BGE 51 II 135
BGE 51 II 135Bge16.01.1925Originalquelle öffnen →
134 Sachenrecht. N° 25. die Erkennbarkeit im späteren Zeitpunkt der ungleich- mässigen Anweisung der Baukreditsumme an die ver- schiedenen Bauhandwerker gegeben ist. Dem entspre- chend müsste es vorliegend auch als genügend angesehen werden, dass im Laufe der sich weit in den Sommer des Jahres 1921 hinziehenden Bauarbeiten bei dem ständig fortschreitenden Sinken der Liegenschaftspreise, das die Deckung der Selbstkosten immer entschiedener ausgeschlossen erscheinen liess, der Beklagte sich kei- nem Zweifel mehr darüber hingeben konnte, dass die übri- gen Bauhandwerker durch die vorweggenommene zweite Hypothek geschädigt werden, wenn er trotz den un- günstig gewordenen Verhältnissen den Bankkredit nach wie vor in gleichem Umfang für sich selber in Anspruch nahm wie die andern Bauhandwerker im Durchschnitt. 6. -Somit erweist sich die Anfechtungsklage im ganzen Umfang des vom Beklagten erzielten Verwertungserlöses mit einziger Ausnahme des für den Boden gemachten Abzuges von 8800 Fr. als begründet. Der Beklagte vermag sich ihrer Gutheissung nicht zu entziehen durch den Hinweis darauf, dass er durch die Zahlungen aus dem Bankkredit und die Zuteilung aus dem Verwertungserlös zusammen für seine baulichen Aufwendungen nicht in günstigerem Verhältnis gedeckt worden sei als die übrigen Bauhandwerker aus dem Bankkredit allein. Abgesehen davon, dass hierjiber nachträglich eine zu- verlässige Berechnung nicht mehr angestellt werden kann, wie denn der Beklagte z. B. auch unterlassen hat, die erheblichen Bankzinsen und Kreditspesen einzustellen, kann aus der Bevorzugung einzelner Bauhandwerker bei den Zahlungen aus dem Bankkredit nichts mehr hergeleitet werden, nachdem die Zuteilung des. Ver- wertungserlöses an die Kantonalbank für den vollen Betrag ihres Baukredits nebst Akzessorien unange- fochten geblieben ist. Die Gutheissung der Klage hat zur Folge, dass der dem Beklagten in der Verteilungsliste des Konkursamtes Sachenrecht. N° 26. 135 vom 26. September 1922 zugewiesene Anteil am Erlös aus den Baugrundstücken abzüglich 8800 Fr. in gleichem Rang unter seine sich nach Deckung der 8800 Fr. und Streichung von 5800 Fr. ergebende Pfandausfallforde- rung einerseits und die klagenden Bauhandwerker anderseits zu verteilen und zu diesem Zwecke die auf letztere entfallenden Beträge von ersterem zu bezahlen sind. Mit welchen Beträgen die einzelnen Bauhandwerker bei der Verteilung zu berücksichtigen sind, kann bei Anlass der Beurteilung der vorliegenden Klage eines einzigen Bauhandwerkers nicht entschieden werden. Weitergehende Bedeutung scheint sich auch das Urteil der Vorinstanz nicht beilegen zu wollen ; es ist daher im Dispositiv vorbehaltlos zu bestätigen. Demnach erkennt das Bundesgericht : Die Berufung wird abgewiesen und das Urteil des Appellationsgerichts des Kantons Basel- Stadt vom 2. September 1924 bestätigt. 26. Arrit «e la IIe Beetien civile du 18 mars 1926 dans la cause Bimmen & eie contre dame Amaler. Ce. art. 715 : La vente conclne avec reserve de propriete con- fere au vendeur, outre l'action en revendication fondee sur sa propriete, une action personnelle contre l'acheteur ten- dante a l'execution par ce dernier de l'obligation qu'il a prise de restituer la chose en cas de non-payement du prix. Le pacte de reserve de propriete n'est valable qu'autant qu'iJ a He conclu avant 1a tradition de la chose. A. -Le 30 juillet 1920, la defenderesse, dame Ida Amsler-Riniker, alors a Beinwil am See (Argovie), a commande a la maison Traugott Simmen et Oe a Brugg divers meubles constituant le mobilier d'une chambre a coucher et d'une salle a manger pour le prix de 8528 francs, payables trente jours apres la livraison. Celle-ci
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devait s' effectuer au domicile du gendre de la defende-
resse, sieur Nicolas
a Beinwil, ce qui en fait elit lieu
dans le courant de septembre 1920. La facture fut Hablie
au nom de la defenderesse.
