BGE 46 II 7
BGE 46 II 7Bge22.05.1917Originalquelle öffnen →
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FamUlenreoht. ND 2.
für ein eheliches Kind (Art. 325 Abs. 2 ZGB), d. h.
er hat für die Kosten des Unterhaltes und der Erzie-
hung
in vollem Umfange aufzukommen und es sind
seine vennögensrechtlichen Pflichten -anders
als
im Falle der Vaterschaft ohne Standesfolge (Art. 319
ZGB) -auch zeitlich nicht begrenzt. Dies ergibt sich
auch aus Art.
309 Abs. 3 ZGB, wonach an Stelle der
Vermögensleistungen von Art. 319 ZGB die Erfüllung
der Elternpflicht
tritt, sofern das Kind dem Stande
des Vaters folgt. Aus diesen Gründen
hat das Bundes-
gericht in seiner bisherigen Praxis (AS 44 II S. 222 f.)
den
Standpunkt eingenommen, dass im Falle der Zu-
sprechung mit Standesfolgen die Festsetzung von be-
stimmten, vom Vater an das Kind zu leistenden Unter-
haltsbeiträgen nicht angängig sei. Allein eine erneute
Prüfung der Frage
ergibt, dass Erwägungen praktischer
Natur einer teilweisen Abänderung dieser Rechtsspre-
chung rufen. In der Tat kann nicht verkannt werden,
dass sofern und solange
als die Mutter die elterliche
Gewalt über das
Kind ausübt -und sie wird sie in
den meisten Fällen bis zum zurückgelegten 18. Jahr
des Kindes ausüben -die Festsetzung von Alimen-
tationsbeiträgen durch den Richter im Interesse aller
Beteiligten liegt, im Interesse der Mutter, weil sie
unter
diesen Umständen einen exekutorischen Titel in den
Händen hat, gestützt auf den ihr ohne weiteres Rechts-
öffnung erteilt werden muss; während sie andernfalls,
sofern der Vater
mit der Erfüllung seiner Unterhalts-
pflichten säumig ist, zum Prozessieren gezwungen wird
und die einzelnen Unterhaltsauslagen substantiieren
muss ;
im Interesse des Vaters, weil er bei dieser Sach-
lage wenigstens für eine bestimmte Zeit darüber im
klaren ist, was er zu bezahlen hat und seine eigene
Lebenshaltung darnach einrichten kann. Dabei
ist
allerdings der ausdrückliche Vorbehalt zu machen,
dass die vom Richter
im Vaterschaftsprozesse fest-
gesetzten Beiträge nur das Minimum dessen darstellen,
.;
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Erbrecht. N0 3.
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wozu der Vater nach Art. 325 Abs. 2 ZGB verpflichtet
ist, dass
er daher, wenn ein Bedürfnis dafür vorliegt,
zu grösseren Leistungen verhalten werden kann und
dass seine Alimentationspflicht nicht mit dem zurück-
gelegten 18. Altersjahr des Kindes ihr Ende erreicht,
dass andrerseits die AIimentationsraten nur für so
lange gelten als das
Kind in der Obhut und Erziehung
der Mutter steht (vergl. in diesem Sinne Z. R. 18 Nr. 179 ;
FiuTZSCHE, Zwei Jahre Zivilgesetzbuch, S. 72). Der
richterlichen Festsetzung von Beiträgen steht jeden-
falls dann nichts entgegen, wenn -wie im vorliegenden
Falle -die
Mutter dies im Klageantrag ausdrücklich
verlangt
und der Vater dagegen keine Einwendungen
erhoben hat.
H. ERBRECHT
DROIT DES SUCCESSIONS
3. ArrOt da 1& "2
me
Section civile du 25 man 19130
dans 1& c&us. W. contre L.
E x her e d a t ion : Peut etre exheredee par son pere pour
avoir gravement failli a ses devoirs envers la famille du defunt
une femme qui s'est enfuie ayec son amant, abandonnant
son mari et ses enfants en bas 2ge.
