entre les parties.
obligation.
86. Arteil vom 18. Dezember 1908
in Sachen Haißly, Kl. u. Ber. Kl., gegen Seiler et frères,
Bekl., Ber. Bekl. u. Anschl. Ber. Kl.
Werkvertrag (über Erstellung eines Führers für Zermatt). Ab
schluss. Wesentliche und unwesentliche Vertragsbestimmungen. Zah
lungsmodus. Art. 2 OR. Nichterfüllung seitens des Bestellers;
Schadenersatz. Art. 110 ff. OR.
A. Durch Urteil vom 23. April 1908 hat das Kantonsgericht
des Kantons Wallis erkannt:
Das erstinstanzliche Urteil wird bestätigt in dem Sinne, daß
HH. Seiler und Brüder an H. Edmund Haißly für gehabte
Auslagen tausend Franken zu zahlen verpflichtet sind mit Zins
seit der Klageanhebung.
B. Gegen dieses Urteil hat der Kläger rechtzeitig und form
richtig die Berufung an das Bundesgericht ergriffen mit dem
Antrag auf Zuspruch der Klage in vollem Umfange, d. h. auf
Zuspruch einer Entschädigung von 5000 Fr. nebst Zins seit
Anhebung der Klage.
Die Beklagten haben sich der Berufung rechtzeitig und form
richtig angeschlossen, mit dem Antrag auf Abweisung der Klage.
C. In der heutigen Verhandlung haben die Vertreter der Par
teien je Gutheißung der eigenen und Abweisung der gegnerischen
Berufung beantragt.
Das Bundesgericht zieht in Erwägung:
- Im Jahre 1905 traten die Beklagten mit dem Kläger in
Unterhandlung behufs Herausgabe einer Reklamebroschüre über
das Vispertal und die Seilerschen Hotels in Zermatt und Um
gebung. Den Text zu dieser Broschüre sollte der Schriftsteller
Jules Monod liefern. Am 26. Juni schrieb der Kläger den Be
klagten:
Nous avons étudié très sérieusement avec M. Jules
Monod la proposition que vous nous avez faite dernière
ment pour l exécution de votre brochure sur Zermatt et
les Hôtels Seiler .
Me conformant à votre pensée j ai cherché une combi
naison qui conserve à cette brochure un aspect nouveau et
soigné et je vous remets ci-joint une maquette qui n a
d autre valeur que de vous présenter l aspect général de
ce qui serait exécuté.
Cette maquette est un tiers plus grande que le format
demandé.
Voici quelles sont mes conditions pour l'exécution de ce
travail :
Fourniture d'une brochure de luxe entièrement exécutée
en typographie, tirage 100 000 exemplaires, soit 25 000
de chacune des langues française, allemande, anglaise et
italienne, 32 pages, format 11 ½ x 17 ½ contenant 20
illustrations d'après épreuves photographiques fournies
par vous-même.
Sur les 32 pages sera imprimée une teinte de fond avec
filet décoratif en blanc, ainsi que la place réservée pour
les illustrations.
Ces dernières seront imprimées en clichés Duplex et le
texte sera tiré dans la même teinte, mais n'aura pas le
même effet, attendu que les illustrations seront tirées sur
fond blanc et le texte sur fond teinté.
Le papier employé sera du papier couché de belle qua
lité, afin d assurer une illustration de premier ordre.
La couverture portera l'impression, à la première page
et à la quatrième, d'une teinte de fond et de deux clichés
autotypie en Duplex d une teinte différente. Les pages 2
et 3 resteront sans impression.
Le brochage sera fait avec une couverture dépassant
les feuillets de l'intérieur.
Pour la 4° page de la couverture, je vous propose une
carte panoramique de toute la vallée de la Viège à Zer
matt, vue à 8000 mètres d'hauteur, avec les noms des
localités, des sommets et des cols.
Je vous envoie d autre part le projet de ce panorama,
ce projet n est pas terminé, c est pour vous en donner une
idée et je le ferai terminer dès que j aurai votre approba
tion. J'attire votre attention sur le fait, que cette aquarelle
n'est pas encore fixée et qu'il faut éviter tout frottement,
vous voudrez bien me la retourner bien emballée.
