BGE 31 I 45
BGE 31 I 45Bge15.03.1856Originalquelle öffnen →
44 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. L Abschnitt. Bundesverfassung.
bodigen ®runbeigentum »erbunbene~ 5Befitltm barfteUen unb be
e, in Büriel) fteuerfrei
fein JoUen, betrifft, geben bie tJMurrenten feIbft au, baB biere 5Be:::
fteuerung, bie iniel)tanwcnbung beß § 3 litt. b be \5teuergefealb, gemiiB § 3 litt. b be \5teuergefeeß
auf bie fragIiel)en Dblerte feiten bel' I5teuerbeörben, ntel)t al
ffi:eel)tl)el'weigel'ung beöeiel)net werben tönne. :tIo.nad) aber tft bie
ftl'eitige 3nteqmtation oer erwiil}nten 5Beftimmung be fantono.len
\5teumeel)tß one weitereß ocr Wael)prüfung oeß 5Bunbegeriel)tß
o.{~ \5t(latgel'id)t90f entogen uno bebnl'f inbefonbere. bie l)on
ben ffi:efurrenten beonte, in bel' ffi:efurantmort beß ffi:egierungl'ate~
augeftanbene, :jebod) burd) 5)inwei~ auf bie einfd)lägigen bnnbeß~
unb l)ölfmed)tUel)en ®runbfäe uegrünbete ?nerfd)iebengeit ber
mußlegung beß 5Begriffeß limit ®runbeigentum l)erbunbeUf e:::
filUln" in bel' fanioualen I5teuerm.ri, je nael)bem § 2 ober 3
beß I5teuergefeeß in %ro.ge ftc9t, feiner @rörterung. Bu ucUt:::
teifen bleibt l)ielme9r nur bie 5Be9auptung ber ffi:efumnten, bau
o.uel) bie in ffi:eile ftegenbe I5teuerbei3iel}ung gegen bo.ß ?ner6ot
ber :tIofll'etbefteuerung l)erftoae. ?nerbot bei
stofliftOlt einer fan tonalen mit einer außlänbifd)en \5teuerl}ogeit,
beim interuationo.len \5teucrtonflift, mte er 9ier l)orIiegt, no.el)
ber uißgerigen fonftanten (un beaiet fid) biefera;:i be~ 5Bunbeßgerid)tß, l)on wefd}er
aoaugel}cn fein ®runb oefte9t, nur auf bie efteuerullg be
®runbbefte6 (,3mmooHtarl)mnögen). ?non UU3u1ö.ffigfeit ber
5Befteuerung ber fraglid}en ?nermögenßobiefte in Bürtel) tönnte ba:::
ger um bie ffi:ebe iein, fofem bie Dbjefte aIß 3mmooiHen 6eam.
al~ 5Beftanbteile fo1el)er anöufel)en \uö.ren. :tIieß ift jeboel) offenbr
ntel)t bel' %aU. ID(afigeoeub für bie 5Beantmortung bel' %rage 1ft
uiimliel), wie ber :Regierungßrat autreffenb geltenb mnel)t, lebigHel)
ber o.Ugemeine \5rael)georaucl) oe\tl. bie Watm ber 1500el)e; auf
ben ID(obltß ber 5Befteuerung ber bell'. D6jefte Md) öürel)erifd)em
I5teumeel)t, ben bie ffi:efurrenten 3ur 5Begrüubung 1l}m muffaf:;
fung anrufen, fommt 'oabet ntd)tß an. !lco.d} aUgemeinem \5pracl)
gebraud) un'o nad} ber Wo.tur ber l5ael)e aber tft ol)ne wcitereß
flar, bau· )ffiarenuorräte un'o etriebßfaita{ l)on abrifunteme9
mungen, waß jene ?nmnögenßo6iefte barfteUen, nient a1ß .Jm
mobiltaraubel)örben oetrad)tet werben fönnen. (?nergL ben ano.{ogen,
baß htterfantona{e \5teumed)t 6efd)Iagenben @ntfcl)eib 'oeß 5Bunbe:::
II. Doppelbesteuerung. N° 7.
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geriel)tß in \5ad}en ,3ml)of: m. \5., 5B'o. XVI, \5. 631 ff.) 60mit
tft ber ffieturß mit eaug auf biefen 3weiten 5Befel)roerbeunft aIß
unbegrünbet auauweifen.
