Art. 350 CO; contractor liability and accident-insurance exclusion for fault of the establishment head; causation and civil court review despite criminal acquittal and administrative approval. Where a collapse is attributable to an excessive load imposed by the owner on a structure built according to the owner's own plans, the contractor incurs no liability absent breach of contract or fault. The Federal Tribunal is bound by cantonal factual findings on causation unless they are unsupported by the record. A criminal acquittal for negligent homicide and an administrative authorization to operate do not preclude the civil court from independently assessing fault. A policy clause excluding accidents caused by the establishment head applies where the owner’s conduct amounts to grave fault (consid. 1-3).
1% Oberste Zivilgerichtsinstanz. -l. Materiellrechtliche Entscheidungen. Iebiglid) bei.lf)alV aud) für bie 6d)abeni.lurfad)e unb baf)er ben nt. laftungi.lßeweii.l als ),)om eflagtm gereiftet, weil bel' :'Diev nad) bel' 6ad)lage nur burd) bie ::türe, unb nid)t )on auuen f)er ein. gebrungen fein rönne. :'Damit wirb aßer bie faufale ebeutung jenei.l merfd)ulbeni.l bel' Stlägerinnen in red)ti.lirrtümltd)er m:.5eife üßer. fd)änt : wirb üßeriel)en, bau bai.l mufl)ängen bCß 6d)Iüffel 3 3ltlar wol)l jebermann bas eerftef)en bei.l ,3tmmerß edennen laffelt lonnte, bod) nid)t für jebermann erforbetlid) war, um 1f)m biefe Stenntnii.l au ),)erfd)affen. 18ielmef)r war (enterei.l nur für bie bem S)oteI fremben unb mit beHen 18erl)iHtniffm nid)t )ertrauten q3erfonen 'ocr aU. '5ofern bagegen bel' :'Die6 unter bem S)oteI. l'erf oual ober ben äften au fud)en tft, I)ätte er iid), wenn bel' 6d)lüffel nid)t aufgef)ängt gcwcfen würe, lel)r w.ol)l auf anbere m:.5eife, uamentlid) burd) uorl)erige iBeoßud)tung ber Stlägerinnen ultb bci.l mit ber iBeforgung bci.l ,3tmmeri.l ßetrauten q3erfonali.l, ba ).on )crgc 1.Jiffem fiitmen, ba fid) niemanb im ,3hmner aufl)afte. Unb aud) f 0 lute bie '5acf e lag, ßraud)te nid)t notwenbig bu 3 rufl)üngen bci.l 6d)lüffeli.l, f.onbern rennten evenfogut anbere Um ftänbe inm l,lom eeritel)en be 3 ,3immeri.l unterrid)tcn uub 3 1.Jar bCMr er nur be (5d)lüffeI5 alliid)ttg wurbe. mUß biefem runbe liiat lid) aud) bat'auß, baa nur ht biefem eÜtbigen ,3immer gc. ftol)len worben tft, ntd)ti.l für eine faufale irfung i)e mufl ängen bCß '5d)Iüffe ß a6leiten. ad) a11' bem 1)at fomit btefei.l iEorgel)en bel' stlägertnnen, ltleltn ci.l if)nen aud) jum 18erfd)ulben anöured)nelt fein mag, bod) ben eingetretenen (5d)aben ntd)t im gefenlid)en '5inne 11 ),)erurfad t", unb e lUUa bal)er bel' ntIaftungnbeweti.l be 3 eUagten uud) ini oltleU l gefd)ettert gelten. 6. -S)tenad) ift bie StIage l tufid)trid) ber genannten meträge )on 464lJ!., 406 r. unb 6 'iJr. 10 Q:ts. aU3uf:pred)en. ,3um )ornl)erein unßegrünbet fittb bagegen bie orbel1mgen )On 167 r. für lReifeaußfagen be : l emunneß eitf) unb bon 1000 r. wegen lnge6Hd)er efunbl)eitßfd)iibtgung bel' 6etben Stfügerinnetl. ß läat fid) nid)t erfef)en, wiefe bie mnwefenf)elt bei.l l emunneil eitl) iu uöern öur m:.5tebererlangung ber geftol)lenen egcnftiinbe erforber. Ud) ge 1.Jefen ltJäre. Unb bon einer rfa fIid)t be iBeflagten wegen efunbf)eitßfd)äbtgung föunte l)öd)ftClt bann He (Rebe fein, weltn er ober feine eute burd) ud)liifftgfeit bie mu 3tül)rung bCß :'Die6 Berufungsinstanz: 1. Allgemeines Obligationenl'echt. N° 29.
