BGE 50 I 243
BGE 50 I 243Bge15.11.1923Originalquelle öffnen →
242 Staatsrecht. dass er sich auf die bei einem örtlich unzuständigen Richter gegen ihn angehobene Klage vorbehaltslos einlässt und wie es ihm in diesem Falle nicht mehr zusteht, gegenüber dem in seinem Wohnsitzkanton gestellten Rechtsöffnungsgesuch für das Urteil die Zuständigkeit des urteilenden Richters zu bestreiten, so ist, - da es sich dabei ebenfalls um Rechte handelt über die dem Betriebenen die Verfügung zusteht -eine solche Unterwerfung unter die Entscheidungskompetenz der Behörden eines bestimmten Kantons zweifellos auch im Steuerveranlagungsverfahren . möglich. Sie muss aber darin erblickt werden. dass der Pflichtige die Veran- lagung an die kantonale Rekursbehörde zur Lösung der Steuerhoheitsfrage weiterzieht. Denn damit gesteht er ihr notwendigerweise die Befugnis zu, über den Bestand oder Nichtbestand des bestrittenen Steueranspruchs zu erkennen. Er muss daher, wenn er unterlässt den ihn materiell nicht befriedigenden Entscheid durch das für die Erledigung solcher interkantonaler Steuerkonflikte gegebene Rechtsmittel des staatsrechtlichen Rekurses anzufechten, den Entscheid gegen sich gelten lassen und kann sich dessen Vollstreckung in seinem Wohnsitz- kanton nicht mehr wegen mangelnder Zuständigkeit der entscheidenden Behörde, auf Grund von Art. 46 Abs. 2 BV widersetzen. Mit einem solchen Falle ha.t man es hier aber zu tun. Im staatsrechtlichen Rekurse wird allerdings -was als ordnungswidrige Prozessführung zu rügen ist -das vom Verfasser der Rekursschrift selbst veranlasste kantonale Steuerrekursverfahren verschwiegen und der Tatbestand in wahrheitswidriger Weise so dargestellt, als ob es sich lediglich um eine Einschätzungsverfügung der Bürgergemeinde Walchwil selbst handle, der gegen- über der Rekurrent keine Gelegenheit gehabt habe, sich zu verteidigen. Der schon dem Rechtsöffnungsrichter vorgelegte Entscheid des zugerischen Regierungsrates vom 3. Mai 1923 zeigt aber, dass dem nicht so ist und Steuerstreitigkeiten zwischen Bund und Kantonen. N° 41. 243 dass der Erblasser Hürlimann sich selbst an den Regie- rungsrat gewendet hatte, um von ihm einen Entscheid über die Vereinbarkeit des von der Gemeinde erhobenen Anspruchs mit Art. 46 BV zu erwirken, der dann im Sinne der Bestätigung der Steuerauflage ausfiel. Die Rekurrenten, bezw. ihr Erblasser hätten daher diesen Entscheid durch staatsrechtlichen Rekurs wegen Verlet- zung des Doppelbesteuerungsverbotes anfechten sollen: im Vollstreckungsverfahren nach dem Konkordat und gegenüber dem Rechtsöffnungsentscheid können sie eine solche Beschwerde nicht mehr nachholen, weshalb auf die Frage, ob die Bürgergemeinde Walchwil bundes- rechtlich befugt war, den in einem andern Kanton wohnenden Hürlimann mit Armensteuer zu belegen, nicht einzutreten ist. X. STEUERSTREITIGKEITEN ZWISCHEN BUND UND KANTONEN CONTESTATIONS ENTRE LA CONFEDERATION ET LES CANTONS EN MATIERE D'IMPOTS 41. Arr6t du 25 septembre 1924 dans la cause Banque nationale auisse contre Canton de Neucbatel. Conflits fiscaux entre ConfMeration et Cantons: Assimi- lation de la Banque nationale suisse a la Confederation en ce qui concerne Ja faculte de faire trancher le conflit par le Tribunal tederal. Exom\ration des droits de muta- tion, m@me lorsqu'ils ne constituent pas de simples emolu- ments. La Banque nationale suisse, ayant achete un immeuble a La Chaux-de-Fonds, a ete avisee qu'elle Hait tenue de payer les droits de mutation (<< Iods ll) prevus par la loi cantonale a raison de 4% du prix d'achat.
Staatsrecht.
Elle a demande au Conseil d'Etat du canton de Neu:-
chatet a etre dis pensee du paiement de ces droits, en
invoquant
l'art. 12 de la loi federale du 7 avril 1921 sur
la
Banque nationale aux termes duquel celle-ciestexempte
de
tout impöt dans les eantons.
Le
1 erfevriet 1924 le Conseil d'Etat lui a repondu
qu'il
ne pouvait accueillir cette requete, les Iods etant
des droits de mutation dont le 2
e
alinea de l'art. 12 eite
prevoit expressfunent que la Banque nationale n'est pas
exemptee.
