BGE 40 II 289
BGE 40 II 289Bge14.05.1914Originalquelle öffnen →
288 Markenschutz. N° 50. die Unzulässigkeit der angefochtenen Marke gegeben (vergl. KOHLER, Warenzeichenrecht S. 163 Ziff.2, S. 164 Ziff. 4). Dass der Nachweis wirklicher Verwechslungen fehlt, tut nichts zur Sache. Der Richter hat bei der Prüfung, ob eine Verwechslungsgefahr vorliege, vor allem auf die allgemeine Lebenserfahrung abzustellen (vergl. den erwähnten Bundesgerichtsentscheid a. a. 0.). Nach diesen Ausführungen erweist sich die angefoch- tene Marke als nichtig. Zwar hat die Klägerin nicht ausdrücklich auf Nichtigerklärung angetragen, aber dieser Antrag muss als in ihrem Klagebegehren auf Untersagung der weitern Benützung der Marke und auf Verpflichtung zur Löschung inbegriffen gelten, was auch heute nicht mehr bestritten wurde. Die Berufung ist daher abzu- weisen. 5. -Auch die Anschlussberufung kann nicht geschützt werden: Die Klägerin hat keinen gesetzlichen Anspruch gegen- über der Beklagten darauf, dass diese die Löschung der nichtigen Marke selbst herbeiführe. Wenn der Art. 34 MSchG bestimmt, dass das Amt die Marke ({ gegen Vor- weisung» des rechtskräftigen Urteils. lösche, so wird damit der obsiegende Kläg.er berechtigt erklärt, die Löschung auf Grund des Urteilstitels als eine zur Voll- streckung des Urteils gehörende Massnahme zu verlangen; nicht aber ergibt sich daraus eine Verpflichtung des In- habers der ungültigen Marke, deren Löschung selbst zu erwirken. Von keiner Erheblichkeit für diesen Streitpunkt ist die von der Klägerin aufgeworfene Frage, welcher Partei die Kosten jener Exekutiol1smassnahme obliegen. Auch das Begehren um Veröffentlichung des Urteils rechtfertigt sich nach der Sachlage nicht. Es lässt sich nicht annehmen, dass die Unklarheit, die der bisherige Gebrauch der angefochtenen Marke hinsichtlich der klägerischen Warenzeichen geschaffen haben mochte, ohne besondere Gegenmassregeln weiterdauere und nicht schon durch das Verschwinden der nichtigen Marke im Prozessrecht. N° 51. 289 Verkehr und die amtliche Bekanntmachung ihrer Lö- schung gehoben werde (vergl. BE 33 II S. 671 und 35 11 S. 430). Der Antrag endlich auf Abänderung des vorinstanz- lichen Kostel1dispositivs betrifft ausschliesslich die An- wendung kantonalen Prozessrechtes. Demnach hat das Bundesgericht erkannt: Die Berufung und die Anschlussberufung werden ab- gewiesen und das angefochtene Urteil des Zivilgerichts Basel-Stadt wird in allen Teilen bestätigt. VII. PROZESSRECHT PROCEDURE 51. Arret de 1a IIe section oivile du a7 mai 1914 dans la cause Societe du Noble Jeu de cible da St-Kaurice contre CFF. Demande en reparation du domrnage cause a une Societe de tir par l'installation d'un depot de locomotives a proximite de Ia ligne de Ur. -Procedure d'expropriation. Tribu- naux ordinaires incompHents. La demanderesse est proprietaire, a proximite de la gare de Saint-Maurice, d'un immeuble sur lequel elle a ius- talle un stand et une ligne de tir. En 1902, 10rs de l'agran- dissement de la gare de Saint-Maurice elle est intervenue dans l'enquete et a fait la declaration de droits suivante : ({ L~ plan d'extension de la gare prevoyant la construc- tion d'une rotonde-depOt a proximite du stand ..... et cette constrnction devant porter un grand prejudice soit au bätiment soit a la ligne de tir, la Socieie vous prie de prendre note de ses reserves au sujet du tort et dom- mage causes. Elle reserve tous ses droits et moyens quant a !'indemnite et a la reparation du prejudice qu'elle aura
2!Ki
Prozessrecht. N° 51.