La defenderesse ne s'etant pas acquittee a l'ecMance,
Traugott Simmen et Oe l' ont sommee a diverses re-
prises,
mais en vain, de s'executer. La defenderesse
finit neanmoins par verser un acompte de 1000 fr. et
Je 21 juillet 1921 les parties signerent un contrat par
lequel, tout comme si la vente n'avait eu lieu que ce
jour-la,
Traugott Simmen et Oe declaraient vendre a
la defenderesse le mobilier en question pour le prix
convenu de 8528 fr. 11 etait specifie toutefois qu'une
somme de 1000 fr. avait He versee a titre d'acompte
sur le prix et que le solde, portant interet a 6 % % des
le l
er
decembre 1920, serait payable a raison de 500 fr.
par mois. Le contrat prevoyait en outre que jusqu'au
payement integral du prix, la maison Traugott Simmen
et Oe conserverait la propriete des meubles, la defende-
resse s'interdisant en consequence d'en disposer d'une
maniere quelconque; qu'en cas de non-execution des
obligations
incombant a l'acheteur, le solde du prix
deviendrait immediatement exigible, le vendeur Hant
alors sas autre autorise a reprendre les objets vendus.
que le vendeur devrait toutefols en pareil cas restituer
les acomptes verses, sous deduction d'un loyer de 30 fr.
par mois et d'une indemnited'usure d'au moins 40 fr.
Enfin la defenderesse s'engageait a prevenir le vendeur
au moins trois jours a l'avance de tout changement de
domicile.
Ce pacte a He inscrit dans le registre des pactes de
reserve de
propriHe de l'arrondissement d'Olten-Gösgen
Ie 13 decembre 1921.
Le 11 mai 1922, la defenderesse ne s'etant toujours
pas acquittee, la mais on Traugott Simmen et Cie a
intente contre elle une poursuite ordinaire par voie de
saisie
pour la somme de 7552 fr. 75 plus interet au
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6 % % des le 1 er janvier 1922. La poursuite aboutit a
la delivrance d'un acte de defaut de biens.
Le gendre de la defenderesse s'etant transporte a
Lausanne avec le mobilier, Traugott Simmen et Oe
y firent egalement inscrire le pacte de reserve de pro-
priHe.
Le 30 octobre 1922, comme Traugott Simmen et Oe
avaient avise sieur Nicolas qu'ils ne pourraient lui
laisser la jouissance du mobilier sans garanties, Nicolas
leur repondit que le pacte de reserve de propriete avait
perdu toute valeur du fait de la poursuite qu'ils avaient
intentee a dame Amsler-Riniker et qu'il s'opposerait
atout enlevement des meubles, lesquels etaient la
propriete de sa femme.
Le 10 avril 1923, Traugott Simmeu et Oe introdui-
sirent contre dame Amsler-Riniker, a Lausanne, une
poursuite en realisation de gage tendante au payement
de 9409 fr. 30 avec interets au 6 % des le 31 mars 1923,
( solde
du prix de vente des meubles avec reservede
propriHe, plus indemnite d'usure du 1
er
septembre 1920
au 31 mars 1923 ». Le gage y Hait designe comme suit:
« Mobilier faisant l'objet du contrat et qui s trouve
dans l'appartement de M. Nicolas ... plus une obligation
de 1000 fr. ». La defenderesse fit opposition et la pour-
suite en resta la.
B. -Par exploit du 1 er fevrier 1924, la maison
Traugott Simmen et Oe a ouvert action contre dame
Amsler-Riniker et a pris les conclusions suivantes :
Plaise au Tribunal prononcer avec suite de depens :
Principalement,
1
0
que dame Ida Amsler-Riniker actuellement a
Prilly '" doit lui restituer immediatement les meubles
enumeres dans le contrat de vente avec pacte de reserve
de propriete du 21 juillet 1921, savoir: ... (suit la
designation des meubles);
.. 2° que dame Ida Amsler-Riniker est sa debitrice et
doit lui faire payement :
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Sachenrecht. N° 26.
a) de 2870 fr. avee interts au 5 % des le 31 janvier
1924,
b) de 70 fr. par mois eehus a la fin du mois, des le
31 janvier 1924 jusqu'a la restitution des meubles, avee
interet a 5 % des la fin de chaque mois,
sous
deduction des acomptes verses par 1500 fr.;
la demanderesse se reservant de demander une indem-
nite superieure a 40 fr. par mois pour la deterioration
des meubles, si cette deterioration exeede ladite somme.