Exécutées dans ces conditions, les 100 000 plaquettes
en 4 langues, avec fourniture du manuscrit et des traduc
tions, vous coûteraient 24 000 fr. Huit pages en plus, avec
une illustration par page, même exécution que les 32 autres
pages, coûteront 6000 fr. en plus.
Quant à la carte d excursions, je pensais qu elte pourrait
être remplacée par le panorama que je vous propose qui
serait imprimé sur la dernière page de la couverture, et
qui ne donne pas d'augmentation de frais, mais si vous
tenez à la carte, 100 000 exemplaires de celle-ci, tirage en
quatre couleurs, format 32 x 40, pliés et collés à la fin de
la brochure, coûteraient 10 000 fr. soit 10 centimes par
exemplaire.
Pour les conditions de paiement, je serais d accord
pour trois annuités, soit 1 à l'apparition de la brochure,
/ une année après et 1 l année suivante.
La brochure paraîtrait en janvier 1906.
Veuillez, je vous prie, me faire connaître votre décision
afin que M. Monod puisse se rendre à Zermatt pour la
confection de son manuscrit.
Die Beklagten antworteten hierauf am 5. Juli:
Nous vous accusons réception de votre lettre du 26 juin
dont le contenu a eu toute notre attention.
Ensuite de la visite que nous a faite M. Monod, nous
nous sommes bien mis d'accord avec lui sur les détails
d exécution de la brochure et nous venons aujourd'hui vous
confirmer les points principaux, qui sont:
- Tirage de 100000 exemplaires, soit 25 000 de cha
cune des langues allemande, française, anglaise et italienne.
- Format 11 ½ cm. avec 32 pages contenant 20 illlus
trations d'après clichés fournis par nous.
- Sur la 4e page de la couverture il sera imprimé une
carte panoramique de toute la vallée, conformément à
votre projet et avec indication des noms des endroits,
sommités, cols, etc. les plus connus. En particulier, il
faudra faire ressortir les lieux où se trouvent nos établisse
ments, et si vous pouviez nous soumettre votre projet dé
finitif, cela nous serait très agréable, car il y aura peut
être des adjonctions à faire.
- Il ne sera ajouté aucune carte d excursion dans la
brochure. Nous maintiendrons simplement telle quelle celle
qui existe actuellement. Vous n aurez donc pas à vous
soucier de ce point.
- Le coût des 100 000 brochures sera tout compris de
24000 fr. payables 1 à l apparition de la brochure, 1
une année après et le solde l année suivante.
- L impression du texte et des illustrations se fera
ainsi que vous le proposez, et nous sommes aussi d'accord
sur le papier choisi.
Ceci étant, nous recommandons l'exécution de ce travail
à vos bons soins et demeurant bien à votre disposition
pour tous renseignements dont vous auriez besoin à ce
sujet, recevez, Monsieur, nos salutations empressées.
A. Seiler et frères.
La répartition des frais sur 3 ans grevant un peu forte
ment notre budget, il faudrait arriver à ce que les paie
ments soient échelonnés sur 5 ans.
Die weiteren Unterhandlungen ergeben sich aus folgendem
Briefwechsel:
Brief des Klägers vom 10. Juli:
M. Jules Monod m a transmis votre honorée lettre du
5 courant par laquelle vous me commandez 100 000 bro
chures en 4 langues, conformément à ma lettre du 26 juin.
Je vous remercie de la dite commande et vous pouvez
être assuré qu'elle aura tous mes soins. En ce qui concerne
le paiement nous avions prévu qu'il se ferait en 3 annuités.
Par votre post-scriptum vous témoignez le désir de le ré
partir sur 5 années. Je serais d'accord de le faire si vous
consentez à payer 5 annuités de 5000 fr., la première
étant comptée 60 jours après la première livraison des
brochures, les autres à une année de distance. Si vous
étiez d accord de faire le paiement en 4 annuités, je ne
modifierais pas mon prix et il y aurait alors 4 annuités de
6000 fr. aux mêmes conditions.
