IV. Eherecht No 7 u. 8.
e etfotberlid)en igenjd)aften unb e'oingungen rt. 26, 27
unb 28 ibidem) beim ffieturrenten .lotnan'oen n'o, un'o 'oa
berfef6e all3 bebingt freigeIafiener trüning fid) aud) in bet
l' lJnfd)en IDlj.ig!id)feit oefintet, 'oie auf 'oie 6fd)lieuung ber e
beAügiid)en g;örmlid)feiten .lor
ö
une1)men, )0 muU ber ffiefurg all5
begrünbet edrätt unb bie 110n bcr ffiegierung bon argau aUI3
ber meftrafung, tefl-'-eem (id)t(lblauf bet traßeit bCI3 ffictut
tenten, a1)0 aUß l-'onneHid)en G5rünben ergereitete infl-'rad)e
all3 eine fold)e beöeid)net werben, wdd)e fOllJOnf burd) 'oie mun
beg )erfaffung aIß baß erwiif)nte 1tnbcggefe aUl3gefd)loffen ift.
:Ilemnad) 1)at bal3 unbel3getid)t
etfannt:
:Ilie efd)werbe 1ft begrün'oet I bemnad) ber efd)ruß ber
aargauifd)en ffiegierung bom 10. mo :lemoer .lotigen .santel3
aufge1)oben un'o 'oie genannte ffiegicrung .letnaHelt, 'oem ffictut
tenten 'oie f)e mit itülJe :Ilörner 15U geftatten.
8. Arret du 10 mars 1876, dans la cattse Tannaz.
Jean-Louis Tannaz ayant requis de l'officier de l'Etat
civil de Cudrefin (Vaud) Ja publication des bans de son
mariage avec sa petite-niece Rosalie Tannaz, ce fonction-
naire
lui re pond que, vu la decision prise par le Conseil
d'Etat du canton de Vaud en date du 8 fevrier 1876, il
declare donner au requerant acte de refus de proceder a Ia
publication des dits bans.
En effet, la decision du Conseil d'Etat susvisee contient,
a l'adresse de l'officier de l'Etat civil de Cudrefin, la direc-
tioß
de ne pas procMer a. ceUe publieation, l'expression
) oDele et niece, de l'arlicle28 de la loi fpderale sur l'Etat
, civil et le mariage impliquant la relation de gr:md onele a
" petite-piece.
C'est contre cette deeision que Tannaz recourt, en date du
14 fevrier ecoule, au Tribunal federal. Il fai! valoil', en sub-
stance
J
a l'appui de son pourvoi les considerations suivantes :
- Abschnitt. Bundesverfassu ng.
'I. Une disposition prohibitive ne doit pas s'interprHer
extensivement mais plutöt restrictivement.
- La loi a en
"ue de defendre le mariage entre collate-
raux
a un degre inferieur au 4" : or le grand'-oncle et la
petite-nieee se trouvant au
e
degre, il n'y a pas plus de
raison pour leur interdire
le mariage qn'aux consins-germains,
lont la loi fMerale precitee autorise ineontestablement l'u-
nion.
3, Les expressions de grand-oncle et petite-nieee sont
essentieHement differentes de eelles d'onele
et de nißee et
designent un
etat de parente different.
4. L'interpretation du Conseil d'Etat Mant admise, il "
aurait lieu d'interdire egalement le mariage entre le grand
onele et l'arriere-petite-nieee, qui ne sont entr'eux qu'au 5"
(legre.
Le reeourant eonelut a ce qu'il plaise au Tribunal fecteral
decider
que le refus susmentionne n'est pas fonde et que
libre eours doit
etre laisse a la publieation et a la c81ebra-
tion du mariage projete, tous autres motifs d'opposition
reserves.
Dans sa reponse, en date du 26 fevrier'1876, le Conseil
d'Etat de
Va ud persiste dans le point de vue qui lui a diele
sa decision du 8 du meme mois. 11 es time : 1
Que la relation
de parente qui existe entre les reeourants semble pouvoir,
it la rigueur, etre comprise dans les expressions dont se sert
l'article
28 2 a de la loi. 2 ' Qu'il y a autant de motifs, si
ce n'est plus, d'in,terdire le mariage entre grand-onele et
petite-nieee qu'entre onele et niete, ainsi que le faisait la
loi vaudoise sur eeUe matiere, puisqu'aux eonsiderations
tirees
de l'identite du sang, se joignent eelles d'une plus
grande differenee d'äge.
Que, des lors, il a dü etre dans
l'intention du legislateur de comprendre cette relation de
parente dans les expressions onele et nevell dont
il s'est
servi dans la loi.
