Public-law appeal inadmissible where cassation was available

BGE 32 I 669Amtliche Sammlung des Bundesgerichts (BGE) / Band I01.04.1905Inadmissible

Von Omnilex extrahiert

Omnilex-Zusammenfassung

Julien Tissot was fined in Vaud for fishing with nets near the Venoge. The district police court acquitted him, but the cantonal cassation court restored the fine. Before the Federal Tribunal, Tissot invoked the Franco-Swiss fisheries convention of 9 March 1904 and claimed the cantonal rule had been repealed. The Federal Tribunal held that the proper remedy for such a federal-law complaint was cassation under the OJF, not a public-law appeal, and therefore did not enter into the case. It added that, in any event, the appeal would fail because the convention expressly allowed stricter cantonal rules.

Omnilex-Regeste

Arts. 163 and 182 al. 2 OJF; public-law appeal versus cassation appeal for an alleged violation of an international convention. Where the complaint concerns the incorrect application of federal or treaty law and the OJF provides a cassation remedy, a public-law appeal is inadmissible if that remedy was not pursued (consid. 1). In any event, an international fisheries convention that expressly reserves the power of each contracting state to enact stricter protective rules does not repeal pre-existing cantonal provisions that are more severe and remain compatible with the convention (consid. 2).

Gesamter Gesetzestext

668 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. H. Abschnitt. Bundesgesetze rat, au beurteilen fluh. :niefen beiben mrgumenten gegenüber ab fommt ben übrigen mrgumenten bro 9Murie , unter ßiff. 1 unb 2 benfeIben, lebiglictj fefunbiire ehelltung au. :nie efctjwerbe wegen r03effuCtrer Un l tbCtrfeit bro angefoctjtenen ntfctjeibe Cßiff. 1) nbet am rictjtigften inre rIebigung im ,8ufammen: ange mit ber ermii9nten rörterung bes .Jnitiati )rectjt Ilg folctjen, miibrenb Me 5Befctjltlcrbe wegen merIenung ber )erfaffuni:l6 mnj3igen emeinbeautonomie Cßiff. 2) aufoIge ber burctj Beit lb lauf eingetretenen Un lunfünrf arfeit be6 5eaugHctjett :ni6 ofiti ) 2 jene6 ts-ntfctjeibc über9aunt gegenftanb (oß gemorben tfi. 5omit )ermögen biefe lnberroettigen mrgumente feine .reomneten3aunfcf)ei bung au bcgrünben. :naa bie jfomneten3 be6 5Bunbe6gericf)t in feiner .f. infh'9t in l'Yrage fommen fann, erne((t ubrigen6 beutnctj barau6, bau im lRefurfr auaer 95 luaem. 5tm -weld)er für bie )erfaffungnmä:atg )orgefcf)rtebenen mo fßwa (en außbritcllicf) ben runbfa ) bro abfoIuten ime9r6 fanttioniert unb bemnacf) in anncf) 3weife oß ben in lRanmen ber stom:petenanorm be6 mrt,189 of. 4 ü fiiUt -gar feine merfaffut1gnbeitimmung aIß tler Ient angerufen wirb, fo bafl bie beaüglicf)e moraußfenung ber mrt. 175 ßiff. 3 unb 178 ü nicf)t autrifft. mnberfeit fann gegen bie mnnanme ber .reoneten3 be unbenrate6 aU6 mrt. 189 mbf. 4 ü nicf)t etma etngewenbet roerben, ba 5timmrecf)t ber ürger mit e3ug auf bie tn %rage fte9cnbe mbftimmung fei bei ber gegebenen 51lcf)fage nicf)t berIe )t, inbem ber angefoctjtene nt fcf)eib bro lRegteruug6rlltro jn biefe tRed)t in tloUem imntie fcf)une. :nenn ber Umftanb, bafl bel' botliegenbe ftaatßrecf)tlicf)e 9tefut nicf)t bon ben .3uitiauten a ß in i9ren :politifnen atectjten angebli berIe )ten ürgem, lonbern bon ber tnnen entgegentretenbeu e meinbef enörbe außgent, berü9rt natürHcf) bie für eie Jrom:petena 3U lleifung aUein maflgebenbe imaterie be lRelurfe nictjt, fonbem fllnn nut inflctjtIicf) ber meitern, bei gegebener Jtom:peten3 oU er örternben t'llgt ber vtefur6!egitimation in etracf)t faUen; - edannt: muf ben 9tefurß mirb roegen .3nfom:petena nicf)t eingetreten. S. Anm. auf S. 666. (Anm. d. Red. f. Publ.) III. Organisation der Bundesrechtsptlege. N° 101.

