Retentions right used to evade debtor's forum invalid

BGE 17 I 377Amtliche Sammlung des Bundesgerichts (BGE) / Band I27.08.1851Granted

Zusammenfassung

Schneider, domiciled in Renens and not shown to be insolvent, challenged a sequestration ordered in Ardon on a wagon of walnut wood. Betrisey invoked a retention right, allegedly as Schneider's commissionnaire, to justify the measure. The Federal Tribunal held that the asserted real right was merely a pretext to circumvent the constitutional forum protection of Article 59. Because the goods were not in the sequestrant's possession and the seizure notice was vague, the sequestration was annulled as null and void.

Regest

Art. 59 BV; sequestration based on an asserted retention right does not escape the debtor's forum merely because the claim is framed as real in nature. Where the circumstances show that the alleged real right is invoked only as a pretext to evade the constitutional guarantee, Article 59 remains applicable. A retention right presupposes, in particular, possession of the detained goods by the creditor; absent such possession and where the seizure instrument is indeterminate, the measure cannot be maintained.

Gesamter Gesetzestext

376 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. q30ttc gegen g:Q .)re Mm ,11. )eaem'ber 1885 3 u entfnredjen. )a nQdj werbe 'beantragt, bQ gegen ben efurrenten in Qfel ein gefettete merfal)ren fei al gegen IlCrt. 59 . m. berfto13cnb auf aul)eoen. c. )er etur 'bet1agte IR. rcnner trägt auf llCottleifung b efurie an, inbem er aunfül)rt: 0eine ,relage fteUe fidj nidjt (tl eftenbmacf)ung einer erfönndjen g:orberung bar, fonbern Jei eine ,relage QUT ffi:caU!ation 'oe il)m 3uftel)enben q3fQn'onrefnef übe ffi:etentlon redjte , Qn 'ocr in Qfel liegcnben Qarc be e furrenten. lnadj fonftQnter '6unbenrecf)mdjer q3ra:ri werben foldje ,relagen nidjt al :perfönItcf)c ,relagen im 0inne bC IlCrt. 59 llCof. 1 .lB. m. 6el)anbeH. )ie IlCn)idjt be efurrenten, ba)) in berartigen g:äUen fonfer .)atorifdje Sj)ca13nal)men .)om idjter bel' gelegenen 0adje au treffen feten, üoer ben .lBeitanb ber g:orbetung bagcgen .)om ffiidjter 'oe ol)norte entjdjie'oen ttlerben müffe, fei offenoar unl)QUoQr QU bem einfacf)cn runbe, rocH ba e riel)t b ol)ltorte ttleber 'oie q3fanbreaHftrung idoft 'bcttlerl fteUigcn nodj bie .lBel)örben be ,reanton ber gelegenen 0adje a u beren mornal)me 3ttlingen fönne. )a unbc geridjt 3iel)t in (hil) Qg un 9 :