Veuillez avoir l obligeance de me confirmer le mode que
vous préférez et, dans cette attente, etc.
Brief des Klägers vom 19. Juli:
J'ai l'honneur de vous confirmer ma lettre du 10 cou
rant, concernant l exécution de votre brochure. Il me serait
agréable de connaître votre décision en ce qui concerne
le payement des annuités (4 de 6000 fr. ou 5 de 5000 fr.).
ceci vis-à-vis des dispositions que j'ai à prendre pour
mener à bien ce travail.
Je vous informe d autre part que je vous soumettrai
prochainement le panorama de la Vallée de la Viège ter
miné.
Brief des Klägers vom 31. Juli:
Je vous confirme mes lettres des 10 et 19 courant et
mon télégramme du 24 courant, et vous serais bien obligé
si vous pouviez m envoyer le manuscrit de M. Monod et
les photographies qui doivent paraître dans la brochure.
AS 34 II 1908
Un travail semblable demande du temps pour être soigné
convenablement. Vous ne m avez pas fixé exactement la
date de livraison. Le 31 janvier 1906 vous convient-il ?
Brief der Beklagten vom 26. August:
Nous possédons votre lettre du 31 juillet et venons
aujourd'hui vous informer que vu les frais importants qui
vont nous être occasionnés par la publicité que nous pen
sons faire à l'Exposition de Milan, nous nous voyons, après
mûre réflexion, obligés d ajourner l exécution de la bro
chure de nos Hôtels.
Il ne s agit nullement d un renvoi indéfini, car nous
tenons à avoir cette brochure, mais comme il nous paraît
encore plus indispensable de tirer l an prochain une nou
velle édition de la carte d'excursions de Zermatt, nous
ne voudrions pas faire à la fois deux dépenses si impor
tantes.
Nous espérons que ce renvoi ne vous dérangera pas
trop et pour l instant, veuillez recevoir, etc.
Brief des Klägers vom 31. August:
J ai bien reçu votre honorée du 26 courant. Nous nous
rendrons à Zermatt avec Monsieur Monod le jeudi 7 sep-
tembre pour vous parler au sujet de la brochure ; il nous
sera facile de nous entendre.
Brief der Beklagten vom 2. September:
Nous recevons votre lettre du 31 août et vous dirons
qu'il est absolument inutile que vous veniez nous causer
maintenant au sujet de notre brochure, car nous sommes
tout à fait décidés à ne rien faire avant l'an prochain, vu
les dépenses importantes que nous avons déjà en perspec
tive.
Brief des Klägers vom 14. September:
J ai bien reçu votre honorée du 2 septembre concer
nant votre brochure sur Zermatt, que vous avez bien voulu
me commettre par votre lettre du 5 juillet 1905.
Comme tous les éléments en sont prêts : le papier com
mandé, le manuscrit écrit, le panorama achevé, il me
serait très préjudiciable d arrêter ainsi le travail. Mais
étant données vos raisons qui sont d'ordre budgétaire, il
y aurait possibilité de s entendre et voici ce que je viens
vous proposer pour entrer dans vos vues :
Le travail suivrait son cours et vous serait livré dans
le courant de 1906, au mois de juin si cela vous convient.
Vous ne me payeriez rien dans le courant de l année
1906, mais étant donnés les frais d'étude, de voyage et la
confection du panorama que je dois payer immédiatement,
je vous serais bien obligé si vous vouliez me couvrir de
ces frais ascendant à 1000 fr. au 31 octobre a. c. Pour le
montant total du travail des 100 000 brochures en 4 lan
gues, les payements en seraient ainsi établis :
8000 fr. au 1er août 1907,
1908,
1909.
La brochure paraissant en 1906, vous permettrait d en
faire une distribution à l exposition de Milan, ce qui serait
une réclame efficace et vous éviterait des frais de port.
J espère que ma proposition, qui tient compte de nos
intérêts réciproques, vous conviendra et, dans l'attente de
votre réponse, etc.