a rldamer. » La Commission d'estimation a donne acte
de ses
resprves a la Socie1e « pour valoir ce qUt de droit.
seI on ce qu'il en adviendra par les proje-ts des CFF. »
En 1910 la Societe a ouvert action aux CFF en con-
cluant
au paiement de 27 168 fr. 50, subsidiairement de
10
000 fr. Elle pretend que depuis l'installation de la
rotonde des locomotives a proximite immediate de la ligne
de tir, celle-ci
est devenu inutilisable a cause de la fumee
des loeomotives. Elle invoque r art. 684 CCS et la loi
federale du 23 decembre 1872 sur l'etablissement des
chemins de fer.
Les
CFF sans contester la competenee' des tribunaux
ordinaires, ont eonclu
a liberation. Confirmant le juge-
ment de premiere instanee le Tribunal cantonal a eearte
les conclusions de la demande par le motif que le fait
invoque ne eonstitue pas un
exees au sens de I' art. 684
CCS.
La Societe a reeouru en reforme en reprenant ses con~
clusions et en demandant subsidiairement, pour le cas
ou le Tribunal federal estimerait applicable la procedure
d'expropriation, qu'il renvoie la cause a la Commission
federale d'estimation qui prononcera en meme temps sur
les frais.
Statuant sur ces faits et considerant
en droit:
Ainsi que le Tribunal federall'a decide en jurisprudence
constante
(RO 31 I p. 694-695, 36 I p. 627 et notamment
arret du 14 mai 1914 dans la cause Hibbert et eonsorts
c. CFF), les demandes
tendant a 1a reparation d'un dom-
mage qui est la eonsequence necessaire ou
du moins diffici-
lement evitable de la construction ou de l'exploitation
d'une entreprise au benefice du droit d'expropriation
en vertu de la loi federale du 1 er mai 1850 doivent etre
presentees
suivant les formes de la procedure d' expropria-
tion
et ce sont es commissions d'estimation qui sont com-
petentes pour
statuer a leur sujet. Peu importe qu'il ne
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s'agisse pas d'une expropriation au sens striet naux
ne pouvant pas etre couverte par i'accord des partles.
Par ces motifs.
le Tribunal
federal
prononce:
Il n'est pas entre en matiere sur le recours.
AS .w 11 -i914u mot,
mais bien de
la constitution d'une sorte de servltude .de
droit public en vertu de laquelle l'entrepriseest soustrrute
aux obligations resultant du droit de voisinage:. dans
run comme dans l'autre cas on a a faire a une attemte a
la propriete privee et la procedure d' expropriation qui
est prevue
a l'egard, non seulement dutransfert de
droits, mais aussi de ({ toute limitation ou' restrietion de
droits
» (art. 1 a1. 2) est applicable. n en serait naturee
ment autrement si le domrnage n'Hait pas en relation
avec les
necessites de l' entreprise publique; dans ce cas
les rapports entre les parties releveraient du droit rive
et les Tribunaux ordinaires seraient competents. MaIS en
l'espece il est manifeste que le prejudic dont. se. plaint
la demanderesse est la consequence de I explOItatIOn des
CFF et la recourante doit donc etre renvoyee a faire
valoir ses droits dans la procedure d'expropriation. Par
contre le Tribunal federal ne saurait saisir directement
de la cause la commission d'estimation ainsi que le de-
mande
la recourante ä titre subsidiaire; c' est a elle qu'il
appartient d'entamer
la procedure qu'elle aurait du adop-
ter des le debut. Enfin, le fait que les CFF n'ont pas con-
teste la competence des tribunaux ordinaires est indiffe-
rent, l'incompetence ratione materiae de ces trib
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