La Banque nationale a recouru au Tribunal federal
contre cette decision. Elle s'attache ä demontrer que les
Iods neuchatelois qui sont
preIeves lors des mutations
immobilieres sont de veritables
impöts et non de simples
emoluments -
et elle en conclut qu'ils ne peuvent etre
mis au benefice de la reserve. instituee en faveur des
cantons par l'art. 12 al. 2 lequel ne s'applique qu'aux
droits perus pour des « prestations speciales » des
cantons
oudes communes. Elle. fait ob server que dans
le canton de Zurich elle a obtenu, en
vertu de l'art. 12.
la dispense des droits de mutation.
Le Conseil
d'Etat a conclu au rejet du recou.
Un echange de vueS a eu lieu entre le Tribunal fMeral
et le Conseil fMeral confOrmel!lent ä l'art. 194-OJF.
Considirant en droit:
246
Staatsrecht.
organe autonome de la Confederation, soit de la Caisse
nationale suisse d'assuranee.
2. -Au fond, la l'eeourante s'attaehe
a demontrer -
ce qui n'est pas contestable -que les droits de mutation
«( Iods ll) au paiement desquels le eanton de Neueh3tel
pretend
la soumettre ne sont pas de simples « emolu-
ments », mais sont des « impüts » proprement dits. Mais
la eonclusion qu'elle en tire
est erronnee. En effet si,
conformement a l'art. 39 al. 5 Const. fed., l'art. 12 de la
loi
federale du 7 avril 1921 dispense la Banque nationale
de tout impot eantonal, le second alinea du m~me artide
restreint ee privilege en reservant expressemen t « les
droits de mutation cantonaux
et eommunaux». Val. 2
ajoute, il est vrai,
« ainsi que les autres droits pour
prestations spcciales des eantons
et des eommunes» et
1'0n pourrait, ä Ire lecture, tre tente de eonclure de
l'eKpresslon
<des autres» --eomme le fait la recou-
rante -que les droits de mutation ne sont
reserves qu'en
tant qu'eux aussi representent l'equivalent de « pres-
tations speeiales des eantons et des communes II et ont
done la nature d'un emolument au sens propre de ce
terme. Toutefois, si teIle
avait ete l'intention du legisla-
teur, e'est-a-dire, s'il avait eonsidere les droits de mutation
eomme
rentrant dans la eategorie generale des « droits
pour prestations speeiales
I', on ne eomprendrait pas
pourquoi il les aurait meiltionnes separement et en pre-
mier lieu. Mais surtout, lorsque I'on etudie la genese de
la disposition
eitee, tout doute disparait et il devient
evident que
1'0n a entendu reserver aux eantons la faeulte
de prelever les droits de mutation d'une maniere toute
generale, e'est-a-dire meme lorsqu'ils ne correspondent
pas
ades prestations speeiales et qu'ils eonstituent -
eomme les Iods neuehätelois -_. de veritables impöts in-
direets.
La loi du 6 oetobre 1905 (edietee lors de la creation de
la Banque nationale),
apres avoir reproduit a son art. 13
le prineipe
pose par l'art. 39 al. 5 Const. fed. «( La Banque
Steuerstreitigkeiten zwischen Bund und Kantonen. N0 41. 247
et ses sueeursales seront eKemptes oe tout impöt dans
les eantons
ll) ajoutait : « Sont reservees les lois canto-
nales sur les droits de mutation ainsi que eelles sur le
timbre.
» Lors de la revison de la loi, le Projet du Conseil
fedelal, dans le but d'adapter eelle-ei a la nouvelle ICgis-
lation federale sur le timbre, se bornait a supprimer la
reserve des droits eantonaUK de timbre. La Commission
du Conseil des
Etats proposa la r.eaaetion suivante:
« Demeurent reservees les dispositions eantonales et
communales sur les droits de mutation, ainsi que celles
sur les taxes a payer pour eertaines prestations publiques,
teIles que l'assuranee eontre l'ineendie, l'eclairage ete.»
Le rapporteur au Conseil des Etats, M. Bolli (Bulletin
stenographique, Conseil des
Etats 1920 p. 194) precisa
a cette oecasion que, par l'adjonetion proposee au texte
du Projet, la Commission n 'entendait nullement restrein-
dre la reserve anterieure
des droits de mutation, bien que
eeux-ci soient de veritables impots
et non pas de simples
cmoluments
(<< also Sporteln für die amtliehe Tätigkeit»),
mais qu'elle voulait en outre etendre eette rC8erve, d'une
part,
aux droits de mutation eommunaux et, d'autre
part, [. eertains droits perltus pour des prstations
speciales.
Au Conseil national la
rCdaetion f"Qt modifiee et reltut
sa teneur aetuelle, e'est-a-dire qu'au lieu de reserver
« les dispositions eantonales et eommunales sur les droits
de
mutation» l'art. 12 reserve desormais direetement
« les droits de mutation eantonaux et eommunaux».
