BGE 49 II 303
BGE 49 II 303Bge15.08.1922Originalquelle öffnen →
302 Obligationenreeht. N° 40. Expropriationsrecht fallen gelassen wurde. Aus diesem Stillschweigen muss nun geschlossen werden, dass die Subkommission wie die vorberatende Kommission des , Kantonsrates davon ausgingen. die neue Fassung ent- spreche dem der ersteren erteilten Auftrag. auch wenn der Hinweis auf das Expropriationsrecht nicht mehr zum Ausdruck gebracht werde. und sie führe gegenüber derjenigen des alten privatrechtlichen Gesetzbuches keine Rechtsänderung herbei. jedenfalls nicht eine so tiefgreifende, wie die Klägerin behauptet. Sollte eS demnach auch nach dem neuen Recht sein Be- wenden dabei haben, dass der Staat für durch poli- zeiliche Massnahmen zugefügten Schaden nur dann Ersatz schulde, wenn «der Gesichtspunkt oder die Analogie der Entschädigung für zwangsweise Abtretung von Privatrechten zur Anwendung kommt », so ergibt sich die Unbegrnndetheit der Klage ohne weiteres, da die Expropriation einen Eingriff in Privatrechte darstellt, bei dem sich die handelnden Beamten be- wusst sind, dass es sich um schutzwürdige Privatrechte handelt, deren Verletzung den Staat zu Schadenersatz verpflichtet, während sich die Klage auf einen Eingriff in Privatrechte stützt, bei welchem sich die handelnden Beamten im Irrtum darüber befanden, dass er durch eine Poiizeivorschrift gerechtfertigt sei. 6. -Die Klage ist somit .abzuweisen, ohne dass zu den weiteren Fragen Stellung genommen zu werden braucht, ob der Eingriff wircklich ungerchtfertigt war, insbesondere ob die bezügliche rechtskräftige Feststel- lung des Strafrichters für den Zivilrichter ohne weiteres verbindlich ist, und ob endlich der Klage nicht das Bedenken entgegenstünde, dass die Klägerin sich den Schaden infolge ihres verdächtigen Verhaltens selbst zuzuschreiben habe. Demnach erkennt. das Bundesgericht : Die Klage wird abgewiesen. Prozessreeht. N0 41. II. PROZESSRECHT PROCEDURE 303 41. Anit cle 1& IIe section civil. du 14 septembre 1995 dans la cause dame Jaquet contre Jaquet. Art. 63 eh. 3 OJF: Obligation pour l'instanee cantonale de preciser les faits qu'elle tient pour eonstants; annu- lation d'un jugement ne renfermant pas d'indications suffisantes a ce sujet. Les parties au proces se sont mariees le 19 avril 1900. Trois enfants sont nes de cette union en 1901, 1903, 1906. En 1922 le mari a quitte le domicile conjugal et a ouvert action en divorce en alleguant en resume ce qui suit: Peu apres le mariage, la femme a revele une mechancete qui n'a fait que s'accentuer. Elle est agressive et tyran- nique. Le mari n'a plus rien a dire dans son menage. Elle detient toutes les clefs et va jusqu'a fermer a clef Mutes les chambres sauf Ia chambre a coucher et Ia chambre des enfants; quand elle sort elle emporte les defs de sorte qu'il est impossible au mari d'entrer dans l'appartement. Malgre Iegain assez eleve du de- mandeur qu'il donne toujours a sa femme. il n'a pu realiser aucune economie; Ia defenderesse a du mettre de l'argent de cöte, mais refuse tous renseignements. Elle illterdit a son mari de rendre visite a sa mere qu'etle injurie quand elle la rencontre. Elle ~~t d'un~ jalousie maladive et est excessivement grosSIere, trrutallt SOll mari de {( miston», {( charogne» {( cochon)) devant les enfants· elle intimide ceux-ci, les excite contre leur pere. Eile est mauvaise langue et s'est brouillee avec
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tous les amis et connaissances du mari. Elle fait a peine
les raccomodages
et ne pense qu'a elle.
