B. Civilrechtspflege.
gef:proC(1en unb eingel)enb begrünbet, baj3, wenn eine 3uniiC(1ft3um
ßwed'e beß rfaneß einer in Begfall fommenben mnfage unter;
nommene unb au ;gefül)tte Q3aute augfetC(1 eine wefentHcf)e mer -
hefferung beß heftel)enben ßuftaubeß im ,3ntcreffe beß Q3etrie6e
erßeifül)re, ber l)atbeftanb beß mrt. 3 mbf. 1 A1 A 5. tlor",
Hege unb mttl)in bie auf S)erheifül)rung biefer merbefferung
);)erroenbeten lJJCenrtoften bem Q3auf.ont.o eintlerfetbt roerben bürfen;
inf.oroeit liege eben ntC(1t ein bfofler rfat für eine abgegangene
mnfage, f.onbern eine eu .ober rgiinaungßaufage l.l.or. beufo-
l)at baß Q3unbeßgeriC(1t in feiner u
t
fC(1eibung in 6aC(1cn Q3un-
bCßratf) gegen '5C(1roeiaerifC(1e entraroal)n );)om 29. ;veaember
1889 (mmtnC(1e '5amm(ung XV, 6. 664 u. ff.) außgefproC(1en,.
baj3 biefer t1tnbfat auC(1 für merwenbungen auf baß Q3etrie6 ;",
material gerte, a fo folC(1e merroenbungen bem iSautonto allem-tl
bann 'be aftet werben bürfen, Wenn baburC(1 eine mermel)rung
ober wefentfiC(1e merbefferung bCß Q3eftel)cnben im .Jntereffe beß
iSetriebeß l)erbeigefül)rt roerbe. mn biefen runbfiinen tft aurf;
l)eute burC(1auß feftaul)aIten, wobei rüd'flC(1tnC(1 bel' .iSegrünbung
einfaC(1 auf bie angefül)tten frül)ern ntfC(1eibungen lJenlJiefen
werben barf.
2. un l)at im l.lorfiegenben tlalle bie efellfC(1aft bel' mminig,,-
ten 6d)roeiaerbal)nen, wie bel' Q3unbeßratl) ht feiner /Re:plif au
gegeben l)at, auf .?Baut.outo lebigftC(1 bie lJJCel)rf.ofteu bcr ueueu
.?BefeuC(1tungß unb S)eiaungßeiuriC(1tuugen, unter mbreC(1nung be
Bertl)eß ber aUßer eorauC(1 gefetten früf)ern tnriC(1tuugen,
l.lerreC(1uet. ;vie utfC(1eibuug l)/ingt bemgemäj3, naC(1 ben in r;;
wägung 1 entwid'eIten runofänen, Oal.l.on ab, ob burC(1 Me in"-
fül)rung ber neueu inriC(1tungen eiue mermel)rung ober eine
ttlefentHC(1e merbeffel'ung be ; Q3ejtel)enben im .Jntereffe beß e,,
triebeß l)eroe1gcfüljtt worben ift. mon einer mermel)t'Ung nun
tann, wie auC(1 bie mereinigten C(1wetöerßaf)uen augeben, niC(1t bie
/Rebe fein. ol)l aber inl.lO(birt bie infül)rung bel' fragüC(1en
neuen tnriC(1tungen eine meroefferung im .Jutereffe beß .iSetrie6eß
uub tft bieie rui3 eiue wcfentfiC(1e 3u craC(1tcu. ;ver .?Bunbeßrntl) l)at
bieß eigentnC(1 gar ntu)t beitritten unb Cß fanu auC(1 mit run!
