BGE 44 III 7
BGE 44 III 7Bge20.03.1917Originalquelle öffnen →
8 Entscheidungen der Schuldbetreibungs- Rede sein und somit auch nicht vom Anschluss irgend eines Dritten an sie; ebensowenig)uch von einemfEigen- turnsanspruch der Frau an den gegen sie selbst gepfände- ten Objekten. 3. -Hinsichtlich der von der Aufsichtsbehörde ange- ordneten Pfändung einer « Ersatzforderung » ist der Rekurs gutzuheissen. Die gegen die Ehefrau Schmid gerichtete Betreibung kann der Natur der Sache nach, da sie ja nicht Schuldnerin der Verlustforderung ist, sich nur auf diejenigen Objekte erstrecken, die durch das Urteil im Anfechtungsprozess dem Beschlagsrecht der Gläubiger noch unterstellt worden sind. Hatte die Anfechtungs- beklagte die zurückzugewährenden Objekte nach An- stellung der Klage an Wert vermindert, so mag sie aller- dings dafür verantwortlich sein. Allein diese Verantwort- lichkeit auszusprechen und zu beziffern, ist als Frage des materiellen Rechts nur der Richter und nicht die Aufsichts- behörde zuständig. Nachdem die Anfechtungskläger es unterlassen haben, dem Gericht s. Zt. einen dahingehen- den Antrag zu stellen, ist daher die Liegenschaft mit der Belastung zu verwerten und es wird sich zeigen, ob die Anfechtungskläger sie bei Anlass der Auflegung des . Lastenverzeichnisses mit Erfolg-werden bestreiten können. Wenn dies nicht möglich sein wird, bleibt ihnen nur der Weg der direkten Klage gegen die Ehefrau auf Ersatz des Gegenwertes. 4. -Nachdem nun durch. das Urteil im Anfechtungs- prozess endgültig festgestellt worden ist, dass die Ehefrau, trotz ihres formellen Eigentums an den Gegenständen, deren Pfändung und Verwertung zu Gunsten der Schulden des Ehemannes sich gefallen lassen muss, kann ein noch- maliges Verfahren, das zum Zwecke hat, dieses Beschlags- recht zu bestreiten, nicht zugelassen werden, Die Rechts- kraft des Anfechtungsurteils kann nicht mehr in Frage gestellt werden und das weitere Vollstreckungsverfahren hat sich lediglich auf die Verwertung der durch das Urteil und Konkurskammer. N° 2. 7 end g ü I t i g als beschlagsfähig erklärten Gegenstände zu beschränken. Demnach erkennt die Schuldbetr.-und Konkurskammer : Der Rekurs ",ird im Sinne der Erwägungen abgewiesen. 2. Arrit du 4 firner 1918 dans la cause «Kompass». Notification des actes de la poursuite sous le regime matri- monial de la separation des biens. A. -Par commandement de payer N° 8944, notifl.e le20 mars 1917 a dame Regina Weiner, a Montreux, la Banque fonciere du Jura, a Bäle, agissant au nom de la Societe « Kompass .} a Vienne, a requis de la debi- trice le paiement de 24 227 fr. 55 pour « pret suivant reconnaissance notariee )). Dame Weiner POl"ta plainte contre cette mesure de l'office et conclut a ce qu'il pißt a l'autorite de surveil- lance prononcer : 1° ..... 20 subsidiairement qu'en tout etat de cause, la noti- fkation de ce commandement etant irreguliere, ceIui-ci est nul et de nul effet. La recourante faisait valoir qu'etant en puissance de mari, c'est a celui-ci que le commandement de payer aurait du etre notifie (art. 47 LP). B. -Les autorites cantonales de surveillance admi- rent Ie recours. La· decision de l'autorite superieure, du 18 decembre 1917, est motivee en substance cornme suit : Les dispositions de la loi sur les rapports de droit dvil sont applicables par analogie aux etrangers domi- cilies en Suisse auxquels sont assimiles ceux qui, comme dame Weiner, y resident apres avoir quitte leur domi- cile a l'etranger. La capacite civile de dame Weiner et le regime matrimonial des epoux Weiner, en taut qu'il
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s'agit de leurs rapports avee les tiers, sont determines
par la loi suisse (art. 17 et 19 al. 2 de la Ioi du 25 juin
1891). Les epoux \Veiner sont done eenses soumis an
regime legal de l'union des biens, a defaut de preuve
contraire qui
n'a pas ete apportee. La doetrine et Ia
jurisprudence sont d'aecord pour exiger que les aetes
d'une poursuite dirigee eontre une femme mariee sous
le regime legal soient notifies au mari, considere dans
ee eas comme representant legal, malgre l'art. 168 CC.