Subsidiairement,
pour le cas Oll la restitution des meubles ne pourrait
plus s'effeetuer,
. que la defenderesse est sa debitrice et doit lui faire
payement de
la somme de 7028 fr. avec intert a 6 ~ ~
des le 1 er decembre 1920. 2 0
La defenderesse a conclu tant exceptionnellement
qu'au fond au rejet des conclusions de la demande, sans
contester d'ailleurs son obligation de payer
a la deman-
deresse le solde
redft sur le prix de vente, sous deduction
des acomptes verses
et des sommes touchees ensuite
des poursuites.
Par jugement du 31 decembre 1924, la Cour civile
du Tribunal cantonal vaudois a -deboute la demanderesse
de ses
c~mclusions et l'a condamnee aux frais et depens
du proces. .
C. -La demanderesse a recouru en reforme en repre-
nant ses conclusions.
La defenderesse a conclu au rejet du recours et a la
confirmation du jugement.
Considirant en droit :
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aurait evidemment rien a reprendre a ce raisonnement
si
l' on devait en admettre Ies premisses, mais eu reaIite
il n' etait pas necessaire de rechercher si et a quel moment
dame Nicolas
avait acquis Ia propnete des menbles ;
seul lait que l' acte avait ete ronelu apres la livraison
suffisait pour Iui enlever
toute valeur.
n est exact que dans un a du. 30 mars 1916 en la
cause Masse en faillite Wyss et Frutiger contre Rbein-
pfälzische Eisenindustrie
(Praxis V No 95). le Tribunal
federal a juge qu'un pacte de reserve de propriete n'etait
pas nul par cela seul que l'inscription n'en aurait ete
faite qu'apres la tradition de Ia chose et que, s'expliquant
sur le
röle de l'inscription en pareil cas, il a ere amene
a
declarer qu'elle devait necessairement operer un retour
de Ia
propriete sur Ia tte du vendenr. Mais inferer de
la. comme le fait l'insiance cantonale, que Ie pacte peut
de la
commande,
autrement dit avant Ia livraison, et c'est
egalement en se platre valablement conclu mme apres que Ia chose vendue
a
ete remise a l'acheteur, c'est donner acette decision
une signification qu'elle n'a evideniment pas. n est a
remarquer tout d'abord que dans respece dont iI s'agis-
sait, le pacte
avait ete conclu au moment mant das cette hypothese que
Leemann,
dont Ie Tribunal federal invoquait l'autorite,
examine quels peuvent
tre les effets d'une inription
operee apres Ia tradition (cf. Schw. Jur. Zeit. Vol. VI
p. 282 2
e
col. et 283 2
e
col:). Or de ce que l'inscription
puisse avoir certaines consequences dans cette hypothese,
il ne s'ensuit pas necessairement qu'eUe doive les entmi-
ner dans tous les cas. Aussi bien l'inscription. quels que
soient le
röle et les effets qu'on veuille lui attribuer. ne
vaut qu'autant que Ie pacte sur lequel elle repose est
Iui-mme vaiabie. Or le pacte etant par definition un
acte destine 11 empcher le transfert de la propriete du
vendeur
a l'acheteur, et nullement a op«er un retour
de
la propriere en faveur du premier, il est a la fois
naturei
et logique que, pour pouvoir deployer ses effets,
Sachenrecht. N0 26.
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iI intervienne avant le fait qui est cense entrruner ce
transfert, c'est-a-dire avant Ia tradition.
Cette solution
apparatt comme d'autant plus justifiee
que ce
n' est pas sans avoir longtemps hesite que le legis-
lateur federal a fini par consacrer Ia legitimite de la clause
de
reserve de propriete, considerant a juste titre que,si
elle pouvait rendre des services dans certains cas, elle
pouvait egalement en certaines mains devenir
un ins-
trument de nature a favoriser de graves abus. Aussi
est-il conforme
a l'esprit de Ia Ioi d'en limiter les incon-
venients
autant que possible et dans Ia mesure en tout
cas de ce qu'on peut raisonnablement exiger des parties.
Or, d'une part, il est incontestable que les risques
que courent les
creanciers de voir diminuer le gage que
constituent
pour eux Ies biens de Ieur debiteur se trouve-
raient considerablement accrus si
l' on devait admettre
Ia
possibilite de convenir valablement d'un pacte de
reserve de
propriete meme apres Ia tradition. Abstrac-
tion faite
du cas Oll Ie pacte porterait sur des objets qui
en
fait n' auraient jamais ete Ia propriete du pseudo-
vendeur,
il est clair, en effet, que les parties seront d'au-
tant plus portees a recourir a un tel acte que Ia situation
de l'acheteur
presenterait moins de solidite.