  1. )ie ounbc geridjtUdje q3ra:ri l)at ronftcmt feitgel)aftcn, 'oa)) IlCr1. 59 of. 1 .lB. m. lidj nur auf bie eHenbmadjung reiu :perfönHdjer, nidjt aoer auf btejenigc binglidjer refneft! .)e btngUdj, burdj bertragltdje ober gefcnltdje 3mmooUiar ober 'll1oomar :pfanb ober fftetentton redjt, geftdjerter g:or'oeruugen oeaiene (ftel)e bie IlCUegata od lumer 'll1oreI, anboudj, 3. llCuf!age I,
  2. 533 u. ff. unb Roguin, Canflits des lais suisses iRr. 428 u. ff.). 00Idje bingHU;' gcitcf)erte 1Redjte fönnen audj bann im ertdjt ftanbe ber gelegenen 6adje burdj .lBetreioung unb ,refage geltenb gemadjt werben, ttlenn ber 0djufbner nidjt nur bie :i ftena be aföeffortfdjen bing1iel)e1t ed)tei3 fonbern audj ben .lBe ftanb ber g:orberung oeftreitet (ftel)e tn oefonbere ntfdjeibungeu, mtrtdje 0amm ung VI, 0. 371). )ie bom efurrenten ange" fülyrte ntfdjeibung in 0adjen q30tte gegen g:abre (IlCmtndje 0ammlung XI, 0. 439) ttliberf ,ridjt biefem ruubfane fetlte ttlegi3, f onbern 'beftätigt benfefoen.
  3. )anadj muli benn bie efdjttlet )e ol)ne ttleiteri3 a unOe III. Gerichtsstand. -2. Pfand-und Retentionsrechte. N° 60. 377 grünbet a'bgettliefen ttlerben, benn eß tft in casu gar ltidjt oe:: ftrttten, bau bom efurrenten ein btngUdje etenttoni3redjt ge!:: tenb gemadjt tft unb il)m, fofem feine g:orberung oegrünbet tft, ttlirlUdj 3uftel)t. l) anbert fidj bal)er l)ier iebenfaU ntdjt um eine auf Umgel)ung be I!(rt. 59 llC'bf. 1 .lB. m. oetedjnete 'll1a:: djination. )emnadj l)at bai3 unbe gertdjt erfannt: 'Vie .lBefdjttlerbe ttlirb al unoegrünbet a'bgettliefen.
  4. Arn?t dn 21 Juillel 1891, dans la cause Schneider. Le recourant F. Schneider exploite a Renens (Vaud) une fabrique de bois de fusiIs, et tire du canton du Valais une partie du bois de noyer necessaire a cette fabrication. Un wagon charge de billes de noyer se trouvait en gare d'Ardon, pret a etre expedie aSchneider a Renens, IOI'sque, sous date du 23 Mai 1891, Germain Betrisey, a Villa-Ayent (Valais), opera un sequestre sur le dit wagon, en mains du chef de gare d'Ardon. Le motif du sequestre n'est pas indique dans l'expioit. Ayant eu connaissance de ce fait, Schneider deposa au Tribunal federal, sous date du 2'7 Mai 1891, un recours da droit public, concluant a l'annulation du sequestre dont il s'agit, en se fondant sur ce qu'il est solvable et domicilie a Renens. Dans sa reponse, Betrisey conclut au rejet du re- cours alleguant ce qui suit : Au moment Oll le dernier envoi des noyers achetes en Valais par Betrisey pour le compte de Schneider allait avoir lieu, Betrisey etait creancier de Schneider, son commettant, d'un montant de 448 francs pour solde. Usant du droit re- serve au commissionnaire par Part. 442 C. O. Betrisey a fait . defense a Ia Compagnie Jura-Simplon de se dessaisir de la dite marchandise, qu'il fit en meme temps mettre sous le poids du sequestre. XVII -1891

378 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. I. Abschnitt. ßundesverfhssnng. Dans sa replique Schneider conteste que Betrisey ait jamais ete son rommissionnaire, mais seulement son employe, dont les fonctions consistaient a rechereher les bois de noyer a vendre dans le canton du Valais. Les achats de bois etaient faits et payes par Schneider directement, et Betrisey ne peut ainsi invoquer le droit de retention du commissionnaire. Schneider avait offert a Betrisey, pour solde de tout compte, la somme de 100 francs superieure a celle qu'il estime lui devoir encore pour ses services, mais cet employe a refuse de la recevoir. Statuant el considerant sur ces (aits: En droit:

TI est etabli par les pieces du dossier que le recourant Schneider est domicilie a Renens (Vaud) des 1e mois d' A vril 1890 ; il doit etre, en outre, repute solvable, son insolvabilite n'ayant ete ni demontree, ni meme alleguee en procedure. 2° La seule question qui reste a examiner, au point de vue de la violation de Fart. 59 de la Constitution federale, est celle de savoir si le sequestre objet du litige a ete prati- que en vertu d'une reclamation personnelle, attendu que, pour le cas Oll il s'agirait d'un dl'oit reel, le juge de la situa- tion de la chose semit eompetent pour sequestrer ou saisir les bois litigieux, en vue de la protection des droits du crean- eier. Le Tribunal federal n'a pas mission, a l'occasion du pre- sent recours de droit public, pour decider si Betrisey a re el- lement agi dans l'espece en qualite de commissionnaire da Schneider, mais il doit se borner a rechereher si c'est fonde sur UD droit reel que le dit Betrisey a sollicite et obtenu le proeede incrimine. TI y a lieu, a cet egard, de I'econnaitre que la pretention en suite de laquelle Betrisey a agi apparait comme etant de nature reelle, attendn qu'aux termes de l'art. 228 C. O. le ereancier pent, moyennant UD avertissement prealable donne an debiteur, poursuivre la realisation de son droit de reten- tion, eomme un creancier gagiste. A ne considerer que 111, nature du droit invoque par Betrisey, il ne s'agirait done III. Gerichtsstand. -2. Pfand-und Retentionsrechte. No 60.

point d'une pretention exclusivement personnelle et l'art. 59 de la Constitution federale ne pourrait etre innoque contre le sequestre opere (voir Arrets du Tribunal federal en les causes Steiger, Recueil officiel, V, p. 307, eonsid. 1; Potte, XI, 439, eonsid. 1).

