BGE 48 II 129
BGE 48 II 129Bge10.11.1921Originalquelle öffnen →
128 Obligationenrecht. N° 19. die im Sinne von Art. 3 des internationalen Ueberein- kommens über den Eisenbahnfr.;.chtverkehr vom 14. Ok- tober 1890 und Ziffer (2) 2 des § 1 der Ausführungs- bestimmungen dazu nur bedingungsweise zum inter- nationalen Transport zugelassen werden, seien Waren nicht schon dann anzusehen, wenn sie im Verhältnis zu ihrem Umfang und Gewicht einen ausserordentlichen Wert haben; vielmehr sei erforderlich, dass sie ihrer Art nach zu den in den genannten Ausführungsbestimmungen unmittelbar vor der Klausel « und andere Kostbar- keiten » erwähnten Gegenständen, nämlich Edelsteinen, echten Perlen 11nd Pretiosen gezählt werden können. In der Art dieser Gegenstände aber liege es nicht nur, dass sie wertvoll seien, sondern auch, dass sie selten vor- kommen und nicht. zu den Bedarfsartikeln der gewöhn- lichen menschlichen Wirtschaft gehören. Nun sind Taschenuhren zweifellos Bedarfsartikel der gewöhnlichen menschlichen Wirtschaft, wie sie denn auch nach der Praxis des Bundesgerichts als unentbehr- liche Gegenstände des täglichen Gebrauches unpfändbar sind (AS 28 I 12; SA 5 1). Allerdings können auch Uhren zu Kostbarkeiten im Sinne des int rnationalen Uebereinkommens gezählt werd"en, wenn sie z. B. infolge ihrer Fassung unter die « Edelsteine oder Pretiosen» fallen, wobei die Fassung zur Hauptsach< wird und das \Verk Nebensache bleibt. Dass dies bei den in Frage stehenden Nickel- und Silberuhren, die lediglich als Gattungsware und zum verhältnismässig niedrigen Preise von 20 bis 30 Fr. bezw. 40 Fr. das Stück in den Handel gebracht wurden, nicht der Fall ist, leuchtet ohne wei- teres ein. Daran ändert auch der Umstand nichts, dass bei den Silberuhren Silber verarbeitet ist. Abgesehen davon, dass bei einer Uhr von 40 Fr. Verkaufswert das verwendete Silber in Bezug auf den Gesamtwert des Werkes eine unbedeutende Rolle spielt, ginge es zu weit, Gegenstände· bloss deshalb, weil Silbermetall an ihnen 'verarbeitet ist, als Kostbarkeiten zu bezeichnen; nach Prozessrecht. N° 20. 129 § 1 der Ausführungsbestimmungen gehört Silber für sich nicht zu den Kostbarkeiten, sondern nur in Form von Geld oder dann in Barren (also wenn es sich um eine ansehnliche Menge handelt). Die den Beklagten zum Transport übergegebenen Uhren waren daher nicht besonders als Kostbarkeiten zu deklarieren; die Bekl~gten haften mithin für deren Verlust gemäss Art. 30 des internationalen Ueberein- kommens. Demnach erkennt das Bundesgericht: Die Berufung wird gutgeheissen, das Urteil des Appel- lationsgerichtes des Kantons Basel-Stadt vom 31. Januar 1922 aufgehoben und die Klage geschützt. VI. PROZESSRECHT PROCEDURE 20. Arret de 111. Ire section civUe des G .t 7 fhrier 1922 dans la cause (C Le Sillon romand » S. A. contre Orell, Füssli " Cle. OJF art. 56 et suiv. : La clause par laquelle les parties con- tractantes conviennent que les difficultes qui naitront au sujet de !'interpretation et de l'execution du contrat seront «jugees souverainement par le tribunal cantonal du do- micile & de rune d'elles, implique une renonciation formelle au droit d'attaquer le jugement par la voie du recours en reforme. A. -Par contrat du 28 mai 1902, H. J. Ding a remis a baH a la societe anonyme Orell, Füssli & Oe les an- non ces des journaux « Suisse romande» et « Le Sillon romand » dont il etait alors proprietaire. AS 48 II -1922 9
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Prozessrecht. N° 20.