Brief des Klägers vom 26. September
J ai l avantage de vous confirmer ma lettre du 14 cou
rant et vous serais fort obligé de bien vouloir me faire
savoir si vous êtes d accord avec les conditions de paie
ment que je vous ai proposées pour votre brochure, soit
1000 fr. au 31 octobre 1905, 8000 fr. au 1er août 1907,
8000 fr. au 1er août 1908, et 8000 fr. au 1er août 1909.
Je me permets de vous rappeler qu après plusieurs
entrevues avec M. J. Monod et avec moi-même, vous
m avez donné, par votre lettre du 5 juillet 1905, l ordre
ferme de 100 000 brochures Zermatt et les Hôtels
Seiler à faire en 4 langues. M. Monod vous a livré le
manuscrit, écrit d'après vos indications, les vues ont été
choisies, de mon côté j'ai commandé le papier spécial pour
le tirage de la brochure ; j ai procédé aux essais d illus
tration et ai fait terminer le panorama adopté par vous
pour le dos de la couverture ; le travail est donc entrepris
et vous comprendrez que de discontinuer actuellement
m occasionnerait un fort préjudice et je suis persuadé qu il
suffit de vous exposer cet état de choses pour obtenir de
vous l acceptation définitive des termes de paiement pro
posés, qui en me permettant de continuer cet important
travail tiennent compte de tous vos desiderata et dé
grèvent votre budget pour 1906, ainsi que vous l avez
demandé. Vous voudrez bien tenir compte qu en renvoyant
les échéances de 1907 à 1909 et comme compensation, il
est juste que les premiers frais d établissement de la bro
chure soient réglés actuellement, car ces frais sont déjà
déboursés. J'espère ne pas trop vous demander, votre
grande entente des affaires comprendra ma démarche et
je vous prie de me dire si vous êtes d accord avec les ter
mesfixés ou si vous avez une autre proposition à me faire.
Brief der Beklagten vom 5. Oktober:
Nous possédons vos lettres des 14 et 26 septembre, en
suite desquelles nous devons vous répéter que par suite
des dépenses que nous allons faire pour la réclame à l ex
position de Milan, il nous est tout à fait impossible de
mettre à exécution maintenant le projet de brochure dont
nous vous avons parlé. Il faut donc absolument renvoyer
cela à des temps meilleurs, d'autant plus que le manuscrit
préparé par M. Monod ne nous convient pas tout à fait.
Nous aurions en effet désiré qu il ne restât pas dans les
lieux communs ordinaires, mais qu'il donnât à tout le texte
une note nouvelle, plus attrayante, plus moderne en un
mot. Le texte du manuscrit est vraiment de forme trop
courante et tel quel nous ne pourrions l'accepter.
En résumé, nous préférons abandonner jusqu à nouvel
avis notre projet de brochure, mais pour vous compenser
les frais que vous avez eus jusqu'à présent, nous vous char
gerions de l'exécution d'une autre réclame.
Brief des Jules Monod an die Beklagten vom 17. Oktober
(enthält ein Gesuch um billige Entschädigung sowie das Aner
bieten, den Texi der Broschüre nach den Wünschen der Beklagten
abzuändern)
Brief des Klägers vom 21. November:
Sans réponse à la lettre que vous a adressée M. Monod
en date du 17 octobre, j'ai l'honneur de vous informer que
je tirerai sur vous une traite de 2000 fr. au 30 courant,
pour m indemniser des frais que j ai dû faire pour votre
brochure, selon l ordre que vous m avez donné en date du
5 juillet 1905, ordre que vous avez retiré ensuite, alors
que le travail était déjà en cours d'exécution. Vous com
prenez qu il ne m est pas possible de faire autrement et
que je ne puis pas attendre une époque incertaine pour
reprendre le travail. Dans le montant de l'indemnité que
je vous demande, est comprise la participation de M. Monod
pour ses déplacement, frais de voyage et manuscrit.
Si jamais une entente intervient pour suivre ultérieure
ment à l'exécution du travail, le montant de cette indem
nité viendrait en déduction du prix total de 24 000 fr. qui
avait été convenu pour la livraison des 100000 brochures.
Si tel n'est pas le cas, il n y aura plus aucun droit de part
ni d autre.
