462 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.
m:efumnten nael) ber fanton,tfen efengetiung b(t lReel)t auf
merbeiftltnbung niel)t aufommt, reine merIenung be i1trt. 4 'oe.
?Bunbentlerfaffung erbHcten. Übrigen uar )ai tlor 5Beairf:Sgeriel)t
tlon einem m:eel)tnfunbigen af tatgetier aHiftiert. vaß in einer
ber ermä9nten ?Beaie9ungen 'oie etnfel)lägigen fantonalen iSefUm.
mungen, namentlid) ber 40 cit., aum l eael)teHe be m:efmrenten
unriel)tig angemenbet iuori en feien, 9at biefer ntel)! barg
et
an
.
?menn er enbliel) geltenb mael)t, e fiege eine :Reel)tnung etel)geit
barin, baa H m fein 'termin 3m i1t gabe feiner i1tntmort einge.
raumt murbe, fo fann auel) in biefem jßunfte ein il.liUtürfiel)er
merfto)3 gegen eine f:Ine3ielle ) 5orjel)rtft ber aargauifel)en efet;.
gebung ober einen allgemeinen ffied)tnfa nid)t gefunben merben.
Übrigcnß 9Ctt bel' :Refurrent laut tlorinftcm3Iid)er %eftfteUung an
'ocr med) mbfung I; om 20. 6e:ptember 1900 eine elienfaU barauf
9in I; orbereitete unb in 6d)rift l; erTaj3te Unimort tlerIejen. 6d)lie)3.
Uel) mUß bemerft lueroen, baa ba Dbergerid)t fein Urteil auf
eine erneute felbjtanbige jßrüfung aUer i1tnbringen uno 5Bemei .
antrage be V'tefumnten ftü:t;t, beren Un:partetnel)feit unb rünb
Uel)feit biefer aUe ob 30Ut. läBt fiel) bCß9alb niel)t einj
e
g
en
,
il.lie 3ai tl)atfäel)Iid) burel) aUfäUig uor 5Be3irfngerid)t begangene
-(ye9 er beß merfa9renß aur 3eit nod) 6enael)teUigt fein foUte.
:nemnad) 9at baß 5Bunbeßgeriel)t
edannt:
:tler V'tefurß mirb a gemiefen.
VI. Gerichtsstand. -Du for.
- Geriohtsstand des Wohnortes. -For du domioile.
- Arret du 6 novembre 190t dans la cattse Brandeis.
Action en repetition, art. 86 LPF.
Par ecriture du 6 aout 1901 U. Brandeis, negociant a
Zurich, a adresse en temps utile un recours de droit public
au Tribunal
federal, en faisant valoir, en substance, les con-
siderations de fait et de droit ci-apres:
VI. Gerichtsstand. --1. Des Wohnortes. N° 79.
U. Brandeis, bourgeois de Lengnau et solvable, est etabli
comme negociant a Zurichj il a vendu a E. Bovard-Lauper, ä.
Vevey, des articles de bonneterie pour le montant de 782 fr.
60 c., et les expedia ä. M. E. Bovard-Lauper. La facture
n'ayant pas
ete payee ä. l'ecMance, Brandeis poursuivit le dit
Bovard.
Ce dernier ne :fit aucune opposition, et Brandeis,
continuant la poursuite, demanda la mise en faillite
du debi-
teur. A l'audience du Pnlsident du Tribunal du District da
Vevey, du 5 decembre 1900, Bovard pretendit que c'est sa
femme, dame Emma -Bovard nee Lauper, marchande pu-
blique en dite ville, qui est en
realite la debitrice de Bran-
deis, et, pour eviter la faillite, sieur Bovard deposa en main
du predit
magistrat une somme de 800 fr. a titre de consi-
gnation juridique. Le President, dans ces conditions, decida
de ne pas donner suite
a la demande de faillite formee pa.
