BGE 52 I 267
BGE 52 I 267Bge10.05.1926Originalquelle öffnen →
266 Strafrecht. erhobene Vorwurf, zum Nachteil des Fiskus unrichtig deklariert zu haben, war also inder Tat geeignet, die Berufung des Rekursbeklagten für die Ämter, die er inne hatte, in Frage zu stellen. Insofern würde dieser Vorwurf den Schutz der Pressfreiheit geniessen. Die Behörden waren ja damals nicht mit der gegen ihn erhobenen Anschuldigung befasst, was die Einmischung der Presse zur Wahrung der öffentlichen Interessen allerdings erübrigt hätte (vgl. BGE 47 I 172). 3. -Allein die gemachten Vorhalte entsprechen der Wirklichkeit nicht und es wurden auch keine Tatsachen geltend gemacht, gestützt auf welche der Rekurrent sie in guten Treuen hätte erheben können. Die Behaup~ tung, der Rekursbeklagte habe es « gewagt », seine Viehhabe « merklich reduziert» dem Viehzähler anzu- geben, läuft auf den Vorwurf hinaus, er habe absichtlich weniger Vieh deklariert, als er besitze und sich damit «( wenn solche Vorkommnisse nicht ... geahndet werden») einer strafbaren, ehrenmindernden ({( eines solchen sonst ehrenhaften Mannes») Handlung schuldig gemacht. Wenigstens musste, was allein massgebend ist, die Ein- sendung bei weiten Kreisen diesen Eindruck erwecken und der Rekurrent konnte sich darüber nicht im Un- klaren sein. Er bestreitet auch nicht, dass dieser Vorhalt unberechtigt war und er hat nicht einmal versucht zu beweisen, dass er Anlass hatte, ihn für berechtigt zu halten. Dazu hätte er doch mindestens die Angaben des Rekursbeklagten über die Stückzahl seines Viehs mit dem Schätzungsentscheid vergleichen sollen. Bei dieser Sachlage ist die Frage, ob die dem Rekursbeklagten wirklich zur Last fallende Minderbewertung seines Viehs den Vorwurf eines strafbaren Verhaltens zu rechtfer- tigen vermöge, gegenstandslos. Die Rüge der Verletzung von Art. 55 BV ist deshalb unbegründet. Demnach erkennt das Bundesgericht: . Die Beschwerde wird abgewiesen. Gerichtsstand. No 36. VII. GERICHTSSTAND FOR 36. Arret du ~ juillet 19~G dans la cause Baroni contre Proh & OIe. 267 Prorogation de tor (art. 59 const. fed.). Ne constitue pas une renonciation au for du domicile la clause ({ lieu du paiement et juridiction : Geneve» signee par un acheteur non-juriste. Par lettre du 25 mars 1925, Ernest Baroni, proprietaire du Cinema Esperia a Locarno, a pris en location de la Societe Majestic-Films, a Geneve, un certain nombre de films, dont celui du ({ Tresor des Incas » loue du 24 au 27 decembre 1925, pour la premiere partie et du 31 de- cembre au:1 er janvier pour la demdeme partie. Le con- trat signe des parties indique au verso les conditions de location et porte au recto quatre clauses imprimees en caracteres identiques et dont la troisieme est ainsi conc;ue: c( Lieu du paiement et juridiction: Geneve.» Les trois autres clauses ont trait a l'execution ducontrat. Des difficultes ayant surgi au sujet de la location du film « Tresor des Incas», Proh & Oe ont assigne Baroni devant le Tribunal de premiere instance de Geneve, en paiement de 400 fr. de dommages-interets et 120 fr. par semaine depuis le 8 janvier 1926 jusqu'au jour de la restitution du film. Baroni forma contre la· citation un recours de droit public au Tribunal fMeral et en avisa le Tribunal par depeche du 10 mai. Ce nonobstant, il fut condamne par detaut a restituer le film et a payer avec depens les sommes reclamees. Contre ce jugement, du 10 mai 1926, Baroni a forme un second recours de droit public au Tribunal fMeral. Il invoque l'art. 59 Const. fM. et soutient que les tribu- naux genevois ne sont pas competents pour connaitre
268 Staatsrecht. du litige. La eIause prorogeant le for lui a echappe; les demandeurs n' ont pas attire son attention sur elle et rien ne la fait ressortir des autres eIauses imprimees du contrat; elle n' est du reste pas assez explicite pour impliquer de Ia part du recourant Ia renonciation au for constitutionnel du domicile. La citation et le juge- ment doivent etre annules. Les intimes ont conclu au rejet du recours. Suivant eux, la eIause etait suffisamment visible et sa portee n'a pu echapper a un homme ayant l'habitude des affaires. Considerant en droit :
Des 10rs, s'agissant indiscutablement d'une
reclamation personnelle, le recourant
doit etre recherche
au Tessin, a Il10ins qu'il n'ait renonce au for de son
domicile.
Les intimes soutiennent que c'est le cas puisque le
recourant a
signe sans conditions ni reserves le contrat
portant que le {( lieu de paiement et juridiction» est
Geneve. Mais le recourant objecte avec raison que cette
eIause ne le lie pas.
Et tout d'abord elle ne ressort pas du contexte du
contrat. Imprimee en
caractere identiques a ceux des
trois autres eIauses auxquelles elle
est melangee, elle
peut facilement echapper a l'attention de la partie a
laquelle, comme en l'espece, elle n'a pas He signalee
specialement.
1
I
Gerichtsstand. N0 36. 269
Puis et surtout, ainsi que le Tribunal federall'a deja
juge
a plusieurs reprises (RO 25 I p.329; 26 I p. 184 ;
Jackle c. Moriaud
& Oe du 29 mai 1901; Rueff c. Imhof,
du
21 decembre 1916) la eIause teIle que redigee est
insuffisamment claire et precise pour qu'on puisse y
voir une renonciation
au for constitutionnel du domicile.
Elle n'indique explicitement ni les sujets, ni l'objet de
Ia juridiction
reservee a Geneve. Le recourant, qui n'est
pas
un juriste, a pu ne pas comprendre, et affirme en
effet n'avoir pas compris que Ia eIause devait avoir
pour consequence de soumettre
a la juridiction genevoise
toutes les difficultes auxquelles pourrait donner lieu
l'execution
du contrat et de l'obliger lui Baroni, domicilie
a Muralto, non seulement a actionner, le cas echeant,
Proh & Oe a Geneve, mais aussi a reconnaitre Ia compe-
tence des tribunaux genevois pour toute action que les
intimes pourraient
lui intenter.
Dans ces circonstances, le jugement prononce
par
defaut contre le recourant doit etre annule parce que
rendu
par un juge incompetent. Vu cette annulation,
1e recours dirige contre Ia citation devient sans objet.
Le Tribunal federal prononc~ :
Le recours est admis et Ie jugement du Tribunal de
premiere instance de Geneve
du 10 mai 1926 est annuIe.
VIII. GEWALTENTRENNUNG
SEPARATION DES POUVOIRS
Vgl.
Nr. 32. -Voir n° 32.
IX. ORGANISATION DER BUNDESRECHTSPFLEGE
ORGANISATION JUDICIAIRE ffiDERALE
Vgl. NI'. 30. -Voir n° 30.
AS 52 I -1926
19
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