ftal)lil ermöglü'9 t I)iitten, ll.lofür eil an iebem iRud weife fel)lt. bIiC9 fönnen bie stlägertnnen aud) ntd)t bie erMfid)tigultg beß 2lffef ti.onsltlcricß bel' geftof)lenen egcnftänbe )erlangen, wie fte bieß
ur iBegrünbung bel' orberung ),).on 1000 tyr. nod) gertenb mad)en. :Demnad) f)ut ba munbei.lgerid)t erfuunt: vie 'Berufung ltlirb unter muff)evuug be!3 augef.od)tenen UrteUß baf)in gutgel)eiacn, baS bel' iBeffagte bcn Wl:gcrtfd)en f)eleutcn ettf) 464 !. uub ber Stlägertn m:.5ttwc (5d)ncU 406 r., f.o wie ben 6etben stlagnarteien 3ufammcu 6 !. 10 '1iß. für lRenaratur ber cltöfferd)en 5U veaul)len I)at. 29. Arret du 16 juin 1911 dans la cause Antoniatti, dem. et rec., cont1'e Assura.nce mutuelle genavoise contra las a.ccidents et Ca.va.d.ini, der. et int. Contrat de louage d'ouvrage (art. 350 CO). Pretendue res- ponsabilite de l'entt'epreneur (charge de 1a construction d'une tuilerie) pour un accident cause par l'elIondrement partiel du batiment. Absence de responsabilite, l'elIondremeflt -im- putable a 1a charge excessive imposee au plancher elIondre - n'etant pas du a la faute de l'entrepreneur, mais a celle du l11a1- tre (proprietait'e de la tuilerie) qui lui-meme avait fourni les plans de construction. -Constatations de fait, au sujet de la cause de l'accident, Hant le Tribunal federal (appreciation de la valeur probante des opinions d'experts divergentes). -Assu- rance contre les accidents professionnels contractee par le proprietaire de la tuilerie en faveu!' de ses ouvriers dont un fut victime de l'accident. Clause contractuelle excluant toute responsabilite de l'assureur pour les accidents cau- ses par la faute du chef de l'etablissement . Application de cette clause a l'accident en question : faute grave du proprie- taire, admise par le juge civil, nonobstant un jugement penal, acquittant 1e proprietaire du chef d'homicide par imprudence, et une decision adminish'ative autol'isant l'exploitation dans la construction defectueuse.
198 Oberste Zivilgerichtsinstanz. -I. Materiellrechtliche Entscheidungen. A. -Par diverses conventions conclues en 1904 et en 19051es freres Antonietti, a Geneve, ont charge les freres P. et A. Cavadini, entrepreneurs, de la. construction d'une tuHerie. Celle-ci se compose d'une partie centrale en ma- 'ionnerie renfermant les fours, autonr de laqnelle sont dis- poses en plusieurs etages des sechoirs. Ces sechoirs sont constitues par des piliers en brique entre lesquels so nt lan- ces des sommiers portant les poutraisons; celles-ci sont reve- tues d'un plancher et supportent les etageres destinees a recevoir, pour les faire secher, les tuiles fraichement mou- lees. La tuilerie a ete terminee au printemps 1906 et, apres inspection, le Conseil d'Etat en a antorise, le 25 mai 1906, la mise en exploitation. Antonietti freres etaient assures aupres de l' Assurance mutuelle genevoise contre les accidents professionnels pou- vant arriver aleurs ouvriers. L'art. 6 des conditions gene- rales de Ia police porte que : ( L'association n'est aucune- ment responsable des accidents causes par Ia faute du chef d'etablissement on de ses representants autorises. B. -Le 26 fevrier 1906, a 5 h. du soir, alors que des ouvriers etaient occupes a dis pos er des briques fraiches sur les etagel'es du 1 er etage du sechoir, Fun des sommiers s'est brise entrainant l'effondrement d'une partie du plan- cher. L'un des ouvriers, Benjamin Pasian, a ete enseveli sous les decombres et a succombe a l'asphyxie produite par sufIocation. A la suite de cet accident une enquete penale a ete OU- verte contre Antonietti freres et contre Cavadini freres. Tra- duits devant la Cour correctionneUe sous l'inculpation d'ho- micide par imprudence, Hs ont ete acquittes par jugement du 11 septembre 1906. La veuve de Benjamin Pasian a ouvert action a Antonietti freres qui, pal' arret de la Cour de justice civile du 30 mai 1908, ont ete condamnes a lui payer 3200 fr. pour solde, en vertu de la loi sur Ia responsabilite civile des fabricants. Par jugement du 16 mars 1908 le recours d'Antonietti Berufungsinstanz: 1. Allgemeines Obligationenrecht. N' !9.