niC(1t beftritten Werben. :tJenn oie infüljruug ber aßoefeuC(1tuug
unb ;vant:pfl)eiaung bel' Bagen, we C(1e au il)rer burC(1gängigen
;vurC(1fül)rung einen crl)ebHC(1en .5tofteuaufttlanb erT.orbert, erfC(1eint
V. Ausdehuung der Haftpflicht. No 118.
ntC(1t a(ß eine blOß untergeoronete S)in3ufügung .ober mer/inberung,
tltefmel)r wir! baburC(1 mit erl)ebUd)em .5toftenaufwanbe eine mer
befferung ljerbetgefül)rt, burC(1 ttlefd)e bie Bagen au rfüllung
1l)rer oefttmmung ;gemiij3en mufgabe beß angemeffenen ranß
:p.orteß l.l.on ßcrf.ouen, wefetttHC(1 taugHC(1er gemau)t werben. ß
wirb bemt auC(1 baburC(1 bel' mn(agewertlj beß 18etrieoßmateriafß,
we C(1er naC(1 bem ßriuöi:pe beß ifenbal)nreC(1nung ;gefenei3 plr bie
mufftellung bel' Uan3 bel' ifenoal)ngefellfC(1aften grunbfiinfid)
maflgeoenb tft; gejtetgert. benfo wirb laum einem ßweifel unter
fiegen, baß cmC(1 bel' mertel)rß (merfaufß ) uertlj beß Q3etrieoi3
materia ß baburC(1 bermeljrt ttlerben bürfte, ba Bagen mit l.ler
6eifetien S)ei3 unb .?BeleuC(1tung ;einriC(1tungen w.ol) einen l)öl)ern
mcrtaufi3 uetil) a ß f.old)e ol)ne berartige tnrtC(1tungen oefinen.
ß rann biei3 allerbingß nad) ben t'Unbfäncn beß ifenbal)n
reC(1uuug ;gefeteß niC(1t entid)eibenb in iSetraC(1t fallen; immerl)tn
barf baraut aur Unterftünung ber ntfC(1eibuug l)ingewiefen werben.
;vemnaC(1 l)at baß 18uubei3geriC(1t
edannt:
;ver mntrag beß Q3unbe ;ratl)eß wirb a6gewief en unb eß wirb
mttl)tn bie memC(1nung bel' itreitigen ß.often );)on auf(tmmen
2705 r. auf .?Bauf.onto geftattet.
V. Ausdehnung der Haftpflicht. -Extension
de la responsabilite civlle.
118. Arret dans la cause Burkhalter contre Fabrique
de pate de bois de RondcMtel.
Par jugement du 24 Juillet 1890, la Cour d' Appel et de
Cassation du canton de Berne a
deboute le sieur Jacob
Burkhalter des conclusions de sa demande, tendant
a ce qu'il
plaise
a Ia dite Cour condamner la.Fabrique. de pate de bois
de
Rondchatel a payer au qemandeur des dommages-interets,
par le fait de l'accident
eprouve par Iui sous la date du
B. Ci vilrechtl'pflege.
8 Aout 1888, les blessures ou lesions corpOl'elles dont il a
sonffert depassant la somme de 3000 fr.
Ensuite de son recours en
reforme interjete aupres du Tri-
bunal
federal contre le predit jugement, le sienr Burkhalter a
repris, ä. l'audience de ce jour, ses conclnsions plus haut teno-
risees.
Le defenderesse a repris egalement ses conclusions pri-
mitives,
tendant a etre liberee definitivement des fins de la
demande.
Stat'Uant et considerant:
En (ait:
La papeterie de Biberist, pres Soleure, possMe a Rond-
chatel, Jura bernois, nne succnrsale pour la fabrication de
pate de bois. En dehors du batiment de la fabrique proprement
dite, la
defenderesse possMe a Rondchätel deux autres cons-
tructions, l'une contenant des ecuries pour
le betail et les
chevaux destines
a l' exploitation industrielle, et Fautre des
logements
loues par la Societe a des tiers, principalement a
des ouvriers de la fabrique. Au nombre de ces ouvriers se
trouvait le recourant,
entre au service de la defenderesse en
Fevrier 1884; il y travailla en qualite de chargeur jusqu'en
1 88, epoque a laquelle il fut appeIe a soigner Fecurie, et a
faIre des charrois dans l'interet de la fabrique.
Le 8 Aout 1888, a 4 heures apres midi, Bnrkhalter fut en-
voye avec un char a Reuchenette, chercher de la terre glaise
destinee
a la reparation des poeles de la maison d'habitation
susmentionnee. A son retour le cheval s'emporta; Burkhalter
chercha
a le retenir par la bride, mais ne pouvant le maitriser
il fut renverse, traine pendant nn certain parcours, et le char
lui passa sur
le corps; cet accident lui causa une mutilation
de la main droite, dont l'index
est reste completement anky-
lose et atrophie.
