BGE 41 I 445
BGE 41 I 445Bge06.02.1915Originalquelle öffnen →
Staatsrecht. Er beschwert sich wegen Verletzung des Art. 59 BV: Die Rekursbeklagte mache gegen ihn einen persönlichen Anspruch geltend. Er wohne aber in Morges. Die Schaff- hauser Gerichte seien daher nicht zuständig, über den erwähnten streitigen Anspruch zu urteilen. Hiezu seien einzig die waadtländischen Gerichte kompetent. Das Bundesgericht zieht in Erwägung:
met du 5 novembre 1915 dans la cause Speckner contre Societe de construction des Batignolles. La mesure pr~liminaire prevue a rart. 204, al. 2. CO, pour les ventes a distance, constitue un simple acte proba- toire auquel la garantie de l' art. 59 CF ne s'applique pas. L' art. 204 et 2 CO institue un for particulier, le forum rei sitae, qui l'emporte sur le for du domicile prevu a l'art. 59 CF. A.. -A la requete de la Societe de construction des Batignolles, a Brigue, le Juge instructeur du district de Brigue a eite, le 1 er octobre 1915, A. Bourquin et Henri Speckner, negociants en automobiles, a Geneve. a com- paraitre devant lui, a la maison communale de Brigue, )e 150ctobre 1915. L' exploit porte en resurne : Ensuite de l'offre d'un sieur Bourquin, a Geneve, le representant de la Societe de construction s'est rendu dans cette ville et a conclu avec Speckner, mandataire de Bourquin, l'achat d'un-camion-automobile. Ayant constate que le camion etait inutilisable, la Societe des Batignolles a vainement adresse des reclamations tant a Bourquin qu'a Speckner. En consequence, la requerante « se voit obligee de faire constater par des experts l'etat
) defectueux du camion vendu et le fait que les recla-
446 Staatsrecht. }} mations de la Societe des Batignolles sur les defectuo- » sites du camion en question sont completement fon- » dees. »Et la Societe coneIut: « Pour faire proceder ä ) Ia nomination de ces experts, vous etes cites ä compa- }} raitre par devant nous ... » B. -Speckner a forme contre cette citation un re- cours de droit publie aupres du Tribunal federal. 11 ex- pose: 11 s'agit d'une action civile en resiliation de contrat et dommages-interets. La mesure preparatoire consistant eu une expertise fait partie integrante de la reclamation civile en matiere personnelle et mobiliere. Elle ne peut elre faHe ailleurs que devant la juridiction du domicile du recourant, soit ä Geneve. Le recourant ajoute qu'il est solvable. Il conclut ä l'annulation de la citation attaquee comme constituant une .violation de l'art. 59 eonst. fed. e. -La Soeiete de construction des BatiguolIes, dans sa reponse au recours, recounait qu' elle doit inten- ter l'action en dommages-interets devant le juge du do- mi eile de SpecImer, mais elle alIegue: La citation du 1 er octobre ne constitue pas l' ouverture de I' action en resiliatioll de la vente ou eu dommages-interHs. Il s'agit seulement de Ja mesure provisoire pre.vue par l'art. 204 CO pour les ventes ä distanee. La eonstatation de l'etat de la chose vendue doit necessairement avoir Heu ä l' en- droit ou l'objet se trouve. Cette expertise, faite a titre de preuve ä futur, n' enieve nullement au recourant le droit de requerir d'autres expertises au cours du proces. L'artiele 270 Cpe valaisan dispose que (I l'inspection (de l'objet litigieux) se fera par des experts nommes d'office, apres avoir entendu les parties sur ce ehoix.» Les eon- clusions de l' exploit montrent que la citation vise unique- ment la nomination de ces experts. En consequence. Ia Societe des Batignolles conelut au rejet du reeours. Statuant sur ces faits et considerallt endroit: A. premiere vue, la rMaction de l' expioit du 1 er octo- Gerichtsstand. Ne 64. 447 bre 1915 peut preter ä Ia confusion et 1'0n comprend que le recourant ait interprete la citation en nomination d'experts dans Ie sens d'une reclamation faisant partie integrante de l'action en resiliation de Ia vente et en dommages-interets. UI) examen plus attentif de l'exploit, puis surtout les explications fournies dans la reponse au recours, montrent toutefois qu'il s'agit uniquement de la mesure provisionnelle prevue a rart. 204 CO. D'apres cette disposition, visant Ia vente a distance, l'acheteur est tenu de faire constater regulierement et sans retard l'etat de Ia chose vendue qu'il pretend defectueuse. Cette mesure preliminaire,. ordonnee par Ja loi et destinee a etablir un etat de fait pouvant servir de preuve ä futur, , constitue non pas une (, reclamation personnelle )} au sens de l'art. 59 const. fed., mais un simple acte proba- toire auquel Ia garantie constitutionnelle ne s' applique pas. (Cf. RO t,'j p. 50 et, au sujet du caractere et du but de cette verification, OSER, commentaire du CO, art. 204, note V; SCHNEIDER et FICK, commentaire du CO, art. 204, note 13 et suiv.; cf. aussi BURCKHARDT, ad. art 59 const. fed., p. 613). Le recours doit des 10rs eLre ecarte par ce motif deja. Il convient de remarquer, eu outre, que la mesure pro- visiollllelle prevue ,a I'art. 20 i 1, al. 2, CO, doit pouvoir etre ordonnee par le juge du lieu OU l'objet est situe, car c'est a cet endroit seulement que, dans Ia vente a dis- tance, la cOllstatation de l'etat de la chose, lors de sa re- ception, poun'a se faire conformement a la prescription de la loi (cl. RO 21 p. 870; 26 II p. 793 et suiv., cons. 3 et 4). II faut donc admettre que Ie legislateur fMeral, eu ordonnant Ia verificatiou reguliere et sans retard de la chose expediee d'un autre lieu, a tranche lui-meme implicitement la question de competence en faveur du juge du forum rei sitae. Et ee for par~icu1ier, institue par le legislateur federal en vertu du pouvoir que Iui a con- fere I'art. 64 const. fed., doit etre considere comme vala- ble pour tout le territoire de la Confcderation ; il a rem-
Staatsrecht.
place les fors qui ont pu exister -anterieurement (cf.
