BGE 17 I 377
BGE 17 I 377Bge27.08.1851Originalquelle öffnen →
376 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung.
q30ttc gegen g:Q.)re Mm ,11. [)eaem'ber 1885 3
u
entfredjen. [)a
nQdj werbe 'beantragt, bQ$ gegen ben efurrenten in gegen IlCrt. 59 Qfel ein
gefettete merfal)ren fei al. @eftenbmacf)ung einer m. berfto13cnb auf
aul)eoen.
c. [)er etur'bet1agte IR. rcnner trägt auf llCottleifung b
efurie$ an, inbem er aufül)rt: 0eine ,relage fteUe fidj nidjt
(tlerfönndjen g:orberung bar, fonbern
Jei eine ,relage QUT ffi:caU!ation 'oe il)m 3uftel)enben q3fQn'orefef
übe ffi:etentlon$redjte, Qn 'ocr in Qfel liegcnben @Qarc be$ recf)mdjer q3ra:ri$ werben foldje
,relagen nidjt al~ :perfönItcf)c ,relagen im 0inne bC$ IlCrt. 59
llCof. 1 .lB.e
furrenten. lnadj fonftQnter '6unbem. 6el)anbeH. [)ie IlCn)idjt be efurrenten, ba)) in
berartigen g:äUen fonfer.)atorifdje Sj)ca13nal)men .)om entjdjie'oen ttlerben müffe,
fei offenoar unl)QUoQr QU$ bem einfacf)cn @runbe, rocH ba$ @e
riel)t b @ol)ltorte ttleber 'oie q3fanbreaHftrung idoft 'bcttlerl
fteUigcn nodj bie .lBel)örben be ,reanton ber gelegenen 0adje a
u
beren mornal)me 3ttlingen fönne.
[)a unbc$geridjt 3iel)t in (hil) Qg un 9 :idjter bel'
gelegenen 0adje au treffen feten, üoer ben .lBeitanb ber g:orbetung
bagcgen .)om ffiidjter 'oe @ol)norte
378 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. ßundesverfhssnng.
Dans sa replique Schneider conteste que Betrisey ait
jamais ete son rommissionnaire, mais seulement son employe,
dont les fonctions consistaient a rechereher les bois de noyer
a vendre dans le canton du Valais. Les achats de bois etaient
faits et payes par Schneider directement, et Betrisey ne peut
ainsi invoquer
le droit de retention du commissionnaire.
Schneider avait offert
a Betrisey, pour solde de tout compte,
la somme de 100 francs superieure a celle qu'il estime lui
devoir encore pour ses services, mais cet
employe a refuse
de la recevoir.
Statuant el considerant sur ces (aits:
En droit:
1
0
TI est etabli par les pieces du dossier que le recourant
Schneider
est domicilie a Renens (Vaud) des 1e mois d' A vril
1890 ; il doit etre, en outre, repute solvable, son insolvabilite
n'ayant ete ni demontree, ni meme alleguee en procedure.
2°
La seule question qui reste a examiner, au point de
vue de la violation de Fart.
59 de la Constitution federale,
est celle de savoir si le sequestre objet du litige a ete prati-
que en vertu d'une reclamation personnelle, attendu que,
pour le cas
Oll il s'agirait d'un dl'oit reel, le juge de la situa-
tion de
la chose semit eompetent pour sequestrer ou saisir
les bois litigieux, en vue
de la protection des droits du crean-
eier.
Le Tribunal federal n'a pas mission, a l'occasion du pre-
sent recours de droit public, pour decider si Betrisey a re el-
lement agi dans l'espece en qualite de commissionnaire
da
Schneider, mais il doit se borner a rechereher si c'est fonde
sur UD droit reel que le dit Betrisey a sollicite et obtenu le
proeede incrimine.
TI y a lieu, a cet egard, de I'econnaitre que la pretention
en suite de laquelle Betrisey a agi
apparait comme etant de
nature reelle, attendn qu'aux termes de l'art. 228
C. O. le
ereancier pent, moyennant
UD avertissement prealable donne
an debiteur, poursuivre la realisation de son droit de reten-
tion, eomme un
creancier gagiste. A ne considerer que 111,
nature du droit invoque par Betrisey, il ne s'agirait done
III. Gerichtsstand. -2. Pfand-und Retentionsrechte. No 60.
379
point d'une pretention exclusivement personnelle et l'art. 59
de
la Constitution federale ne pourrait etre inoque contre
le sequestre opere (voir Arrets du Tribunal federal en les
causes Steiger, Recueil officiel,
V, p. 307, eonsid. 1; Potte,
XI, 439, eonsid. 1).