Statuant
sur ces faüs et considerant en droit:
. 1
Aux termes de I'article M de la constitution fMerale,
IV. Eherecht. j'io 8.
le droit au mariage est plaee sous la proteetion de la Con-
federation : il s'agit done, dans l'espeee, d'un droit garanti
par Ia eonstitution, droH dont l'exerciee est eonteste a teneur
de la loi federale du 24 decembre '1874, seule en vigueur en
pareille
matiinre des le 1
er
janvier 1876.
Or, a teneur de l'article 1'13 chiffre 3 de la constitution
fMerale, le Tribunal federal est competent pour connaitre
des reclamations
POUf violation, de la part d'autorites can-
tonales, des droits constitutionnels des citoyens
..
CeUe eompetence du Tribunal fMeral est la regle, et ne
souffre d'exeeption que dans les cas de contestations admi-
nistratives prevues
a l'article 59 de la loi sur l'organisation
judieiaire
federale, eas reserves a la eonnaissance soit du
Conseil federal, soit de l' Assemblee federale.
Les dispositions de l'art. 54 de la constitution fMerale
ne rentrant dans aucun de ces eas reserves, il en resulte
que
la competenee du Tribunal federal dans l'es lliJce aetueUe
ne peut faire l'objet d'un
doute: elle n'a, d'aillenrs, point
ete eontestee par les parties.
L'artiele 28, 2
a
a" de la loi sur 1'etat eivil et le
mariage statue que le mariage est interdit, pour cause de
parente ou d'alliance, entr'autres entre on eIe et niece. )
L'interpretatiQn donmie par le Conseil d'Etat de Vaud a
ee texte, et tendant a appliql1er la prohibition qu'il renferme
au rapport de parente unissant le grand-onele et la petite-
nieee, -est inadmissible. L3 disposition dont il s'agit ne
coneerne en effet nullement ce dernier rapport, d'un
degre
plus eloigne que celui existant entre l'onele et la nieee:
l'-interdietion eontenne an dit article 28,2°, doit etre strie-
tement restreinte aux categories
de personnes que cet arti-
tiele
enumere, et 1'on ne peut admettre, en eonsequence,
qu'il ait
ete dans l'intention du legislateur d'etendre les
effets de la dite interdiction
a des rapports de parente qu'i
n'a pas expressement mentionnes.
Par ces motifs, .
Le Tribunal fMeral
I. Abschnitt.. Bunde.sverfassun .
prononce:
'I. Le recours exerce par Jean-Louis Tannaz contre la
decision prise par le Conseil d'Etat du canton de Vaud en
date du 8 fevrier dernier est declare fonde.
2. L'officier de l'Etat civil de l'arrondissement de Cudrefin
est tenu de donner libre cours a la publication des ba.ns de
mariage du predit Tannaz avec sa petite-nitke Rosalie
Tannaz.
2. Verehelichungen im Ausland resp. aUBser dem Heimathscanton.
Mariag'e conclu a l'etranger Boit hors du canton (l'origine.
U. UttneiI l)om 18. ID1är 1876 in 0 acf) en ifännbricf).
A. Zaut begfaubigtem SU:usöug aus bem eregiiter bel' 0tabt
Zi,on tft mnI)afat ffran3 ffäI)nbticf) bon ljam, 'oamals icf)on
'nloljnljaft in I)amberlJ, am' 23. ffebrnat 1854 mit lau'oine
ietret itarb Ion ZlJon 'omcf) ben 'oortigen ID1aire getraut
'nlorben un'o 3'nlat geftünt auf; 1) 'Die eburtßfcf)eine Der beiben
merlobten; 2) bie mefcf)einigung I baß bie beabficf)tigte lje in
ZlJ01t unb f)amberlJ bedünbet 'nlorben fet I unb 3) eine .su
ftimmungsedlärung bel' 1tem bel' metiobten.
B. SU:ug biefet f)e ging gemäß begfaubigtem SU:usöttge aug bem
eburtgregifter bon I)ambetlJ am 25 . .sanuar 1855 ein 0of)n,
iftan3 min3en3, f)erbor. .
C. ID1itteift ingabcn born 28. :Dttober unb 16. :lJeöembet
1875 bejcf)'nlerten ficf) fO'nloI)l bel' matet mannafat ännbricf) als
jein 0oI)n minöen3 ffäljnbrid) beim munbesratI)e barüber, baü
bel' emeinberatI) bon I)am ficf) 'nleigere I nie bon r!1erem
abgefcf)Ioffcne f)c an3uedennen unD bie aubine harb,
ro'nlie ben aug bel' I)e ljerborgegangenen 0of)n, a1l3 mürger bon
I)am aufAuneI)men, tronbem bie f)e nacf) bel' in ffranfteicf)
bejteI)cnben efengebung abgefcf)fofi cn ,Der emehtbe I)am bie
für r'nlcro bes mürgemcf)tes berfangtc 0umme bon 100 r.
be3af)It uni: ter onn minnen ä9nbticf) fO'nlonl in ie 0timm