10 Oberste Zivilgerichtsinstanz. -I. Materiellrechtliche Entscheidungen,
2. Arret du 21 ja.nvier 1910, dans la cattsc
Rossier, der. cl l'CC., contre Rusillon et Degra.nge, dem. ct int.
Constatations de faits Hant 1e Tribunal federal (art. a OJF). -
Contrat de courtage, art. 405 al. 1 CO: Pour avoir droH
a la commission a lui pro mise pour la conclusion d'un marche
(vente d'un immeuble) par son intermediaire , le courtier n'a
pas besoin de participer jusqu'au bout aux tractations des par-
ties; i1 suffit qu'il ait mis les parties en presence et prepare le
marche de sorte que son aboutissement fUt a prevoir d'apres le
cours
ordinaire des choses.
A. -Les sieurs Rusillon et Degrange, gerants d'immeu-
bles, ,3. Geneve, y possMent une agence de Iocation, de vente
et d'achat de proprietes. Des decembre 1907 Hs se sont
occupes de la vente
du domaine des Genets appartenant
alors
au Rieur Alex. Rossier, a Bursinel. IIs ont propose cette
campagne
a uu de leurs clients, M. Mercier-Dürst, a Bale. Le
28 decembre
1907, Rusillon et Degrange visiterent en com-
pagnie de
M.ercier la propriete des Genets. Cette visite eut
lieu en presence de Rossier et porta tant
sur les batiments
que sur le mobilier du chateau. Par lettre du 4 janvier 1908,
Mercier demandait aux courtiers de s'informer du plus juste
prix des Genets. RusiIlon se rendit alors chez Rossier,
qui
vint a son tour a Geneve le 6 janvier pour indiquer aux
courtiers ses conditions de vente.
Ces conditions furent com-
muniquees le meme jour a Mercier. Le 7 janvier, Rusillon et
Degrange confirmerent par lettre adressee a Rossier l'entre-
tien de la veille. IIs ecrivaient:
Pour la vente, vous ne la consentiriez que pour l'en-
semble de 44 hectares de terrain environ, avec tous les
batiments, pour le prix de 380000 fr., mobilier du chateau
compris, celui-ci estime a environ 40000 fr ..... Nous avons
transmis ces conditions a notre client en l'engageant vive-
ment a traiter. Si nous ne reussissons pas avec lui, nous
avons d'autres personnes en vue a qui nous l'offrirons ....
" Nous avons fixe le taux de la commission a 1 % pour la
Berufungsinstanz: 1. Allgemeines Obligationenrecht. N° 2.
vente et 5 % pour la location, payable au premier verse-
ment de l'acquereur ou du locataire. ,
Le Iendemain, 8 janvier, Rusillon et Degrange euI'.ent une
conversation
telephonique avec Mercier et en commumquerent
le resultat
a Rossier. Par lettre du 9 janvier, ils ecrivaient
a Mercier qu'ils avaient soumis ses desirs au proprietaire et
que, pour en obtenir une prompte rep?nne, Hs. iraient pas, er
la journee du 10 janvier aux Genets ou 11s pomteralent 1111-
ventaire et releveraient les plans a la Mairie. Un des cour-
tiers se rendit le lendemain
aux Genets et prit un releve des
plans qu'il adressa
a Mercier. Le 13 janvier, Rusillnn .et, De-
grange envoyerent a Mercier un compte-rendu detaIile de
l'affaire. Les
16 et 22 janvier, ils correspondlrent avec Ros-
sier. Dans la seconde de ces lettres Hs ecrivaient:
l Il est convenu que nous devrons vous presenter en
personne ou par ecrit les acquereurs ou locataires even-
tueis et que Ia commission ne nous serait due qu'en cas
de vente ou de Iocation par notre intermediaire.
A cette lettre etait joint le bon de eommission suivant que
Rossier retourna muni de sa signature :
l Bon de commission.
Je soussigne, proprietaire de la campagne l .Les Gennts
a Gilly et Bursinel, m'engage a payer a messIeurs Rusllion
et Degrange une commission de un pour cent (10f0! sur le
prix de vente de ma propriete, si cette vent.e heu pnr
" leur intermediaire. Pour la loeation, Ia commlSSIon seralt
de 4 % sur la premiere annee.
Les Genets, le 22 janvier 1908.
,
Alexandre R08sier.
