90 A. Oberste Zivilfierichtsinslanz. -I. MateriellrechUiche Kntscheiduncen.
entgegen. unb e ift b(lnet bie Strage in tneifJuug biefer Ufebe
onue tlbernrüfunll Wret tlUltetielIett smürbiguug. auf ber bai or
inftClU3Itd)e Urteil betuijt. aßauroeifen; -
edannt:
: )ie emfung ber ena9ten wirb gutgeneiöen unb b Urteil
be aünfd)en anbelßgerld) uom 20. ,3uui 1911 bnin aß"
geQubert. bI'lU bie St age aßgewtefen lUirb.
16. Arrit c1111
er
mars 1919 dans la cause Gimmi, dem. et rec.,
contre Compagnie c111 ehemin c1e fer Kartigny-Dh telarc1,
def. ee int.
Oontrat da pubBclte. -Lorsque l'offre eerite qui doit servir
de base
a un contrat da publieite prevoit le choix par le pre-
neur d'annonces des catalogues d'hotels dans lesquels iI veut
faire
paraltre aa reclame, Ie contrat ne saurait .Ure considere
comme conelu tant que ce choix n'a pas et6 fait (art. 1 CO).
Commet une erreur essentielle au sens de l'art. 19 eh. 40 CO,
la partie qui croit souscril:e a une page d'annonce au prix
unique de 50 fr. alors que son eo-contractant entend reclamer
le prix da 50 fr. pour chaque eatalogue different dans lequella
reelame doit paraftre.
Cette erreur n'astreint pas son aliteur a des dommages-internts
envers son co-contractant lorsque celui-ei a dft la connaltre au
moment de conelure. (Art. 2800).
A. -En juin 1908, la Oie du eh emin de fer de Martigny
au
Chätelard re(jut de Walther Gimmi, maison d'edition et de
publicit6 a Baden (Suisse), une circulaire hectographine l'in-
vitant 8. publier des anuonces dans un catalogue qu'elle se
proposait
d'editer pour des bibliotheques d'hOtels. Cette cir-
eulaire contenait le passage suivant: .... nos prix, savoir
50 fr. par page entiere, 35 fr. par demi page, 25 fr. par
,. quart de page, et pour chaque hOtel snparement, nous
semblent peu Ievns .... Vous trouverez d'autre part une
,. liste des hOtels .. : .. Oll chaque intnress pourra choisir ce
qui Iui convient le mieux.
3. Obliptionenrecht. N0 16.
La Compagnie examina et annota la circulaire. Par lettre
du 27 juin elle refusa l'otfre. La maison de Baden envoya
alors son
reprnsentant Stoeker-Miehaud ä la Compagnie, qui
se
dncida a sousenre une page d'annonce. Le 14 juillet, elle
adressa 8. Gimmi la lettre suivante: Donnant suite au
" otfres qne nous a faites votre reprnsentant M. Stocker-
,. Michaud, nous vous informons que nous sommes dispos
,. 8. prendre une page 8. raison de 50 fr. dans votre cata-
logue. Cependant notre budget de publicit tant puise
pour eette annee, il est bien entendu que nous reportons
" la dite somme sur l'annee 1909. Sous peu nous vous adres-
,. serons le texte ainsi que le ruche 8. publier. Gimmi
accusa . rnception de cette lettre le 19 juillet en confirmant
l'ordre de
publicit6 re(ju.
Une annne plus tard, soit le 29 aotit 1909, apres un
oohange de lettres concemant le texte et le ruche de l'an-
nonce, Gimmi informe la Compagnie que les catalogues ont
paru pour
a hOtels et qu'ils ont te expndies, ce qui fait
4000 fr. 8. raison de 50 fr. pour le catalogue de ehaque hO-
tel. An reliu de cette lettre, la Compaguie ttnIegraphia 8.
Gimmi de suspendre l'insertion dans d'autres catalogues.
