B. Chilrechtspflege.
3. 5IDa bie Weoenfo gen bel' 6d)eibung cmbefangt, fo fann
nad) bem fBemedten nid)t ameifeU)aft fein, baß bel' 9emann al5
bel' illiermiegenb fd)ulbige 'tneiI au erlliiren unb al5 fold)et dU
einet angemeffenen ntfd)äbigung an bie .reUigerin 3u bernrtnei1en
fft. eHift menn, ma mangeI5 einer fBemei5fünrung nid)t 3u
lieurtneHen ift, bie gefrau bem lJJCanne au fBe)d)metben einige
meran affung foUte gegeben ilBen, fo märe bod) beffen lSend)men,
bie rt unb jffieife, mie er feine g:ilmiIte im tid)e geraffen l)at
nid)t dU red)tfettigen. jffia ba lJJCal3 bel' tfd)iibigung (moe
fangt, fo erfd)eint e in 5IDürbigung aUer mert ärtniffe, in5befon::
bere menn in lSetrad)t ge30gen mirb, ba bie efrau gänalid)
,)ermögen 105 unb liebütitig tft, bagegen bel' r,emann ein, aUer"
btng nod) mit einem Wienoraud)e dU unften feilter tiefmutter
lieIaftetcß neine mermögen )On circa 1400 lJr. ocfint, al ange
meffen, biefdoe tuT ben fBetrag ,)on 500 r. feftaufenen.
4. :nie QU bel' r,e ljcr ,)orgeg tngenen .reinbet finb gemiiß bel'
in 1'1. 129 beß ocrneriid)en ibilgefene,6 aufgefteUten lRegeI bel'
l)efrau a!,6 bem unfd)ulbigen 'tneiIe 3u3uf:pred)en. iebon aOaU"
geljen liegt um fo meniger ein runb bor, a Oißljer bel' lSeflagte
fid) um bie .reinber in feiner Jilleife oefiimmert at. :ner mmen"
tationßueitrag, me(d)er bem fBetragten auferlegt merben mu , tft!"
mit lRüdfid)t tuf bie medjärtniife bel' jßarteien auf jiir,rHd) a lJr.
für iebe .reinb au oeftimmen; ba anauneljmen ift, bal3 Me .reinbel'
mit 3urüdgeIegtem fed)3enntem IlUterßjaljre merben etttleroßfär,ig
merben, fo ift biefer lSeitrag liiß 5u bieiem Bettj)unfte 3U cnt::
rid)ten.
:nemnad) 9at bQß fBunbengetid)t
edannt:
- :nie Jilleiteraier,ung ber .reriigerin mirb Q 6egrünbet edliirt
unh e mitb in oänberung bel' angefod)tenen ntfd)eibung be
:Pl'eUation unll .reaffQtionßnofe, bCß anton lSern bOUl 16. lJc
brnar 1889 bie 3mifd)en ben .2ttiganten Befteljenbe lje giinön
getrennt.
- :nie QU oer l)e ljetbOtgegangenen stinber lfreb, llluboir
unb fife finb bel' IJJCutter am 3teljung unh jßf!ege augef:prod)en
unh eß ljat bel' lSd!Qgte für jebe,6 .reinb, je J.)i aum aurüclge1eg
V. Haftpflicht der Eisenbahnen bei Tödtungen und Verletzungen. N° 42 265
ten fec9öeljnten lt,er jaljr: benf:f6en, einen bieddlii9dnd);m ?Bo
rau 3
a
ljT6aren hmentationßbettrag i)on a lJr. (ad)totg l)'ranfen)
'anrndj 3U elften. .." . ,
J 3. :tJer fBd!Qgte t;at af id)uIbtget 'tljetf bel' .relagnm eme
ntfd)äbigung i)on 500 lJr. (fünTljunbert lJtanfen) a
u
tetften.
V. Haftpflicht der Eisenbahnen bei TOdtungen
und Verletzungen.
Responsabilite
des entreprises de chemins de fer
en cas d'accident entrainant mort d'homme
ou lesions corporelles.
- Arret du 23 Fev1'ier 1889 dans la cause Apotheloz
contre Suisse Occidentale-Simplon.