La defenderesse a conclu a liberation. Elle conteste
, l'exactitude des grieis du demandeur et affirme que
le menage pendant 22 ans a
ee heureux.
De nombreux
temoins ont He entendus a l'instance
des deux parties.
Par jugement du 6 mars 1923, le Tlibunal cantonal
neuchätelois a prononce le divorce
aux torts de l'eponse,
lui a
defendu· de contracter mariage pendant un an et
a adjuge au pere l'enfant mineur.
L'instance cantonale observe que la plupart des
nombreux temoignages sont bons pour chacun des
epoux ;
on croyait
a un beau menage, le depart subit du mari
et sa demande en divorce ont ete une surprise ; le mari
est travailleur,
il a bonne conduite; l'epouse aussi.
Pourtant l' extreme mechancete de la femme ressort
d'un certain nombre de depositions ; elle a un tempe-
rament violent, querelleur, elle est autoritaire, rechigue,
contrarie, boude, elle manque d'egards pour son marl,
dit du mal de lui et des enfants, n'a aucun menagement.
Le seul tort du mari est d'avoir manque d'autorite.
Dans ces conditions une separation definitive s'impose
par la fute de la femme. .
La defenderesse a recouru en reforme contre ce juge-
ment, en concluant principalement au rejet
de la demande,
subsidiairement
a une separation de corps et en tout
etat de cause a ce que le fils mineur lui soit confie, le
mari
etant tenu de payer une pension mensuelle de
100 fr. pour elle et de 150 fr. pour l'enfant.
Considerant en droit:
Aux termes de l'art. 63 eh. 3 OJF,
l'instance canto-
nale doit, dans son jugement,
« mentionner le resultat
de l'administration des preuves». Cela signifie qu'elle
doit indiquer quels sontles faits qu'elle tient pour
constants. Le
but de cette disposition. est evident:
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Le Tribunal federal n'etant pas installce d'appel et
devant, sauf en cas de contradiction avec les pieces
du proces (art. 81 OJF), prendre pour base de sa de-
cision l'etat de fait constate. par le tribunal cantonal
et se borner a rechercher si les deductions juridiques
qui en
ont ete tirees sont conformes au droit federal
(art. 75 OJF), il importe qu'il soit mis en mesure de
remplir cette mission. Notamment. lorsque des temoins
ont ete entendus et que leurs depositions sont contra-
dictoires,
il est indispensable que l'instance canto-
nale -qui seule est competente pour apprecier le
degre
de credibilite des temoignages -se prononce a cet
egard et precise quels sont, parmi les faUs rapportes,
ceux qu'elle regarde comme
prouves.
En l'espece, le Tribunal cantonal s'est abstenu de
toute constatation de faits concrets
et il s'est contente
d'emettre quelques appreciations
generales sur le ca-
raetere de la
defenderesse. Il declare qu'elle est d'une
extreme mechancete, mais il omet d'indiquer en quoi,
par quels faits cette mechancete s'est manifestee. Or
e'est la pourtant ce qu'il est necessaire de savoir pour
pouvoir decider si,
par la faute de la dcfendresse, le
lien conjugal
est si profondement atteint que la vie
commune soit devenue insupportable. Dans la plupart
des questions qu'il a fait poser
aux temoins, le demandeur,
il est vrai. est lui aussi reste dans les generalites. Mais
cependant il a
allegue certains faits precis que tels
ou tels des
Mmoins ont declares exacts (voir par exemple
depositions
Lea Quinche.dame Fleury:..Jaquet. dame
Imhof. Henri Imhot, James Debrot) -
tandis que
d'autres
ont temoigne en sens tout a fait oppose. Entre
ces temoignages contradictoires l'instance contonale
ne se prononee pas, elle observe
simplement· qu'ils
sont
«bons pour chacun des ~POllX )) et si, par la suite