Le 2 septembre elle confirma son t6legramme par une lettre
dans Iaquelle
eUe manifeste sa surprise de ce que l'annonce
souscrite par elle Iui soit
facturne 4000 fr., alors que son in-
tention, ressortant' de sa lettre du 14 juillet 1908, etait de
prendre la dite annonce au prix de
50 fr., payable en 1909.
B. -Les parties n'ayant pu s'entendre, Gimmi a assi-
gn , en avril 1910, la Compagnie du Martiguy-Ch8.telard de-
vant le Tribunal de
Ire instance de Geneve en paiement de
c la somme de 4000 fr. ou ce que justice connaitra 8. titre
soit de prestation convenue soit de
dommages-intnr ts ".
La dnfenderesse a conclu a liberation des fins de la de-
mande en reconnaissant devoir la somme de 50 fr.
C. -Le Tribunal de premiere instance a carte 1
demande par jugement du 7 fnvrier 1911 et a dnclare c sa-
tisfactoire l'ofire de la Compagnie de payer Ia somme de
50 fr.
92 A. Oberste Zivilgerichtsinstanz. -I. Materiel1rechtllche Entscheidunren.
Sor appel du demandeur, la Cour de Justice civile du can-
ton de Geneve a confirme la decision des premiers juges par
arrnt du 16 deeembre 1911.
D. -Le demandeor a recouru en temps utile au Tribu-
nal federal contre ce prononce en reprenant ses conclusions
originaires.
Subsidiairement il a conclu au renvoi de la cause
devant l'instance cantonale pour
l'administration de la preuve
qu'il
avait offerte tendant ä. demontrer qu'il a insere la ra-
clame en question dans le catalogue de a hOtels, qu'a l'ex-
ception d'un client tous ont paya sans reclamation aueune le
prix convenu
et que pour lui la perte des 4000 fr. dus par la
defenderesse represente un
defieit net de mnme importan ce.
La defenderesse a concIu ä. l'irrecevabilita du recours et ä.
son rejet comme mal fonde. .
Statuant sur ces aits et considerant en droit :
- --La defenderesse ayant reconnu devoir la somme de
50 fr., Ja valeur litigieuse monte ä. 3950 fr,; c'est donc la
procedure
ecrite qui est applicable en l'espeee.
TI est de jurisprudence constante du Tribunal federal que
le recourant peut combiner dans une seule et meme eeriture
la declaration de recours et Ie memoire motive prevus par Ia
loi (art. 67
OJF). Le fait que leidemandeur n'a pas produit
deux
pieces separees n'est done pas de nature a. rendre son
reeours irreeevable
(v. entre autres Arrets, 33 II p. 84
cons. 1). 11 en est de meme du fait que le demandeur n'in-
dique que tres sommairement les moyens juridiques invo-
quas. Ces moyens apparaissent eomme suffisants poor per-
mettre
ä. la partie adverse et 'au Tribunal federal de se ren-
dre compte des motifs pour lesquels l'arret cantonal est atta-
que
(v. FAVEY, Conditions du recours de droit civil au Tribu-
nal ederal, p. 9 et suiv. et les arrnts citl!s).
- -Au fond, il y a lieu de conmmer la decision de la
Cour de Justiee civile. En effet, on doit admettre que le eon-
trat n'a pas ete conelu sor Ia base de la circulaire du da-
mandeur. Cette circulaire prevoit le choix par le preneur
d'annonces des
hOtels dans le eatalogue desquels il nut
faire inserer 8a reelame. La defenderesse n'a pas fait ce
- Obligationenrecht. N0 16.
choix. Un aceord n'est done pas intervenu entre les parties
sur la base de
la circulaire. D'autre pa.rt, il ressort de la
lettre du 27 juin 1908 (Dossier du demandeur IV n° 9) que
Ja defenderesse a refuse l'offre du demandeur ( notre bud-
get de publicite etant epuise, nous ne pouvons donner suite
a. votre demande:)). Le demandeur etant alors revenu a la
charge en envoyant Bon representant a la defeuderesse,
celle-ei s' est deeidee a. faire une commande. Les conditions
dans lesquelles eet arrangement oral a
ete conclu ne res-
sortent pas du dossier. On en est reduit ä. 1a lettre du
14 juillet 1908 de laquelle il resulte elairement que la defen.
deresse n'a voulu s'engager qu'au paiement d'une somme
unique de
50 fr. Si donc on fait abstraction de la eirculaire,
la demande doit
etre eeartee comme mal fondee.
