BGE 41 II 425
BGE 41 II 425Bge20.08.1913Originalquelle öffnen →
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Familienrecht. N° 53.
getreten werden, wennrichtigerweise schweizerisches
Recht anwendbar gewesen wäre. Dies ist jedoch nicht _
der Fall. Denn die Vaterschaftsklage unterliegt, weil
familienrechtlicher
Natur (vergl. BGE 39 II S. 499 f.
Erw. 2) dem Rechte desjenigen Staates, in welchem die
Parteien zur Zeit der Schwängerung, bezw. der Geburt,
ihren Wohnsitz hatten, und die Möglichkeit verschiede-
ner Auffassungen ist erst dann gegeben, wenn entweder
der Wohnsitz des Schwängerers und derjenige der Ge-
schwängerten, oder
aber der Wohnsitz zur Zeit der
Schwängerung und derjenige zur Zeit der Niederkunft
auseinanderfallen, was indessen hier nicht zutrifft. Da-
nach könnte Art. 308 ZGB auf die vorliegende Vater-
schaftsklage
nur dann 'anwendbar sein, wenn er als eine
um der öfft:ntlichen Ordnung und Sittlichkeit willen auf-
gestellte Bestimmung aufzufassen wäre. Auch dies ist
jedoch nicht der Fall.
Zwar ist die Verwirkungsfrist des Art. 308 ZGB mate-
rieller, nicht prozessrechtlicher atur. Auch ist zuzu-
geben, dass ihr gesetzgeberisches Motiv gewisse Ver-
wantdschaft hat mit den Gründen, die z. B. im französi·
sehen Recht zum absoluten Verbot der recherche de la
paterniie geführt haben, welch -letzteres zweifellos um
der öffentlichen Ordnung und Sittlichkeit willen aufge-
stellt wurde (vergl. WEISS, Droit international IV S. 60).
Zu jenen Gründen gehört nämlich die Vermeidung der
Beweisschwierigkeiten, die mit allen, auch den rechtzeitig
erhobenen Vaterschaftsklagen verbunden sind,
und diese
sind gewiss
auch bestimmend gewesen für die zeitliche
Begrenzung der Klage. Allein die blosse Begrenzung des
Klagerechts
ist doch mit dem absoluten Verbot nicht
auf eine und dieselbe Linie zu stellen. Sobald einmal die
VaterSChaftsklage als solche zugelassen wird, erscheint
auch die Entgegennahme einer nach ausländischem Recht
zu beurteilenden Klage, die nach inländischem Recht
verspätet wäre, nicht als mit der öffentlichen Ordnung
und Sittlichkeit unvereinbar. Art. 308 ZGB ist daher auf
(
, .
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solche Klagen nicht anwendbar. Die gegenteilige Lösung
würde übrigens
dazu führen, dass die Rechtsstellung der
Matter u.m>6i des; Km«es, dlfrcn emem: in jr€tfi1:dem der An-
spreehel' herbeigeführten Domizilwechsel benachteiligt
werden könnte.
Der Berufungskläger will zwar selbst
für solche Fälle eine Ausnahme zulassen; allein es wäre
nicht tunlich, sie
nur bei besonderem Nachweis der
fraudulösen Domizilverlegung zuzulassen. wenn prin-
zipiell die
Lex tori zuträfe. Eine dem Art. 21 des Ein-·
führungsgesetzes zum deutschen BGB entsprechende
Bestimmung, wonach bei
der Vaterschaftsklage auch in
Fällen sachlicher Anwendung ausländischen Rechts die
Geltendmachung weitergehender Anspruche, als sie
nach
dem inländischen Recht bestehen, unzulässig wäre, ist
in der schweizerischen Gesetzgebung nicht enthalten und
entspricht auch nicht etwa einern allgemeinen Grund-
satze des internationalen
Privatrechts (vergl. ZITELMANN,
Internationales Privatrecht, S. 911 f.).
Demnach
hat das Bundesgericht
erkannt:
Auf die Berufung wird nicht eingetreten.
54. Arret de la IIe seetion civile da. 22 septembre 1915
dans la cause Pellet, defendeur,
contre
Commune de Saint-Livres, demanderesse.