Si l'échéance du 30 courant ne vous convient pas, je
vous serais bien obligé de m en informer, et dans cette
attente j'ai l'honneur de vous présenter, etc.
Brief der Beklagten vom 24. November:
Nous vous accusons réception de vos lettres du 17 oc
tobre et 21 ct., ensuite desquelles nous vous dirons que
le manuscrit de M. Monod ne nous plaisant pas et n ayant
par conséquent pas été accepté par nous, nous considé
rons que ce point principale nous délie de tout engage
ment envers vous. Nous n'avons donc pas l'intention de
donner suite à l exécution de la brochure et nous refusons
à vous payer quoi que ce soit. Si vous faites une traite sur
nous au 30 ct., elle sera refusée.
Hierauf erfolgte die Einleitung der vorliegenden Klage.
Der Kläger zerlegt die Klagsumme wie folgt:
Fr. 200
Studium und Maquette
Reisen und Manuskript
Panorama des Vispertales
Entgangener Gewinn
Verursachte Nachteile und Kosten
Fr. 5000
Im Laufe des Prozesses wurden, teils auf Anordnung des
Gerichtes I. Instanz, teils auf Ersuchen der Parteien, von ver
schiedenen Sachverständigen Gutachten über die Höhe des dem
Kläger entstandenen Schadens erstattet. Von diesen Gutachten
sind hervorzuheben
- dasjenige von Emile Gétaz und Victor Pache, auf welches
auch von der Vorinstanz abgestellt wird und welches folgenden
Passus enthält
Si le prix de 24000 fr. a été établi d une façon con
forme aux usages, nous estimons que le bénéfice normal
de M. Haissly eût été d environ 3600 fr., ce qui repré
sente le 15 % ,
- dasjenige von Fréd. Thévoz, welches sich über den mut
maßlichen Gewinn des Klägers folgendermaßen ausspricht:
Le bénéfice net que M. Haissly aurait pu réaliser sur
cette affaire, se montant à 24 000 fr., doit être fixé à 150
de la somme totale.
Les industries graphiques prélèvent généralement un
bénéfice brut de 30 %, sur lequel il y a lieu de tenir
compte d une réduction de 15 % pour imprévus, accidents
ou modifications en cours de route.
L importance de ce travail, la durée nécessairement
longue de son exécution, plaçaient M. Haissly dans l obli
gation de prendre toutes ses mesures pour éviter des
pertes éventuelles. En fixant à 15% son bénéfice net sur
cette affaire, M. Haissly serait resté dans les limites habi
tuelles de ce genre d'édition. Le bénéfice normal est donc
fixé à 3600 fr.
Zu ihrem, oben sub A mitgeteilten Urteil ist die Vorinstanz
auf Grund der Erwägung gelangt, daß zwar wegen mangelnden
Konsenses über den Zahlungsmodus ein Vertrag nicht zu Stande
gekommen sei, daß aber der Kläger im guten Glauben habe sein
können, der Brief der Beklagten vom 5. Juli 1905 enthalte die
wesentlichen Elemente eines Vertrages oder könnte doch wenigstens
zu einem rechtsverbindlichen Vertragsabschlusse führen. Dieser
Umstand möge den Kläger bewogen haben, verschiedene Vor
studien zu machen, durch die ihm jedenfalls Kosten verursacht
worden seien. Letztere seien folgendermaßen zu beziffern:
Studium und Rohmodell
Fr. 200
Panorama
300
Manuskript, Reisen
500
Fr. 1000
Dieser Betrag sei daher dem Kläger als Entschädigung zuzu
sprechen.
- Es ist der Vorinstanz darin beizupflichten, daß die Frage
ob ein bestimmter Punkt zu den Haupt oder zu den Neben
punkten im Sinne von Art. 2 OR gehört, nicht identisch ist mit
der Frage, ob derselbe zu den essentialia oder zu den acciden
talia des betr. Vertragstypus gehört. Es kann daher insbeson
dere nicht ein für allemal gesagt werden, daß der Zahlungsmodus
zu den Nebenpunkten, oder umgekehrt, daß er zu den wesentlichen
Punkten des Kauf oder Werkvertrages gehöre, sondern es ist
stets zu untersuchen, welcher Grad von Wichtigkeit die Kontra
henten demselben im konkreten Falle beigemessen haben.