Au reste, les conclusions du demandeur ne sauraient etre
aeeueillies meme si 1'0n admet que la lettre du 14 juillet
coustitue la reponse ä. l'offre eontenue dans 1a eirculaire de
juin
1908. En effet, il appert de la lettre du 14 juillet, ainsi
que des annotations figurant au bas de la
circulaire que Ja
defenderesse ne voulait pas s'engager a payar une somme
totale superieure
a 50 fr; qu'elle n'a donc pas aceepte fof-
fre telle qu'elle etait formutee dans la circulaire et qll'elle a
fait, de son c6te, une offre nouvelle au demandeur. Ce der-
nier ne pouvait pas se meprendre sur le veritable sens de la
lettre du
14 juillet. Son silenee doit done etre interprete
eomme une aeceptation taeite de l'offre faite par la. defen-
deresse de souserire une page d'annonce au prix unique de
50 fr. Du fait que le demandeur aurait reellement eonsidera
la lettre du 14 juillet comme l'acceptation pure et simple de
sa propre offre, il resulterait en effet qu'aucun aeeord n'.est
intervenu
etqu'aueun eontrat n'a et eonelu entre les partIes.
Enfin il faudrait admettre en tout etat de cause que la
defendenesse s'est trouvee dans une erraur essentielle au mo-
ment de eontracter, etant donne que l'obligationassumee par
elle
est notablement plus etendue qu'elle ne le voulait en rea-
lite
(art. 19 eh. 4° CO) i et I'on ne saorait l'astreindre ä. des
dommages-interets par le motif que I'erreur proviendrait de
" A. Oberste ZivilpriehtsinstaDZ. -I. Materiellreehtliehe IDtacheiduDpD.
sa propre faute, car le demandeur devait eonnaitre l' erreur
dans laquelle se trouvait
Ia defenderesse (art. 23 CO). A eat
.rd, il faut tenir eompte non seuIement du eontenu de la
lettre
du 14 juillet, mm aussi du fait que la defenderesse
n'a
pas cherehe a eonnaitre les Mtels pour lesquels l'annonee
devait parattre. Cette cireonstanee aurait dft :eveiller l'atten-
tion du demandeur, et la bonne foi qui doit presider aux rap-
ports entre parties exigeait qu'il
eherchät a. elucider eette
question.
Quel que
80it done le point da vue auquel on se place, 1
demande apparait eomme denuee da fondement.
Par
ces motifs,
le Tribunal
federal
prononee:
Le recours est ecart6 et l'arrnt de 1 Cour de Justice
eivile du eanton de
Geneve du 16 deeembre 1911 est eon-
firme dans toute son etendue.
17. deif UOlU 8. lUif 1912 in Sad)en
a .. tf k it, Jtl. u. 23er. JtL, gegnn tdaub oJl'cijtotineri'cijer
(aubtoirl'cijaffl. tUo",tu'cijafttu, 23etL u. ebenfaUß 23er. Jtt
Vereinbarung einer Konventionalstrafe für verspätete .(ustühl'ung
eines Werkvertrages. Einreden d!is Stmtschuldnel'saus Art. 181 aOR:
Angebliche Unsittlichkeit deI' Strafklau,sel im Sinne des Art. 17
aOR, speziell auch wegen der Stl'uthöhe, -Verschulden
des S t l' at glält b i gers an der verspäteten Vel'tragsertüllltng. -
H
Ö her e Ge wal t: Begriff; Stellnng des S t r ei k s hiezu. -
Richterliche Herabsetzung der Strafe (Art. 182 aOR).