Qualite de la commune d'origine pour conteste l'etat
d'un enfant faussement indique dans l'acte de nalssance
comme ne d 'une de ses ressortissantes. Leg i tim a ti 0 n
pas s i v e de l'individu faussement indiqu come pere
de l'enfant. L' ac t ion e neo nt e s tat Ion d eta t,
sans demande de rectification d'acte de l'etat civil, est
recevable Jorsque la naissance a eu lieu a l'etranger et n'a
He inscrite que dans les registres etrangers. '
Le 31 mai 1912 a Annemasse (Haute-Savoie), Jeanne
Rose, originaire de Ballaigues, non mariee, amis au monde
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Familienrecht. N° 54.
une enfant du sexe feminin. Le 2 juin, Adrien Pellet,
originaire de Saint-Livres et marie a Elisabeth Bisson, a
presente l'enfant a l'officier d'etat-civil d'Annemasse en
declarant qu'elle
etait nre de lui et de son epouse. L'enfant
a He inscrite aux Registres de l'etat-civil d'Annemasse
sous les noms de
Renee-Adrienne-Rose Pellet. Aucune
inscription
a son sujet ne figure dans les Registres d'etat-
civil suisses.
La commune de Saint-Livres a ouvert action devant la
Cour civile du Tribunal cantnnal vaudois al' enfant Renee-
Adrienne-Rose Pellet, a Pellet et a sa femme et a Jeanlle
Rose en concluant a ce qu'il soit prononce que l'enfant
a ete mise au monde par Jeanne Rose et non par dame
Pellet, qu'elle
n'est donc pas la fille legitime ou juridique-
ment illegitime de Pellet, qu'elle n'est pas davantage la
fille de dame Pellet, qu'elle est au contraire fille illegitime
de
Jeanne Rose.
Pellet a
conc1u a liberation.
Par jugement du 28 mai 1915 rendu en contradictoire
contre Pellet
et par defa.ut contre les trois defenderesses,
la Cour civile a admis les conclusions de la demande.
Pellet a recouru en
reforme au Tribunal federal en re-
prenant ses conclusions liberatoires.
Statuant sur ces faits et considerant
eu drtlit:
Le fond de la cause ne fait l'objet d'aucune discms;on
entre parties : il est constant et avoue par le recourant
lui-meme que l'enfant
llee le 31 mai 1912äAnnemasst" est
fille illegitime de
Jeanne Rose et non pas fille legitime
des
epoux Pellet, ainsi que le porte sou acte de naissance.
Les conclusions de
la demande qui tendent a la constata-
tion de ce fait doivellt donc etre admises -a moins que,
pour un des motifs indiques ci-apres, cette demande ne
soit irrecevable en
la forme.
Le
defendeur denie a la Commune demanderesst. la
qualite pour agir. Mais c'est evidemmcnt ä tort. Sans
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doute l'interet qu'elle a a faire prononcer que l'enfant en
question n'est pas la fille de son ressortissant Pellet est
purement eventuel et ne deviendrait actuel que le jour
Oll elle serait appelee a fournir des secours a cette preten-
due bourgeoise de la Commune. Mais, d'apres le CCS, cet
interet eventuel suffit pour permettre a la Commune d'ori-
gine d'intenter l'action en desaveu d'un enfant COllC.(U
avant le mariage (art. 252 a1. 2), d'attaquer la legitima-
tion par mariage subsequent (art. 262) ou la reconnais-
sance
par le pere naturel (art. 306). Par identite de motifs
elle a egalement qualite pour intenter une action tendant
a etablir qu'un enfant indique comme ne d'une de ses
ressortissantes a en realite ete mis au monde par une autre
persollne. Il va saus dire, en effet, que si la Commune
peut faire declarer uuIs des liens de parente en faveur
desquels
il y a au moins une presomption d'existellce re-
sultant soit du mariage, soit de la legitimation, soit de la
recounaissance, elle peut a jorliori faire consta1 er que Je
fait primordial de la naissallce meme a He inexactement
rapporte, l'enfallt n'etaut pas ne de 1a personne indiquee
comme
Maut 5a mere.
