B. Civilrechtspflege.
burd) erfd)öpft, baf; er bie Strettfad)e bet einem bel' mal)btleife
fom:petenten erid)te anl)iingig mad)t; .lielme!;r fann bie l)ängtg
gemitd)te . trage nettiirlid) aud) nod) 5uriicfgeaogen merben, fo
litnge nid)t bie Bitinfonteftation erfolgt tft, unb fann bel' . träger
bann nad) biefem . t(ageriitfaug bie gleid)e Sitd)e beim aubern
erid)te anbringen. :Die mirb fremd) anber , fobaLb bie mti
fonteftation ftattgefunben l)at. 3ft arfo bie/elbe .lor bem fantonalen
erid)te erfolgt, 10 fmm eine lj3artei nid)t mel)r geftüj?t auf
rt. 48 Illbf. 4 D.- . .lerfangen, baf; an SteUe be fantona(en
erid)te bas iBunbengerid)t bie Sad)e an anb nel)me unb
6eurteile. mon einem fold)en :Riicftritte .lom bereit allgel)obenen
r03eff e rann nad) ber mtinfonteftation iebenfaU bann gemif;
nid)t bie :Rebe fein, menn nid)t beibe .ßarteien bamit eiuberftauben
fiub. In casu Hegt aber ein inberftiinbni bdber arteien nid)t
.lOt'. :Rid)tig ift aroar, ball ber mertreter bei3 bef(anten . tanton
.lor . treingerid)t Ud erWht l)at, er mad)e bem iBegel)ren be
. t iiger um Ü6erroeifung bel' Sad)e an bail iBunbenget1d)t feint!
D:p:pofition. :Dagegen gefd)al) bi eie rffärung un:präjubiöterltd)
bel' rage bel' Stom:petena bes iBunbengerid)te :punl'to treitmert,
unb mit bel' meHeren iBemerfung, e biirfte fid) fragen, ob bel'
. tläget'fd)aft, nad)bem fie hie itation i,)or . treingerid)t Uri er
aHen, nod) ba :Red)t auftel)e, beffen . tom:peten3 au beftreiten unh
bie Übermeifung be aUe an bai3 iBunhl'i3geriet;t au .ledangen.
mOl' iBunbengeriet;t f obann flat bie befragte .ßartei aui3brücffiet;
joroor,f bai3 morl)anbenfein be !Streitroerte a( bie ber3citige Bu
liiffigfeit einer Illnl)anbnal)me bel' !Sad)e burcf) ba iBunbengertet;t
beftritten. Illbgefel)en bat)on tft 3u 6cad)tcn: acf)bem bie iBenagt
fet;aft fid) t)or . tTeingeriet;t Uri einge(ajfen, flat biefe oie !Saet;e
an anb genommen, einen Illftenunterfud) angeorbnet, l)ie3u einen
eriet;tnaunfd)ttfl befteUt, ferner Beugen beeibigt unb eilttleTItOmmen;
bqüglicf) bel' :Denofitionen berlef6en murbe fliigertfet;erfeiti3 logar.
6eantragt, baf3 fie au ben 'llften bei3 l)terfeitigen q3roaeffe geaogcn
tliirben. Unter btefen Umftiinben aber erfet;eint ei3 ii6erl)aupt a(
aui3gefet;foffen, baB bai3 iBunbengedd)t bie 6etreffcnbe treitigfeit
jent nOet; an anb mll1ne uni! lieurteUe; bieImel)r trt, nacf)bem
bai3 .ltrei gerid)t Ud in biefer ad)e l,)ereit eine geuW :Reir,e
i,)on q3roaeBl)anblungen i,)orgenommen l)at, ba )llial)(rccf)t be
H. Organisation der Bundesrechtspllege. l'i°57.
mrt. 48 1ll61. 4 cit. refp. ba :Reet;t, iBeurtei1ung buret; bas
iBunbengeriet;t au .ler(angen, afi3 .lermirft 3u tietrad)ten (f)iea
u
f.
mmtliet;e !Sammlung XI, !S. 585).
:Demnad) l)at bai3 iBunbeilgertd)t
erfannt:
Illuf bie .reIage mirb nid)t einf1etreten.