Le 20 janvier, en accusant reception du bon, Rusillon et
Degrange annon ;aient a Rossier la vi8ine prochaine de Mer-
eier et lui faisaient observer que Mercwr trouvaIt tn38 sen-
sible la diminution de loyer pour le pre dont Rossier reste-
rait locataire en
ca8 de vente. Le meme jour, ils recomman-
derent
encore les Genets a Merder.
Le 7 fevrier eut lieu une nouvelle visite des Genets par
Mercier et son architecte sous la conduite de Rossier. Par
12 Oberste Zivilgerichtsinstanz -I. Materiellrechtliche Entscheidungen.
lettre du 10 fevrier, Mercier informa Rusillon et Degrange
qu'il ne pouvait pas depasser
300000 fr. Le 13 du meme
mois, RusiIlon et Degrange Iui adresserent un tableau des
impots
per ;us par le canton de Vaud et par Ia commune da
Gland. Le 17 fevrier, au cours d'une entrevue a Geneve
r
Rossier decIara a RusiUon et Degrange que 1'0flre de
300000 fr. Iui paraissait trop faible, mais qu'a 340000 fr.
H discuterait. Le resurne de cette conversation a ete trans-
mis le meme jour a Mercier par telephone. Les 19 et
22 fevrier, les parties communiquerent encore par
tele-
phone.
Le 29
fevriery Rusillon et Degrange apprirent que Merder
avait traite avec Rossier, au nom duquel des propositions
plus avautageuses avaient
ete faites par le notaire Fricker.
La coneInsion
du marche avait eta precedee de pOUl'parIers
entre Mercier et Fricker. Celui-ci avait offert le 8 fevrier Ia
propriete de Jolimont a Mercier. La visite de Ia campagne
eut lieu le 12 fevrier
et une seconde fois Ie 19 fevrier. Dans
la
soiree du 19, au cours d'une conversation entre Mercier
et Fricker, Mercier exprima le regret de ne pouvoir acheter
les Genets, le proprietaire en demandant
360000 fr. (il avait
sans doute oubIie au moment que Rossier, sur les instances
de Rusilloll
et Degrange, avait deja reduit ses pretentions a
340000
f1'.), Fricker lui assura alors qu'il pouvait lui pro-
eurer l'achat de ce domaine pour
une somme sensiblement
inferieure
a 360000 fr.
Apres avoir fait visiter les Genets a sa femme Ie 20 fevrier
Mercier demanda
Ie Iendemain a Fricker, qu'il rencontra ä.
ausanne, de faire a Rossier une offre de 310 000 fr. et peut-
etre de 315000 fr. Le 22 fevrier le notaire Fricker rendit
compte
a Mercier de Ia discussion qu'il avait eue avec Ros-
sier, qui avait consenti a baisser le prix jusqu'a 330000 f1'.
Mercier ayant eleve son offre a 325000 fr., le marche fut
coneIu sur cette base et Ia promesse de vente passee le
29 fevrier. Le notaire Fricker,
qui dressa cet acte, instru-
menta egalement, le 24
avril1908, I'acte definitif de vente,
pour le prix de
325000 fr.
Berufungsinstanz: 1. Allgemeines Obligationenrecht. No 2.
Le 2 mars 1908, Rusillon et Degrange s'enquirent par
telephone aupres de Rossier des conditions de Ia vente. Ros-
sier leur indiqua Ie prix de 330 000 fr. (au cours du proces,
il a explique qu'il en etait reste par erreur a ce chiffre con-
sidere par Iui precedemment comme detinitif). La -dessus,
Rusillon s'ecria:
Eh bien, c'est bon, on touchera Ia com-
mission. 1 Ce propos a termine l' entretien.
Le 4 mars
1908, Rusillon et Degrange ont reclame a Ros-
siel'
le paiement de la commission de 1 % prevue par le bon
du 22 janvier.
Le notaire Fricker leur repondit au
nom de Rossier, le
7 mars, que celui-ci contestait leur devoir
Ia somme reclamee,
la vente des Genets n'ayant pas eu lieu par leur interme-
diaire. Et il ajoute: C' est par mon entremise qne monsieur
1 Merder, qui etait alors sur le point de terminer l'acquisi-
tion d'une autre propriete a Rolle, que je Iui avais offerte,
a concIu cette affaire aux conditions Oll elle a ete traitee.