Le recourallt ajoute que l'action n'aurait pa du etre
dirigee contI
e lui, car si la Commune ava1 intere1 a faire
rümpre
ll lien de droit public existant entre elle et l'enfant,
dIe 11 'cn avait par contre aUCUl1 a faire rompre le lien de
droit
civil existaut entre l'enfaut et son pere. Mais le re-
eourant oublie que ces deux questions sout in dissoluble-
mCllt unies, le droit de bourgeoisie etaut Ulle consequence
de la filiation: pour denier a l'enfallt la qualite de ressor-
tissallte de la Coulll1une, la demandcresse doit prealable-
meut etablir qu'elle Il'est pas la fille des epoux Pellet; le
defendeur est dOlle interesse au proces non seulement
parce que c'est lui qui a fait
la declaration dont il s'agit de
demontrer
la faussete, mais aussi et surtout parce que
cette demonstration doit avoir pour effet de lui faire
perdre les droits que
la loi confere an pere sur la personne
et les biens de I'enfaut. Ses interets etant aillsi en jeu,
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Familienrecht. N° 54.
c'est avec raison que Ia Commune I'a mis en mesure de
les defendre.
Enfin Ie recourant soutient que l'action introduite est
inconciliable avec
Ie systeme du CCS, car elle telld a une
rectification
d'etat-civil et une teIle action u'est possible
que s'il existe en Suisse une inscription
a rectifier -ce qui
n'est pas Ie cas eH l'espece.
En realite, il He s'agit pas de l'actioll en rectiftcation
des actes de l'etat-civil prevue a l'art. 45 CCS, mais d'unc
action en contestation d'etat. Saus cOllclure a la rectifi-
cation
d'une inscription quelconque, la Commune cle
Saint-Livres se borne ademander au juge de constatcr
Ia faussete de
l'etat attribue a l'ellfant dans SOll acte de
naissance.
Cette action n'est pas pre"Hle expressement
par le Code, mais celui-ci ue renferme pas une enumera-
tion limitative des proces qu'il est pennis d'intcH1er e1,
en ce qui concerne en prticuiier l'actiOll cu COllstatf tiOlt
«< Feststellungsklage I», le Tribunal federal eH a toujours
admis la recevabilite lorsqu'elle
es1 justifiee par up inte-
ret du demandeur (v. entre autre~ RO 7, p. 199,9 p. 10:1-
104, 13 p. 348, 14 p. 369 et p. 718, 31 II p. 387-388, 35 II
p. 379 et sui'.). Or, ainsi qu'on l'a vu ci-dessus, l'illt(:rCt
de la Commune est incontestable et implicitement reCOllllU
par le Code.
La situation serait peut-etre differente si Ia Commulle
avait eu la faculte d'agir directement par 1a voie de l'ar.-
tion en rectification. Dans ce cas on pourrait se demander
si cette voie, parce qu'indiquee par le Code lui-meme,
n'est pas la seule possible et si, vu SOll caractere subsi-
diaire, l'aetion eu simple eonstatation
est recevable
(cf.
RO 35 II p. 742). Mais la Commune etait hOfS d'etat
de proceder d'apres I'art. 45 CCS : en effet Ia llaissance qui
a
eu lieu en France a ete inscrite dans Ies registres franais
et cette inscriptiou n'a pas ete transcrite en Suisse et ne
pourra l'etre, Ie Departement federal s'y opposant a rai-
son de
la faussete de l'inscription originale ; d'ailleur il
est fort douteux qu'on puisse demander Ia rectificatioll
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d'une inscription figurant seulement au Registre B et
qui est une simple copie, sans avoir obtenu au prealable
la rectification de l'inscription originale (v. cependant
F. fM. 1893 II p. 36-37). Ainsi, eu l'absence de toute ins-
cription dans les registres suisses,
un proces en rectifica-
tion etait impossible en Suisse. D'autre part, pour denier
l'interet de Ia presente action en contestation d'etat, on
ne
saurait dire que Ia Commune aurait pu s'adresser aux
tribunaux frauais aux fins de faire proceder a Ia ret 1 i-
fication de l'acte de naissance inscrit dans les registres
franais. D'abord cette circonstance ne serait nullement
determinante
pour juger de Ia recevabilite de l'action
intentee en Suisse
et surtout on doit observer que la
jurisprudence
et Ia doctrine franc;aises sont" unanimes
pour admettre que, si une demullde en rectification d'ull
acte d'etat-civil concernant Ull etranger implique une
question d'etat, Ies tribunaux franc;ais doivent surseoir
a statuer jusqu'a ce que cette question ait ete tranchee
par les tribunaux du pays d'origine (v. Pandectes fran-
C;aises n° 559 s. Actes de l'etat-civil ; DALLoz, Code eivil
annote note 169 sur art. 99; FUZIER-HERMAN, Reper-
toire general du droit franc;ais nOS 1355 et 1356 s. Acte
de l'etat-civil ;
Journal de droit international prive 1901,
p. 571).