Ce contrat a ete remplace pour ce qui concerne « Le
Sillon romand)), par un contrat en date du 20 avril
1906, en vertu duquel Ding remettait ä. la meme
societe
les annonces, la reclame et la publicite eu
general du « Sillon romand » et de son supplement « Le
petit Sillon».
Le 1
er
mars 1910, H. J. Ding et la societe Orell, Füssli
& Oe ont passe un UOuveau contrat destine ä. remplacer
le contrat du
20 avril 1906. L'art. 13 de ce contrat dis-
posait
ce qui suit : « Le present contrat est conclu sous
la condition expresse que la societe anonyme du « Sillon
romand» sera· constituee definitivement et qu'elle Ie
reprenne tel quel en place de Monsieur H. J. Ding. -
Sous cette condition ce
contrat annule et remplace
celui
du 20 avril 1906 et entre en viguem le 1 er avril
1910 ... )) L'art. 11 contem it, d'autre part, la disposition
suivante: « Toutes les difficultes qui surviendraient
entre les parties contractantes au sujet de l'interpre-
tation du present contrat, seront jugees souveraine-
ment par le tribunal cantonal du domicile officiel de
l'editeur. »
Par ce contrat du ler mars 1910, la societe Orell,
Füssli & Oe obtenait « la regie exclusive de toute la
publicite payante, annonces, reclames et autres articles
payants et encartage du journal « Le Sillon romand »,
y compris sa couverture papier et tous ses supplements
dejä. existants ou qui pourraient etre crees pendant la
duree du present contrat. )) Ding s'engageait ä. mettre
a la disposition de la societe Orell, Füssli & Oe « tout
l'espace necessaire pour le placement de toutes les in-
sertions ..
, » Les artcles 5 et 9 concernaient les prix des
insertions, la
retribution de l' editeur . et le nombre
minimum de lignes mises
a Ia disposition du fermier.
La societe anonyme du « Sillon romand » a ete ins-
crite
au registre du commerce le 28 juin 1910 et il re-
suIte des constatations du jugement attaque qu'en fait
elle a pris la place de Ding
au contrat du 1 er mars.
Prozessrecht. N° 20. 131
Des 1912 ont surgi. entre parties, soit la societe du
II Sillon romand)) et Orell, Füssli & Oe, des difficultes
et des discussions au sujet de l'interpretation et de l'exe-
cution de cecontrat,
En 1913 il fut 'jIuestion de rplacer le cont:at par
une nouvelle convention. Dn prOlet de convention fut
adresse
en mlti 1914 par Orell, Füssli & Oe a la societe
du « Sillon romand». Les premiers ont soutenu que
cette convention
etait meme entree en vigueur et avait
remplaee le
contrat du 1
er
mars 1910. La sodete du
« Sillon romand» l'a conteste et l'instanee eantonale
a tranche cette discussion en faveur. de celle-ci en rele-
vant que de part et d'autre et jusqu'a la resiliation
les parties
s'etaient toujours prevles d co?trat du
1 er mars 1910 « qui en fait a seul ete consldere comme
etant en vigueur ». •
L'art. 10 du projet de convention de 1914 reprodm-
sait telle quelle la disposition eonteriue sous l'art. 11
du contrat de 1910.
B. -Par exploit du 8 novembre 1916, .la societe
anonyme Orell, Füssli & Oe a ouvert une action contre
la sooiete anonyme du « Sillon rOIlland)l devant le Juge
de paix du cercle de Lausanne, en .concluant a ~ qu'1
l11t prononce que c' etait sans drOlt que celle-cl avt
resilie le contrat qui les liait et. en rAeclamant e~. on.se
quence, a titre de dommages-l.nterets pour resi!iation
intempestive et injustifiee dudlt contrat, le palemeI't
de 19 somme de 32 705 fr. avec interets a 6 010 des le
4 juillet 1916.
. , .. .