Le recourant reprend les conclusions par lui formulees
devant les instances cantonales, tendant ä. ce qu'll plaise au
Tribunal:
Condanmer la Compagnie des eh emins de fer S. O.-S. ä.
payer a F.-L. ApotMloz la somme de 8000 francs, ou ce que
justice connaitra, pour le prejudice qui lui a
e16 cause par
l'accident dont II a ete victime le 30 Aout 1886 a la gare da
Fleurier.
20 Condamner la dite Compagnie aux frais de l'action.
La
Compagnie S. O.-S. a conclu a ce qu'll plaise au Tribunal
federal confirmer le jugement dont est recours.
Ou"ile Juge delegue en son rapport.
Statuant et considerant :
En ait .. , " . .
Le demandeur TMophile-Louis Apotheloz etalt mguil-
leur au service de la S. 0.-8. a la station de Fleurier, et per-
cevait en
derniar lieu en cette qualite un salaire annuel de
1020 fr.; II etait aussi employe au chargement et au dechar-
B. Civilrechtspflege.
gement des wagons de marchandises. Le 30 Aout 1886, a
3 heures environ de l'apres-midi, il eut la jambe fracturee
ensuite du tamponnement,
par un train de ballast, d'un wagon
qu'il
etait occupe a decharger. C'est ensuite de cette lesion
qu'il ouvrit a la Compagnie S. O.-S. une action en paiement
de
8000 francs de dommages-interets.
Aux termes du jugement dont
est recours, l'accident s'est
produit dans les circonstances ci-apres :
Les sieurs Quadri freres,
a Couvet, avaient entrepris les
travaux de terrassement
et de pose de la ligue ferree Fleu-
rier-Buttes.
Le 30 Aout 1886, a 3 heures environ de l'apres-
midi,
Fun de ces entrepreneurs, Dominique Quadri amenait
a la gare de Fleurier en venant de FEst un train de ballast
provenant des tranche es de cette ligne en construction. Dans
le
but de faire entrer ce train sur la voie en cul-de-sac de Ia
halle aux marchandises, Quadri, apres avoir tourne une ai-
guiIle,
dirigea le dit train par Ia voie d'evitement, sur laquelle
stationnaient
a ce moment cinq wagons; dans le dernier de
ceux-ci (Ie plus
eloigne de l'aiguiIle), arrete devant la porte
de la halle aux marchandises,
se trouvaient deux employes de
Ia
Conpnie, Apotheloz, aiguilleur, et Huguin, pointeur, qui
travaillarent au dechargement et au pointage des marchan-
dises.
Pour obtenir sur la voie d'evitement la place necessaire
a la manrnuvre qu'il executait, Quadri fit refouler au fond de
Ja voie du
cote ouest, par 1e train qu'il dirigeait, les cinq wa-
gons qui se trouvaient
pres de la halle; il effectua ce refoule-
ment en tamponnant les dits wagons par son train, qui les mit
en mouvement dans Ia direction de l'ouest.
Apotheloz et Huguin n'avaient pas ete avertis de cette
manrnuvre; Quadri pretend, en revanche, avoIT donne un si-
gnal au moyen du sifflet de
la 1ocomotive.
Un jeune homme qui vit le train manrnuvrer et s'approcher
du
wa,?on en dechargement, cria aux deux employes qui s'y
trouvaIent: Gare! sauvez-vous! Huguin, qui etait place
sur le pont-volant de dlkhargement pour faire le pointaO'e
put facilenent. sauter du wagon dans la halle, tandis qu'A;O
tMloz, qm etaIt dans le wagon et qui voulut encore enlever le
V. Haftpflicht der Eisenbahnen bei Tödtungen und Verletzungen. N° 42. 267
d
dechargement
fut pris par une jambe entre le mon-
P
ont e .
d- . 1
t d
la porte de la halle et le pont, qm oVla par e mou-
tan e
t
de recul du wagon' e'est alors que sajambe droite fut
veIllen '
'aveIllent fraeturee. .
gr A tMloz fut transporte aussitot a l'hOpital de Fleuner.