:tIemnad) at baß 5Buubegeric9t
edannt:
:tier ffi:efurß \1>irb injomei! gutgel)eiuen unb ber ntfel)eib beß
3(egierungßrate beß jhutonG Bürtel) l)om 11. muguft 1904 in
bel' \meinung Clufgel)oben, bo.\3 3ur rmittelung ber betben ftreiti:::
gen fteuerfliel)tigen ?nermögen gegenüber ber regierungßräUid)en
a;:o.tion ein \Ueiterer 5Betrag i>on 20,000 %r. in muaug 3u brtn:::
gen ift. 3m. üorigen lutrb bcr ffi:efur o.bgcllltefcn.
7. Arret du S femer 1905
dans la cause Commune de Vicques contre Eta.t da Berna.
Impot sur les immeubles: defalcation des dettes. L'srt.
2 de la loi bernoise du 20 aoiit 1903, modifiant la loi du
15 mars 1856 sm l'impot des fortunes, la quelle dispose que le
contribuable peut seulement deduire de son capital foneier les
dettes
soumises a l'impot dans le canton de Berne, ne constitue
ni une double imposition ni une violation du principe de l'egalite
devant la loi. -Delai da recours, art. 178, eh. 30JF.
La commune de Vicques (Jura bernois) est debitrice, en
vertu d'une obligation hypotMcaire du
25 octobre 1883, d'une
somme de
11648 fr. 25 c., en faveur de la Banque fonciere
du Jura,
a Bale.
L'Etat de Berne, par l'intermediaire du Receveur du dis-
trict de
DeIemont, a reclame, en date du 30 septembre 1904,
le paiement d'une somme de 312 fr. 15, representant le
double de l'impöt foncier
du par la dite commune pour les
exercices 1894
a 1900 ey compris une amende egale au mon-
tant reclame pour l'impot).
Cette reclamation est fondee sur le fait que la commune de
Vicques aurait indument
opere la defalcation de cette somme
de la valeur de ses immeubles.
Selon la loi bernoise, la defal-
46 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bnndesverfassung. eation n'est autorisee qu'a l'egard des immeubles greves d'hy- potheques eu faveur de ereanciers domicilies dans le eanton. Lorsque le ereancier, comme c'est le eas dans l'espece, est domicilie hors du eanton, Ie proprietaire ne jouit pas de Ia defalcation. Par memoire du 20/25 novembre 1904, Ia eommune de Vieques a recouru en temps utile au Tribunal federal contre eette reclamatioll, poul' violation de dl'oits constitutionnels. Selon la reeourante, la pretention du gouvernement de Berne et la loi bernoise de 1894 sur laquelle il se fonde, eonstituent une violation du principe de Ia prohibition de Ia double impo- sition inscrit dans l'art. 46 CF, et une violation du principe de l'egalite devant Ia Ioi garanti par l'art. 4 de Ia meme cons- titutiou; elle estime avoir Ie droit d'operer Ia defalcation en question, maIgre les termes de Ia loi modificative du 20 aout 1893, disposant a son art. 2 que les prescriptions eoncernant Ia defalcation des dettes hypotbeeaires, figurant dans Ia loi du 15 mars 1856 sur l'impot des fortunes, art. 37 et 39, sont modifiees dans le sens que «le proprietaire ne peut deduire de son eapital foneier imposable les capitaux ou rentes, a la garantie desqueis sa propriete est hypothe- quee, que dans Ie cas OU ees eapitaux ou rentes sont soumis a l'impot dans le eanton de Berne ». A l'appui de sa preten- tion, Ia reeourante fait valoir en substance ce qui suit: Le principe de l'egalite devant Ia Ioi est viole, attendu que les proprietaires d'immeubles qui empruntent dans le eanton de Berne peuvent defalquer leurs dettes, alors que eeux ,qui empruntent hors du eanton ne le peuvent pas. Chaque eitoyen, comme chaque eorporation ou societe, a le droit d'emprunter hors du eanton; ils doivent pouvoir hy- potbequer leurs biens sans etre soumis, de ee ehef, ades prestations particulieres, qui ne sont pas imposees a d'autres citoyens. Leur interdire de defalquer leurs dettes contractees a l'etranger, sous pretexte que le fisc bernois est impuissant a frapper d'un impot leurs preteurs, a pour effet de les placer dans une situation onereuse, a laquelle eehappent Jes debiteurs bernois dont les creanciers hypothecaires sont etablis dans le canton. Ir. Doppelbesteuerung. No 7. 