Wird von diesem Grundsatze ausgegangen, so ließe sich aller
dings die Ansicht vertreten, daß die Einigung über den Zahlungs
modus im vorliegenden Falle einen wesentlichen Punkt des Ver
tragsabschlusses gebildet habe und daß daher beim Fehlen einer
Einigung über den Zahlungsmodus ein Vertrag überhaupt nicht
zu Stande gekommen sei. Denn, wenn auch der Kläger jenem
Punkte verhältnismäßig wenig Wichtigkeit beigemessen zu haben
scheint, so zeigt doch das Verhalten der Beklagten, daß jedenfalls
sie die Frage, wann und in welchen Raten der Werklohn fällig
werde, als einen für sie wichtigen Punkt betrachteten.
- Richtig ist sodann auch, daß selbst bei der umgekehrten
Annahme (wonach es sich bei der Festsetzung des Zahlungsmodus
nur noch um die Einigung über einen Nebenpunkt gehandelt
hätte) das Zustandekommen des Vertrages immerhin in Frage
gestellt werden könnte. Denn, wie das Bundesgericht in dem von
der Vorinstanz zitierten Urteil (AS 20 S. 521) ausgeführt
hat, greift die Vermutung, daß nach Einigung über alle wesent
lichen Punkte der Dissens über Nebenpunkte die Verbindlichkeit
des Vertrages nicht hindern solle, nach Art. 2 OR nur dann
Platz, wenn sich die Parteien eine nachträgliche Vereinbarung
über die Nebenpunkte vorbehalten haben; ist dagegen von den
Parteien ein solcher Vorbehalt nicht getroffen worden, so gibt
obige Gesetzesbestimmung keine Möglichkeit, den mangelnden Kon
sens bezüglich der Nebenpunkte durch den Richter ergänzen zu
lassen, und es ist ein Vertrag daher überhaupt nicht zum Ab
schluß gelangt.
4. Nach dem gesagten müßte im vorliegenden Falle mit der
Vorinstanz die Perfektion des Vertrages verneint werden, sofern
einerseits feststünde, daß eine Einigung über den Zahlungsmodus
nicht zu Stande gekommen sei, anderseits aber anzunehmen wäre,
entweder, es habe sich dabei um einen wesentlichen Punkt gehan
delt, oder es sei ein Vorbehalt im Sinne von Art. 2 OR nicht
getroffen worden. Es wäre also, wenn mit der Vorinstanz davon
ausgegangen würde, daß niemals eine Einigung über den Zah
lungsmodus zu Stande gekommen sei, zunächst die Frage zu
prüfen, ob es sich hiebei um einen Haupt oder nur um einen
Rebenpunkt gehandelt habe, und sodann wäre, wenn diese Frage
in letzterem Sinne entschieden würde, des weitern zu untersuchen,
ob die Einigung über den Zahlungsmodus vorbehalten worden sei.
Indessen ergibt sich, daß eine Entscheidung dieser beiden Fragen
im vorliegenden Falle nicht nötig, ja fogar nicht einmal möglich
ist, und zwar deshalb, weil die Voraussetzung, unter der sie über
haupt erst gestellt werden könnten, nicht zutrifft. Entgegen der
Annahme der Vorinstanz ist nämlich davon auszugehen, daß eine
Einigung über den Zahlungsmodus in Wirklichkeit stattgefunden
hat. Ist dem aber so, so kann einerseits ein Vorbehalt einer
solchen Einigung nicht mehr in Frage kommen und entfällt ander
seits auch die Untersuchung darüber, ob es sich dabei um die
Einigung über einen wesentlichen Punkt, oder aber um die Eini
gung über einen Nebenpunkt gehandelt habe.
