BGE 24 II 285
BGE 24 II 285Bge23.03.1877Originalquelle öffnen →
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Civilreehtspflege.
37. UrteH l,)om 11. Ilnai 1898
in 6aef)en !Baumgartner~!Bürfi gegen ®erfaef).
ATI. 59 Org.-Ges.
Streitwert bei einer Nachklage CUtS dem FabrikhaftpfTichtgesetz.
?IDegen eine am 2. Illril 1896 im :Dtenjte erlittenen UnoO
falle fragte ber aI~ a9rlneef)t bei :Droief)ten9aHer ®erfetef) in
!Betf er etngeftelIte S)eiltttef) !Betumgetrttter!Bürfi gegen feinen :Dienft:
gerrn eine S)aft:pfUef)tenfef)iioigung l,)on 4800 1Jr. ein, bie i9m
laut reef)tßfriifttgem Urtei! l,)om 12. ,3anuar 1897 in einem !B
trage l,)on 2983 r. neoft ßinfen gutgefroef)en lnurbe. em
stläger lnurbe ü'6erb1e baß 1Jteef)t ber aef)f{age tür ein .!Bunbea9r
l,)orbe9a(ten. Illm 11. ,3anuar 1898 maef)te !Baumgartner einc
iJaef)forberung l,)on 1800 U:r., nebff ßinß au 5 % fett bem agc
'Der stlage, gerief)tlief) geltenb. :ner !Beflagte anerfannte einen !Be:
trag l,)on 271 1Jr. gertef)tltef)e UrteH l,)om 25. Illpri! 1898 9at ber
stIliger bie .!Berufung an baa .!Baß (er il,)ilgerief)t unb auf Ill:pellettion
beß stlägerß 9in auef) betß peffationßgerief)t lniefen bfe sttage
etO, fo\ueit fie ben anerrannten !Betrag l,)on 271 1Jr. üBerftieg. @egen
baß apelIationgerief)t erflärt mit ben tuef) l)at; Qllein proaeffualifef) ftelIt ftef) bie U:o
rbe
"
tung bocl) a[i3 ein fe16ftlinbiger rn:
trägen, e§ fei, in lllufl)e6ung befeloen, unb unter !BeaugnCtl)me
auf baß Urteil )om 12. ,januar 1897, bem !Berufungi3Wiger bie
elngeffagte reftanöHef)e ntief)äbigungi3forberung l,)on 1800 1Jr-
3u3ufpreef)en; el,)entuelI, ei3 fei 19m auf3er ben anerootenen 271
I. Organisation der Bundesrechtspflege. N° 37.
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UnfalIi3 '1tnfr.
auef) eine angemeffene , wa§ l)eute geforbert wirb, materiell
einen 'tei! bel' @ntjef)libigung, etuf bie ber stfiiger tnto[ge bentfef)Cibigung für bie buref) ba erfte Cir3t:
lief)e @utacf)ten i)om 9. e3ember 1896 fonftatierte totale Illr·
beiti3unfli9igfeit 3u3ufprecf)en, unter stojtcnfolge.