C'est a la suite de cet accident que Burkhalter a introduit
l'action actuelle,
et demande une somme de 5000 fr. a titre
de dommages-interets. A l'appui de cette conclusion, le deman-
deur allegue
d plus qu'il avait contracte, cleja precedemment,
une grave
herme, dans son travail de chargeur au service de
la defenderesse. Burkhalter a neanmoins renonce, devant la
V. Ausdehnung der Haftpflicht. No 118.
Cour cantonale, a faire etat de ce dernier element de dommage.
Statuant, la Cour a repousse les conclusions du demandeur
et admis celles prü,;es en liberation par la defenderesse, en se
fondant, en
resume, sur le motif que la loi federale du 26
A vril 1887 sur
l' extension de la responsabilite civile des fa-
bricants, soumettant a celle du 25 Juin 1881 les services en
correlation avec l'exploitation d'une fabrique, alors
meme
qu'ils ne s'effectueraient pas dans les locaux fermes de celle-ci,
ainsi que les travaux accessoires ou auxiliaires en rapport
avec l'exploitation
n'est pas applicable enl'espece. Le travail
pendant lequel Burkhalter a ete blesse n'est pas au nombre
de ceux prevus par la loi precitee ; il est etranger, en prin-
cipe,
a l'exploitation de la fabrique de Rondchätel. C'est a la
suite de ce jugement que Burkhalter a recouru an Tribunal
fe-
deraI,
et que les parties ont conelu comme il a ete dit ci-dessus.
En d1'oit:
20 La competence du Tribunal federal est incontestable
aux termes
de l'art. 29 de la loi sur l'organisation judiciaire.
D'une
part, la cause appelle l'application des lois feclerales
sur la responnabilite civile des fabricants, et, d'autre part, la
somme en litige est superieure a 3000 fr. puisque le deman-
deur, bien qn'ayant abandonne
l'element de dommage tire de
la hernie qu'il aurai contractee au service de la defenderesse,
a maintenu, devant l'instance cantonale, rentier cle ses COll-
clusions, tenclant a l'obtention d'une indenmite de 5000 fr.
30 An fond, c'est avec raison qut' la Cour cantonale, faisant
application des dispositions de la legislation
federale sur la ma-
tiere, a
deboute le sieur Burkhalter des fins de sa demande.
En effet, si les art. 3 et 4 (le la loi federale du 26 A vril
188'1 sur l'extension de la responsabilite civile, compMtant la
loi du 25 Juin 1881, soumettent egalement aux dispositions cle
cette derniere les travaux ou services qui sont en correlation
meme indirecte ( mittelbarer Zusammenhang du texte
allemand) avec l'exploitation de la fabrique, ainsi que les tra-
vaux accessoires ou
auxiliaires qui, sans etre compris sous la
designation
exploitation ) a l'art. 2 de Ja loi (lu 1 er Juillet
et a l'art. 2 de celle du 25 Juin 1881, sont en rapport
avec l'exploitation,
il est indispensable, pour que cette exten-
!r
I
B. Civilrechtspflege.
sion de responsabilite puisse etre admise, que Ia predite cor-
relation soit etablie
a 1m titre quelconque, c' est-a-dire que les
travaux au cours desquels l'accident s'est produit aient
ete
executes
en vue du but poursuivi par l' exploitation industrielle
proprement dite, et qu'ils soient en rapport,
au moins eloigne,
mais incontestable, avec cette exploitation.
TI est comprehensible que la loi n'ait pas pu definir d'une
maniere precise,
ou enumerer d'une fanon complete tous les
cas rentrant sous cette rubrique,
et c'est des 10rs au juge a
rechercher et a decider dans chaque cas particulier, en tenant
compte des circonstances,
si les travaux dont il s'agit presen-
tent la correlation susmentionnee. .
4° 01' il n' en est point ainsi en ce qui touche le travail exe-
cute
par le demandeur lors cle l'acciclent clont:il a ete victime.