5. Daß über den Zahlungsmodus in Wirklichkeit eine Einigung
zu Stande gekommen ist, ergibt sich zunächst in unzweideutiger
Weise aus dem Briefe der Beklagten vom 5. Juli 1905, und
zwar speziell aus dem Passus: Le coût des 100000 bro
chures sera, tout compris, de 24000 fr., payables 1 à l ap
parition de la brochure, 1, une année après et le solde l an
née suivante. Deutlicher und bestimmter als durch wörtliche
Wiederholung dieser vom Kläger am 26. Juni schriftlich gestellten
Offerte konnte die bedingungslose Annahme der letztern überhaupt
nicht erklärt werden.
Derselbe Brief der Beklagten vom 5. Juli enthält nun aller
dings jenes Postskriptum, auf welches sich die Beklagten heute
berufen, um darzutun, daß eine Einigung über den Zahlungs
modus nicht zu Stande gekommen sei. Allein es ist klar, daß
durch dieses der Annahme der klägerischen Offerte und natürlich
auch der Unterschrift der Beklagten nachfolgende Postskriptum die
im Texte des Briefes abgegebene Annahmeerklärung nicht wider
rufen, sondern lediglich der Wunsch einer Abänderung des bereits
zu Stande gekommenen Vertrages ausgesprochen werden wollte.
Hätten die Beklagten die Sache damals anders aufgefaßt, d. h.
hätten sie die Zahlungsbedingungen des Klägers als unannehm
bar zurückweisen wollen, so hätten sie doch im Texte des Briefes
nicht ausdrücklich die Annahme dieser Zahlungsbedingungen er
klärt; vielmehr hätten sie dann entweder ausdrücklich die Nicht
annahme derselben erklärt oder aber sich darauf beschränkt, Gegen
vorschläge zu machen. Wenn sie es vorgezogen haben, in einem
und demselben Briefe die Annahme der klägerischen Zahlungs
bedingungen zu erklären und eine Abänderung derselben vorzu
schlagen, so müssen sie es sich gefallen lassen, daß dieses ihr
Verhalten auf obige, einzig einen vernünftigen Sinn ergebende
Weise interpretiert wird, d. h. daß dem im Postskriptum geäußer
ten Wunsche keine andere Bedeutung beigelegt wird, als wenn er
z. B. einige Tage nach Absendung des die Annahme der kläge
rischen Offerte enthaltenden Briefes, oder gar erst nach Abliefe
rung des Werkes, im Momente der Fälligkeit der ersten Werk
lohnrate, geäußert worden wäre. Und da es in der Folge zu
einer Abänderung des Vertrages in Bezug auf den Zahlungs
mødus nicht gekommen ist, so ergibt sich daraus mit Notwendig
keit, daß es eben einfach bei den im Schreiben der Beklagten vom
5. Juli formulierten Bedingungen sein Bewenden hatte.
6. Ist nach dem gesagten über den Zahlungsmodus eine gül
tige Vereinbarung zu Stande gekommen, so folgt daraus ohne
weiteres, daß der ganze Vertrag perfekt geworden ist. Denn die
Beklagten haben keinen andern irgendwie erheblichen Punkt nam
haft zu machen vermocht, bezüglich dessen Ende Juni oder An
fangs Juli Differenzen bestanden hätten.
Daß übrigens die Beklagten den Vertrag ursprünglich selber
als zu Recht bestehend betrachteten, ergibt sich aus ihrem ganzen
Verhalten während des Sommers 1905. So zunächst, und zwar
abgesehen von dem Passus betr. den Zahlungsmodus, aus dem
Inhalte ihres Briefes vom 5. Juli, insbesondere aus den Worten:
nous nous sommes bien mis d accord avec lui (sc. Monod)
sur les détails de l'exécution, et nous venons aujourd'hui vous
confirmer les points principaux , sowie aus den Worten:
Ceci étant, nous recommandons l'exécution de ce travail
à vos bons soins et demeurons bien à votre disposition pour
tous renseignements, etc. So ferner aus dem Stillschweigen
der Beklagten auf den Brief, in welchem der Kläger ihnen die
Bestellung verdankte. Sodann überhaupt aus dem absoluten
Stillschweigen der Beklagten vom 5. Juli bis zum 25. August,
während sie doch darüber nicht im Zweifel sein konnten, daß der
Kläger, wenn er die Arbeit, wie versprochen, bis Ende Januar
1906 vollenden wollte, diesen Zeitraum zur Inangriffnahme des
Werkes und zur Bestellung der nötigen Materialien benutzen
mußte. Desgleichen ferner aus dem Briefe vom 25. August, in
welchem die Beklagten ausdrücklich bemerkten: Il ne s agit
nullement d'un renvoi indéfini, car nous tenons à avoir cette
brochure.