:nai3 .!Bunbei3gerief)t a1el)t i n ~ r ln Ci gun 9 :
@i3 l)anbert fief) tlorIiegenb um einen '1tni:pruef) für fo!ef)e f!tef)tanl:prucf)
noef) nief)t fejtgeftelIt werben fonnten, unb 3lnetr '.lirb berfeIbe
milterft oefonberer st(age in einem bejonbern merfal)ren gdtenb
gemacf)t. 'ffiol)! bHbet baol:
gen be§ l,)om StIiiger erHttenen UnfalIei3, bie bei ber l!(ui3fälIung
bei3 UrteH über ben urfprungficl) er90lienen S)aftnf:pruef) bar, beffen @eltettb:
lltaef)ung nur infofern )on ber @debigung bei3 frül)er erl)obenen
m:nf:pruef)i3 aBl)iingig tft, a(i3 bie
an ba~ !Bunoei3gericl)t. :Danaef) tann benn bei ber llSriifung ber
aef)fIage tm UrteH über retern
oroel)aHen fein mUß, anionft eine folef)e u6erl)aut nief)t mel)r
trl)ooen lnerben fann. ,Jm übrigen ftelIt fief) ber neue nfprucl)
{tl ein befottberer, felbftlinbiger bat, unb er ift namentncl) a{§
fo(ef)er au oel)anbefn l)infief)tlief) ber r03effuanief)en mot'(tu§feun:
gen unb ber u:orm oer @eftenbmacf)ung, roie auef) l)infief)tltef) bel'
WCöglief)feit einer ?IDeiteraiel)ung bei3 barüber ergangenen Udenrage, 00 ber öur !Begrunbung bel' stomtleten3 bei3 !Bunbei3gerid)t
erforberlicl)e 6treitlnert l,)orl)anben fei, ntef)t auf bai3 Urteil über
ben urfpriinflHcl)en nfpruef) 3urücfgegangen, fonbern e mUf3 auf
bai3 qsetttum ber aef)fIage nIi3 folef)er, bealn. auf bie in st(age
unb gertef)t
etfannt:
Illuf bie erufung bei3 stliigeri3 rotrb lnegen nfom:peten3 ntef)t
clngetreten.
38. Arn'lt du 18 mai 1898, dans la cause Jolissaint
contre .Vonnin.
Art. 67 al. 2 loi fed. org. jud.; forme du recours en reforme. -
Applicabilite des lois sur la responsabilite civile des fabri-
cants?
En septembre 1894, Oh. Jolissaint, menuisier a Porrentruy,
etait occupe avec d'autres ouvriers a reparer la roue hydrau-
lique de l'usine
que J.-B. Monnin, fabricant d'horlogerie a
POITentruy, exploite sous le nom de « Scierie hydraulique et
a vapeur du Voyebceuf.» Il pretend qu'a cette occasion ilntl1,)ort entl)altenen .!Begel)rcn aBgeftelIt lnerben. :Da nun
1)tenaef) ber 0treitlnert ben !Betrag )on 2000 !Bunber. uief)t meief)t,
fo ift ba !Bunbei3gerief)t aUt !Beurteilung be§ I!(njpruef)ei3 nief)t
fompetent (I!(rt. 59 D.:@.).
:nelltnacf) 1)at ba
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Civilrechtspflege.
fut victime (l'un accident ensuite duqnel le medecin constata
des fractures de cötes et des contusions
au cöte gauche;
depuis lors Jolissaint serait
reste souffrant et ne pourrait
vaquer
ä ses occupations. C'est pourquoi, il a assigne J.-B.
Monnin devant le Tribunal de Porrentruy et conclu a ce que
celui-ci
fut condamne a lui payer:
a) une somme en capital de 10000 francs a titre d'indem-
nite pour le prejudice Tesultant de l'accident survenu le
27 septembre 1894;
b) les interts de cette somme au 5 % des la demande
en justice;
c) les frais de medecin et de pharmacien par 150 francs.
A teneur de la citation, l'action intentee
par Jolissaint etait
basee
sur les lois federales concernant Ia responsabilite des
fabricants, des
25 juin 1881 et 26 avril 1887, et eventueIle-
ment sur les art.
50 et suiv. CO. Le demandeur reclamait
en outre le
benefice des dispositions de Ia 10i bernoise du
6 juillet 1890, d'apres Iaquelle les contestations en maWre
de responsabilite civile des fabricants doivent etre instruites
par la voie de la procedure sommaire, suivant les prescrip-
tions des art. 283
a 295 Cpc. bernois.
Apres Ia signification de sa citation, le demandeur a pro-
voque une decision du Conseil federal sur Ia question de
savoir
si l'usine du defendeur devait figurer sur la liste des
etablissements soumis
a la loi sur Ia responsabilite des fabri-
cants. Le
Conseil federal fit proceder a une enquete, a la
suite de laquelle il decida, le 29 mai 1896,
qu'a l'epoque de
l'accident la scierie de
Monnin n'etait pas soumise aux lois
federalfls sur les fabricants et Ia responsabilite civile.