L
Pndeein constata une fracture de la jambe compliquee
eIll . ta' t
avec plaies
et decbirures des tinSUS, sous-cu neds
l
e
dusc -
laires, et sortie du tibia et du perone : plus tal' e o enm
eonstata de la gangrene, de la carie de quelques partIes es
os et il dut sortir quelques esquilles.
ApotMloz demeura en traitement j?squ' u 30 ou: 1887 ;
, tte date soit pendant une annee a partll' de 1 aceident, la
a ee , . 1 .
COIllpagnie a continue de lui payer son salall'e et Ul a pro-
eure les soins du medecin et les medicaments. .
D'un
rapport medico-hngal sigue par quatre medenms, .Ie
8 Aout 1888, il resulte en substance que, p.our ponvOlr fnlre
quelques pas, ApotMloz doit mettre un soul.ler spenlal; meme
alors, il marehe
sur le cöte exterieur du pied drOlt. e.t le ,ta-
lon est eompletement tordu.
Le pied est dans la pOSItIOn un
pied de cheval, la plante
en etant tournee en dedans : an tiers
inferieur de
la jambe droite, on remarque de nombreuses
cieatrices
adMrant a 1'0s; il y a encore, d'un cöte, de la rou-
geur
et de la douleur a la pression. Les deux fragments de la
jambe droite sont
soudes dans un angle. onvert en avant; le
fragment inferieur s'eloigne de 3 1/
centimetres de la perpen-
diculaire
et il existe en outre une dislocation en deho.rs de
ce fragment. pans eette situation, ApotMlo ent obhge de
porter
un bandage preservatif et de se servll' d une eanne
ponr
la marche i dans l'etat actuel d .sa ja ?e, il n'ent pns
capable de gagner sa vie avec les metiers q? il exer t
alt
pI e-
eedemment. Son etat Iui permet de vaquer ades travaux se-
dentaires et d' exercer une profession qui n' exigerait pas des
. At 'li' u'au
courses frequentes, mais il ne pourralt e re ame ore q
moyen d'une operation qui
peut presenter des dangers pour
la vie.
. .
La Compagnie ayant conelu au rejet de conc1usnons de la
demande et subsidiairement a leur reductIOn au lUlillmum, le
,
B. Civilrechtspfiege.
Tribunal cantonal, par jugement du 6 Novembre 1888, a con-
damne
la Compagnie 8. 0.-8. ä. payer au demandeur la SOllilne
de 4000 francs pour le prejudice que lui a cause l'accident du
30 Aout 1886.
Ce jugement se fonde en resume sur les motifs suivants:
L'accident est survenu durant un travail execute pour la
Compagnie, Apotheloz etant dans l'exercice regulier de ses
fonctions
d' employe. TI y a lieu des 10rs de faire application
de
la loi federale du 1 er Juillet 1875 sur la responsabilite des
entreprises de chemins de fer,
et en particulier de l'art. 2 da
cette loi. En outre, des fautes ont ete commises par les em-
ployes de la Compagnie, qui en est responsable aux termes
de 1'art. 3 de la
meme loi. Le chef de gare, en particulier,
occupe dans son bureau, a laisse executer les manamvres dans
sa gare par Quadri, personne etrangere au service des che-
mins de fer et qui, dans son ignorance des prescriptions re-
glementaires, a neglige les precautions necessaires pour les
manreuvres, faites en dehors de toute surveillance de la part
du chef de gare. Le mecanicien aurait du se refuser d' execu-
tel'
les ordres d'une personne incompetente et non autorisee.
La direction S. 0.-8. n'aurait pas du accepter une teIle per-
s? e en qualite de chef de transpOlt. Quadri, en agissant
amSI san autorisation, a agi a la Mgere; les cinq wagons qui
se trouvawnt sur la voie n' etaient pas caMs et les freins n' en
etaient pas
serres. Sur tous ces points les reglements n'ont
pas ete observes et la responsabilite de la Compagnie se trouve
engagee.