57. Arret du 3 mai 1895
dans la
ca'use Samson contre Stutzmann.
Joseph-Georges Samson, ingenieur, domicilie a l'avenue
d' Aire, commune du Petit-Saconnex, Geneve,
et Edouard
Stutzmann, negociant a Geneve, ont forme, par acte renu Page
notaire,
le 21 novembre 1/:: 93, une societe en nom collectif,
sous la raison sociale
Stutz mann fils et Oe, pour l'exploitation
(lu commerce de fonderie et manufacture de cuivre en general,
achat et vente de caoutchoucs et de toutes les branches qui
s'y rattachent, exploite
a cette date par Stutzmann. La so-
ciete etait contractee pour le terme de cinq annees a dater
du
1 er novembre 1893 et il etait convenu que chacun des
associes avait la signature sociale, mais ne pourrait s' en
ser-
vil' que pour les affaires de la societe.
Apres
avoir teIlte d'abord d'obtenir la dissolution de la
societe par la voie d'un arbitrage, Samson a requis, le 27 mars
1895, la Chambre commerciale du tribunal de premiere ins-
tance de Geneve de prononcer la faillite de la dite societe en
vertu de l'art
191 de la loi federale sur la poursuite pour
dettes
et la faHlite, affirmant que la societe etait insolvable.
Sur le vu de cette requete, la Chambre commerciale a pro-
nonce le 28 mars la faillite de la societe Stutzmann fils et Cie.
Le 30 mars, Stutzmann, agissant tant en son nom person-
nel qu'au nom de la societe Stutz mann fils et Oie, a forme
appel de ce jugement, concluant a ce que la Cour le retracte
et le mette a neant, prononce qu'il n'y a pas lieu a faHlite de
B. Ci vilrechtspflege.
la socieM Stutzmaun et Cie et les remette a la tete de leurs
affaires; qu'elle reserve
a E. Stutzmann fils tous ses dl'oits
pour
feclamer tels dommages-interets que de droit a Samson.
Statuant, la cour de justice a, par arret du 2 avril 1895,
reforme le jugement de premiere instanee et rejete la requete
en faillite, en s'appuyant, en substanee, sur les eonsiderations
ei-apres
:
Aux termes de l'art 535, rapproehe de l'art. 545 C. 0.,
Samson
n'avait pas qualite pour I'equerir la faillite de la
societe Stutzmann fils et Cie et la deeiarer insolvable sans le
eonsentement de son co-associe,
a moins qu'il n'y eß.t peril en
la demeure.
Samson n'a pas agi en l'espece comme creaneier,
mais comme associe,
et il ne peut done pas se prevaloir du
fait que Stutzmann
fils lui avait promis de lui rembourser
son apport en marehandises.
L'apport d'un associe n'est pas une
enlance de la societe,
puisqu'il eonstitue precisement l'aetif de celle ci et qu'il est
destine
a servir a l'exploitation du commerce; iI peut donc
cesseI' d'etre liquide et etre immobilise, sans qu'il en n3sulte
pour cela que vis-a-vis de ses creanciers la sodete soit insol
vable
et qu'il y ait peril en la demellre. TI re suIte du bilall
produit devant la cour
qu'apres une annee d'exploitation,
l'actif de la
societe Stutzmann fils et Cie etait superieur au
passif,
et la solvabilite de eelle-ci ne pouvait pas etre mise en
doute.
TI n'y avait donc pas peril en la demeure vis-a-vis des
creanciers,
et Samson n'avait pas qualite pour requerir la
faillite de la
Societe sans le consentement de Stutzmann fils.
C'est contre cet arret que Samson a recouru en reforme
au Tribunal federal, concluant a ce qu'il lui plaise :
Preparatoirement, ordonner a E.-J. Stutz mann fils de de-
poser le bilan vise par Ia cour de justice dans son arret, ainsi
que les livres
de la societe E.-J. Stutzmann fils et Cie, pour, par
les moyens qu'il appartient au Tribunal
federal de choisir, ren
seignements etre recueillis sur la marche des affaires sociales,
-connaissance
etre prise des livres et pieces concernant la
societe, -etat sommaire de sa situation financiere etre
dresse d'apres ces donnees.