freres contre l' Assurance mutuelle avait ete reserve. Le 6 juillet 1908 Hs ont appeIe en cause P. et A. Cavadini. Ils ont conclu a ce que tant ceux-ci que l' Assurance mutuelle fus- sent condamnes ales relever et garantir de toutes les con- damnations prononcees contre eux en faveur de veuve Pasian. En outre Hs ont conclu contre l' Assurance mutuelle a 500 fr. de dommages-interets. L' Assurance mutuelle a conclu a liberation par le motif que l'accident serait du a la faute des demandeurs -ce qui, aux termes de l'art. 6 de la police, exonere l'assurance de toute responsabilite. P. et A. Cavadini ont egalemeut conclu a liberation, par le motif que I'accident ne serait pas du a une faute de leur part. En cours de proces, Ginevro Antonietti a repris l'actif et le passif de Antonietti freres et a continue le pro ces en son nom. Le Tribunal de premiere instance a admis les conclusions liberatoires des defendeurs. Ce jugement a ete confirme par la Cour de justice civile le 14 janvier 191t. Ginevro Antonietti a recouru en temps utile au Tribunal federal contre l'arret de la Cour de Justice civile. Statuant sur ces f(tits et considerant en droit :
200 Oberste Zivilgerichtsinstanz. -I. Materiellrechtliche Entscheidungen. D'autre part il est egalement constant que les freres An- tonietti ont ete leurs propres architectes et que c'est d'apres les indications et les plans fournis par eux aux entrepre- neurs Cavadini que ceux-ci ont procede aux travaux de cons- truction de Ia tuilerie. Ces travaux ont d'ailleurs ete execu- Ms conformement aux regles de l'art et si Ia poutraison ne s'est pas trouvee suffisamment solide pour Ia charge qui lui a ete imposee, ce fait n'est pas imputable aux entrepreneurs Ia dimension des poutres ayant e16 donnee par les frere Antonietti et les dMendeurs Cavadini n'ayant pas eu con- naissance de la charge qu'elles auraient a supporter. 2. -Cela etant, il est evident que Ies conclusions prises contre les sieurs Cavadini ne sauraient tre admises, puis- qu'aucune faute, aucune violation de leu1's obligations con- tractuelles ne peut tre relevee a Ia charge des entrepre- neurs. Si mnme on admettait -contrairement a la manie re de voir da I 'instance cantonale -que Ia mauvaise qualite du sommier qui s'est brise a cont1'ibue a causer l'accident cette . ., Clrconstance n'entraine1'ait pas Ia 1'esponsabilite des deren- deurs Cavadini ; en effet il 1'esulte des declarations des experts entendus devant les instances cantonales qu'll s'agis- sait la d'un detaut cache qui ne pouvait tre constate, meme par un homme du metier, avant l'accident. 3. -A l'ega1'd de la Societe defenderesse, les conclusions du demandeur se fondent sur le contrat d'assurance coneIu entre parties. L'assurance a excipe de l'art. 6 des conditions generales de la police qui exclut toute responsabilite de Pas- sociation au cas ou I'accident a ete cause par Ia faute du chef d'etabIissement. On pourrait se demander si cette disposition. est applica- ble chaque fois que l'accident a ete cause par une faute quel- conque, me me Iegere, de l'assure ou si au contraire l'assu- rance n'est exoneree de sa responsabilite qu'en cas de faute ourde de I'assure. En faveur de la premiere solution on peut lllvoquel' les termes tres generaux de l'art. 6 qui ne fait au- cune distinction suivaut le degre de Ia faute commise. La seconde solution serait par contre plus conforme a Ia ten- Berufungsinstanz: 1. Allgemeines Obligationenrecht. No 29.