D'autre part, aucune faute ne peut etre imputee a
Apotheloz, qui, dans l'ignorance ou il etait de la manreuvre
dirigee par Quadri, travaillait dans le wagon au moment ou il
fut tamponne, e sortit precipitamment se croyant en danger,
et chercha a retrrer le pont de dechargement. Dans ces cir-
onntanc:s, n ind nit est due au demaudenr pour le pre-
Judice pecumarre qu il a eprouve. Vu les conclusions des rap-
ports medicaux et l'age de la victime (41
/
ans au moment de
l'accident) une indemnite de 4000 francs ;arait equitable.
C'est contre ce jugement que F.-L. Apotheloz recourt au
Tribunal
federal concluant comme il a ete dit ci-dessus.
V. Haftpflicht der Eisenbahnen bei Tödtungen und Verletzuugim. N° 42.
En dro
il
: 'b 1
o L defenderesse a reconnu, soit devant le TrI una can-
2 a ,
l' bili't, , l' '
.t a l'audience de ce jour, 1 app lCa tJ a espece
t.ona1'11sod
e la loi federale sur la responsabilite des compagnies
actue e .
'll a
heroins de fer en cas d'acCldents, en ce sens qu e .e
! nnlu uniquement a la confirmation du jugement de preilllere
instance. II t
Dans son plaidoyer devant le Tribunal
de cenns,. e ,e ou-
f
.
, "....'" des doutes sur la question de saVOIT SI 1 accldent
te OIS vlJ.110 2 d I 1 . 'd ' 1
, t produit dans l'exploitation et si l'a1't. e a Olle era e
s t" t
etait applicable en la cau8e, mais ces doute8 ont n leremen
denues de fondement. TI est vrai que le predlt artICle ne sup-
. t
am' si que la Cour cantonale parait l' admettre,
pose
0m
,
. d
la victime ait
ete blessee ou tuee dans l' exerClce e 8e.s
i:ctions, mais p1'evoit que l'accident est arrive dans l'explOl-
tation, soit
pendant 1e transport de v.oyageurs o . e ma1'chan
dises, ou 10rs d' operations preparat01:-es ou A auxiliaIrns en rap
port immediat avec ce transport. rr Olr ar1'ets du Tnb. ed. en
les causes Felbel', 19 Oct. 1883, Rec. IX, 526, consl . 6;
Schmid, Rec. X, page 125, consid. 2; Bertero, VIll'. 790 con-
sid 3 Blanc c. Villa et S. 0.-8., 22 Dec. 1888 consld. 3.) 01'
tel' a te ce1'tainement le cas dans 1'espece. 11 est, en enet,
inconteste que l'accident est arrive 101's du dechargemen d un
wagon mis en mouvement
par un train de ballast condmt pa
1e sieur Quadri, et que c' est precisement ce m0.uvement qm
.a determine l'accident. 01' le transport d'un tra de ?anast
a toujours ete considere comme rent1'ant dans 1 explOItatIOn,
.au sens de l'article precite. .'
Dans cette situation, la Compagnie ne pourralt repuner s
responsabilite que si elle prouvait, conformnment ux dispo.
S1
tions du meme article, que l'accident es du SOI a une force
. o.t
a' la faute de celui-la meme qm a ete tue ou
maJeure,
SI
blesse soit enfin a la negligence ou a la faute des voyagem s
)u d'antres personnes non employees pour e transport, sans
qu'il y ait eu faute imputable
a la Compagme.
La defenderesse a, en effet, pretendu que le dnmandeur
avait cause Iui-meme l'accident, en tout Oll en partie, par sa
B. Civilrechtspllege.
propre faute, et que par ce motif, il avait perdu tout au moins
son droit a nne pleine et entiere indemnite.
3° A cet egard il y a lieu el'ecarter d'abord l'allegation
formulee dans la plaidoirie de ce jour par le conseil de la
Compagnie, qu'au moment de l'accident Apotheloz eut du se
trouver
a l'aiguille. Non seulement cet allegue est entierement
nouveau
et ne samait, aux termes de l'art. 30 de la loi sur
l'organisation judiciaire fMerale, etre pris en consideration
par le Tribunal de ceans, mais il se trouve en contradiction
la plus directe avec l'expose des deux parties devant
l'ins
tance cantonale, ainsi qu'avec l'etat de fait etabli par le dit
Tribunal
et qui lie le Tribunal fMeral au.x termes de l'article
susvise.
