BGE 47 II 109
BGE 47 II 109Bge09.02.1921Originalquelle öffnen →
108 Prozessrecht. N° 20. spruch zu Art. 1 der kantonalen ZPO, wonach derjenige oc welcher einen Rechtsanspruch geltend machen will, zunächst einen Zahlungsbefehl oder ein Rechtsbot zu erlassen habe, direkt beim Vermittleramt anhängig ge- macht worden. B. -Gegen dieses ihnen am 14. Februar zugestellte Urteil haben die Klägerinnen am 28. Februar die Be- rufung erklärt mit den Anträgen auf Gutheissung der Klagen, eventuell Rückweisung. Das Bundesgericht zieht in Erwägunq:
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Prozessree'ht. N° .21 •.
teur pour faire prononcer que, confonnement a l'art. 53
du ({ reglement sur la police des constructions de la
commune de Sion », il devait laisser entre son ouvrage
et la limite de separation des deux fonds un espace libre
d'une largeur de 1
m 50.
L'article invoque a la teneur suivante : «Les proprie-
taires de fonds ;voisins qui ne tombent pas d'accord
pour construire a l'extreme limite de leurs proprittes
doivent laisser entre le mur de leur batiment et le fonds
voisin
un espace libre d'au moins 1 m 50. »
La partie defenderesse declara que le litige etait de-
la eompetenee du Conseil d'Etat et non des tribunaux
ordinaires. Le demandeur, sans
renoneer. a l'action
civile, a alors
porte l'affaire devant le Conseil d'Etat ..
en vertu de l'art. 101 bis du dit reglement, aux termes
duquel «( les difficultes que pourrait soulever le pre-
sent reglement sont trancbees par le Conseil d'Etat ».
Celui-ci se declara incompetent en l'etat par deeision
du
21 septembre 1918, parce qu'il « ne serait eompe-
tent en vertu de l'art. 101 du dit reglement, qu'au cas-
Oll le recours serait dirige contre une decision de la
Municipalite de Sion au sujet de l'appJication de ce
reglement, ou bien qu'il y aurait conflit entre la Muni-
cipalite
et des proprietaires de terrains, eas qui ne se
rencontre pas
en l' espeee. »
Meyer suivit alors de nouyeau au proces devant les-
tribunaux ordinaires et ä. I'audienee du 5 mars 1919,.
conelut
ä. ee qu'il plOt au Tribunal du IIIe arrondisse-
ment pour le distriet de Sion prononcer que « Rossier-
n'etait pas en droit de commencer et aehever la eons-
truetion de son pressoir, tel qu'il
l'a fait exeeuter ».
Le defendeur eontesta la qualitl du demandeur pour-
invoquer rart. 53 du reglement sur la police des cons-·
tructions.
Le Tribunal de Sion se declara ineompetent POUl'"
statuer sur la demande et le Tribunal cantonal, par-
amt du 10 janvier et 19 fevrier 1921, confirma pure-
Prozessrecht. N
o
21. 1U
ment et simplement le jugement de premiere instanee.
B. -Meyer et Micotti & Oe, ses ayants eause, ont
recouru en reforme eontre eet arret au Tribunal fed~
raI. iIs reprennent leurs eonclusions.
Considerant en droif:
Le Tribunal de Sion et le Tribunal eantonal se sont
declares incompHents pour eonnaitre du fond de la
cause
par le motif que l'art. 53 du reglement sur la
police des construetions
est une disposition de droit
public
et que, des lors, le litige Hait de la eompetep.ce
eclusive des autorites administratives (autorite muni-.
cipale et Conseil d'Etat).
Le demandeur objeete que l'art. 53 a un earactere
juridique mixte, puisqu'il vise ä. la fois ä. proteger des
in"terets publics de salubrite, police du feu etc. et ä. me-
nager les interets prives des voisins.
Cette objeetion
est sans portee. Aux termes de l'art.
686 CCS, la legislation cantonale peut determiner les
distances que les proprietaires sont tenus d'observer
dans les fouilles
ou les constructions. Elle peut etablir
d'autres regles encore pour les eonstructions. Le droit
federal n'entre en consideration qu'en ce sens qu'au
cas on les distances reglementaires ne sont pas obser--
·vees. les consequences de cette infraetion sont appre-
ciees
en vertu des « dispositions legales concernant leg.
empierements sur fonds d'autrui» (art. 685 al. 2 CC),
c'est-ä.-dire sont regies par le droit federal.
Cette hypothese n'est pas realisee en l'espece. La
question litigieuse est de savoir si. en general, on est
en pence d'une disposition de droit p r i v e regIant
les distances. 01', il appartient aux cantons de decider
souverainement s'ils determineront les distanees uni-
quement
par des regles de droit public dont l'appliea-
tion et l'interpretation ne relevent que des autorites.
administratives. alors meme que le proprietaire aurait
aussi un interet personnel ä. ce que le reglement fiit
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Prozessrecht. N° 22.
observc. C'est la solution que le canton du Valais a
adopte. nest exact que dans d'autres cantons (Zurich
pr exemple), l'application des regles legales sur les
dlstances
a observer dans les constructions peut faire
l'objet d'une action civile. mais c'est le droit cantonal
qui prevoit expressement cette faculte,
et les cantons
sont libres de prescrire au contraire la voie administra-
tive sans que, pour cela, le droit
ferleral soit viole.
n ne s'agit donc pas en l'espece d'une cause civile
.appelant l' application du droit federal. Partant le re-
cours
est irrecevable (art. 56 et 57 OJF).
Le Tribunal federal prononce:
11 n'est pas entre. en matiere sur le recours.
22. UrteU eier II. Zivila.bteilung vom 4. lW 1921
i. S. Ineierbitzin gegen Itred.itansta.lt.
OG Art. 87 Züf. 1. Z i v il r e c h tl i c beB e s c h wer d e
wegen Nichtanwendung eidgenössischer
R e c h t s n 0 r m e n: Art. 59 BV kann als nicht ange-
wandte Norm nicht in Betracht fallen.
A. -Mit Urteil vom 9. Februar 1921 hat das Ober-
gericht des Kantons Luzern die Nichteintretenseinrede
die der.
in Zürich domizilierte Beklagte Inderbitzi
gegen die von der Klägerin aus einem Kontokorrent-
verhältnis gegen
ihn erhobene Leistungsklage geltend
gemacht hatte, abgewiesen.
. B. -Hiegegen richtet sich die vorliegende zivilrecht-
lIhe Beschwerde, mit der der Beklagte beantragt,s
seI der von der Klägerin angerufene luzernische Richter
-auf Grund des Art. 59 BV als unzuständig zu erklären.
Prozessrecht. Nu 22.
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Das Bundesgericht zieht in Erwägung:
Die zivilrechtliehe Beschwerde ist zwar nach der neue-
ren Praxis des Bundesgerichts auch zulässig gegen
Kom-
petenzentscheide, sofern die Nichtanwendung eidge-
nössischen Rechts in Frage steht. Als nicht angewendete
eidgenössische Norm kann jedoch Art. 59 BV, den der
Beklagte angerufen hat, nicht in
Betracht kommen.
Art. 59 bestimmt nicht direkt die Zuständigkeit eines
Richters,
er ist nicht selber Gerichtsstandsnorm, sondern
gibt
nur dem Beklagten eine gewisse Garantie, dass er
in, seinem Wohnsitzkanton beurteilt wird, diese ver-
fassungsmässige Garantie aber kann nur auf dem Wege
des staatsrechtlichen Rekurses geltend gemacht werden.
Von der Nichtanwendung eidgenössischen Rechtes kann
aber im vorliegenden Falle auch deswegen nicht die Rede
sein, weil die Vorinstanz Art. 59 gar nicht unangewendet
gelassen, sondern audrücklich geprüft
hat, ob die Ge-
richtsstandsabrede « mit Rücksicht auf die bundes-
gerichtliche
Praxis» zu Art. 59 BV geschützt werden
könne.
Ob dabei Art. 59 richtig oder unrichtig inter-
pretiert wurde, kann
im zivilrechtlichen Beschwerde-
verfahren
nicht. überprüft werden.
Demnach erkennt das Bundesgericht :
Auf die Beschwerde wird nicht eingetreten.
AS 47 11 -1921
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