Charlotte W., nre le 18 janvier 1887, a epouse le 25 fe-
vrier 1908 Guillaume L., pharmacien a Fribourg. Trois
enfants sont issus de cette union : Wilhelmine,
nee le
31 decembre 1908, Mathilde, nee le 1 er juin 1910 et ~arie
Antoinette, nee le 9 octobre 1911. Dans le courant de
l'annee
1910 le mari L. ayant decouvert une lettre com-
promettante ecrite a un etudiant par sa femme, celle-ci
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Erbrecht. No 3.
a promis de changer de conduite. Le 21 novembre 1912
ame L. a reconnu , du 5 janvier 1914 il avait pris
les disposItions de dermeres
volontes suivantes :
« Etant donnee l'inconduite notoire de ma fille Char-
& lotte epouse divorcee de Guillaume L. et le scandale
» q'elle ,a occasionne par sa conduite immorale, je la
» pnve d abord du quart de son droar ecrit avoir des relations inju-
.. Lesdeux amants sont partis pour l' Ame-
euses pour son man avec un electricien norome· D. et
elle a pris l'engagement de les rompre. Elle n'a cependant
pas tenu cette promesse et le 15 avril1913 elle s'est enfuie
du domicile conjugal et s'est rendue a la Chaux-de-Fonds
<;!ill'a rejointe D. qui avait egalement abandonne femm
~ enfannque, pUlS se sont fixes en France. Le 3 decembre 1913
le Tribunal de la Sarine a prononce le divorce des epou
L. aux torts exclusifs de la femme. Celle-ci a mis au monde
le
dre. 1914 un enfant naturei, nomme Georges,
qm a ete mscnt en· France comme fils legitime de Adrien
D.
et de Charlotte W. son epouse.
Le 8
fevrier 1918 le pere de Charlotte W. est decede ;
par :esnt olographt de succession. Je
» donne ce quart a ses deux sreurs cadettes Anne-Marie
» et Mathilde,. a cause du tort qui leur est fait par leur
» sreur ainee et de la difficulte qu'elles auront a s'etablir
» convenablement.
» Charlotte L. ayant, en enretenant des relations cou-
» ples avec un nomme D. electricien, en prenant la
) fUlte en sa compagnie, abandonnant malicieusement son
» foyer conjugal et ses trois enfants qui sont mes petits-
» enfants, gravement failli aux devoirs que la loi Iui im-
» tique pour aller vivre avec son amant n'a
pas viole seulement la fidelite conjugale ; elle a en memeose envers mon gendre Guillaume L., envers mes pe-
» tinfants .et . envers moi et les siens, je la desherite,
»la pnvant amSI de sa part reservataire. J'attribue cette
» part a ses trois enfants L. »
Charlotte W. a ouvert action a ses trois filles mineures
en concluant
a l'annulation de l'exheredation prononcee
contre elle et, subsidiairement,
a la reconnaissance du
J
I
Erbrecht. Na 3.
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droit de son enfant illegitime Georges a la reserve, les
trois
defenderesses devant partager . avec lui la part
reserVataire de leur mere dans la succession de leur grand-
pere. Elle soutient qu'aueune des eauses d'exheredation
prevues
a l'art. 477 CCS n'est realisee et qu'en parti-
eulier son
adultere et sa fuite trouvent leur excuse dans
la conduite que son mari avait eue a son egard (ivro-
gnerie, injures,
brutalites).
Les defenderesses ont conclu a liberation.
Confirmant la decision rendue par le Tribunal de pre-
miere instance, la Cour d'appel du canton de Fribourg a,
par arret du 22 decembre 1919, eearte les conelusions
principales de
la demande et a par contre declare fondees
les conclusions subsidiaires.
La demanderesse a recouru en refonne contre eet
arret, en reprenant ses conclusions principales.
Considerant en droit:
Les defenderesses n'ayant pas recouru contre la decision
de l'instance cantonale qui a
declare fondees les conclu-
sions subsidiaires de
la demande, celles-ci n'ont plus a
etre examinees par le Tribunal federal. Le debat ne porte
done que sur la demande principale qui tend a l'annu-
lation de
l'exheredation prononcee contre Charlotte W.
0' c'est.avec raison que cette demande a ete ecartee. En
pennettant de desheriter le reservataire « lorsqu'il a
gravement failli
aux devoirs que la loi lui impose envers
le
defunt ou sa familIe », l'art. 477 eh. 2 CCS s'inspire
de l'idee que la reserve trouve sa justifieation dans les
liens familiaux qui unissaient l'heritier'
au defunt et que
par consequent l'heritier peut en etre prive, s'il a commis
soit envers le
testateur personnellement soit meme envers
les membres de
la famille de ce dernier une faute si grave
qu'elle implique
la rupture de ces liens. En l'espece, cette
condition est
realisee. En effet la demanderesse qui a fui
le foyer dom
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Erbrecht N" 3.
temps viole de la fac;on la plus eoupable ses devoirs en-
vers les trois jeunes enfants qu'elle abandonnait, s~ met-
tant dans l'impossibilite de leur rendre les soins person-
nels auxquels une
mere est tenue (CCS art. 275). C'est
en vain qu'elle fait observer que,malgre son depart,ses
enfants ne manquent de rien.