D'autre part et pour ce qui est des parties, on ne sau-
rait considerer serieusement comme excessif d'exiger
qu'elles conviennent de Ia reserve de
propriete sinon
toujours
au moment meme de Ia vente du moins avant
Ia livraison de la chose, car il est toujours Ioisible au
vendeur de se renseigner sur les possibilites financieres
de l'acheteur, et s'il ne prend pas alors deja les pre-
cautions voulues il doit etre repute se contenter de sa
parole.
3. -L'instance cantonale a estime n'avoir pas
a
statuer sur le chef de conclusions de Ia demande qui
tend au payement du solde du prix de vente, se bor-
nant a constater que Ia defenderesse n'avait jamais
conteste son obligation
et qu'elle n'avait pas non plus
AS 51 IJ -1925
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142 Sachenrecht. N° 27. fait opposition a la poursuite qui lui a ete intentee en 1922 et qui a abouti a un acte de defaut de biens. Cette argumentation n'est pas decisive. Elle ne vaudrait en realite que dans l'hypothese Oll la somme reclamee ne depasserait pas le montant de l'acte de defaut de biens, car alors pourrait-on admettre que la demanderesse n'a aucun interet a obtenir une condamnation au payement d'une somme pour laquelle elle possede deja un titre executoire. Mais comme, d'autre part, l'allegation d'apres laquelle le montant de l'acte de defaut de biens serait inferieur a la somme actuellement reclamee a ete formu- lee pour la premiere fois devant le Tribunal federal et qu'au surplus le dossier ne fournit aucune preuve a ce sujet, il convient, sur ce point egalement, de confirmer la decision des premiers juges. Le Tribunal jederal prononce: Le recours est rejete et le jugement attaque est confirme. 27. Urteil der II. Zi'lilabte1lung vom as. April 1925 i. S. Schlienger gegen Basler. Der Vor aus ver z ich t au f die Aus ü b u n g eines gesetzlichen Vorkaufsrechtes ist gültig und kann nur wegen Willensmängeln angefochten werden. Art. 682, 681 ZGB. ' Passiv]egitimation der Klage auf Eigentumsübertragung '1 (Erw. 1): Verzicht ist formlos möglich (Erw. 2) ; Voraus- verzicht ; Stillschweigen auf Aufforderung zur Erklärung über Vorkaufsrecht (Erw. 3); Vorausverzicht auch ohne nähere Kenntnis der Kaufbedingungen möglich (Erw. 4); Willensmängel (Erw. 5). A. -Der Kläger Schlienger, der neben Johann Hasier Miteigentümer des Hausplatzes und Gartens mit Wohn- hausanteil Nr. 4 A, sowie des Scheuneanteils Nr. 3 A in Hellikon war, verzichtete am 30. April 1924 auf die Sachenrecht. N° 27. 143 Ausübung seines gesetzlichen Vorkaufsrechts gegenüber dem Beklagten Edwin HasIer, der den Anteil Johann Haslers an den beiden Grundstücken kaufen wollte. Der Kauf zwischen Johann Hasier und dem Beklagten wurde am 21. Mai 1924 öffentlich beurkundet und ins Grundbuch eingetragen. Der Grundbuchführer von Rheinfelden zeigte ihn dem Kläger gleichen Tages an, unter Hinweis auf sein gesetzliches Vorkaufsrecht und die gesetzliche Erklärungsfrist. Der Kläger hielt in der Folge seinen Verzicht vom 30. April 1924 für rechts- unwirksam und erklärte dem Grundbuchbeamten innert der gesetzlichen Frist, sein Vorkaufsrecht ausüben zu wollen. Da sich der Beklagte weigerte, ihm die Anteile an den beiden Grundstücken zuzufertigen, erhob er gegen ihn Klage mit dem Rechtsbegehren, der Beklagte sei zu verurteilen, ihm den Anteil an den beiden Grund- stücken zum gleichen Preise, zu dem er ihn gekauft habe, zu übertragen, und das Grundbuchamt sei zu ermächtigen, den Eigentumsübergang im Grundbuch einzutragen. B. -Mit Urteil vom 16. Januar 1925 hat das Ober- gericht des Kantons Aargau die Klage abgewiesen. Gegen dieses Urteil hat der Kläger die Berufung an das Bun~esgericht erklärt. Er beantragt, die Klage sei gut- zuhelssen, eventuell sei die Sache zur Beweisergänzung an die Vorinstanz zurückzuweisen. Das Bundesgericht zieht in Erwägung:
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