  1. Arret du 21 decambre 1906, dans la cause Tissot contre Cour da cassation penala du canton da Vaud. Recours de droit public contre une pretendue violation de l'art. 33 de la Oonvention franco-suisse du 9 mars
  2. reglementant la police de la peche dans les eaux frontieres. -Irrecevabilite du recours, pour admissibilite d'un recours en cassation, en vertu des art. 163 et 182 al. 2 OJF. -Examen eventuel du recours. Sur un rapport, date du 13 avril 1906, du garde-peche Bourgoz, a Saint-Sulpice (Vaud), le prefet du district de Morges, en son audience du 25 du meme mois, a condamne Julien Tissot, bourgeois du Locle, domicilie a Saint-Sulpice, ä. 20 fr. d'amende et aux frais de citation, pour avoir contre- venu a rart. 31 de Parrete cantonal du 5 fevrier 1891 sur la police de la peche, en tendant des filets dans le voisinage immediat de l'embouchure de la Venoge. Tissot ayant declare qu'il ne se soumettait pas a ce pro- nonce le dossier fut transmis au Tribunal de police du distrint de Morges, leque.1, par jugement du 31 mai 1906, a liMre Tissot de toute peine, et mis les frais a la charge de l'Etat. Le dit tribunal a admis que l'arrete cantonal du

fevrier 1891 avait ete abroge par la Convention conc1ue entre la Suisse et la France pour reglementer la peche dans les eaux frontieres et entree en vigueur le 10 fevrier 1905. Ensuite de reconrs du Ministere public contre le predit jugement de police, la Cour de cassatio penale de Vand, par arret du 19 juin 1906, areforme ce Jugement et mam- tenu l'amende de 20 fr. prononce par le prefet. Cet arret se fonde sur Ia consideration que, contrairement a l'opinion exprimee par les premiers juges, la convention internationale susvisee n'a abroge, ni explicitement, ni implicntement les lois et arretes en vigueur, lors de sa promulgatIOn, en ma- tiere de peche, dans les etats co-contractants. e'est contre cet arret que J. Tissot a recouru en temps utile au Tribunal fMeral, et a conclu a ce qu'il lui plaise le

,670 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. II. Abschnitt. Bundesgesetze. reformer dans le sens du prononce du jugement du Tribunal de police de Morges. A l'appui de ces conclusions, Ie recourant fait valoir, en substance, ce qui suit : La convention franco-suisse du 9 mars 1904, reglemen- tant Ia police de la peche dans les eaux frontieres, a eu pour effet d'abroger l'arrete vaudois du 5 fevrier 1891 sur Ia police de Ia peche, en ce qui concerne Ies dispositions de cet arrete relatives a la police de Ia peche dans Ies eaux frontieres, et qui sont contraires aux dispositions de la con- vention. En effet, Ia convention, Iaquelle est posterieure a l'arrete, stipule a son art. 8 lettre d (j. que l'emploi de toutes especes de filets est interdit du 1 er septembre au 31 de- cembre inclusivement dans un rayon de 300 metres autour de l'embouchure des principaux affiuents du Iac , et entre autres de Ia Venoge. Or le Tribunal de police de Morges a reconnu qu'en fait Tissot avait tendu ses filets en avril, et non de septembre a fin decembre. La convention franco- suisse dit, a son art. 33: Chacun des deux Etats contrac- tants prendra les mesures necessaires pour l'execution sur son territoire des dispositions de Ia presente convention. Chacun d'eux conserve d'ailleurs la faculte de prescrire des dispositions plus severes, s'il le juge convenabIe, dans l'in- teret de la peche et de la reproduction du poisson. Le recourant, sans contester a I'Etat de Vaud son droit d'aggraver les dispositions de la convention, et tout en ad- mettant que celle-ci contient un minimum de dispositions au-dessous desquelles aucun des deux Etats contractants ne pourra descendre dans sa Iegislation interieure, fait remar- quer qu'a partir de l'entree en vigueur de la Convention franco-suisse, ni la Confederation, ni l'Etat de Vaud n'ont Iegifere sur Ia matiere; il en conclut que la seule loi qui regisse Ia police de Ia peche dans les eaux frontieres, est bien la Convention franco-suisse elle-meme. Or la jurispru- dence du Tribunal federal a admis qu'une teUe convention abrogeait de plein droit les dispositions des lois interieures qui Iui sont contraires, et ce sont les prescriptions de cette 111. Organisation der Bundesreehtspflege. No 101.

convention, lesquelles constituent une partie integrante du droit federal, qui seules auraient du etre appliquees. Statuant sur ces aits et considerant en droit :