B. -C'est ä Ia suite de ces faits que Rusillon et Degrange
ont ouvert action contre Rossier par exploit notifie le
12 oc-
tobre 1908. Un acte de non-conciliation leur ayant ete de-
livre le 19 octobre, Hs ont suivi a leur action par le depot
de Ia demande au Greffe de Ia Cour civile du Tribuual can-
tonal du canton de Vaud le 17 decembre 1908.
Les
co'ncIusions des demandeurs tendent a ce qu'il soit
prononce avec suite de depens que
Ie defendeur est leur
debiteur et doit leur faire prompt paiement de Ia somme
de 3250 fr. avec interet a 5 % des le 12 octobre 1908.
Le defendeur a conclu avec depens a liberations des fins
de Ia demande.
C. -Par jugement dn 26 octobre 1909, Ia Cour civile
vaudoise a prononce:
Les conclusions de Ia demande sont admises, celles de
la reponse etant ecartees. 1
D. -C'est contre ce prononce que le defendeur a, par
aete
du 15 novembre 1909, declare recourir en reforme au
Tribunal
federal en reprenant ses conelusions liberatoires.
Les demandeurs ont conelu au rejet du recours et a Ia
confirrnation de l'arret
defere.
14 Oberste Zivilgerichtsinstanz -1. Materiellrechtliche Entscheidungen.
Statuanl sur ces aits et considerant en droit:
- -La question qui se pose est celle de savoir si les
demandeurs ont droit
a la commission de 1 % que leur assu-
rait le bon du 22 janvier 1908 pour le cas ou Ia propriete
des Genets serait vendue par leur intermediaire. L'instance
cantonale a resolu affirmativement cette
question: et, en pre-
sence de l'etat de fait etabli par Ia Cour civiIe en conformite
des pieces du dossier, il y a lieu de confirmer ce prononce
pour les motifs
developpes dans les considerants ci-apres :
Le recourant a essaye, dans son memoire au Tribunal
federal, de mettre en doute l'exactitude des constatations de
fait de la
Cour cantonaIe. Il laisse entendre que si les depo-
sitions testimoniales avaient Me tenorisees et si l'on n'etait
pas en presence des seules solutions rendues par l'instance
cantonale, l'etat de fait se presenterait differemment et
lui
serait favorable. Ma-is le defendeur n'a point prouve et n'al-
Iegue meme
pas serieusement Ia contraruction des constata-
tions de fait de Ia Cour civile avec les preuves intervenues
au proces. Et ses regrets -fondes peut-etre -que Ia pro-
cedure
civile vaudoise ne comporte pas Ia tenorisation des
depositions testimoniales, ne sauraient modifier les faits
con-
stants, etablis par Ia Cour cantonale d'une fa 'ion qui He le
Tribunal
federal. .
- -11 s'agit en l'espece des effets d'un contrat de cour-
tage soumis aux dispositions du' CO (art. 405), le droit can-
tonal vaudois ne renfermant aucune reglementation speciale
du courtage en matiere d'immeubles, ainsi que la Cour civile
le fait remarquer (cf. HAFNER, ad art. 405 CO, rem. 1 et 1a).
L'art. 431 CO n'entre pas en ligne de compte in casu, car
bien que le bon
du 22 janvier 1908 parIe d'une commission,
ce n'est pas en
qualite de commissionnaires, mais bien de
courtiers d'immeubles, que les demandeurs se sont entremis
en
vue de Ia vente du domaine des Genets. Les parties pa-
raissent d'ailleurs d'accord sur ce point (cf. arret Orelli et
Gschwind, du 3 mai 1905, RO 21 pag. 496 consid. 2).
Se basant sur les principes
poses par Ia jurisprudence,
l'instance cantonale admet que les rapports juridiques entre
I
I
Berufungsinstanz: 1. Allgemeines Obligationenrecht. No 2.
le courtier et son commettant ne sont pas necessairement
regis par les dispositions du CO sur le mandat, mais doivent
etre apprecies dans chaque affaire d'apres les circonstances.
A cet effet,
il convient de rechercher en premiere ligne Ia
commune intention des parties. Cette maniere de voir se
justifie en droit; elle est conforme
a la jurisprudence du Tri-
bunal
federal (cf. arrnt Brupbacher c. Ulrich, du 22 sep-
tembre 1900, RO 26 II pag. 576 consid. 2; Ducolomb c.
Fischer, 9 juin 1900, RO 26 II pag. 348).