TI a ete reconnu en procedure que le demandeur
avait eM prepose au dechargement du wagon de marchandi-
ses,
et il est etabli soit par l'audition du chef de gare et de
Quadri, soit
par le rapport du directeur de la Compagnie,
qu'Apotheloz
n'avait point, ainsi que cela aurait du avoir lieu
ete averti de la manreuvre qu'allait executer le train de bal
last et qu'ill'ignorait absolument jusqu'au moment ou 1e cri
de
Sauvez-vous I a retenti et ou l'accident s'est produit.
TI est, d'une maniere generale, etabli que cette manreuvre
impliquait une violation des reglements sur la matiere, attendu
que Quadri
n'yetait nullement aHtorise et ne pouvait l'etre
aux termes des dits reglements.
C' est en outre a tort que la Compagnie veut voir UD ele-
ment de faute a la charge d'Apotheloz dans le fait qu'en cher-
chant
a se sauver, il a voulu encore eloigner le pont de dß.-
chargement. A supposer meme que 1e jugement cantonal
doive
etre interprete dans ce sens que la tentative d'enleve-
ment du dit pont
se trouve dans un rapport de cause a effet
avec l'accident survenu,
ilne saurait etre fait grief au deman-
deur d'avoir chercheinstinctivement au moment de la collision
a faire disparaitre cet obstacle et a diminuer un peril imminent:
Au surplus, 1a preuve tentee par la Compagnie qu' Apothe-
10z se serait trouve pris de boisson 1e jour de l'accident n'a
. . ' ,
aIllSI que la defenderesse Fa reconnu elle-meme a l'audience
de ce jour, point
ete rapportee.
N 42 271
V. Haftpflichtder Eisenbahnen bei Tödtungen und Verletzungen. 0
Dans ces circonstances, et attendu que la demande n'est
. t fondee sur Part. 7 de la loi susmentionnee, il est sans
pOlll rt ce qu'une faute ait ete commise par les employes de
ilIlPo an . bl '
la Compagnie defenderesse, dont cell -cl est
reds?tonna e a
ur de l'art. 3 de
la meme loi; d'aIlleurs ale ompa-
ten
e
.
d'h' d 'fut les
. 'a point serieusement tente aUJour Ul e re er
gIUe tations de la Cour cantonale sur ce point, lesquelles se
cons d . . tt e de
b sent elles-memes
sm le rapport, emeure ma aqu ,
l' genieUl' fMeral du contröle Dinkelnann. . ,
50 La responsabilite de la Compagme etantetabhe a teneur
de ce qui precMe, et reconnue au reste imnlicitement ar la
defenderesse,
il s'agit seulement de determmer la qnotlne de
l'indemnite
a laquelle Apotheloz a droit du chef de 1 aCCldent
dont il a ere la victime. .
A cet egard, c'est la disposition de 'art. 5 al. 3 de la ,101
federale du 1 er Juillet 1875 qui est applicable, statllant qu en
cas de lesions cOl'porelles, l'indeIDllite doit comprnndre es
frais de guerison et le prejudice pecuniaire que, l'mcapacIt
de travail, totale ou partielle, durable ou passagere, a cause
a 1a personne blessee. .
Le jugement cantonal, en
fixant a 4000 fr. le chiffre d
cette indemnite, se borne a declarer que le demandeur ava:t
41 i/ ans a l'epoque de l'accident, et que cette somme paralt
equi:able. En revanche, la Cour cantonal ne dit rien de la
mesure dans laquelle la capacite de travail du
demandnur se
trouve
diminuee ensuite de l'accident. TI est par conseque?t
non seulement possible, mais il doit etre admis, vu les Clr-
constances de la cause que le Tribunal cantona1 n'a pas
apprecie comme 1e veut la loi cet eIement d'indemnite et a
fait ainsi une fausse application de
celle-Cl. .
En presence de cette lacune du jugement cantonal, il
apparlient au Tribunal federal de determinnr lui-meme ce
facteur
et d'evaluer l'indemnite aPl'eS en avorr tenu compte.
