)
27. November 1925 aufgehoben und die Angelegenheit
zur neuen Beurteilung im Sinne der :Yloüw an die Vor-
instanz zurückgewiesen wird.
36 .. Extrait da l'arröt da 1a. IIe Section civila du 9 septembre
1926 dans la cause Faillite da da.me G.Pau contre AlbertPau.
Privilege des commis et employes de bureau. -Art. 219
LP. -Cet article suppose l'existence sinwltanee d'un ('on-
trat de travail et d'un lien de subordination effr:clif·
Dame Georgine Pau, titulaire d'un commerce d'hor-
10gerie, a Geneve, a He declaree en famite le 10 janvier
1923. Son mari, Albert Pau, est intervenu pour un solde
de salaire de
88R5 fr. Le 10 avril 1923, l'office a avise le
demandeur que sa productioll etait admise, mais en
5
e
classe seulement.
Pau a ouvert action en changement de l'etat de collo-
cation
et conclu a l'admission en sa fayeur du privilege
de
l'aft. 219 chiff. 1 er litt. b LP. En cours d'instance,
il a reduit sa pretelltion a la somme de 6000 fr., repre-
sentant un salaire mensuel de 1000 fr. pendant les six
mois
qui ont precede l'ouverture de la faillite.
La masse Pan a explique qu'en admettant la pro-
duction de sienr
Pau en 5
e
classe, elle n'avait nullement
cu
l'intention de recounaitre le bien-fonde de la creance.
eette decision etait due uniquement, a-t-elle expose,
au fait que 1a liquidation ne permettrait pas de donner
de dividende
aux creanciers chirograpl1aires ct que,
d'ailleurs,
la masse n'Hait point en etat de soutenir
un proces. L'administration de la faillite a allegue,
d'autre part, que, dnrant les six derniers mois d'exercice,
l'entreprise periclitait
a un point tel que le demandeur
Hait entre comme employe dans une societe a la quelle
il
devait tout son temps, ct qu'en outre son activite
dans retablissement de sa femme avait He nulle ou
insignifiante, suffisamment
remuneree en tout etat de
H6 Sehuldbetr.-und Konkursreeht (Zivilabteilungen). No 36.
eause -a supposer qu'une retribution fUt due' -par
Ie fait que les depenses du :menage Haient preIevees SUl'
le produit du commeree. La masse a, par eonsequent,
conelu a liberation.
.
Par jugement du 8 avril 1925, Ie TribWlal de premiere
lllstance de Geneve a deboute sieur Pau de sa demande.
Sur appel. la Cour de Justice civile, statuant Ie 7 juillet
1925, a,
au contraire, admis Ies eonclusions d' Albert
Pau et ordonne la eollocation de sa creance en 1 re elasse.
Ce jugement est motive comme suit:
Le prineipe de la creance du demandeur et l' etendue
de
sa retribution ne peuvent plus tre contestes. du
moment que -chose bien faite pour surprendre -la
faHlite a integralement admis. en 5
e
classe il est vrai
la preteution du sieur Pau. Seul reste en question le cl
sement de cette creance. A cet egard, il faut observer que
le commeree
etait indubitablement au nom de dame
Pau et de elle seuie. La condition du demandeur ne
pouvait,
des lors, eire que celle d'un employe. Ni la
eirconstance
qu'un commis apparatt frequemment, en
fait, eomme le direeteur
d'une entreprise, ni les aetes
deIictueux dont Pau s'est rendu eoupable a l'egard des
ereanciers -
et pour lesquels eeux-ci n'ont, d'ailleurs,
eleve aucune pretention a des dommages-interts -,
ni enfin le fait que sieur Pau est le eonjoint du failli ne
. '
saurment modifier la situation juridique du demandeur
au regard de l'art. 219 LP.
La faillite de dame Pau a recouru en reforme eontre
ce jugement,
« dans la mesure ou il a ordonne Ia rectifi-
cation de
l'etat de colloeation et declare que sieur Pau
doit figurer en premiere classe pour la somme de 6000
francs ». La recourante eonelut au deboute du demandeur,
avee suite de frais
et depens. -Albert Pau apropose
la confirmation du jugement attaque, subsidiairement
Ie renvoi de la cause a l'instanee eantonale, pour qu'il
soit procede a l'expertise sollicitee par lui en appel.
Sehuldbetr.-und Konkursreeht (ZivilaDteilungen). N° 36. 147
Cansidirant en droit:
3. -Sans doute le legisiateur n'a-t-il pas entendu
restreindre Ie chmnp d'application de l'art. 219 ehiff. 1
litt. b aux seules personnes qualifiees ordinairement de
({ commis et employes de bureau!) (texte allemand:
Kommis und Bureauangestellten). Sous cette denomina-
tion, la Ioi a eu en vue, d'une maniere generale, le person-
nel auxiliaire
engage par le failli pour rexercice de sa
profession, de son eommeree ou de son industrie (cf. art.
61 de l'ordonnanee allemande sur la faHlite). Le privilege
dont il s'agit trouve, en effet, sa raison d'etre dans la
situation sociale modeste de certaines personnes et dans
le fait que, dependant economiquement de leur employeur,
elles
sont en mauvaise position pour exiger et obtenir
du
patron Ie paiement regulier des sommes qui leur ont
He promises (RO 43 III p. 256 ; 49 III p. 202). Ne
peuvent,
des lors, se preyaloir de l'art. 219 ehiff. 1 litt. b
que les individus lies au failli par un contrat de travail.