Le commandement de payer N° 8944 devait done etre
notifie au sieur Weiner en personne, et non a son epouse.
C. -La Soehte (l Kompass» declare reeourir au
Tribunal fMeral eontre ee prononce, concluant a ce que
la poursuite soit
declaree valable. A l'appui de cette
eonclusion elle expose que la Soeiete «Kompass» et
daIlle Weiner sont des sujets autrichiens; l'acte de
pret invoque a He passe en Autriehe. Le droit mate-
riel suisse n'est done pas eu jeu. Le regime legal
autrichien etant la separation de biens, le mari
Weiner
n'est pas intervenu a l'acte ; celui-ci ne porte
que la
signawe de dame \Veiner. C'est pourquoi la
SM «Kompass» a dirige la poursuite contre Ia femme el
non pas contre le mari; elle connaissait le regime matri-
monial des
epoux Wein er et savait que dame Weiner
peut disposer de ses biens et s'engager sans le consen-
tement de son mari. Dn tiers envers lequel dame Weiner
aurait contracte des engagements en Suissc pourrait
invoquer rart. 24 al. 2 ce, en soutenant qu'a son egard
elle est censee etre mariee sous le regime legal srusse de
l'union
des biens, mais dame Weiner elle-meme ne sau-
rait se prevaloir de ee regime fictif envers une personne
en faveur de la quelle elle s'est
engagee valablement en
Autriche sans le consentement de son mari.
Considerant en droit:
Il n'est pas conteste que le regime matrimonial interne
des
epoux Weiner est celui de la separation des biens
und Konkurskainmer. N° 2.
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d'apres lequel le mari n'est pas Ie representant legal
de Ia femm.e. Or, en principe, la question de savoir si
le mari
est le representant legal de la femme au sens
de
l'art. 47 al. 1 er LP est regie par le regime matrimonial
interne, Ia disposition de rart. 47 ayant pour but Ia
sauvegarde des droits
du mari sur les biens matrimo-
niaux (ef. RO vol. 41 III p. 276).
Sans
doute, le tiers vis-ä.-vis duquelles rapports des
epoux sont soumis au regime de l'union des biens, en
vertu duquel le mari represente legalement la femme
peut, s'il ignore le regime interne, faire notifier les actes
de poursuite au mari. Mais lorsqu'il .connalt ee regime
et fait notifier un eommandement de payer a la femme,
en connaissanee de cause, celle-ci ne
peut pas invoquer
le regime qui regle ses rapports avee les tiers et soutenir
qu'en vertu de ee regime son mari est son representant
legal, alors qu'en realite i1 ne rest pas d'apres le regime
interne. C'est done a tort que ies instances eantonales
ont aecueilli les conclusions subsidiaires de dame Weiner,.
la notification du commandement de payer N° 8944,
telle qu'elle a
ete effectuee par l'office des poursuites
de Montreux,
etant regu.liere.
La Chambre des Poursuiles ei des Faillites prononce:
Le recours est admis~ En consequence, la decision
rendue le 18 decembre 1917 par l'autorite cantonale
de
surveillance est annulee et le eommandement de
payer N° 8944, notifie le 20 mars 1917 par l'offiee des
poursuites de Montreux, est maintenu en force.
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