md 1Sunbcßgetid)t Clt
ü erfolgenbeß StreUuer9liUnis:
A. -murd) mertra )om 24. ,Suni 1907 at ber beflilgte
merbanb oftfd)roei3erifd)er Ictnbroirtfd)aftUd)er enoffenfd)ilften
bie rbeiten in nrmiertem 1Seton für feinen 23ilU eineß neuen
3. OblipnoDeDreeht. NO t7,
ger "ufei in IDintertijut, mit beffen ituns er bd rd)itdtur ..
buteClu 3uug : ribler (fnäter 1mbler k mölfi) btfeffift 6ett'ilUt
e, bet ,relägerin, lIer ufirmCl %aure k ie in .Bürid) unb
tftetten, um ben eii bon 149,663 . 60. ti übertrClgen. ?Rad)
7 biefei mertrClgei folIte bd e äube bii 13. Ofto6et' 1907
aum ufrid)ten bereit fein, unb UbOt' atte fid) ber Ü6et'ne9mer
bet etOUlU eiten mit bemjenigen ber ilUrera:r eiten ini in"
uemnmen AU f n, um biefem leiteren bie inija:ltung jenei
ermini unb bie fteti ungeijinberte meitant'un9 feiner l' eiten
au etmöglid)en. .
3n UOl'6enilltener rgänaung biefer mertt'ilgi6eftimmung ift fo"
bann in einem matrilginlld)tt'Clge ber Ilrteien bom 28. ,3uni 1907
u. il. nod) ber h6eitJ6eginn auf ben 22. 3uU 1907 feftgefeit
unb ferner eine AotU entioncdftrilfe I)on je lJr. 700 füt' bie afte
unb AU;)eUe mod)e, ' on 1400 %r. für bie brUte mod)e unb. bon
2000 . für' jebe ",eitere mod)e merf /itung her r6eiten , er::
ein ilrt morben.
imblid) 9Clben bie Cldeien tm 8. uember 1907 auf runb
her einlettenben ertftenung, betfJ nCld) bem biJ9erigen metl tuf ber
' on ber Stlligerin übernommenen 18etonClrbeiten ilUf bie 8of(en
bung bei !Jto9baueß Uor inbrud) beß minteri nid)t me9r ge ..
red)net ",erben fönne, nod) eine ",eitere merein ilrung ",efentlid)
folgenben ,3n9illtei getroffen:
"mie Unterne9mer I)ernflid)ten ftd) freiroillig unb 09ne m:n
"fnrud) (tuf irgen'onield)e ntfd)/i'oigung, aUe Sd)unm(tfJregeIn fo
IIfort loraubereiten unb 11m 23ilU (il' liereitau9alt:n, betmit bei
,, intreten lon ljroft oie in ben (eiten I) llgfJl efltellten 23eton
"unb rolllurerarbeiten gegen Jtafte ge!id)eti ",erben - 6betfung
"mit Stro . egen mäffe unb Sd)nee ift baß gilnAe ebäube
"mittelft 23rettern uno ild)pil e fo abau'oecten, bafJ eine .
"lUäfferung nad) Ilufien erfolgen !ann. ..... Jtllnn j'id) 'oie 23llu"
,, errin rei . beren liClu eiten'oe m:rd)itetten mit ber Unterne9mung
"über bie nötigen d)uim(tfiregeln ,., nid)t )erj'iä.nbigen, fu ",erben
"bie ftreitigen unfte burd) einen erten, il ß weld er S)en
,, rofeffor Snüle ilm olnted)nifum in .8ürid) in ußjlcfJt ge
nommen ",irb enbgültig erlebigt. .l8eibe arteien erffaren, pd)
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"feinen norbnungen un6ebingt au untetaie9en".... u bte