Mais, dans le cadre de ces beneficiaires, il serait con-
traire a la logique et a l' equite de prendre an pied de la
lettre l'art. 219 et d'en refuser l'application au personnel,
retribue autrement qu'a la journee ou a la semaine, qui
se trouve, vis-a-vis de l'employeur, dans la meme position
subalterne que les employes de
bureau proprement dits
ct merite, des lors, la meme protection qne eeux-ci.
Peu importe que, strictement parlant, on ait a faire ades
techniciells, eontre'-maitres, magasiniers, garons de
laboratoire, etc.
Le critere de l'art. 219, 1 b, reside, en
effet, dans l'existence simultanee d'un eontrat de louage
de services
et d'un lien de subordination elfeclif. conditions
que remplissent les individus eu question.
4. -Il
n'en est pas de meme, eu revanche, de certaines
personnes (directeurs de
societes anonymes ou de societes
co operatives, ete.) qui, jouissant d'une plus ou moins
grande independance, voient, de ce fait, Ieur situation
se rapproeher de eelle
du chef d'une maison de commerce
148 Schuldbetr.-und Konkw'srecht (Zivilabteilungen). ~o 36. et ne peuvent, des lors, beneficier du privilege de l'art. 219 LP bien qu'elles soient liees au failli par un contrat de travail et qu'elles soient revetues, juridiquement, de la qualite d'employe, au sens large des dispositions du CO (Blätter für zürcherische Rechtssprechung, tome 9 n° 19; cf. Enzyklopädie der Rechts-und Staatswissen- schaft; Konkursrecht, par Ernst JAEGER, p. 46). Ce rapport de subordination fait egalement defaut. en l'espece. Le commerce de dame Pau n'avait point ete constitue avec les ressources de cette derniere. Il reposait, principalement. sur l'activite du mari et n'avait eie ouvert sous eette forme que pour permettre a sieur Pau (tombe precMemment en faillite) de continuer a exercer sa profession aussi librement que s'n travaillait sous son propre nom. Sans doute est-il des cas OU l'un des eonjoints apparait veritablement comme l'employe de l'autre. Mais il n'en est point ainsi dans la presente affaire. Le demandeur a declare lui-meme qu'il Hdirigeait», en qualite de technicien, la fabrique de sa fernrne, dont il avait « toute la responsabilite ». Les enquetes ont demontre, d'autre part, que Pau etait generalement considere par le personneI et par les clients comme le principal sinon l'unique chef de la maison. Enfin la Cour correctionnelle a condamne l'interesse, comme pe- nalement responsable, avec dame Pau, des pertes subies par les creanciers de cette derniere. Dans ces circons- tances, le demaucleur ne saurait se prevaloir de sa qualite juridique d'employe pour l'l'clamer Ia protectiOIl speciule que la loi n'accorde qu'aux personnes travaillant, eIl laU, dans la condition d'un commis ou employe de bureau ou dans des eonditions que l'on puisse eonsiderer comme similaires. Le Tribunal /fd,;m[ prollonce : Le recours est admis et le jugement de Ia Cour de .Justice civile du canton de Geneve, du 7 juillet 1925, retorme dans le sens du rejet de l'action de sieur Pau. Sc1lUldbetr-. und KOllkursrecht (Zivilabteilullgen). No 37. 149 37. Sentenza. 23 settembre 1926 deUa. lI a sezione civile in causa Berdez contro Pa.tuzzo. I.a questione dell'impignorabilita (U beni 0 deI 10ro rieavo e di <:ompetenza assoluta delle Autorita di Vigilanza anche quando e proposta neHa forma di contesa intorno ad una menzione dell'elenco-oneri. -Nullitit radicale di pronunciato dell' Autorita giudiziaria ehe misconosce questo principio. A. -Nel marzo 1924 Alessandro Patuzzo in Lugano procedeva contro A. Berdez in Ponte-Tresa in via di realizzazione di pegno immobiliare per il pagamento di interessi dipendenti da una ipoteea di 10.000 fchi., accesa su certi fondi da lui venduti nel 1922 al debitore. Secondo le constatazioni delle istanze cantonali, nel- l'elenco-oneri di quest'esecuzione figura la menzione. fattaVi ad istanza deI debitore, ehe il ricavo dalla vendita degli stabili fosse da ritenersi impignorabile fino aHa concorrenza di 7000 fchi., a sensi dell'art. 15 deHa legge federale sull'assicurazione militare. II tenore di questa iscrizione non risulta dagli atti, cui l'elenco-oneri non fu allegato ne in originale ne in eopia ; ma, evidentemente e come ammette an ehe l'istanza eantonale, quella men- zione altro non poteva e puo significare, se non la pretesa deI debitore, ehe, sul prodotto deHa vendita, 7000 fchi. gli fossero attribuiti di preferenza. II creditore Patuzzo avendo contestato questa menzione, l'Uffieio di Esecuzione,eon provvedimento deI 28 settem- bre 1925, impartiva al debitore Berdez un termine di 10 giorni per far valere le sue ragioni in giudizio a mente delI'art. 107 LEF. B. -Dando seguito a quest'ingiunzione, Berdez, con petizione 9 ottobre 1925, conehiudeva letteralmente : « La contestazione e respinta », asserendo, in appoggio di tale domanda, ehe la somma di 7000 fehL, da lui versata al Patuzzo nel 1922 quale prezzo parziale della compera dei fondi in discorso, derivava da una pensione militare di annui 785 fchi. 50, riscattata in quel turno di tempo con 12.200 fchi., dalla Commissione federale delle pen- sioni: ehe, quindi, data l'origine dell'importo investito
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