Les eirconstances de la cause sont toutefois de teIle nature qu'elles font surgir la presomption que le droit reel allegu ' ete invoque que pour eluder la garantie que l'art.

pre.cIte assure au debiteur, auquel eas, conformement a la pratIque constante du Tribunal de ceans le dit article n' en doit pas moins recevoir son application (;oir Arrets du Tri- bunal federal en les causes Bär, Recueil officiel VI 531 con- sid. 4; Germann, ibidem IX, 34, consid. 3). ' , , En effet, pour qu'un commissionnaire puisse, en vertu des art. 442 et 224 C. 0., exercer un droit de retention sur les choses appartenant au creancier, il faut que le dit commis- snonnaire puisse disposer de ces objets, les ait en sa posses- SlOn. 01', a supposer meme que Ia qnalite de commissionnaire pu!sse tre reconnue au sieur Betrisey, -ce qui, ainsi qu'il a ete dlt, n'est point a examiner ici, -le wagon de billes de noyer, pret a etre expediEi de la gare d' Ardon a l'adresse du recourant, ne peut etre considere comme se trouvant en Ia possession du sequestrant, attendu qu'il resulte de la lettre de voiture du 22 Mai 1891 que l'expedition de ce bois a ete faite a la gare d' Ardon par les soins de J ean Borloz employe de F. Schueider. ' TI ressort en outre de la teneur de l' exploit de sequestre des 22/23 Mai 1891 que 1e sequestrant ne connaissait pas mnme sur quelles marchandises son procede devait porter, pUlsque dans cet exploit, il assigne le chef de gare a l'au- dience du juge d'Ardon du 30 Juin suivant aux fins de de- clarer quelles sont les marchandises par lui detenues appartenant a F. Schneider. ' y a lieu d'admettre, dans cette situation, que le pretendu drOlt de retention invoque par Betrisey a eM seulement pre- texte dans le but de mettre obstacle a la garantie de l'art.

380 A. Staatsrechtliche Entscheidnngen. I. Abschnitt. Bundesverfassung. 59 de la Constitution federale, et qu'il ne saurait des 10rs subsister, pas plus que le sequestre Im-meme. Par ces motüs, Le Tribunal federal prononce: Le recours est admis, et le sequestre impose par exploits des 22/23 Mai 1891 au prejudice du recourant, en mains de la Compagnie du Jura-SimpIon, soit du chef de gare d' Ardon, est declare nul et de nul effet. I. Zollwssen. Verfahren bei Uebertretung fiskaliseher Bundesgesetze. N° 61. 381 Zweiter Abschnitt. -Deuxieme section. Bundesgesetze. Lois federales. I. Zollwesen und Verfahren bei Uebertretung :fiskalischer und polizeilicher Bundesgesetze. Peages et Mode de proceder a la poursuite des contraventions aux lois fiscales. 61. Sentenza del Tribunale di cassazione del 19 settembre 1891, netla causa del nipartimento federale dei nazi contt'o i conitf,gi Rizzi. A. TI Tribunale d'Appello deI Cantone Ticino proferiva iI 18 febbraio 1891 la seguente sentenza: 1

La contravvenzione opposta ai signori coniugi Rizzi col processo verbale 11 luglio 1891 e decisione deI Dipar- timento federale deI Dazi 13 agosto 1890, non e ammessa e quindi i signori coniugi Rizzi sono prosciolti dalla relativa accusa. 2

Le spese giudiziarie e relative di prima instanza non che Ie spese giudiziarie d'appello, sono a carico della Iod. Amministrazione federale dei Dazi. B. Contro questa sentenza, comunicata alle parti il 21 marzo 1891, il Dipartimento federale dei Dazi interpose ricorso al Tribunale federale di Cassazione il 26 aprile a. c., e ne chiese l'annullazione appoggiato ai seguenti riflessi: A termini del- l'articolo 50 9 della legge doganale deI 27 agosto 1851, il

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