Si donc on se refusait a statuer sur les conclusions
prises dans le
proces actuel par Ia Commune demanue-
resse, celle-ci se trouverait dans l'impossibilite d'exereer
son droit, cependant ineontestable,
d'etablir que l'etat
attribue a l'enfant ne correspond pas a Ia realite. Au con-
traire au moyen du jugement suisse qui sera sans autre
executoire en France (v. Journal de droit international
prive, 1888, p. 794
et suiv., et 1889, p. 40 et suiv. et
p. 802-803 ; cf. F. fed. 1893 II p. 36-37), elle obtiendra
la rectifieatiol1 necessaire. Bien loin
d'etre superflu,
comme l'affirme
Ie recourant, le jugemellt qu'elle sollicite
est done indispensable.
430 Obligationenrecht. N° 55. Par ces mohfs, le Tribunal federal prononce: Le re co urs est ecarte et le jugement canton: lest COll- firme. H. OBLIGATIONENRECHT DROIT DES OBLIGATIONS 55. Urteil der I. Zivila.bteilung vom 6. Juni 1916 i. S. Societe genera.le des Pailles da l'Aisne, Klägerin, gegen Gebrüder Benold, Beklagte. Kau f. Oertliche Rechtsanwendung. -Spezieskauf. Haftung des Verkäufers für Mängel: Wegbedingung der Gewährs- pflicht im Sinne von OR 199. A. -Durch Urteil vom 20. Oktober 1914 hat das Handelsgericht des Kantons Zürich über die Rechts- begehren : a) der Hauptklage : « 1. Die Beklagten seien verpflichtet, für bereits be- )) zogene Luzerne 1385 Fr. 15' Cts. nebst 5 % Zins vom ) 1. September 1913 an zu bezahlen. « 2. Die Beklagten seien verpflichtet, weitere 4 Wagen ) Luzerne und 5 Wagen Klee in gepressten Ballen zum ) Preise von 65 Fr. per 1000 Kilos zu beziehen und da- ) für 4387 Fr. 50 Cts. nebst Zins zu 5 % seit 6. September I) 1913 zu bezahlen. « 3. Die Beklagten seien verpflichtet, der Klägerin )) 465 Fr. gehabte Lagerspesen usw. zu vergüten. I) b) der Widerklage: « 1. Die Forderung der Beklagten, für welche der Obligationenrecht. No 55. 431 11 Audienzrichter des Bezirksgerichts Zürich unterm I) 7. Oktober 1913 im Betrage von 1604 Fr. 20 Cts. nebst I) 6 % Zins seit dem 20. August 1913, 14 Fr. 70 Cts. »Protest-und Retourspesen, 3 Fr. 20 Cts. Provision, ~} die Betreibungs-und Rechtsöffnungskosten und 15 Fr. ~> Entschädigung für Umtriebe provisorische Rechts- » öffnung erteilt hat, sei gerichtlich abzuerkennen. « 2. « 3. erkannt: « 1. Die Klage wird abgewiesen. {( 2. Von der Forderung laut Betreibung N° 11,199, für » die der Audienzrichter des Bezirksgerichts Zürich unterm » 7. Oktober 1913 provisorische Rechtsöffnung erteilt hat, I) wird ein Betrag von 502 Fr. 39 Cts. gerichtlich aber- ~> kannt; im übrigen wird die Widerklage verworfen. I) B. -Gegen dieses Urteil hat die Klägerin rechtzeitig die Berufung an das Bundesgericht ergriffen mit den Anträgen: « 1. Es sei die Klage der Klägerin und Widerbeklagten in vollem Umfange zu schützen und daher die Gegen- partei verpflichtet, zu bezahlen :
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