Endlich fällt hier in Betracht, daß die Beklagten auch dann
noch, als sie bereits versuchten, sich ganz vom Vertrage loszu
sagen, nämlich im November 1905, die Behauptung, es sei wegen
mangelnden Konsenses über die Zahlungsbedingungen überhaupt
kein Vertrag zu Stande gekommen, nicht aufgestellt haben, son
dern daß sie damals nur der Ansicht waren, die angebliche Mangel
haftig keit des Textes der Broschüre gestatte ihnen, vom Vertrage
zurückzutreten ( nous délie de tout engagement envers vous ).
Die Beklagten betrachteten also auch damals noch den Vertrag als
zu Stande gekommen, jedoch vom Kläger nicht gehörig erfüllt;
und erst im Prozesse vertraten sie die Auffassung, es sei der Ver
trag überhaupt nie perfekt geworden.
7. Aus dem Bestehen des Vertrages, in Verbindung mit der
Weigerung der Beklagten, denselben zu erfüllen, ergibt
sich nach
Art. 110 ff. OR ohne weiteres die Verpflichtung der
Beklagten
zum Ersatz des dem Kläger durch die Nichterfüllung
zugefügten
Schadens, also zum Ersatz des Erfüllungsinteresses
( positiven
Vertragsinteresses ), d. h. des Betrages, welchen der Kläger
Ausführung des ihm bestellten Werkes verdient hätte.
Behufs Berechnung dieses Betrages ist davon auszugehen, daß
der Kläger nach der Ansicht der Sachverständigen 15 % des
Werklohnes, also 3600 Fr. netto verdient haben würde. Dabei
ist indessen zunächst zu berücksichtigen, daß infolge der Nichtaus
führung des Werkes immerhin ein gewisser, wenn auch wohl nur
verhältnismäßig kleiner Teil der eigenen Tätigkeit des Klägers in
Wegfall gekommen ist, sodann aber auch, daß die beiden ersten
Werklohnraten zur Deckung der dem Kläger erwachsenen Aus
lagen (nach der Ansicht der Sachverständigen 85 % von 24,000
Franken) verwendet worden wären, der Nettogewinn von 3600 Fr.
dem Kläger als erst im Momente der Zahlung der letzten Werk
lohnrate, d. h. frühestens Ende Januar 1908 zugefallen wäre,
während anderseits die Verzinslichkeit der Entschädigung mit dem
Momente der Inverzugsetzung bezw. Klageerhebung beginnt. Aus
diesen beiden Gründen erscheint eine Reduktion der Entschädigung
auf 3000 Fr. gerechtfertigt.
Zu einer weitern Reduktion der Entschädigung mit Rücksicht
darauf, daß der Kläger in seinen Briefen vom 14. September
und vom 21. November selber nicht mehr als 1000 Fr. bezw.
2000 Fr. verlangt habe, liegt kein begründeter Anlaß vor. Denn
die in jenen beiden Briefen enthaltenen Vorschläge oder Forde
rungen hatten natürlich zur Voraussetzung, daß eine Verständi
gung zwischen den Parteien erzielt werde, sei es im Sinne einer
späteren Ausführung des Werkes, sei es doch jedenfalls im Sinne
der Vermeidung des Prozesses.
Demnach hat das Bundesgericht
erkannt:
Die Hauptberufung wird dahin begründet erklärt, daß in Ab
änderung des angefochtenen Urteils die Beklagten zur Zahlung
von 3000 Fr. nebst 5 % Zins seit Anhebung der Klage an
den Kläger verurteilt werden. Die Anschlußberufung wird abge
wiesen.