Brandeis, et consigna ces fonds a la Banque cantonale vau-
doise jusqu'ä. droit connu, Bovard ayant d'ailleurs annonce
qu'il allait ouvrir sans delai une action au creancier Bran-
deis. TI n' est pas possible, poursuit le recourant, de voir, sur
Ia devanture du magasin, si c' est le mari ou la femme
Bovard qui exploite le commerce,
et au moment de Ia com-
mande, M. Emile Bovard-Lauper etait seul inscrit au registre
du commerce du Canton de Vaud. En presence des recla-
mations de sieur Bovard, Brandeis autorisa ce dernier, par
lettre du 29 janvier 1901, a retirer le depot de 800 fr. sus-
mentionne; le creancier poursuivit alors dame Emma Bovard-
Lauper, qui paya le montant de la facture.
Par exploit du 24 juin 1901, Emile Bovard ouvrit ä. Bran-
deis, devant
le Tribunal civil de Vevey, une demande dont
les conclusions
portent:
- Que le demandeur ne doit pas au defendeur et ne lui
a jamais
du le montant de la poursuite N° 2927 du 10/11 oe-
tob re 1900.
II. Qu'en consequence 1e demandeur est en droit de 1'e-
peter ce qu'll a paye, soit de retirer le montant du depot da
fr. qu'il a effectue le 5 decembre 1900 en main du Pre-
sidellt du Tribunal de Vevey.
464 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.
III. Que le defendeur doit supporter les frais du depot et
llu retrait de ce depot, soit les rembourser a l'instant, ainsi
que garder les frais de sa poursuite.
IV. Que le defendeur doit au demandeur l'internt de
800 fr. des le 5 decembre 1900, a 5 % l'an.
V. Que le defendeur est debiteur du demandeur et doit
lui faire prompt paiement, avec
interet au 5 % des le 16 avril
1901, de la somme de 50 fr. a titre de dommages-internts.
Par exploit du 1 er aout 1901, Bovard fait assigner Bran-
deis
a comparaitre le 21 dit a l'audience du President du
Tribunal de Vevey, pour les operations preliminaires de la
cause. Brandeis protesta
contra cette assignatioll, attendu
qu'il s'agit d'une reclamationpersonnelle,
et que le defendeur
est domicilie aZurich ; le recourant conclut, en invoquant
l'art. 59 de la Constitution
federale, a ce qu'il plaise au Tri-
bunal
federal ordonner au President du Tribunal de Vevey
d'ecarter, pour cause d'incompetence, l'action
du sienr E.
Bovard-Lauper.
Dans sa reponse, Bovard conclut
au rejet du recours.
Statuant sur ces faits et considemnt en droit :
-
-L'opposant au recours pretend que l'action intentee
par lui a Brandeis n'est autre que l'action en repetition
prevue a
l'art. 86 LP. disposant qne celui qui a paye une
:somme qu'il ne devait pas, ensuite de poursuites reste es sans
opposition
ou d'un jugement prononl. ant la mainlevee, a le
droit de la
repeter dans l'annee par la voie de la procedure
ordinaire,
et que l'action est introduite au for de la poursuite
-ou a celui du defendeur, selon le choix du demandeur. Le
sieur Bovard-Lauper en conclut qu'en ouvrant son action
a
Vevey, for de la poursuite, il a nanti un juge competent, et
que le recours fonde sur la pretendue violation de l'art. 59
de la Constitution
federale -garantissant pour reclamations
personnelles
au debiteur solvable domicilie en Suisse le for
de son domicile, -doit etre rejete, attendu qu'il ne s'agit
pas dans l'espece d'une action personnelle ordinaire aux
termes de
la disposition constitutionnelle precitee.
VI. Gerichtsstand. -1. Des Wohnortes. No 79.
-
-Cette argumentation apparait toutefois comme de
tout point insoutenable. TI n'est point exact que l'on se trouve
dans l'espece en presence
de l'action en repetition instituee
a l'art. 86 LP. susvise : cette action suppose en effet que le
debiteur ait fait
un paiement effectif de la somme dont il
feclame la restitution; or la simple consignation en main
du. President du Tribunal de Vevey, effectuee,' de l'aveu
meme de l'opposant
au recours, dans le seul hut d'eviter sa
faillite,
et jusqu'a droit connu seulement, ne se caracte-
ris point comme un paiement dans le sens de la loi; pour
qu'Il doive apparaitre comme tel, le dit paiement eut du tre
effectue, soit en main du creancier lui-meme soit en main
de l'office des poursuites, lequel,
aux termes d I'art. 12 LP.,
-est tenu d'accepter les paiements faits pour le compte du
creancier poursuivant
et est seul autorise a donner quit-
tance
au nom de ce dernier. Le President du Tribunal
. '
lllstance de jugement et non de poursuite, n'avait aucune
competence pour delivrer valablement la dite quittance,
et
pour liberer le debiteur. Le depot, soit consignation de
la somme en question en main du President jusqu'a droit
COllllU, c'est-a-dire jusqu'apres la solution du proces pendant
entre
parties, n'autorisait point ce magistrat a satisfaire le
,ereancier.