47 Le prineipe de I'interdiction constitutionnelle de Ia double imposition est egalement meconnu. La loi bernoise part de l'idee que la creanciere, -ici la Banque fonciere du Jura a BaIe, -n'etant pas imposable dans le cant on de Berne a raison des placements qu'elle y fait, ses debiteurs doivent supporter en son lieu et place l'impot auquel ses creances sont assujetties, et qu'elle devrait acquitter, si elle avait son siege dans ce dernier eanton; elle echappe a l'impot bernois par Ia raison qu'elle est soumise a l'impot a B:Ue, ou elle a son siege. Si elle devait payer en outl'e aBerne, elle semit victime d'une double imposition, prohibee par la constitution federale. 01' en faisant payer au proprietaire Hll impot du en n~alite par le creancier, on cree en fait une double imposi- tion puisque le meme impot se trouve paye dans deux cantons differents. La Banque fonciere du J um, creanciere hypothe- eaire de la conunuue de Vicques, doit a Bäle l'impot a raison de ses ereances, en quelques Heux que ses gages soient si- tues, et le canton de Berne n'a pas le droit de reclamer le meme impot en s' adressant, non plus au creancier, mais au debite ur. La loi bernoise du 15 mars 1856 sur l'impot des fortunes eonsidere le creancier comme le veritable contri- buable pour Ia portion de l'impot afferent a sa creance (voir art. 45) ; elle envisage le paiement par le debiteur comme une avance faite a l'aequit du creancier, et elle eonfere au proprietaire debiteur le droit de deduire eette avance Io1's du paiement de l'interet. La jurisprudence du Tribunal fe- deral conflrme cette maniere de voir. La loi bernoise du 20 aout 1893, modifiant celle du 15 mars 1856, n'a point ehange Ia situation, et l'art. 2 de cette loi, sur lequel le fise bernois etaie sa reclamation, est et demeure inconstitution- nel, eomme Ia loi de 1856 l' etait elle-meme sur ce point. La commune re courante conclut, en consequence, ä. ce qu'il plaise au Tribunal federal: 1 0 Dire et declarer que Ia reclamation formuIee par le Receveur du district de Delemont est nulle eomme contraire a la constitution federale et faire defense d'y donner suite. 20 Declarer d'une maniere generale que la disposition de l'art. 2 de Ia loi bernoise du 20 aout 1893 est inconstitution-
48 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. l. Abschnitt. Bundesverfassung. nelle pour autant qu'elle vise les capitaux garantis hypotbe- cairement, dont les creanciers sont domicilies dans un canton suisse autre que le canton de Berne. 3° Partant, dire que la commune de Vicques a le droit d'optker, tant pour l'avenir que pour le passe, la defalcation de la dette qu'elle a contractee envers la Banque fonciere du Jura, a BaIe, aussi longtemps que celle-ci n'etablira pas son siege dans le canton de Berne. Dans sa reponse, le Conseil Executif de Berne, tant en son nom qu'en celui du Grand Conseil et de l'office du Receveur de Delemont, conclut en premiere ligne a la non entree en matiere sur le recours, -pour tardivete et defaut de legiti- mation de la recourante, -pour autant que celui-ei est di- rige contre la loi modificative du 20 aout 1892, et subsidiai- rement an rejet du dit pourvoi. Statuant sur ces {aits el considerant en droit :
Rückzahlttng nicht geschuldeter Steuern.
ba fidj ergi6t:
A. ~er ilt remgarten \tlol}lt9afte lRelunent oefii§t ilt ei fteuerpflidjtigem efii§tum ),lon
"mu5mnrtß\tlol}nenben barf ein ooug llarauf I}aftenber Sdjulbenl}aI\tli!
eine megenfdjaft, auf bel' eine S)i)pot9ef ),lOH 30,000 lYr. J}(tftet.
e5 l.Jl)lt 1875, me!dje ?Seftimmungen {auten:
§ 6 2. Sai§ beß C5t."®ef.: ffr fteUte oeim ®emeinberat beß aürdj. C5t."®ef. ),lon 1870 unb § 137 litt. b
beß ®emeiltbegefe9ar\tlU ba5 ®efudj, bila i9m (pro
1903) bie S)I)Potgefilrfdjulb ),lom C5djni§ungß\tlert ),lOlt 80,000 tyr.
aogeaog
en
\tl erbe, \tlurbe aoer abfdjHlgig 6efdjieben geftüt auf
§ 6 2. Sa
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