Pour etablir l'intention des parties, il y a lieu d'examiner
tout d'abord le bon
du 22 janvier 1908. 11 en appert que le
defendeur s'est engage a payer aux demandeurs une commis-
sion de 1 % sur le prix de vente de la propriete des Genets
si ce marcM etait conelu par leur intermediaire. En conse-
quence, pour que les courtiers aient droit
a une commission,
il doit etre etabli: 1
qu'ils ont amene l'acheteur, 2° que Ja
vente a ete conclue avec cet acheteur. De plus, l'activite des
courtiel's doit se trouver dans une relation de cause
a effet
avec
Ia conclusion du marcM. (Cf. arret du Tribunal federal
en la cause Fritschi c. Blinde, du 30 decembre 1895, RO 21
pag.1242 consid.4; Brupbacher c. Ulrich, loc. eil., pag. 577,
Oll le Tribunal federal admet qu'il faut partir du contrat
special et, subsidiairement, des principes
generaux pour eta-
blir ensuite de quelle activite du courtier la commission lui
est due.)
Or il est etabli que les demandeurs ont les premiers attire
l'attention de l'acheteur sur les
Genets et qu'ils ont mis cet
amateur
en rapport avec le vendeur. Par deux fois, ils ont
procede avec lui a l'examen du domaine, et durant six
semaines ils se sont activement employes a faire aboutir le
marcM. Leurs efforts ont eu incontestablement pour conse-
quence, ainsi que l'admet la Cour cantonale, de procurer au
defendeur un amateur dispose a acheter sa propriete, le prix
seul restant
a debattre. Grace aux negociations des dem an-
deurs, l'amateur avait fait une ofI're de 300000 fr. et le ven-
deur avait ramene ses pretentions a 340000 fr., laissant en-
tendre que ce prix pouvait encore etre discute.
16 Oberste Zivilgerichtsinstanz. -1. Iateriellrechtliche Entscheidungen.
Jusqu'au 17 fevrier 1908, les demandeurs ont ete seuI a
s'oceupel' de la vente des Genets. Le 8 fevrinl', le notall'e
Frickel' avait bien
ecrit a Mercier, mais pour Im proposer.la
propriete de Jolimont. C'est eette campagne qne MnrC1er
vint visiter le 19 fevrier, soit deux jours apres qu'll avalt ap-
pris que les Genets Iui sernient vendu pour 40 0,00 fl:-
Mercier ne fut d'ailleurs jamms sur le pomt de faIfe 1 aeqUI-
sition de Jolimont, ainsi que le notaire Fricker l:a PLnltend.u
our s'attribuer le merite de la vente des Genets. e SOlr
Xu 19 fevrier seulement, Ie notaire Fricker et Mercier en
vinrent
a parler des Genets. Quelques jours plus tard, .le
29 fevrier, la promesse de vente fut passee entre MerCler
etle defendeur pour le prix de 325000 fr.
n resuite des considerations qui preeMent que les deman-
deurs ont amene au defendeur une personne desireuse d'ache-
tel'
sa propriete et que la vente, a ete eft.e?tivement conclue
avec cet amateur
grace sUliout a leur actmte. .
3. Le defendeur soutient qu'll y aurait eu dans lns ne-
gociations avec l'acheteur dnux pernodes : l'une consacree aux
eftorts des demandeurs
qm n'auralent pas aboutl -cette
periode
se serait terminee par une ruptur des pounpnrIers
et l'autre durant laquelle le notaire FrICker auralt a son
tour decouvert un aequereur en
Ia personne de Mercier et
aurait procure Ia vente a eelui-ei., ..
Cette argumentation du defendeur nest pas onc:hable
avec les faits constants de la cause. En effet, en Janvier. et
fevrier 1908 Fricker avait negocie avec le comte de LIm-
burg-Stirum, 'a la Raye, auquel II avait propose les Genets.
Le
21 fevrier seulement, il exposa au defendeur que, 1e
comte, qui etait age et malade, allait sunir une grave opera-
tion et il ajouta: Je prefererais vous VOIf vendre les Genets
a un autre amateur que j'ai et qui est en Suisse, c'est un
amateur de
Bale .... C'est le defendeur qui nomna alons
Merder que les demandeurs lui avait deja pnopose. et pre-
sente. La-dessus le notaire Fricker entama Ia dlscusnlOn dont
il remlit compte a Mercier dans sa lettre du 22 fev:ler. Mals,
contrairement
a l'asseltion du defendeur, les tractatlOns entre
Berufungsinstanz: 1. Allgemeines ObligatiQnenrechl. No 2.
parties n'etaient point interrompues depuis le 17 fevrier, et
Mercier n'avait pas abandonne son projet d'acheter les Ge-
nets.
