BGE 24 II 943
BGE 24 II 943Bge28.06.1856Originalquelle öffnen →
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Civilrechtspflege,
&nftalt eine öffentUdj::redjtHdje )}Jar, fo )}Jitl' bieß feIbfttlerftäublid)
'lUdj bie 2eurfteUe; bel' Jtfäger )}Jitl' öffentUdjer 7Seitmter; er ftcmb
au bel' &nftitlt bea)}J. au Staat unb @emeinbe nidjt in einem
l'ritlClteu, bem DbUgationenred)t unterHegenben ienfttlertragß)er::
9ö,ltniß,jonberu in einem öffentItdjen 7Seamten>er9ältni. emnadj
fann er benn &nfptüdje auf 7SefoIbung nidjt mit einer Jtontraft5::
frage au pri)attedjtlidjem tenfruerttitg geltenb mClcgen, fonbern
faun biefelbe nur auf bCl öffentltdj::redjtndje &nfteUung~>er9ö,(tni5
grünben. a 7Sunbe.6geridjt ift fomit au oeren 7Seurteifuttg ntdjt
fompetent.
3. Illiit~ fobcmn ben &nfpeudj auf eine &>erfalentfdjiibigung
bon 13,000 ljr. anbelangt, fo eefdjetnt berfe1be, ba er ClU5 uner::
(bter S)anblung geftütlt auf &rt. 50 unb 55 DAR. gergeleitet
)}Jlrb, an fidj aUerbing ag ein Illnfprudj eibgenöffifdjen medjt~.
U1ein e tft au bemerfen: bie unerlaubte S)itublung, itU~ )}Jeldjer
bel' Sdjabeneefaanfprudj abgeleitet )}Jirb, ift bie I)on ben Sdju(
affit5e9örben tleefüg:e lllerfeun9 bro Jtliiger "in ba q3ro::
btfortUm ,)}Jeldje er JtIagee aI eine ungefe\lItdje unb roiUfürlidje
SJRa%.regefung beaetdjne!. mun tÜ9rt aoer bie 1Boeinftana aUß, bie
fragltdje SJRa%nit9me fet eine )on ben Illbminiftrati)be9Örben innee::
9a16 bel' Sd)ranfen i9ree Stompeteua getroffene icil'nUitr)er::
fügung. iefe e entaogen. ntfdjetbung, ag eine fitntonalredjtIidje, entaie9t
fidj bel' mitdjprufung beß 7Sunbegeridjtß. urdj biefe16e )}Jirb
aber. oenbitr bem fl/igerifdjen Sdjabenerja\litnf:prudje )on )om.
gerem, bte @t'u.nblaenn ro iit ja lfar, ba% in einer
bon emer 7Se90rbe tnnet9a16 bel' Sdjranten i9ree Jtompetena ge.
troffenen &rt. 50 ff. D.:::m. nidjt tiegenfann. icipItnartleefügung etne unerlaubte S)llnolung im Sinne
b\t6 7Sunbesgeridjt
fann bitger flldjUd) 'lUdj auf bie Überprüfung biefe5 f(ligerifdjeu
&nfprudj nid)t eintteten.
emnCld) 9at baß 7Sunbegeridjt
erfitnnt!
. Illuf bie erufung )}Jirb )}Jegen .3nfometena be.6 @eridjt nidjt
emgetreten.
VIII. Organisation der Bundesrechtspflege.N° 114.
114. Am3t du 29 decembre 1898,
dans la cause Loriol contre Etablissement cantonal
d'
assurance immobiliere de Berne.
Art. 56 et 58 org. judo fed.: un arrt statuant sur une demande
da mainlevee (art. 80, 84 LP.) n'est pas un jugement au fond
dans le sens de
l'art. 58 org. judo fed.
A. -Le 12 avril 1881, Alo'is Loriol, de Charmoille,
demeurant alors
a SaigneIegier, a ete condamne par la Cour
d'assises du canton de Berne (ye ressort) a six ans de reclu·
sion pour crime d'incendie et au paiement de 130933 fr. a
l'Etablissement cantonal d'assurance immobiliere ä. Berne.