Bien qu'au nombre des services
que Burkhalter etait appeIe
a ren 'e dans la situation, cl'ailleurs assez mal definie, qu'il
occupalt chez la
clefenderesse, il s'en trouve qui rentrent dans
la
categorie de ceux prevus aux art. 3 et 4 de la loi precitee,
ilne peut-etre question de faire rentrer sous ces dispositions,
exceptionnelles, dont
!'interpretation ne saurait etre extensive
le genre
d'activite deploye par Burkhalter au moment de
l'accident. Le transport de tel're glaise destinee
a la refec-
tion des poeles d'une mais on d'habitation louee a des tiers
dont plusieurs sont sans relation avec la fabrique de
Rond
chatel, bätiment etranger aux installations industrielles de cette
entreprise
et dont le revenu locatif figure sur un compte spe-
cial etait certainement sans rapport aucun avec l'exploitntion
et ne presente a aucun egarella correlation exiO'ee par les ar-
ticles susvises.
'"
Par ces motifs,
Le Tribunal
fecleral
prononce:
Le recours est
(karte, et le jugement renelu par la Cour
el' Appel et ele Cassation du canton de Berue le 24 Juillet 1890
est maintenu tant au fonel que sur les . clepnns. '
V. Ausdehnung der Haftpflicht. No H9.
119. UrtneH bOn! 31. Dftober 1890 in 5(td)en
IjJCer lIie. gegen "Bagemann.
A. '.Durd) UdgeH bom 28. '!tuguit 1890 9at baß '!t ef!a
ttonßgertd)t be Stantoni3 mafefftabt erfannt: ( ;i3 ttltrb bai3 erit
initannnd)e Urf(leil beftättgt. meftagte '!t:p:pef!anten tragen orbent
Hd)e unb auj3erorbentHd)e Stoften 3)l.leiter .Jttf
tan
3 mit dner Ur
tneUi3geflünr bon 40 %r. '.Da erftinftanaftd)e Urtnei( bei3 lIi ..llL
gerid)tei3 malefftabt )om 13. .Juni 1890 ging ba9in: '.Der am
13. %etimar 1890 3ttlild)en ben arteien a6gefd)Loffene )Eedrag
tft tUfge(loben. mef agte fiub u Banlung einer ( ;nifd)äbtgung
ben 6800 r. lammt Bini3 au 5 Ofo ..lem :tage bel' ( ;inreid)ung
bel' St(age (10. I XnriJ 1890) an )erurtnem unb tragen bie orbi
naren Stoften bei3 r03effei3 mit infd)Lu 3 eiue!. )onorari3 an
ben gerid)tHd)en ( ;)::perten.
B. egen ba!5 1trtneil beß '!t:p:peUationi3gerid)teß ergriff bte
%irma ( ;mü Wl:er lIie. bie meiter3ienung au baß JBunbei3
gerid)t. mei bel' euttgen )Eernanb ung "beantragt i9r 'llnttlaH: ( ;i3
feien bie ..lorberinftan3Hd)en 1trtneile aufaugeben. Stlager fei mit
feiner Stlage aböuttleifen, c )entueU eß fei UrtgeUßfumme an
gemeffen au rcbu3irfu, ober bod) bem Urtf)eU ein )Eorbenalt a
u
unften bel' meUagten im Sinne beß '!trt. 8, '!tof. 2 beß eibge
nöHtfd)en atirirnaftnfftd)tgefeneß tieiaufügen, unter StoftenfoIge.
'.Der '!tuttlaft beß StLagerß unb lRefurßbeflagten bagegen tragt auf
m:bmeifung bel.' gegnerifd)en 5Befd)ttlerbe unb meitiitigung bei3
tlorinftana id)en ltrtneHß unter Stoftenfolge an, inbem. er um ( ;r
tl)eiIung bei3 I Xrmenred)tei3 für feinen StHenten uad)fud)t.
'.Da munbeßgerid)t aief)t in ( ;r ttl ii gun g:
- :tl)atiäd)1id) tft aui3 bcn '!ttten folg
enbei3
ger .)l)t'3uneoen.
'( ;rnft magemann )on Stflj3nad)t, geti. 12. '!t:prif 1874 trat tm
IjJcai 1889 ali3 lJJ(ed)anitedenrIing in bie (ber abritgelengeoung
unterfteUte) Stonftrnftioni3merfftiitte unb ie 3
erei
bel' !3enagten
ein. ( ;r foUte bott eine breijanrige enr3eit burd)mad)en unb oe
9 anfiingUd) einen 20ljn )on 7.0 lItß. reJ . 1 r. :pet :tag.
m:m 26. ;juni 1889 arbeitete er an bel' '!tui3fünmng eine!. e