TI en etait reste amateur, la question seule du prix etant
encore en suspens. C'est dans ce sens qu'll s'est nettement
exprime
10rs de l'entretien qu'il eut avec le notaire Fricker
le soir du 19 fevrier. TI est donc inexact de vouloir scinder
les negociations en deux periodes.
En realite, l'activite du
notaire
'ricker ne s'est pas substituee a celle des deman-
deurs, mais s'est exercee concurl'emment avec elle, et s'est
simplement superposee ä. elle, comme le dit Ia Cour can-
tonale. La succession des entremetteurs est purement chrono-
logique. Si le notaire Fricker est arrive ä obtenir une reduc-
tion du prix, il n'en reste pas moins vrai que son röle dans
les negociations
n'a ete que secondaire, le merite de l'abou-
tissement du
marcbe revenant en premiere ligne et princi-
palement aux demandeurs. La relation de cause a effet entre
les efforts des demandeurs
et Ia conclusion de Ia vente n'a
pas ete interrompue par l'intervention du notaire Fricker, et
pou!' que les demandeurs aient droit a Ia cOlnmission pro-
mise, II n'est point necessaire qu'ils aient participe jusqu'au
bout aux tractations du vendeur
et de l'acheteur. Au reste,
ceux-ci ont toujours le dernier motj c'est
a eux qu'il appar-
tient en definitive de conclure et, s'ils Ie desirent, ils peuvent
parfaitement diseuter directement entre parties certains
points encore en suspens
ou meme se faire representer pour
1es dernieres tractations; mais pou!' tout cela on ne saurait
refuser la commission au courtier qui
amis les parties en
presence, qui a
eveille et entretenu chez l'amateur l'intention
d'acheter, qui a
prepare le terrain, aplani les difficultes et
mitri l'affaire au point que son aboutissement etait a prevoir
cl'apres
le co urs . ordinaire des choses. Or, en I'espece, la
situation due a I'activite des demandeurs etait teJIe que la
conclusion de la vente du domaine des Genets avec Mercier
aurait
pu avoir lieu aussi sans l'entremise du notaire Fricker.
Il ne s'agissait plus que des derniers marchandages sur e
prix auxquels des tiers, des representants,
meme le notaire
stipulateur, peuvent
etre me!es, sans que les droits du cour-
AS 36 11 -1910
18 Oberste Zivilgerichtsinstanz. -1. Materiellrechtliche Entscheidnngen.
tier en soient dil11inues si Ia vente apparait COl11l11e le resul-
tat de son travail, ainsi que c'est le cas en l'espece.
Dan::l ces conditions, il y a lieu d'accueillir Ia del11ande et
de condamner le defendeur au paiel11ent de Ia commission
promise.
Par ces motifs,
La Tribunal federal
prononce:
Le recours
est ecarte et Ie jugement de Ia Cour civile vau-
doise confirrne.
3. dnU unm 29. ctuuat 1910
ht 6aef)en rcijdör, tt u. 5Ber. tl., gegen m.6" u. aJ i,cij,
5B'elf. u. ebenfaUß 5Ber. tL
Haftung eines Bauunternehmers aus Art. 50 ff OR wegen der Abla-
gerung
des zu Reparatumrbeiten an einem Schulhause verwendeten
gelöschten
Kalks, an einer den Sch1ükindern zugänglichen Stelle des
Schulhofes, bei verletzung eines Schulkindes, dadurch, das. es von
einem andern Kinde mit dem Kalk beworfen wird. -Kausalzusam-
menhang im Reohtssinne: Beziehung des Verhaltens des Bauunter-
nehmers zum Verhalten des den Unfall dü'ekt verUl'sachenclen Kindes,
80hadensbemessung (Art. 51 OR) bei sehdeichtem Verschul-
den des Haftbaren.
A. -:l' uref) Urteil bom 15. IDeai 1909 at baß tantOtt6
gedef)t ,)on rilubünben erfannt:
,,:l' ie ,)on ben iSefIagten an ben tlliger 3u be3anIenbe 6ef)aben
II
cr
jatfumme ttlirb auf 3500 r. feftgefent, famt ,Bini3 a 5 % feit
II
bem
3. ,J'uni 1907" (:l' atum bel.' lnnlingigmaef)ung bel.' trage
beim mermtttleramt).