Outre qu'on ne peut se
borner
a eonsiderer leur bien-etre materiel, Ja gravite de
la faute doit se mesurer non d'apres la gravite des eon-
sequences qu'elle a eues en fait, mais d'apres les senti-
ments qu'elle
denote chez eelui qui I'a commise et, a ce
point de vue, la demanderesse n'a reussi a etablir aueun
fait pouvant servir d'excuse
a l'oubli de ses devoirs de
mere. Elle a allegüe, il est vrai, que par la faute de son mari
'la vie commune etait devenue intolerable, mais elle a
echoue dans cette preuve et l'instruction du proces en
divorce a
montre que c'est elle qui par sa conduite s'est
attire les reproches, parfois vifs, que son mari Iui a
adresses
et qu'il ne tenait qu'a elle d'eviter en se mon-
trant digne du pardon qu'a deux reprises illui avait ac-
corde. Dans les circonstances dans lesquelles il s'est pro-
duit l' abandon de ses enfants par Ia demanderesse doit
donc
etre considere comme un manquement grave; ces
enfants faisant evidemment partie de la « familIe»
«(( Angehörige ») du testateur leur grand'pere, celui-ci
etait fonde a se prevaloir de -la cause d'exheredation
enoncee
au eh. 2 de l'art. 477 et il est des lors superflu de
rechercher si le ch. 1
du men1e article serait egalement
applicable.
Le Tribunal jhJ.eral prononce:
Le recours est ecarte et l'amt attaque est confirm(!.
Erbrecht. N0 4.
4. Urteil aer II. Zivil&bteUung vom 30. KiLrs 1920
i. S. liager gegen hhrer.
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Oeffentliche letztwillige Verfügung. GUltigkeit der Kombination
der Form nach Art. 500, 501 ZGB mtt der Form nach Art.
502 ZGB in dem Sinne dass der Notar das Testament vor-
liest der Erblasser es aber trotzdem eigenhändig unterzeich-
net.' -Erbvertrag; rechtliche Natur. Er bedarf zu seiner
Gültigkeit
der Unterschrift der Kontrahenten (Art. 512,
Abs .. 2 ZGB); ratio dieser Vorschrift. Zulässigkeit des Unter-
schriftssurrogates nach Art. 15 OR. Umfang der mangels
Unterschrift eines Kontrahenten eintretenden Nichtigkeit.
_ Konversion eines wegen Fehlens
der Unterschrift eines
Kontrahenten nichtigen Erbvertrages in zwei öffentliche
letztwillige
VerfUgungt>n '1 im vorliegenden Falle nicht zu-
lässig, weil beide Verfügungen von einander abhgig sind.
das ZGB aber das korrespektive Testament ausschliesst.
A. -Am 22. Mai 1917 verurkundete Notar Büt-
tikofer einen Erbvertrag der Ehegatten Hager, laut
welchem 1. der Ehemann seine Ehefrau als Erben
und die heutigen Beklagten, Ehegatten Fuhrer, als
Nacherben, 2. die Ehefrau Hager ihren Ehemann als
Erben und die gleichen Ehegatten Fuhrer als Nacherben
einsetzte. Der Notar beurkundet, dass die Urkunde
getreu nach den Angaben der Parteien verfasst wurde,
dass der Kontrahent Hager erklärte, nicht schreiben
zu können, weshalb er den Kontrahenten die Urkunde
vor zwei zugezogenen Zeugen vorgelesen habe; und
die Kontrahenten erklären, die Urkunde enthalte den
zwischen ihnen abgeschlossenen Erbvertrag. Hierauf
habe die Kontrahentin Marie Hager ihre Unterschrift
in Gegenwart der Zeugen und des Notars beigesetzt.
Die
Zeugen bestätigen Sodann, dass der Notar den
Kontrahenten die Urkunde
in ihrer Gegenwart vorge-
lesen habe, worauf die Kontrahenten in Gegenwart des
Notars erklärten, die Urkunde enthalte den zwischen
ihnen abgeschlossenen
Erbvertrag; ferner, dass die
Kontrahentin
Frau Hager ihre Unterschrift in ihrer Gegen-
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