Par decision du Tribunal du district de Porrentruy du
20 juin 1896, maintenue par la Cour d'appel et de cassation,
J olissaint a
etß renvoye a suivre les formes de la procedure
ordinaire pour sa reclamation eventuelle
basee sur les art.
50 et suiv. CO.
A l'audience du 9 mars 1897, le defendeur a conclu a la
non entree en matiere sur les concIusions de la demande teIles
qu'elles etaient
formuIees.
I. Organisation der Bundesrechtspflege. N° 38.
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Dans son ordonnance sur les preuves, le Tribunal de Por-
rentruy a decide qu'un certain nombre de faits allegues par
1e demandeur ne seraient pas admis ä. la preuve.
Par jugement du 7 septembre 1897, le tribunal a ensuite
admis les concIusions du
defendeur en non entree en matiere
et repousse celles du demandeur en tant que basees sur les
lois
federales concernant la responsabilite civile des fabri-
cants ;
il a en outre condamne le demandeur aux frais.
Ensuite d'appel, la
Cour d'appel et de cassation, par arr~t
du 18 fevrier 1898, a admis la preuve du fait 20; rejete pour
le surplus les eonclusions du demandeur en modification
de
l' ordonnance sur preuves;
deboute Ie defendeur de ses conclusions en non entree en
matiere;
deboute Ch. Jolissaint des fins de sa demande et mis les
frais
a sa charge.
Cet arret est motive comme suit en ce qui eoneerne les
eonclusions en non entree en matiere et le fond:
La premiere eondition d'admissibilite de
Ia presente
demande est que le
defendeur soit soumis, comme chef de
l'Usine
du Voyebreuf, aux dispositions des 10is federales sur
Ia responsabilite civile des fabricants. Cette question touche
au fond meme du proees, soit ä. la legitimation passive de Ia
partie
defenderesse. Elle ne saurait done donner lieu ades
conclusions de non entree en matiere. Or les dispositions sur
la responsabilite civile ne sont applicables qu'aux
etablisse-
ments qui figurent sur la liste des fabriques ou qui, suivant
decision
du Conseil federal, auraient dlt etre portes sur cette
liste. Jolissaint a bien
allegue que l'usine de Voyebreuf figure
sur
Ia liste des fabriques et il a invoque pour le prouver un
pretendu extrait des archives du Departement
f,:deral du
commeree
et de I'agriculture; mais cet extrait n'a pas ete
produit. Bien plus, J.-B. Monnin a prouve que posterieure-
ment a l'introduction de Ia demande, soit le 29 mai 1896, le
Conseil federaI a decide que I'usine du Voyebreuf n'etait pas
soumise aux
lois federales sur Ia responsabilite des fabrieants.
Cette decision, qui tranche la question d'une maniere defini-
288 Clvilrechtspflege. tive, n'a pas ete rapportee. Le dMendeur n'est donc pas legi- time passivement au present proces et la demande n' est, des 10rs, pas justifiee. Ch. Jolissaint a adresse a la Cour d'appel et de cassation de Berne une decIaration de recours au Tribunal federal ainsi con(ue: <i. Le soussigne Ch. Jolissaint, menuisier a Porrentruy, declare recourir au Tribunal federal contre le jugement rendu par la Cour d'appel et de cassation du canton de Berne, le 18 fevrier 1898, dans la cause liee entre le soussigne et J.-B. Monnin, fabricant a Porrentruy, en signalant comme attaques tous et chacun des points decides et notamment la decision par laquelle les faits invoques pour etablir que l'usine du Voyebreuf est et doit etre inscrite sur la liste des fabriques et que M. Monnin est soumis ä. la responsabilite civile des fabricants (lois federales des 25 juin 1881 et 26 avril 1887) n'ont pas ete admis a la preuve. Le soussigne demande en outre le Mnefice du pauvre (art. 212 org. judo fed.). » Vu ces faits et considerant en droit;
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