Bien loin que eette modifieation d'ordre
redaetionnel
etlt
pour but de restreindre la portee de la reserve teIle
({u'elle existait d 'apres la loi aneienne, d 'apres le Projet
du Conseil federal et d'apres la deeision du Conseil des
Etats, les rapporteurs au Conseil national ont marque
leur intention de miet1X. faire ressortir 1'0bligation de la
Banque envers les cantons
et les eommunes (Bull. sten.,
Conseil National 1921 p. 22)
et en se raIliant a eette
rooaction la Commission du Conseil des Etats a declare
qu'elle impliquait (( eine gewisse Erweiterung und Star-
'kung der Stellung der Kantone und Gemeinden gegen-
über der Bank» (Bull. sten., Conseil des Etats 1921
p.76).
D resulte de cequi precede. d'une part, que des le
debut (loi de 19(5) les droits de mutations ont ete reser-
ves
d'une faon generale et non pas seulement en tant
qu'ils constituent de simples emoluments, puisqu'en
effet
la loi les mettait sur le mMle plan que les droits de
timbre qui
n'ont certainement pas le earaetere d'emolu-
ments et, d'autre part, que, Iorsque la reserve des droits
de timbre a
ete supprimee ä raison de la nouvelle legis-
lation federale sur eette matiere, la reserve des <lroits de
mutation a ete maintenue intcgralement et en connaissance
declaree (v. declarations Bolli ei-dessus) de leur caractere
de veritables impöts.
C'est done evidemment ä tort quc'
la re courante croit pouvoir echapper au paiement des
droits de mutation
exiges 0 'elle par le canton de Neuchätel
en eXClpant du fait que ce
sont des impöts. Ds n'en sont
pas moins au benefice de la reserve expresse. inseree dans
rart. 12 et il importe peu naturellement que certains
fiscs cantonaux
(teIle fisc zurichois) aient cru devoir
interpreter cette disposition dans un sens qui restreint
la
portee de la concession qu'elle consacre en faveur des
eantons.
Le Tribunal lidral prononce :
Le recours est rejete.
Internationales Auslieferungsrecht. N0 42.
·249
XI. INTERNATIONALES AUSLIEFERUNGSRECHT
EXTRADITION AUX ETATS ETRANGERS
42. trrteil'fODl . Januar 1994 i. S. Vogt.
Auslieferungsvertrag mit Deutschland. Inwiefern steht der
Umstand, dass der Tatbestand, auf den sich das Ausliefe-
rungsbegehren stützt, neben den Merkmalen eines Aus-
lieferungsvergehens
auch diejenigen eines Nichtausliefe-
rungsvergehens
entbält, der Auslieferung wegen des ersteren
Vergehens entgegen. Unterscheidung zwischen Idealkon-
kurrenz (Verbrechensmehrheit bei Handlungseinheit) und
blosser Gesetzeskonz. Umfang der Kognition des
Auslieferungsrichters
hinsichtlich' der Frage, ob nach dem
Strafrechte des ersuchenden Staates das eine oder andere
zutreffe.
Unzulässigkeit der Auslieferung auch bei Ideal-
konkurrenz, ~ das in solcher vorliegende Nichtausliefe-
rungsvergehen ein schlechthin politisches Delikt ist oder
man es nach den Umständen des Falles mit einer über-
wiegend politischen Tat (einem relativ poHtischen Ver-
gehen) zu tun hat. Der Landfriedensbruch nach § 115 des
deutschen
Strafgesetzbuches fällt nicht in die erstere Kate-
gori~. ',Überwiegend politischer Charakter der Tat im kon-
kreten Falle verneint bei einer Zusammenrottung von
Arbeitern zum Zwecke der gewaltsamen Ergreifung bürger-
licher Geiseln anlässlich von Teuerungsunruhen.
Am 22. Dezember 1923 hat das eidg. Justiz-und Poll-
zeidepartement die Auslieferungsakten gegen Georg
Friedrich
Vo~ badischen Staatsangehörigen, dem Bun-
desgericht zum Entscheide über das Auslieferungs-
begehren übermittelt.
Die badische Regierung verlangt die Auslieferung des
in Basel verhafteten
Vogt gestützt auf einen Haftbefehl
des Untersuchungsrichters am Landgericht Freiburg
vom 15. November
1923. Nach diesem ist Vogt dringend
verdächtig,
(( dass er an einer öffentlichen Zusammen-
rottung, bei welcher gegen Personen Gewalttätigkeiten
begangen worden
sind, teilgenommen und hiebei selbst
Programmgesteuerter Zugriff
API- und MCP-Zugriff mit Filtern nach Quellentyp, Region, Gericht, Rechtsgebiet, Artikel, Zitat, Sprache und Datum.