SCHOLLENBERGER, Bundesverfassung, ad art. 59, p. 433).
En revanche, il va de soi que l'action en resiliation de
la vent~ et en dommages-interets devra etre portee de-
vnt le juge Art. 23, 24 ZGB. Blosse tatsächliche Auf-
gabe des bISherIgen Wohnortes oder Erwerb eines neuen
Wohnu domicile du defendeur, ainsi que Ia So-
mete
des BatJgnolles le reconnait d'ailleurs dans sa re-.
ponse au recours.
Par ces motifs,
le Tribunal
federal
prononce:
Le recours est ecarte.
65. tTrteilvom 12. November 1915
i. S. Abegg gegen Vollmer und Appella.tionsgericht
Basel-Stadt.
Inkompetenz des BG zur Beurteilung der Frage ob der in
nd des Wohnsitzes der KJagepartei zur Zeit der Ge-
burt n:It Art. 59 BV vereinbar sei. Voraussetzungen des
WOhnSItzes. nacrt. 312 ZGB für die Vaterschaftsklage vorgeehene Ge-
rlchtsstitzes i. .S. der letzeren Vorschrift. Ob die Klägerin
z?r Zelt der NIederkunft m er Schweiz einen Wohnsitz im
nn vo Art: 312 gehabt habe, beantwortet sich auch
fur Auslandermnen ausschIiesslich nach schweizerischem
Recht.
A. -Cristine yollmer von Dornhan, Württemberg,
geb. 1885 übte
seIt dem Jahre 1909 in Basel den Beruf
einer Kellnerin aus.
Sie unterhielt während dieser Zeit
intime Beziehungen zu dem heutigen Rekurrenten, dem
tudenten der Chemie Edwin Abegg, die im Jahre 1913
ihre Schwangerschaft zur Folge hatten.
Am 4. Dezember
1913 reiste sie zu ihrer
Schwester nach Genf um dort
ihrer Niederkunft entgegenzusehen. In Basel' hatte sie
Gerichtsstand. No 65.
sich im gleichen Monat abgemeldet, ihre Schriften aber
nicht zurückgezogen, weil sie wieder
. dorthin. zurück-
kehren wollte. Nachdem sie sich kurze Zeit in Genf auf.,
gehalten, kam sie auf den Gedanken, die Niederkunft in .
Dornban bei ihren Eltern abzuwarten. Demgemäss be-
gab sie sich im Januar 1914 dorthin und gebar am 9. Fe-
bruar 1914 den Knaben Edwin Vollmer. Einige Zeit nach-
her -nach ihrer Angabe Ende April 1914 -kehrte sie
nach Basel zurück,
wo sie ihr früheres Logis und ihre
frühere
Stellung im Restaurant zum « Kardinal 0 wieder
bezog. Am 8. Februar
1915 machte sie beim dortigen
Zivilgericht gegen den Rekurrenten eine
Vaterschafts-
klage, gerichtet auf Ersatz der Entbindungskosten und
der Unterhaltskosten während vier Wochen vor und nach
der Geburt, sowie auf Zablung eines monatlichen
Unter-
haltsbeitrages von 35 Fr. für das Kind, das als zweiter
Kläger auftrat, anhängig. Der Beklagte, der am 6.
Fe-
bruar 1915, zwei Tage vor der Klageanhebung, von Ba-
sel nach Horgen übergesiedelt war, bestritt die Zustän-
digkeit der baslerischen Gerichte. Das Zivilgericht er-
klärte sich jedoch durch Urteil vom 15. Juni 1915 mit
nachstehender Begründung für zuständig:
« Es steht fest und wird auch von der Klägerin zuge-
geben, dass der Wohnort des Beklagten als
Kompetenz-
grund
ausser Betracht fällt, da der Beklagte bereits am
6. Februar 1915, d. h. zwei Tage vor der Erhebung der
Klage, in Horgen einen neuen Wohnsitz begründet
hat.
Es fragt sich also nur noch, ob für die vorliegende Klage
der hiesige Wohnsitz der Klagpartei zur Zeit der Geburt
die Kompetenz des hiesigen Gerichtes begründet gemäss
ZGB 312 und ZPO § 8. Dies ist zu bejahen. Wohl hat
die Klägerin 1 durch Verlassen ihrer Stelle und vVohnung
in Basel im Dezember 1913 tatsächlich ihren Wohnsitz
hier aufgegeben, aber sie
hat bis zu ihrer Rückkehr nach
Basel im April 1914 nirgends einen neuen Wohnsitz be-
gründet, sodass der alte hiesige Wohnsitz gemäss der ge-
setzlichen Fiktion von ZGB
24 als rechtlich weiterbe-
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