La jurisprudence du Tribunal de ceans a d'ailleurs re-
connu
a diverses reprises qu'un pareil depot ou versement,
mnme effectue a l'office du prepose aux poursuites, ne sau-
rait
tre considere comme equivalent a un paiement liberant
le debiteur, si la remise de la somme dont il s'agit avait eu
lieu sous une reserve precise (voir
amnt du Tribunal federal
dans la cause Rod, Rec. off. XXII, p. 270 et 277).
-
-Il suit de
ce qui precede que le sieur Bovard-
Lauper, opposant au recours, n'ayant pas effectue un
paie-
ment
dans le sens de l'art. 86 LP., il ne lui etait point loi-
sible d'intenter son action au for exceptionnel de la pour-
'Suite, prevu par cette disposition legale, et que c'est a bon
droit que
U. Brandeis, en invoquant le benefice de Part. 59
de la Constitution
federale, soutient que, pour la reclamation
466 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.
personnelle dont il s'agit, c'est devant le juge de son domi-
cile aZurich qu'il doit etre recherche.
Par ces motifs
Le Tribunal federal
prononce:
Le reconrs est
declare fonde, et l'assignation adressee an
reconrant
par le President dn Tribunal de V evey, le 1 er aout
1901, a l'instance de sieur Bovard, est annnIee.
Z. Geriohtsstand des begangenen Vergehens. -For du deUt.
?Sergt 9'r. 73, 77 unb 78.
L Abtretung von Privatrechten. N° 80. 467
Zweiter Abschnitt. -Deuxieme section.
Bundesgesetze. -Lois federales.
I. Abtretung von Privatrechten. -Expropriation.
80. Urtetr b om 27. obember 1901
n ac'f)en . Bürgergemeinbe (nncr gegen rau'Mntlen.
Rekurs gegen die Interpretation eines kantonalen Gesetzes betreffend
Beteiligung
des Kantons am Ausbau des Schmalspurbahnnetzes ;
Beanspnwhung unentgeltlicher Abtretung von Gemeindeland. -W ill-
kür:liche AuslegUing? -:-Behauptete Vet'letzung von Art. 26 Ziff.3
B.-V. und des Bundesgesetnes betreffendAbt"etung von Privatrechten.
-Natur der den Gemeinden durch das bet,'effende Gesetz auferlegten
Leistungen.
A. Um 20 . .Juni 1897 l ntte bn lSünbner ?Soff einen tl m
tlom ronen mate eiul eUig em )fol lenen efe1 eßent Uurf 6etreffenll
. Beteiligung be .reantonß am Uu 6nu beß bünbnerifc'f)en c'f)mah
fnul'6al mte1 eß mit 9362 gegen 2578 Stimmen angenommen,
unb geftil1 t ljicrauf UUt'be baß efe am 1. 3uH 1897 auf biefen
ag bom 91egierungßrett aW tn .retaft getreten erfliir!. IDanac'f)
fic'f)erte ber .reanton für Me neu au erftellenben . Bal nen -3U.
niic'f)ft Uaren bte Binten lReic'f)enau 6e3 U' lSonahuo ,3Iana unh
Jtl ufiß.ü6mngabin tn Illunfid)t genommen -unter gemiffen
ISebtngungen eine erl e6Iic'f)e lSeteUigung burd) UfJernaljme bon
Utien cru, Uo6ei angenommen Uurbe, baß bie 6mitß 6eftenenbe
unb im lSefi eine Sc'f)malfnurnene befinblic'f)e efellfc'f)aft bel'