dan ce actuelle de Ia doctrine, de Ia jurisprudence et de Ia Iegislation (v. notamment: EHREN BERG, Versicherungsrecht I p. 421 et suiv. ; RO 20 p. 912 ; LF sur le contrat d'as- surance du 2 avril 1908, art. 14 et 98). Mais il n'est pas necessaire en l'espece de trancher cette question. En effet la faute commise par les freres Antonietti est suffisamment grave pour qu'en tout etat de cause Hs soient dechus de lems droits contre l'assurance mutuelle. Alors qu'ils ne possedaient pas de connaissances techniques speciales, ils ont cru pouvoir se passer des services d'un architecte et fournir eux-mnmes aux entrepreneurs les plans et les instructions pour une construction qui aurait cepell- dant du etre faite avec d'autant plus de soin qu'elle etait destinee a recevoir des cha1'ges t1'es lourdes. Si donc elle n'a pas eu le degre de solidite necessaire y c'est l'imprevoyauce des freres Antonietti qui en est cause. Eu outre, une fois Ia tuilerie terminee, Hs paraissent ne s'etre occupes en aucune fa'ion de verifiel' Ia force de resistance que Ia poutraison pouvait posseder ; ils lui ont impose une charge que l'expert Fuipins a qualifiee d' absurde et qui devait fatalement amener Ia rupture de la poutraison. Pour etablir qu'ils n'ont pas commis de faute les freres Antonietti invoquent le jugement par lequel la Cour correc- tionnelle les a acquittes du chef d'homicide par imprudence. Mais il est bien evident que le verdict, d'ailleurs non motive, du jury correctionnel ne saurait Her le Tribunalfederal; c'est a tort que le recourant s'appuie sur l'arret renelu dans l'af- faire Berchtold c. Termignoni (RO 26 II p. 168 et suiv.l et soutient que Ie principe de la chose jugee s'oppose a ce que les tribunaux civils examinent a nouveau Ia question de faute clefinitivement tranchee par le juge peDal. Cette theorie est en contradiction manifeste avec Ia jurisprudence constante du Tribunal federal et ne trouve ancun point d'appui dans Farret cite qui s'est borne a declarer que le juge penal sta tue d'une maniere souveraine et definitive sur l'existence et Ia qualification penale de facte incrimine (Ioc. cit. p. t7 4). Le fait qu'avant de commencer l'exploitation de Ia tuile-
20'2 Oberste Zivilgerichtsinstanz. -I. lI1ateriellrechtliche Entscheidungen. rie, Antonietti freres ont solIicite et obtenu les autorisations administratives necessaires est egalement sans intert3t au point de vue de l'appreciation des fautes relevees a leur charge. Le libre examen des tribnnaux n'est pas restreint par les decisions administratives qlli out pu etre rendues et qui d'ailleurs ne touchent pas a la question de savoir si les freres Antonietti ont fait supporter ala poutraison une charge disproportionnee a sa force de resistance. Cette question etant resolue comme il est dit ci-dessus, il s'en sillt que les Jeres Antonietti ont commis une faute lourde qui libere l' As- surance mutuelle genevoise de toute responsabilite a leur egard. Par ces motifs, Le Tribunal federal prononce: Le recours est ecarte et l'amnt de la Cour de jllstice ci- Yile est confirme dans son entier. 30. h1ti( non. 23. 1t1tt 1911 in ad)en U(!djt, ?Betl. u. ?Ber. 5t:L, gegen Jliefet:, 5t:L u. ?Ber. ?BefL Art. 308 OR. Der Anspntch auf verhältnismässigen Naohlass vom Pachtzinse besteM nUT bei landwit tschaftlichen Grundstücken im eigentlichelI, Sinne (die dem Ackerbau oder der Viehzucht dienen); er gilt nicht bei der Pacht eines Seegrundstücks zum Zwecke der Eis- gewinnung. A. - urd) UrteU .lom 28. 3anuar 1911 9at bie L :p))e( lationßfammer bes aürd)erifd)en Dliergeridjts in .lorltegenber treit fad)e erfannt: Ifnas Urteil bes ?Beairtsgerid)ts ,Bürid) L 6tetlung .lom 11. Dtt06er 1910 11.1irb in aUen q3unften lieftätigt." B. - egen biefes UtteU 9at ber ?Beflagte güWg bie ?Berufung an bas ?Bunbeßgerid)t ergriffen mit ben nträgen: s fri bie 5t:lage 9än3lidj a63Uttletfen; e .)enmeU fet fie nur in einem rebujterten etrage 9ut3u9etnen. ßerufunllsinstanz: 1. Allgemeines Obligationenrecht. No 30. C. -,3n bel' geuttgen mernanblung at bel' mertreter bes iSeffagten biefe .?Berufungßanträge erneuert unb bel' mertreter bcs 5t:lägers auf 6ttletfung bel' erufung angetragen. a ?Bunbengeridjt 3te9t iu rttlägung: