226 Entscheidungen des Bundesgerichts als oberster Zivilgerichtsinstanz.
inun mag bie Bnqlung beß 209neß an einen j)erunfaUten 2trueiter
wanrt'nb bel' Beit )ollftanbiger 2trbeitßunfanigteit unb )on 5;lei"
lungßfoften im aUgemeinen unb faUß nid)t 2tn9nltßpunfte für bie
2tnna9me einer mueraIität uorliegen, bnrnuf berunen, bau bel'
2trbeitgeber fid) 9
ie
a
u
red)tUd) nerpflid)tet 9art, unb bie Bnnlung
mng bieß aud) 3um 2tußbrucf bringen. 2tUein bn ewuatfein
biefer lSer:pfCid)tung bmud)t firn feineßwegß auf bie efnmtl)eit
aUer (nf:prüd)e, bie aUß bem UnfaU mögfid)erweije in Bufunft
entftenen, 3u erftrecfen, fonbern wirb fid) IlUer fRegel nnd) auf
ben rfa be b(tma(ß erfennullr nornanbenen ober 3u erwarten"
ben (5d)llben befd)ranfen. ie norbe91lItlofe Bn9lung beß 209nß
unb bel' 2tra1red nung 9at benn aud) nid)t bie 58ebeutung einer
2tbfd Ia9 an91ung an einen fünftigen efamt9aft:pflid tanf:prud),
fonbern fie foU einen bereUß uorl.)anbenen unb geUenbgemad)ten
2tnf:prud tilgen. (5ie bilbet baner feine grunbfännd)e 'llnerft'llnung
aller U:orberungen aUß bem UnfaU über9 lu:pt, fonbern eine 2tn::
erfenmmg nur fene befttmmten nf:prud)ß, fowie etmn nod) bel'
rhlß:Pflid t in e3ug auf aUfanige weitere (5d)abenßfolgen beß
Unfall6, bie aur ,8ett bel' ,8al)(ung bereifß -bem rbeitgeber
erlennbar -notlagen ober 5u enuarten Waren. amit eine fold)e
,8al)lung ben 2auf bel' lSerjä9rung fonftiger (nfprüd)e, nament"
lid) be6 nf:prud)eß tttegen bauernbel' ,3nbalibität, unterurid t, mu
fomit feitftel)en, bau aur ,8ett bel' ,8anfung weitere U:o gett beß
Unfallß nid)t mel)r ungemiß waren, fonbern bereits objeftib 1.101'::
lagen ober mit Illjrfd etnlid)feit au ermarten waren unb ba bieß
bem 2troeitgeber befannt war ober lj1itte betannt fein follen. Unb
bie el1)ei (aft ljiefür trifft ben S)aft:pflid)tWtger, bel' bie Unter::
ored)ung bel' ?Berjäl)rung geltellb mad)t. inun 9at er jfrager in
feiner i.illeife uel)auptet, baj3 aur ,8eit, bll bel' ef!agte iljm ben
oljn uni) bie r3tred)nung ue3a9lt ljat (29. ,oftouer, 12. unb
26. inotlemoer, 6. r3emoer 1904), mit einer bauernben -3ntlali"
bUat ober nur mit längerer l.1orübergeljenber rbeitßunfäntgfeit
gered)llet wur'oe unb aud) ben ften tft nid)ts für eine fold)e
nnllljme 3U entneljmen; bel' Umftanb, bau bel' jfliiger oie roeit
am 24. inotlemuer wiebel' aufgenommen ljat, f:prid)t lie eljer für
baß egenteH. ie lSerjdl)rung beß mit bel' jflage geforberten
steilß ber aft:Pfnc9tentfd)abigung, bie mit bem Unfall begonnen
IV. Obligationenrecht. N° 31.
ljat, ift baljer burd) fene ,8aljlungen nid)t unterbrod)en worben
unb war mit9in aur ,8eit bel' ?Betreibung bereitß uollenbet. ((5ielje
mib 17 (5. 747 rw. 4; 23 15. 940 rw. 3. ?Bergt aud) für
ba beutfd)e S)aft:pflid)tred)t bie Urteile bes fReid)ßgerid)tß oei
ger, ifenba9nred)tlid)e ntfd)eibungen 2 inr.43 unb 18 inr.143;
ferner für baf3 fran3öfifd)e fRed)t bie Urteile beß Jrafiationßljofß.
tiei allo3, 1904 (5.162, 166, 514.)
emnad) 9at baß ?Bunbeßgerid)t
erfannt:
ie erufung utrb atigewiefen unb baß Urteil beß ,obergedd)tß.
eß Jrantonß 2uaem uom 15. Riira 1907 ueftatigt.
IV. Obligationenrecht. -Oode des obligations.
31. Arret du 19 avril 1907, dans La cause
lIuguet, der. et rec. princ., contre Rieux, dem. et rec. p. v.
de jonction.
Louage de services: engagement d'un acteur au The9.tre
de Geneve. Resiliation de l'engagement par 1e directeur; action
en dommages-interMs.
A. -Emi1e Huguet, directeur du Theätre concessionne et
subventionne de la Ville de Geneve, a engage, par contrat
du 15 novembre 1906, Louis Rieux dit de Lerick, artiste-
lyrique, en qualite de '1 fort tenor des demi-caracteres :1 , aux
appointements de
3000 fr. par mois pour dix representations
r
cela pOUl' la saison d'hiver du 20 Dovembre 1906 au 15 avriL
1907.
Le contrat porte entre autres la clause suivante dans la.
partie imprimee du texte: '1 M. de Lerick declare accepter
:I pout' mode de debut les conditions imposees par l'auto-
:I rite:l , et dans les articles additionnels manuscrits : '1 De-
1;. huts: Samson, Romeo, Guillaume ou les Huguenots, devra.
228 Entscheidungen des Bundesgerichts als oberster Zivilgerichtsinstanz .
etre fixe apres son troisieme debut qui aura lieu dans les
... vingt jours, ne chantera jamais deux jours de suite, etc.
B. -En ce qui concerne les debuts des artistes, l'autorite
genevoise a pris les dispositions suivantes :
Le cahier des charges pour I'exploitation du
Tbeätre de
Ia Ville de Geneve, adopte par le Conseil administratif dans
sa seance
du 8 decembre 1905, porte les articles suivants :
Art. 40. Le mode des debuts auxqueis les artistes sont
astreints est determine par un reglement j
Art. 41. Les engagements stipuleront que tout artiste
doit se conformer au mode de debut fixe par le Conseil
administratif, sanS aucun recours contre l'autorite muni-
cipale.
Le Reglement des debuts du 4 octobre 1906, saison
1906-1907 dispose :
Art. 1. Les artistes soumis aux debuts devront, dans la
regle, etre entendus dans trois ouvrages differents du re-
pertoire et dans les vingt premiers jours.
Art. 2. L'acceptation ou le rejet des artistes seront soumis
a une commission, nommee a cet effet par le Conseil ad-
ministratif, et qui se composera de 23 membres proposes
par M. le delegue au Tbeatre.
Art. 6. Les artistes refuses ou resilies devront etre
remplaces au plus tard dans le delai de vingt jours. La
Commission decidera, dans chaque cas particulier, si les
remplalJants doivent etre soumis ou non au mode de de-
buts ici specifies.
C. -Le demandeur Rieux, qui remplalJait un sieur
Moratti, tenor,
refuse par Ia Commission, debuta a Geneve,
le
20 novembre 1906, dans Romeo et Juliette j le 29 no-
vembre il fit un deuxieme debut dans Samson et Dalila .
Le lendemain Ia Commission des debuts declara refuser cet
artiste, ce dont celui-ci fut
avise le jour meme par le di-
recteur.
Le pro ces-verbal de
Ia Commission des debuts relate ainsi
cette decision:
Conformement a Ia decision prise ä. sa
derniere seance, Ia Commission est eonsuItee sur Ia question
IV. Obligationenrecht. N° 31.
de savoir s'il y a lieu de soumettre M. de Lerick, pre-
mier tenor, a un troisieme debut. -Apres un echange de
vues entre plusieurs membres de Ia Commission, qui re-
grettent en general que eet artiste n'ait pas les qualites
requises pour interpreter Ie repertoire pour lequel il a et6
engage, il est procede au scrutin secret. -Sur 14 votants
M. deLerick obtient 11 non et 3 bulletins blanes. M. Huguet
est en consequence invite a pourvoir a son remplacement
dans les delais prescrits par le reglement.
D. -Rieux dit de Lerick a, par sommation du 13 decembre
1906, cite Huguet devant le Tribunal des prud'hommes de
Geneve, Groupe
X, et coneIu, a l'audience du lundi 17 de-
cembre 1906, ä. ce qu'il soit prononce que Huguet doit lui
faire payement
de 1500 fr. pour solde du premier mois
d'appointement, plus 12,000 fr. pour rupture d'engagement.
Sa reclamation est fondee sur la pretention que d'apres la
clause additionnelle de son contrat le directeur lui aurait
assure trois debuts, alors que Ia Commission astatue apres
oe
l'avoir entendu que dans deux morceaux. Il allegue, en
)utre, qu'il est fort tenor J que c' est a ce titre-Iä. qu'il
s'est presente en produisant son repertoire j le vrai motif de
son refus est que le directeur du Tbeätre de Geneve ne dis-
posait pas d'une troupe de grand-opera pouvant
lui donner
la repIique
j sa presellce etait des lors inutile et la commission
l'a
refuse pour rendre un service au directeur.
Le
defendeur a reconnu, en co urs d'instance, devoir au
demandeur la somme de 1500 fr. -sous deduction de 25 fr.
et du montant d'une saisie -pour solde de salaire d'un
mois
j mais il a conclu a liberation pour Ie surplus de ses
conclusions.
TI a conteste avoir garanti trois debuts au de-
mandeut'
et a declare que ce dernier etait, vu l'art.9 du con-
trat -comme lui du reste -soumis /loUX decisions, sans appel
possible,
de la commission des debuts; celle-ci pouvait, aux
termes du reglement, se contenter de deux debuts seulement.
E. -Apres avoir, dans un premier jugement, reforme
par la Chambre d'appel, designe une commission d'experts,
qui aurait
eu pour mission de statuer sur les talents et les
AS 33 11 -1907
230 Entscheidungen des Bundesgerichts als oberster ZiVilgerichtsinstanz.
connaissances dn demandeur, Ie Tribunal des prud'hommes
a admis, en les reduisant au total de 7475 fr.,Ies conclusions
de Rieux.
La Chambre d'appel des Conseils de prud'hommes a re-
forme
ce jugement, 1e 14 janvier 1907, et rendu l'arret dont
recours
par lequel eUe a:
Condamne sieur Huguet a payer a sieur de Lerick:
t
Ia somme de 1475 fr. pour solde de salaire,
" 2
celle de 3000 fr. pour indemnite de rupture de con-
trat,
et deboute les parties de toutes conclusions contraires.
Cet arret est motive, en resurne, comme suit :
Sieur de
Lerick s'est reserve, par stipulation manuscrite,
le droit
a trois debuts; Huguet aurait du attirer I'attention
de Ia Commission
theatrale sur le fait qu'il avait fait cette
promesse; en ne Ie faisant pas et en laissant la Commission
prononcer apres deux debuts, il a commis une faute dont il
doit assumer la responsabilite. L'artiste refuse a, dans ces
conditions, droit
a une indemnite; il y a lien de tenir compte
dans Ia fixation de
Ja quotite de la somme allouee, d'une
part, du fait que
de Lerick a deja subi dans le courant deo la
meme saison une resiliation a Montpellier et, d'autre part, da
ce qu'il n' est pas probable qu'un troisieme debnt etlt modifie
le jugement de la Commission theatrale. Dans ces conditions
l'indemnite
de 6000 fr. accordee en premiere instance e:4
trop eIevee et il y a lieu de la reduire de moitie.
F. -C'est contre ce prononce que le dMendeur Huguet
a, en temps utile,
declare recourir en reforme au Tribunal
federal et conclure ä ce que le demandeur soit deboute de
ses conclusions tendant a l'allocation d'une indemnite de re-
siliation. -De Lerick a declare se joindre a ce recours et
a repris ses conclusions originaires.
Statuant sur ces faits et considerant en droit :
1.-
2. -La formule des contrats d'engagement d'acteurs au
Theatre
de GenMe, -etablissement concessionne et sub-
yentionne
par la Ville, -repond au systeme en usage en
IV. Obligationenrecht. N° 111.
France dans les tMatres du meme ordre; elle n'implique
juridiquement qu'un engagement
par le direeteur, sous re-
serve de resolution possible suivant le resultat des debuts
devant le public. A Geneve, le soin d'apprecier les debuts
est confie a une eommission, nommee speciaJement a cet
effet
par le Conseil administratif, commission qui doit suivre
pour son jugement la
procedure tixee par le reglement des
debuts edicte par la mnme auto rite. Le directeur est tenu,
par le cahier des charges pour l'expioitation du
tMatre, de
renvoyer
et remplaeer tout artiste refuse par la commission.
Dans ce systeme, c'est au directeur qui resilie
un engage-
ment en vertu de Ia cIause resolutoire, qu'incombe Ia charge
de
prou,er, le cas ecMant, d'une part que l'artiste a ete
juge
sur ses debuts et d'autre part que la procedure regle-
mentaire a ete suivie.
3. -En l'espece, le demandeur s'est engage, en signant
le contrat,
a accepter pour mode de debuts les conditions
imposees
par l'autorite; ,il ne conteste pas avoir ete soumis
a deuK debuts et juge par la commission apres ees debuts, et
il n'allegue aucune violation formelle du reglement. l 'Iais il
pretend que, par son appreciation qu'il estime arbitraire, la
Commission a voulu rendre un service au directeur; celui-ci
n'ayant pas de troupe de grand
opera, n'avait pas usage d'un
fort tenor et n'avait que faire du demandeur dont il
desirait resilier l'engagement. Cette allegation n'est pas
prouvee; aucune
piece du dossier ne permet de mettre en
doute la bonne foi de Ia commission ; du reste celle-ci n'etait
pas
appeIee a Ie juger, et ne ra pas juge, en qualite de
fort tenor ", mais comme 4 fort tenor des demi-caracteres
et c'est ä ce titre-Ia qu'elle a estime qu'il etait insuftisant,
en declarant qu'elle regrettait qu'il n'eut pas les qualites
requises pour interpreter le repertoire pour lequel
il avait
ete engage.
En regard des dispositions reglementaires, auxquelles le
demandeur
s'est soumis par son contrat,Ia resiliation de l'en-
gagement est done inattaquable.
4. -Mais la pretention du demandeur repose essentielle-
232 Entscheidungen des Bundesgerichts als oberster Zivilgerichtsinstanz.
ment snr la portee qu'il donne a la disposition des articles
additionnels
du eontrat, eoncernant les debuts. 11 pretend
que
par la phrase manuscrite : Debuts: Samson, Romeo,
Guillaume ou les Huguenots, devra tre fixe apres son
" troisieme debut qui aura lieu dans les vingt jours ", le
direeteur
lui aurait garanti trois debuts et qu'en resiliant son
contrat
apres le deuxieme, il aurait porte atteinte a ses
droits. -Le
defendeur eonteste cette interpretation; il nie
avoir garanti trois debuts
au demandeur, mais allegue avoir
neanmoins fait
80n possible pour 1ui proeurer l'oceasion de
se faire entendre eneore dans les
Huguenots ; la phrase
invoquee doit,
a son dire, tre interpretee en regard de
l'art. 9 du eontrat et
du reglement qui prevoit les trois de-
buts eomme regle, mais qui ne confere aucun droit aux ar-
tistes et laisse toute liberte a la commis si on ; le but de la
elause en diseussion
etait uniquement de garantir a l'artiste
qu'il serait
fixe sur son sort dans un de1ai de vingt jours.
C'est done essentiellement 1a question de savoir si 1e
directeur a garanti a l'artiste de lui proeurer trois debuts,
qui divise les parties; mais, 1e demandeur ne nie pas que,
si mnme il avait ete soumis a trois debuts, c'est a la com-
mission
municipa1e seu1e qu'il appartenait de statuer defini-
tivement sur son aeeeptation ou son refns. Accorder des
dommages-internts au demandeur, comme 1'ont fait les ins-
tanees eantonales,
a raison du fait qu'il n'a pas en trois de-
buts, e'est donc sous-entendre que 1e troisieme debut aurait
modifie l'opinion de 1a commission et que eelle-ci aurait de-
finitivement accepte l'artiste. Ce n'est, en effet, qu'avec cet
espoir et dans cette supposition
que le demandeur avait in-
ternt a se produire eneore une fois et que 1a suppression
d'un troisieme
debut pourrait 1ui avoir cause un dommage.
Or, ce fait capital n'est pas etabli et le demandeur n'a
pas
mnme eherehe a en rapporter la preuve. D'une part, il
n'a pas allegue que les Huguenots et Guillaume Tell
auraient ete pour lui l'occasion d'un sucees certain vu que
tel aurait deja ete le cas ailleurs; il n'a pas pretendu que
Romeo et Juliette" et Samson et Dalila " lui etaient
defavorables, ou qu'il s'etait trouve dans de mauvaises con-
IV. Obligationenrecht. N° 31. 233
ditions 10rs de ces deux premiers debuts, ce qui n'aurait pas
1316 le cas pour Ie troisieme; en outre rien ne fait presumer
qu'un troisieme
debut lui assurait le succes. -D'autre part,
il
resulte du proces-verbal de Ia commission, -conforme aux
appreciations de 1a presse invoquees par le demandeur lui-
mnme, -que ce n'est pas sa voix comme fort tenor ", de
grand opera, qui a ete condamnee, mais qu'on lui a reprocM
de ne pas avoir les qualites requises pour interpreter le
repertoire pour lequel
il a ete engage ". TI n'a, en effet, pas
etß engage comme fort tenor ) , mais comme fort tenor
des demi-caracteres . Or le troisieme debut qu'il reclamait
dans les grands operas des
Huguenots) ou de Guillaume
Tell
pouvait confirmer , peut-etre, ses qualites comme fort
tenor, lui procurer meme un succes, mais n'etait pas de na-
ture
ä. modifier en quoi que ce soit l'opinion de la commission
en
ce qui eoncerne ses qualites comme fort tenor des
demi-caracteres
appeIe a jouer le repertoire du ThMtre
de Geneve; il resulte, en effet, de 1a correspondance echangee
entre parties, avant la conclusion du contrat, que dans le re-
pertoire le grand opera n'est qu'un accessoire a cöte d'autres
genres pour lesquels
un fort tenor" n'est pas utile.
5. -Le fait qu'un troisieme debut dans les Huguenots )
ou Guillaume Tell ", si mnme il a ete promis par le di-
recteur, n'etait pas de nature a modifier la decision de la
commission, seul juge en Ia matiere, enleve toute valeur pra-
tique
a Ia pretention du demandeur, qui n'avait des lors plus
aucun
internt a reclamer ce troisieme debut; l'inexecution de
cette pretendue obligation
ne peut pas justifier une demande
en dommages-interets, puisque si.
mnme ce troisieme debut
avait eu lieu, il n'est pas etabli que Ia situation de fait aurait
ete modifiee et que Ia resiliation du contrat n'aurait pas ete
prononcee. Il n'est donc pas prouve que Ie demandeur ait
subi
un dommage du fait de la pretendue inexeeution du
contrat par 1e defendeur.
Dans ces conditions, les conelusions
de la demande doivent
tre ecartees, sans meme qu'il soit necessaire d'examiner si
le directeur avait garanti trois
debuts au demandeur.
234 Entscheidungen des Bundesgerichts als oberster Zivilgerichtsinstanz.
Par ces motifs,
Le Tribunal
fMeral
prononce:
I. -Le recours principal du
defendeur Huguet est admis
et le recours par voie de jonction du demandeur Rieux est
repousse.
H. -L'arret de la Chambre d'appel des Conseils de
prud'hommes de Geneve, du 14 janvier 1907, est annule.
HI. -Le demandeur
est deboute des fins de sa demande
pour autant que ses conclusions n'ont pas
ete admises par le
defendeur.
32. lltMf ,nt 20. J'ptiC 1907
in Sadien '3 ttt1J, ,Sn. u. jßer. JtL, gegen , jßefL u. jßer jßefl.
Art. 50, 55 OR: Unerlaubte Handlung. Grenzen der öffentlichen
Kritik
künstlerischer, speziell schauspielerischer Leistungen.
A. 'iDuref) UrteH uom 14. :De ember 1906 at bie L I!l:p:pe .
IQtionnfammer be Dbergerief)ts bes Jtantonß .8ürief) überbie
meef)tsfrnge :
3ft
oer jßefragte uerPffief)tet, CtU ben . tIäger 2000 r. nebft
5 % Bht feit 4. I!(:pril 1906 3u be3anlen?
erfannt:
1)ie Jt(age roirb abgeroicfen.
B. egen biefe Urteil at ber Jtliiger reef)t3eitig unb form.
rief)tig bie jßcrufung an b( .jßunl cßgcrief)t erllärt mit bem (n:
trage:
fei ba angefoef)tene Urteil aufouneben, b. . bie Jtlage
9ut3uneiuen unb ber jßeffagte 3U uer:pfUef)ten, an ben Jtläger au
be3alj en 2000 r. neoft 5 % Btn feit 4. I!(:prU 1906.
uentueU fef baß obergeriet)tHef)e Urteil auf3uneben uno bie
I!lften an bie 58orinftan3 aurücf3uroeifen aut' I!lbnanme ber tn ber
'sUageoegrünbung anerbotenen jßeroeife über bie atfaef)en:
- 1)aU bie in lYragc fommenbe Jtritif, gan3 a6gefenen uon
IV. Obligationenrecht. N° 32.
inrer enernlifierung 'lUef) be3ü9Hef) bel' in rage fommenben I!luf
fMrung unma! r geroefen unb bau bel' Jtläger feine an fief) fleine
unb nief)t fenr lietleutenbe 1RoUe (Jtaufmcmn uon 8enebtg) buret).
Uß toneft gef:pieIt alie.
11. 1)aU bie .rerttif unter aUen Umftänben beaug1ief) inrer
eneraltjierung unmaljr gemefen, b. lj. bau bem RInger bie DUQ i.
tät bel' e 1)iffennaftigfett alß JtflltftIer nief)t fef) eef)tnin alige.
fprodjen roerben rönne.
IIL au bie in ber Jtfageliegrünbung erroannte 58orgefdjief)te
(Rencontre 3 1)ifef)en bem Jtrager uue bem .jßeflagten anläuHet)
ber qsrobe aur "Sünne") auf mirWef)feit oerune.
C. 1)cr jßetlagte at a.uf jßeftätigung beß angefoef)tenen UtteUß
4lugetragen.
1)a6 munbeßgerief)t aie! t in rmngultg:
- 1)er JtIiiger tft uon meruf Sef)aufpieler; er roar alß folet)er
1.läljrenb brei 3anren, biß nbe beß minterfemefterß 1905/06,
tm Büref)er 15tabttneater angefteUt. 1)er meffagte tft (unter bem
q3feubonnm ".reomab alfe") feit nbe 1)e3emlier 1905 l)eater
fritifer ber uBüridjer q5oft". amßtag ben 24. lJJ1äq 1906 atte
bel' Jtliiger in ber ffi:offe beß "lllntonio" im "Jtaufm lnn Mn
58enebig" auf3utreten. 3n Nr. 73 bel' "Büriet)er qsoft" uom 28.
lJJ1äq 1906 erfef)ien nun folgenbe Jtritif bes .jßeflagten über biefe
llluffül)rung: "S)err 3em ) f:pieIte ben I!lntonio, l.len Jtaufmann
/luon ?Benebig, unb ermieß fief) bei biefer efegenljeit me! r benn je
"alß eine uoUfommene muu. 1)iefer Sef)auf:pteler mirb un l er
,,(affen, fein Jtönnen roie fein iIDoUen aber lj a t inn unb unß
1,6ereitß erIajfen. lJJ1an burf!e fief) fragen, 06 fief) benn bel'
"Jtiinftler nief)t fef)ämte, einem mit einer foldjen Jtnfef)ee" eifhlltg
"fcf)lhnmfter I!lrt aufaumarten, unb er munbere fief) liei biefer feiner
,,1Rücffief)tßlofigfett nief)t, menn bie Jtritif feinen :paü meljr uerftel)t.
,,1)a erfreute unß S)err berljurb, ben mir leiber luef) merben
"miffen müHen, aIß qsrin3 l on m:ragon im egenteH mit einem
"oeftänbigen ortfef)rttt, unb fe16ft ber neine an3elot uon rau.
"lein ermin, bie buref) aUerIei launige 1)etaUß fürs I!luge mie
"fürß Dnr einen italienifef)en trauentiuben uoU ü6er3eugenben
"S)umorß fef)uf, ftanb ocf) über I!lntonio, biefem S)am:pelmann
"unb .'jammnrtt'om:peter, bel' einige lJJ1al auf fein tief)mort mie