du jugement, il est evident qu'elle a admis au moins
partiellement ceux qui etaient defavorables
a la de-
fenderesse. elle neglige de dire dans quelle mesure elle
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306 Versieherungsvertrag. N° 42. ra fait, c'est-a-dire si elle se mllie simplementa leurs appreciations generales sur le caractere de la defenderefise ou si elle tient pour constants les faits qu'ils ont rap- portes a sa charge. Dans ces conditions, le Tribunal. federal est hors d'etat d'exercer le pouvoir de controle qui lui appartient d'apres la loi et il y a lieu par oonse- quent de renvoyer la cause a l'instance cantonale. en application de rart. 64 OJF, pour qu'elle mette a la base de sa decision un etat de fait proprement dit qui, constatant si et dans quelle mesure la realite des griefs articules contre la defenderesse est prouvee. permette d' en apprecier la gravite. Le Tribunal fideral prononce: Le recours est admis dans ce sens que le jugement attaque est annuIe, la cause etant renvoyee a l'instance cantonale pour qu'elle rende un nouveau jugement conforme aux prescriptions de rart. 63 ch. 3 OJF. IH. VERSICHERUNGSVERTRAG CONTRAT D'ASSURANCE 42. trrteU aer II. Zivilabteilung vom 11. Juli 1023 i S. Teuscher gegen Teuscher. Versicherung zu Gunsten der Ehefrau unter namentlicher Bezeichnung derselben. Kann sie nach Scheidung der Ehe noch Rechte aus der Begünstigung herleiten '1 Art. 83 Abs. 2 VVG. A. -Im Jahre 1905 schloss Fürsprecher Teuscher in Bern mit der New Y ork Life Insurance Co eine gemischte Lebensversicherung für 10,000 Fr. ab, wonach sich die Versicherungsgesellschaft verpflichtete, diesen Betrag VersieherUilgsvertrag. N° 42. 307 beim Ableben des Versieherten« an Frau Selma Teuscher- Strub, Ehegattin des Versicherten I), die Beklagte im vorliegenden Prozess, auszuzahlen. Am 7. November 1921 wurde die Ehe Teuschersmitder Beklagten durch Urteil des Amtsgerichts von Bern ge- schieden. Dabei genehmigte das Gericht eine von den Parteien am 19. Oktober gleichen Jahres abgeschlossene Vereinbarung. wonach sich Teuscher u. a. zur Ausrich- tung einer jährlichen Rente von 12,000 Fr. an die Be- klagte verpflichtete und deren Schlussalinea 7 lautete : « Damit sind Parteien vollständig auseinandergesetzt. I; Indessen schlossen die Parteien noch am gleichen Tage eine teilweise abgeänderte Vereinbarung ab. Danach überliess Teuscher der Beklagten Wertschriften im Nominalwert von 200,000 Fr. und verpflichtete sich, ihr eine jährliche Rente im Betrage der Differenz zwi- schen dem Ertrag dieser Wertschriften und der Summe von 12,000 Fr. auszurichten, die 2362 Fr. ausmachte. Im übrigen wurden die (hier nicht interessierenden) Be- stimmungen der früheren Vereinbarung wiederholt oder durch Verweisung bestätigt, mit Ausnahme des Schluss- alineas 7. In der Folge verehelichte sich Teuscher mit der Klä- gerin. Am 15. August 1922 errichtete er eine letztwillige Ver- fügung, durch welche er die Klägerin als Universalerbin seines gesamten ererbten und verdienten Vermögens einsetzte, mit der Einschränkung immerhin, dass sie nur insoweit vom Kapital brauchen dürfe, als die Nutznies- sung nicht zu einem standesgemässen Leben hinreiche; doch durfte sie über einen Betrag von 75,000 Fr. frei verfügen, sei es zu Lebzeiten, sei es von Todes wegen, während der Überschuss zur Verteilung an fünf wohl- tätige Anstalten gelangen sollte. Zwei Tage später starb Teuscher. Mit der vorliegenden Klage verlangt seine Witwe, es sei zu erkennen, der Versicherungsanspruch gegen-
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