Par commandement du 29/30 septembre 1898, l'Etablisse·
ment d'assurance a
reclame a Loriol, domicilie actuellement
a Geneve, le paiement de la dite somme, plus 11 fr. 30 c.
pour frais de poursuites anterieures. Le debiteur ayant
forme
opposition, l'Etablissement creancier en a requis la mainlevee
definitive. Le Tribunal de premiere instance
du canton de
Geneve a fait droit
ä cette requete par jugement du 4 no-
vembre 1898
motive comme suit :
La creance resulte d'un jugement
passe en force et execu-
toire. L'exception de prescription soulevee par le debiteur
n' est pas
fonMe, attendu que la prescription a ete inter-
rompue
par un commandement de payer du 9 avril 1891. Ce
commandement, notifie conformement a la loi bernoise, par
la voie de la Feuille officielle, etait regulier, le domicile du
debiteur
n'etant plus a cette epoque a SaigneIegier et etant
reste
inconnu au creancier.
Loriol ayant
appeIe de ce jugement, la Cour de Justice
civile, par arret du 26 novembre 1898, a declare l'appel non
recevable par les motifs ci-apres :
Le premier juge constate que lorsque le commandement
de payer du 9 avril 1891 a
e16 lance, le domicile de Loriol
etait inconnu de la partie poursuivante. L'appelant etablit, il
est vrai, que l'autorite militaire de
Saigne16gier a ete avisee,
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Ci vilrechtspßege.
en mars 1887, de son arrivee a Geneve par l'autorite mili-
taire genevoise, et que les publications de son mariage
ceIebre ä. Geneve le 10 janvier 1891, ont 13M faites dans l~
commune de Charmoille du 2 au 17 novembre 1890· mais
ces
eux fait ne son: pas suffisants pour demontrer ue la
p.artie pours.mvnte alt eu connaissance du sejour et du domi.
cIle de Lonol a Geneve. A defaut de cette connaissance
, st . ,
II '
c e
avec rroson qu e e a notifie son commandement en con-
formite de!a loi bernoise en vigueur ace moment (art. 413
Cc. bernls). .Cette notification constitue un acte de pour-
smte
reguher, mterruptif de la prescription aux termes de
l'art. 154
CO. En en decidant ainsi, les premiers juges n'ont
donc consacre aucune violation de Ia loi.
B. -:-Par acte du 17 decembre 1898, Loriol a declare
reconr en refoe au Tribunal federa! contre l'amt qui
precede pour le faIre annuler, ainsi que, au besoin, le juge-
ment de premiere instanee du 4 novembre 1898 et cela
fait, dire
et prononcer que le recourant est au Mne'fiee' de la
pres?riptio.n deeennale
de l'art. 146 CO., -que Ia creance
de I EtablIssement d'assuranee immobiliere
du canton de
Brn~ contre lui, de 130 933 fr., est eteinte par eette pres-
cnptIon,
-que, par suite, c'est a tort que les juges canto-
naux ont ordonne Ia mainlevee de l'opposition au commande-
mnt de payer ces 130 933 fr.. notme par l'Office des pour-
smtes de Geneve le
30 septembre 1898.
A l'appui de ces conclusions, le reeourant fait valoir en
substance:
A teneur de l't., 59 Constitution fMeraIe, il ne pouvait
plus
taque frot une fausse applieation de l'art. 154 N0 2 CO. et
VIole les dispositions des art. 81, al. 1 et 2 LP. et 146 CO.
E~ tre poursmVl a SaigneIegier le 9 avril 1891 attendu
que deja a cette epoque il etait domicilie ä. Geneve.' Le com-
mandement de payer lance contre lui ä. cette epoque est par
eonsequen nul et n'a pu interrompre Ia prescription. L'arret
aus cs, les interets de Ia creance reclamee sont pres-
crlts
Jusqu au 9 avril1886 et du 9 avril1891 jusqu'an 30 sap-
tembre 1893 (art. 147 CO.)
vru. Organisation der Bundesrechtspllege. N° 114.