  1. -TI etait loisible au recourant d'introduire aupres du Tribunal federal, ponr pretendue violation de l'art. 33 de Ia Convention franco-snisse du 9 mars 1904, precitee, un re- conrs en cassation aux termes des dispositions des art. 163 et 182 al. 2 OJF. Comme le sieur Tissot n'a pas fait usage de ce moyen aupres de la Cour de cassation du Tribunal federal, celui-ci est incompetent, en l'etat, et il n'y a pas lieu d'entrer en matiere sur le pourvoi.
  2. -A supposer que le Tribunal federal puisse entrer en matiere sur le fond du recours, ce dernier apparaitrait comme denue de toute justmcation. En effet, il ne serait point necessaire de trancher, a l'occasion du present pourvoi, Ia question de savoir si les dispositions d'une convention internationale doivent deroger aux prescriptions de droit in- terne qui seraient incompatibles avec elle. Dans l'espece il n'existe aucune contradiction ou incompatibilite entre les termes de l'art. 33 de la Convention franco-suisse de 1904 en question, et l'art. 31 de l'arrete cantonal du 5 fevrier 1891, lequel interdit, sans restrietion aucune d'epoque, toute peche avec filets et engins dans les lacs a l'embouchure de diverses rivieres, et notamment de Ia Venoge. L'art. 33 de Ia Convention autorise precisement, en termes expres, le droit de chacun des Etats contractants de prescrire des dis- positions plus severes, s'il Ie juge convenable, dans l'interet de la peche et de la reproduction du poisson, et Ia circons- tance qu'a partir de l'entree en vigueur de Ia dite conven- tion, Ia Confederation n'a pas Iegifere sur la matiere spe- ciale dont il s'agit, ne saurait avoir pour effet, -ainsi que l'arret de Ia Cour de cassation vaudoise dont est recours le fait observer avec raison, -d'abroger les dispositions de droit cantonal plus severes, existant deja alors a cet egard, notamment celles de l'arrete cantonal du 5 fevrier 1891 ; cet arrete, applicable aux lacs et rivieres du canton de Vaud pendant toute l'annee, est demeure en vigueur nonobstant

672 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. 11. Abschnitt. Bundesgesetze. les dispositions moins severes de Ia Convention internationale, et, dans cette situation,l'existence du delit constate par la Cour cantonale a Ia charge du recourant ne pouvait etre re- yoquee en doute. Par ces motifs, Le Tribunal federal prononce: TI n'est pas entre en matiere sur le recours du sieur J. Tissot. ---11---- B. STRAFRECHTSPFLEGE ADMINISTRATlON DE LA JUSTICE PENALE I. Fabrikgesetz. -Loi sur les fabriques. 102. tf4!U 4!S "IT"tiöttsnöf4!S :uom 11. J4! 4!nt64!t 1906 tn ad)en ttttb4!st"t, jtaffAtL, gegen ä64!t i4!., jtaff.oJ8efl. FG Art. 17. Was sind Vero/'d1 ungen oder Weiswngen im Sinne dieser Bestimmuug '! -Art. 11 Abs. 1 eod; Art. 1 des Ge- setzes betr. die Samstagsarbeit, vom 1. April 1905, Art. 34 Abs. 1 BV. -Unter det' regelmässigen A.rbeitszeit eines Tages ist die Tagesarbeitszeit des einzelnen A1'beiters, nicht die Tagesbe- triebszeit der Fabrik zu verstehet1; die übe /' 11 bezw. 9 Stunden hinaus dauernde Tagesbetriebszeit einm' Fabrik bei Schichtenm'beit wide1'sp1'icht an sich den Bestümnungen über die Tagesarbeitszeit nicht. Indirekte Vet'letzung der betreffenden Bestimmung, liegend in der Verunmöglichung de1' Kontrolle'! -Verbindlichkeit tatsäch- licher Feststellungen des angefochtenen Entscheides fur den Kassationshof. A. I! uf mernnlnffung bCß fd mei3ertfd en nbuftrieni)eparteo mentß (ßufd)rift ,)om 27. I! pri 1906) Heu bel' megterungnrat beß jtanton.6 llit3ern bte jtolll'ftt ,)gefellfd)aft mauer te., melne tn 2u3ern etne J8ud)brucferet betreibt, in trnfunterfud)ung 3ie9en unb tn ber orge bem J8eairfßgerid t 2u3ern 3ur iSeftrafung it6ermeifen ttlegeu Bumtber9nnblung gegen bilß iSunbe.6" aurtf" gefet? burd) Ü6erfd)rettung tier gefet?ltd)en I! rbettß3eit . sn biefer " oli3eiftraft ad)e" ednnnte baß e3idßgertd t 2u3ern nm 27. urt 1906:

Schlagwörter

public-law appealcassation remedyinternational conventionfisheries lawinadmissibilitycantonal lawsupremacystricter rules

Von Omnilex extrahiert

Kernrechtsfrage

Whether the public-law appeal was admissible despite the availability of a cassation remedy for the alleged violation of the Franco-Swiss convention.

Extrahierter Entscheid

The Federal Tribunal could not enter into the public-law appeal because a cassation appeal was available under the Federal Judiciary Act and had not been used.

Extrahierte Begründung

For an alleged violation of the 1904 convention, the proper remedy was cassation under Arts. 163 and 182(2) OJF; since that route was not pursued, the Tribunal lacked jurisdiction on the public-law appeal.

Kernrechtsfrage

Whether the cantonal fishing rule had been abrogated by the Franco-Swiss convention of 9 March 1904.

Extrahierter Entscheid

Even on the merits, the appeal would fail because the cantonal rule was not incompatible with the convention; the convention expressly allowed stricter domestic rules.

Extrahierte Begründung

Art. 33 of the convention authorized each contracting state to adopt stricter provisions for fisheries protection. The cantonal ban on nets near the Venoge remained in force, and the absence of later federal legislation did not repeal stricter cantonal law.

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