:l' ai3 erftinftan3Uef)e rfenntnii3 bei3 5Beairfßgerief)tß ?:ßleffur ,)om
3./4. ilCo ,)ember 1908 l)atte bie 5Beflagten aur meaa!)Iung einer
lttfd)libtgung ,)On 9825 r. 75 tß. an bm tläger bcrurteUt,
ttlo ,)on 3225 r. 75 t6. .lom 3. ,J'uni 1907 an, unb 6600 r.
bom ag bel.' UrteiIi3fliUung an, bti3 aur ußaal)Iung, mit 5 % a
u
berainfen.
Berufungsinstanz: 1. Allgemeines Obligationl'nrecht. N° 3. 19
B. - egcn bai3 Urteil bei3 tantonßgerief)ti3 aben betbe ?:ßar
teien reef)töeitig unb formrief)tig bie 5Berufung an baß 5Bunbcßge
rief)t ergriffen: bel.' tIäger mit bem IJfntrng auf ttlefentHef)e Ih
l)öl)ung bel.' ntfef)libigungi3fumme für ben lßerIuft bei3 ugeß, fo
vie bei3 6ef)meraeni3gclbeß; bie mefIagten mit bem ntt'ag auf
gänaIief)e uttletfung bel.' tIage, e ,)entueU auf Vtebutttou bel.'
6ef)abenerfanfumme auf 1500 r.
C. -,J'n bel.' euttgen merufungßberl)anbIung aben bie ?:ßar
tei ,)ertreter biefe nträge erneuert unb je auf bttleifung bel.'
gegnerifef)en 5Berufung angetragen.
:l' aß munbei3gerief)t 3ient in r ttl ii gun 9 :
- -
:l' ie meffagten ruber unb afnfdj, maugefef)äft, in ur,
IU aren burdj mertrng bom 15. ,J'uli 1905 .lon bel.' 5tabt l)ur mit
bel.' ußfünrung beß innern Umbauei3 beß 5eminargebäube au
- ilCicolai betraut ttlorben. ,J'nfoIge naef)trligIief)cr rttleiterung
bei3 uftragei3 bauerten bie mauar6eiten noef) über bie 6ef)uIferien
1906 tnaui3. ilaut ,Biff. 4 bel.' aUgemeinen tforbbebingungen
lag ei3 bel.' 5Bauleitung ob, ben Unternenmern ben ?:ßlat an3Uttleifen,
auf bem fie inre 5Baumaterialien ttlli!)renb bel.' 5Bauaeit abaulagern
atten. :l' aF eine foldje aui3brüctHef)e nttletfung feiteuß bel.' 5Bau
leitung ergangen ttläre, ift aui3 ben ften nief)t erjtef)tlief). 6en
fottlenig 1ft aber feftgefteIIt, ba 5Bauleitung ober 6ef)ulbel)örben
gegen bie bon ben meflagten biei3faUß getroffenen norbnungen ie
maIi3 (ftnftlrndje ernoben litten. ilaut ,Biff. 3 bcr gIeidjen fforb
bebingungen ttlar ei3 6adje bel.' Unternel)mer, bie aur 5ief)erung
bel.' r6eit gegen mefef)äbtgungen nötigen norbnungen au treffen,
unb ei3 ttlar il)nen Me mernntttll'rtHef)feit für UnglüctßfliUe üuer
bunben, bie aui3 ?Sernaef)IIiFigung biefer Dbliegenneiten entftenen
rönnten. i3 fte!)t nun feft, baF 5ef)üfer fief) öfterß mit bem im
6d)ulnof, Iängß bcr IDeauer bei3 mtßl)aufcß, in etner ntfemung
bon airfa 4 m bom 5Brnnnen offen geJagerten, aur llRörteluereitUl1g
6efttmmten gelöfef)tcn taU 3u fef)affen maef)ten, baF fte mit 6ef)au
feIn barauf fef)Iugen, foba er erumfnritte, unb ba fie talfteUe
gegen bie llRauer ttlarfen, fottlie, ba bel.' 6ef)ulbiencr 6tu fie je
ttleHen ttlarnte unb ,)om taltnaufen ttlegttliei3, ttlemt er fie ba
bei traf. 60 ttlurbe am 15. 6entember 1906, naef)mittagi3 4 Unr,
bem 7 iäl)rtgen tIäger eorg :tfdjalär, aIß er naef) 6ef)uIfef)Iufl