Considerant en droit: .
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Civilrechtspllege.
qu'au point de vue de la procedure, pour l'exercice des pour-
suites et Ia repartition du role des parties. TI suit de la qu'il
ne peut y avoir de recours eu
reforme au Tribunal federal
contre les jugements en matiere de mainlevee d'opposition,
ainsi que cela a
deja ete juge a differentes reprises. (Voir
Rec. off. des arrts, tom es XX, page 383, consid. 4; XXII,
page 728.)
2. -TI n'y ades lors pas lieu d'entrer en matiere sur le
present recours.
Par ces motifs,
Le Tribunal
federal
prononce:
TI n'est pas entre en matiere sur le recours pour cause
d'irrecevabilite.
IX. Civllstreitigkeiten
zwischen Kantonen einerseits und Privaten
oder Korporationen anderseits.
Differends de droit civil
entre des cantons d'une part et des corporations
ou des particuliers d'autre part.
115. Arret du 23 novembre 1898, dans la cause
Clavel contre Fribourg.
Droit d'auberge perpetuel attache a un immeuble vendu par
I'Etat; astriction posterieure a une taxe de patente; action en
indemnite.
Sur le flane nord-est de la montagne Le MoIeson (Fribourg)
existe de temps immemorial
un chalet dit le Grand-Plane,
dans lequelles personnesqui font l'ascension de cette
mon-
tagne
trouvent a s'abriter et a se reconforter. Ce chalet, ainsi
IX. Civilstreitigkeiten zwischen Kantonen und Privaten, eie. N0 115. 947
que toute la propriete, soit estivage, du Grand-Plane appar-
tenait, jusqu'en 1848, au couvent de la Part-Dieu, situe sur
une petite eminence au pied de la montagne. Les voyageurs
trouvaient. au chalet une couche simple, du lai tage, et, contre
paiement, des boissons alcooliques, notamment du
vin, prove-
nant des vignes que le monastere possedait dans le canton
de Vaud.
Le couvent de la Part-Dieu a
tst6 supprime en 1848, et
ses biens furent incameres par l'Etat de Fribourg. Celui-ci a
amodie les estivages, et les locataires du Grand-Plane conti-
nuerent a vendre vin au chalet, comme l'avaient toujours
pratique les moines.
Le 27 juin 1856, l'Etat de Fribourg a vendu
le' domaine
de la Part-Dieu
a M. Paravicini-Maillard a. DeIemont-pour le
prix de 310 000 fr. L'acte de vente porte entre autres ce qui
suit:
« Les immeubles Plane, ßonnefontaine et Joux-de-Plane
ont droit d'auberge, droit qui passe
a l'acquereur » puis, plus
bas: « Moyennant ce qui precMe, le directeur Schall er, au
nom de l'Etat de Fribourg, passe
ä facquereur due quittance
du prix avec promesse de garantie legale. »
Le 18 janvier 1858, Fram;ois-Louis Dumont a Lausanne,
qui avait acquis le 28 juin 1856 de Paravicini-Maillard la plus
grande partie des immeubles de la Part-Dieu,
et entre autres
les estivages de
Plane, Bonnefontaine et Joux-de-Plane, a
revendu
a Madame Catherine de Rumine a Lausanne le
domaine de la Part-Dieu,
et en particulier les estivages de
Grand-Plane
et de Bonnefontaine, avec les meines droits et
mmes reserves que ceux stipules dans l'acte d'acquis de
Para vicini-Maillard.
Ensuite de testament de
M. Gabriel de Rumine, qui avait
Iegue la propriete du Moles on au pere du demandeur, la
propriete le Chalet du Grand-Plane passa, apres la mort du
Iegataire, au dit demandeur, Auguste Clavel a Lausanne. Ce
dernier a continue, comme du passe, a uüliser le Chalet de
Plane comme auberge, et a y debiter du laitage et du vin
aux passants, contre retribution.
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