La societe du « Sillon romand » a eonelu a liberation
et reconventionnellement, aupayement par la deman-
dresse de la somme de 10 000 fr. avee interets au 6 0/
0
des le 4 juillet 916, a la nullite et sbsidiairement a
la resiliation de la convention du 19 mal .1914. . .
Par jugement du 21 decembre 1921, la ~qur c.IVlle
du Tribunal cantonal vaudois a eondam
ne
la defen-
deresse
a payer a la demanderesse la somme de
132 Prozessrecht. N° 20. 30 898 fr. 55 avec interets au 6 0/0 des le 31 decembre 1917, rejete toutesautres conclusions des parties et mis les frais et depens a la charge de la partie defenderesse. C. -Par acte du 9 janvier 1922, soit en temps utile, la defenderesse a recouru en reforme en reprenant ses conclusions ·liberatoires et reconventionnelles. Subsidiai- rement elle a conclu a la rMuction de l'indemnite fixee par le jugement cantonal. La demanderesse a declare renoncer a se joindre au recours, eu egard a la disposition du contrat prevoyant que les difficult.es entre parties seraient jugees souve- rainement par le Tribunal cantonal du domicile officie! de l'Miteur, disposition qui, dit-elle, lui paratt exclure la competence du Tribunal fMeral. Consideranl en droit :
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Prozessrecht. N° 20.
entre les actionnaires et la societe au sujet de «I'inter-
pretation des statuts ou d'autres affaires de Ia societe»
seraient trancMes defiIrltiyement par le Tribunal canto-
Dal saint-gallois. Mais envisageant le probleme d'un point
de vue geeral. le Tribunal federal a dejit proclttm.e it
eette occaSlOn, en se referant it la doctrine, Ia possibilite
de renoncer valablement, par convention. mme avant
Ia reddition du jugement au droit de recours ordinaire
ouvert contre ledit jugement. n n'y a pas lieu de se de-
ar e ce princpe. Si l' on admet en effet que les par-
bes ]owssent du libre exercice de leurs droits et actions
. ,
o.n ne VOlt pas c'e qui pourrait les empecher, dans les ma-
tieres Oll l'ordre public n'est pas interesse, de renoncer
au droit de faire reformer teIle sentence it laquelle elles
declarent
d'avance vouloir se soumettre. (y oir egale-
ment WEISS, Die' Berufung an das Bundesgericht in
Zivilsachen, p. 93
et 94.)
Y a-t-il
eu en l'espece renonciation au droit de recours ?
a gera « souverainement » c'est dire qu'il jugera en der-
mer ressort et que sa decision sera definitive.
Quant it l' objet de la contestation, il resulte it l' evi-
dence du dossier qu,elle avait trait it l'interpretation du
contrat et qu'elle rentrait ainsi dans le 'cadre des « diffi-
cultes I) visOOs par la clause en question.
Le Tribunal lidiral prononce :
Il n'est pas entre en matiere sur le recours.
Prozessrecht. N° 21.
21. Auszug a.us dem Urteil der II. Zivilabteilung
vom S. Mirz 1922 i. S. Schenker gegen Dr. S.
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Art. 222 0 G. M 0 der a t ion s beg ehr end e r
obsiegenden Partei gegenüber ihrem
A n wal t: Das Bundesgericht kann auf das besondere
Mandatsverhältnis zwischen Anwalt und Klient nicht ein-
treten. Es hat nur festzustellen, welche Honorierung nach
bundesrechtlichen Grundsätzen angemessen ist. Dabei ist
es nicht an die Taxen des Art. 222 gebunden. Berech-
nungsfaktoren.ueston doit etre incontestablement trancMe par
1 affIrmative. A moins de faire totalement abstraction
du mot « souverainement », il n'est pas possible en effet
de
l'interpreter autrement que dans le sens d'une renon-
?iation formelle au droit de recours. Dire que tel tribunal
J
-Nun hat aber die zweite, Zivilabteilung in zwei neueren Entscheidungen i. S. R. gegen Faillite LeuM, Premet & Oe (AS 45 II (63) und i. S. Gujer und Weiss gegen Schopfer, Urteil vom 10. November 1921, in dein
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