11. Organisation der Bundesrechtspflege. No 57.
Ensuite de quoi il sera decide si c'est a tort ou a raison
que
Samson a requis la mise en faillite de la societe en decla-
rant son insolvabilite.
En cas d'insolvabilite constatee, confirmer le jug6ment
du tribunal de
premiere instanee du 28 mars 1895 pronon-
v
ant
la faillite de la dite soeiete, ou la prononcer.
Dans son memoire produit en reponse au recours, E.-J.
Stutzmann
conclut a ce qu'il plaise au Tribunal federal se
declarer incompetent
et refuser l'entree en matiere sur le
recours; subsidiairement, declarer celui-ci irrecevable ; tres
subsidiairement, le deelarer mal fonde et confirmer en
conseqnence
l'amnt de la cour de justice.
L'opposant au recours fait valoir que le recours, portant sur
un arret rendu en matiere sommaire et suivant les formes
prevues pour cette proeedure, est irrecevable au regard de
la jurisprudence
du Tribunal federal; qu'en tout eas il serait
tarclif en vertu de l'art.
65 alinea 2 de la loi sur l'organisation
judiciaire
federale, attendu que l'arret de Ia cour a ete com-
munique aux parties le 3 avril, alors que le recours au Tri-
bunal
federal n'a ete depose que le 20 dit, soit bien apres
l' expiration des 5 jours prevus par la loi.
Slatllant SU1' ces faits el considirant en droit :
TI ne s'agit point, en l'espeee, d'une des causes instrnites
en la forme
acceIeree a teneur des art. 148, 250 et 284 de
la loi
federale sur la ponrsuite pour dettes et la faillite,
cause3 mentionnees
a l' art. 63 chiffre 4
alinea 2 de la loi
sur l'organisationjndiciaire
federale et dans lesquelles seules,
aux termes
de l'art. 65, alinea 2 ibidem, le deIai pour recou-
rir an Tribunal de ceans est de 5 jours seulement.
Ce delai etait, des lors, dans le cas actuel, de 20 jours,
conformement
a l'art. 65 precite, al. 1, de la meme loi, et il
a ete observe par le recourant.
L'exception de
tardivete est donc denuee de fondement.
2° En revanche, le Tribunal de ceans est incompetent ponr
statuer sur le present reeours.
En effet, ainsi qu'il l'a reconnu
dans son
am3t du 23 octobre 1.893 en ia cause Piguet contre
Gabet
(Recueil offidel XIX) page 753), le reeours au Tribu-
B. Civilrechtspflege.
nal federal n'est licite, aux termes des art. 56, 63, chiffre 4
,
alinea 2 et 65 de la loi sur l' organisation judiciaire Jederale,
que contre des jugements pronon ;ant sur une contestation
proprement dite, instruite selon les regles de la
procedure
dvile contentieuse, soit en la forme ordinaire, soit en la forme
acceIeree, mais il ne 1'est point, en revanche, contre une de-
cision intervenue dans la procedure sommaire, alors meme
que cette decision revet la forme d'un jugement.
La situation est identiquement la
meme dans l'espece; il
s'agit aussi d'une decision intervenue dans la procedure som-
maire, et non d'un jugement au fond rendu en matiere eivile,
ensuite de procedure contentieuse, dans une contestation
a
trancher en la forme acceleree.
Le Tribunal federal n'est pas dayantage competent pour
statuer, en l'etat, sur
le point de sayoir si un seul des asso-
eies
peut requerir la faillite d'une societe en nom collectif,
puisque cette question que la cour cantonale a
tranchee a la
verite ne se souleye point a l'occasion d'un proces dYil pro-
prement dit, mais a l'occasion d'une requete de mise en fail-
lite, laquelle n'appelle pas un jugement au fond dans le sens
de
la loi.
Par ces motifs,
Le Tribunal
fMeral
prononce:
Il n'est pas
entre en matiere, pour cause d'incompetence,
sur le recours du sienr
J.-G. Samson.
58. Urteil .lom 3. ill(ai 1895 in Sad)en
lRotl)fd)ilb gegen 2ang.