3
0
Les eirconstances de la cause sont toutefois de teIle
nature qu'elles font surgir la presomption que le droit
reel
allegu ' ete invoque que pour eluder la garantie que l'art.
59
pre.cIte assure au debiteur, auquel eas, conformement a
la pratIque constante du Tribunal de ceans le dit article n' en
doit pas moins recevoir son application
(;oir Arrets du Tri-
bunal
federal en les causes Bär, Recueil officiel VI 531 con-
sid.
4; Germann, ibidem IX, 34, consid. 3). ' , ,
En effet, pour qu'un commissionnaire puisse, en vertu des
art. 442
et 224 C. 0., exercer un droit de retention sur les
choses appartenant au creancier,
il faut que le dit commis-
s~onnaire puisse disposer de ces objets, les ait en sa posses-
SlOn.
01', a supposer meme que Ia qnalite de commissionnaire
pu!sse tre reconnue au sieur Betrisey, -ce qui, ainsi qu'il
a
ete dlt, n'est point a examiner ici, -le wagon de billes de
noyer,
pret a etre expediEi de la gare d' Ardon a l'adresse du
recourant, ne peut
etre considere comme se trouvant en Ia
possession du
sequestrant, attendu qu'il resulte de la lettre
de voiture du 22 Mai 1891 que l'expedition de ce bois a ete
faite a la gare d' Ardon par les soins de J ean Borloz employe
de F. Schueider. '
TI ressort en outre de la teneur de l' exploit de sequestre
des 22/23
Mai 1891 que 1e sequestrant ne connaissait pas
mme sur quelles marchandises son procede devait porter,
pUlsque dans
cet exploit, il assigne le chef de gare a l'au-
dience du juge
d'Ardon du 30 Juin suivant « aux fins de de-
»clarer quelles sont les marchandises par lui detenues
» appartenant a F. Schneider. » '
~ y a lieu d'admettre, dans cette situation, que le pretendu
drOlt de retention
invoque par Betrisey a eM seulement pre-
texte
dans le but de mettre obstacle a la garantie de l'art.
380 A. Staatsrechtliche Entscheidnngen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. 59 de la Constitution federale, et qu'il ne saurait des 10rs subsister, pas plus que le sequestre Im-meme. Par ces motüs, Le Tribunal federal prononce: Le recours est admis, et le sequestre impose par exploits des 22/23 Mai 1891 au prejudice du recourant, en mains de la Compagnie du Jura-SimpIon, soit du chef de gare d' Ardon, est declare nul et de nul effet. I. Zollwssen. Verfahren bei Uebertretung fiskaliseher Bundesgesetze. N° 61. 381 Zweiter Abschnitt. -Deuxieme section. Bundesgesetze. Lois federales. I. Zollwesen und Verfahren bei Uebertretung :fiskalischer und polizeilicher Bundesgesetze. Peages et Mode de proceder a la poursuite des contraventions aux lois fiscales. 61. Sentenza del Tribunale di cassazione del 19 settembre 1891, netla causa del nipartimento federale dei nazi contt'o i conitf,gi Rizzi. A. TI Tribunale d'Appello deI Cantone Ticino proferiva iI 18 febbraio 1891 la seguente sentenza: « 1 0 La contravvenzione opposta ai signori coniugi Rizzi » col processo verbale 11 luglio 1891 e decisione deI Dipar- » timento federale deI Dazi 13 agosto 1890, non e ammessa » e quindi i signori coniugi Rizzi sono prosciolti dalla relativa » accusa. » 2 0 Le spese giudiziarie e relative di prima instanza » non che Ie spese giudiziarie d'appello, sono a carico della » Iod. Amministrazione federale dei Dazi. » B. Contro questa sentenza, comunicata alle parti il 21 marzo 1891, il Dipartimento federale dei Dazi interpose ricorso al Tribunale federale di Cassazione il 26 aprile a. c., e ne chiese l'annullazione appoggiato ai seguenti riflessi: A termini del- l'articolo 50 9 della legge doganale deI 27 agosto 1851, il
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