A. SJ.1Cit Urteil .lom 9. m:prU 1895 l)itt baß . 'eantonngerid)t
be . 'eanton st. aUcn erfannt;
1)er
. 'eIliger l)at bem mef(agten unb l.lerf(äger 1286 %r.
73 t . neoft .8in .lom 21. 3uH 1894 ( ag ber . tlage) an,
u
o eöal)len.
11. Organisation der Bundesrechtspflege. N° 58.
;vie lReel)te beß . träger au ofition 47 oiß 54 uub beß mC"
nagten auß ofition 43 bi 46 6Ieiben einer gefouberten Sill "
oel)anblung .loroel)aUen.
B. egen biefcß Urteil ergriff bel' . 'eIäger unb IDSiber6ef(agfe
bie )Berufung an ba unbeßgeticl)t. fr oecmtrctgtc, bie ScI)aben"
erianforberung ;,eß iIDil.lcrffägerß au ftreid)en unb bie fntfel)äbi"
gung für )erruufte, aber niel)t i't6crAdiene ual)rl) lben im Sinne
feiner (uffteUung au bericl)tigeu.
;t)Qß munbengel:iel)t aiel)t in frroägung:
- '.Der .Kläger Ultb 'IDiberMfugte 1J(otl)fcl)Hb l)attr .lOH einem
. 'eelIenoerger bQß aitl)(1U 3um DeI)fen in :l(ieberU3 t1 I famt
S.JJl06iftur getauft, unb )erfQufte baßfelbe balb ltael)l)er, im 1)e"
aember 1893, Qtt ben Q)eflQgten unb iIDi'oerfläger 2Qltg 3um reife
l on 70,000 ur. mUe im Dd)fet1 )orl)an;,ene, 3um iIDfrtfel)aftß
betrieoe gel)örige l)J(obiHQr foUte im . 'eauf inbegriffen rein, mit
stlußnul)me 'ocr )on fliruu . 'eeUenberger beigeorQd)ten I)rußfteuer
gegenftänbe unb einer I)(nöaf)( allbem Dbjefte. )Bet feinem fin
auge, I)J(We :Beaember 1893, bcnterfte ber ef(agte, bua ein groBer
:tetr ber gefQuften IJRoolficn nid)t )orl)Qnbett l,lar, iubem bie fl)e"
leute . 'eeUellberger biefefben bei il)um IDSegauge mitgenommen
l)QUen. mH3 bQnn lRotl)fd)Hb il)n au einem unbcm efel)/ifte um
Q)eaul)luug .lon 2280 U:r. belangte, erl)ob er eine ?l 3iberttuge,
tnbem er für ):.Qß fel)!enbe 3n )entar 4296 11r., uno l,legen e"
l)inberung im iIDirtfel)aft 6etrielie in U:o ge biefeß ill(al1geI 590 ur.
foroerte. 1)ie iBorinjtana l)Qt bie . 'erugeforbenmg beß lRotl)fel)ifb
im metrage .lon 1663 r. 27 tß. mb bie 'IDibcrtrQge 2ungß
im ett'Qge .lon 2950 r. (nämfiel) 2650 r. für fel)reltbe
3nl entat uub 300 r. für efel)iiftsftörung) gutgel)eif3en. 1)te me;
ntfUltg oeaiel)t fiel) IebigHcl) Quf bie m3iberf age.
- urägt e fiel), ob ba unbeßgerid)t aur eurteiluug ber
)orfiegenben eruful1g fomnetent fei, fo l)ängt bieß, ba ber erfor
bediel)e streitwert l orl)i'tnbcn ift, ba )on ab, oll baß Streit )erl)ältni
bem eibgenöifile1)cn ober aber bem fantonQlen illecl)te unterftellt jei.
;vie mit ber iIDiberUage geHeub gemQeI)te uorberuug ift eine fold)e
aUß . 'eauT, unb örour oqog fiel) ba . 'eaufgefel)üft fO l,lol) auf
2iegenfcl)aften aI auf S.JJlobilien. )Beibeß, bie megenfcl)uften roie bie
al)rl)aben, wurbe bem mef(agten unb IIDiberfIäger auf runb
XXI -1895 27