Or il resulte de cet examen que l'indemnite de 4000 fr.
aIiouee est trop peu elevee. . .
D'apres
les constatations elu rapport medico-I
e
g
al
, resu-
mees
dans les faits du present arret, il est incontestable que
B. Civilrechtspfiege.
la capacite de travail du demandeur a ete diminuee dans une
mesure
tn3s considerable, allant certainement jusqu'a la moitie
environ. Le gain annuel d'Apotheloz s'etant eleve a 1020 fr.,
il a droit
a un capital representant une rente de 500 fr. en-
viron, calcuIee une annee apres l'accident, puisque la Com-
pagnie a paye au demandeur, outre les frais de guerison, son
traitement entier pendant la
duree de son incapacite de
travail totale, soit une
annee durant a partir du 30 aout 1886,
jour de l'accident.
En prenant en outre en consideration qu'Apotheloz n'a
pas
reclame d'interets des le 30 aout 1887 et que l'indemnite
doit
etre des 10rs determinee, ainsi que le demandeur l'a
declare aujourd'hui au jour du jugement, il apparait qu'une
somme de
7000 fr. constitue un juste equivalent pour le pre-
judice pecuniaire cause par l'incapacite de travail partielle,
mais durable, dont
Apotheloz se trouve afflige.
Par ces motifs,
Le Tribunal
federal
prononce:
Le recours est admis partiellement,
et le jugement du
Tribunal cantonal de
Neuchatel reforme, en ce sens que la
Compagnje des chemins de fer 8. 0.-8. doit payer a Theophile-
Louis Apotheloz une somme de sept mille francs (7000 fr.)
avec
interet a 5 % l'an a partir du jour du present arret.
43. Urtl)eH .lom 25. WCai 1889 in 6ad)en .!tuq
gegen groul)eqo gfid) 6abtfd)e mal)nen.
A. :tlurd) UrtneU .lom 11. rif 1889 l)at ba I ( :pellation
gerid)t be .!tanton maferftabt erfannt:
(8 ruirb ba erftinftanaHd)e Urtl)eU 6eftäUgt. :tlie .!toften fallen
in U:ofge rtl)eifung be I (rmenred)te an .!träger banin.
:tla1. erftinftanalid)e Urtl)eH be G:i .lifgerid)te be .!tanton
afefftabt ging bal)in:
V. Haftpflicht der Eisenbahnen bei Tödtungen und Verletzungen. ,N° 43. 273
ef1agte tft aur Bal)(ung .lon 278 U:r. 90 G:t . tlerurtnei!t.
SDie stofien farren tn u:oIg
e
be bem stUiger ertl)eirten I (rmen
red)te bal)in.
B. egen ba a:p:perration gerid)tnd)e rtenntntu ergriff ber
st iiger bie m5eiteraiel)ung an ba munbe gerid)t. mei ber l)eutigen
merljanbfung 6eantragt fein I (nttlait:
- ;3n ufl)e6ung ber Urtljeile be tantonalen lmd)ter fei bie
erno6ene nrebe ber merjiil)rung af un6cgrünbet aurüctauttleifen
unb bmd) ben tantonalen lmd)ter eine ftentlertlollftiinbigung im
tnne ber .lon ben ßarteien geftellten .mettlei antriige anauorbnen,
unter stoftenfolge für bie bellagte ßartei.
- fei bem .!tliiger für bie bunbe gerid)t!id)e ;3nftan3 ba
rmenred)t au (lettlirrigen.
SDer I (nttla(t ber meflagten bagegen beantragt: fei bie
mefd)ttlerbe 3u tlerttlerfen unb in mefiätigung be angefod)teneri
Urtl)en bie strage (fottleit (leftritten) ttlegen meriäl)rung a6au
weifen, etlentuell fei .lon Sllnorbnung einer ftenbertlollfiä:nbigung
lböufenen, bie 6ad)e fofort materiell öU beunl)eHen unb bie strage
il6auttleifen, unter stoftenfolge.
SDa unbe gerid)t aiel)t i n rttl ä: gun 9 :
- 5Der .!triiger, ttleld)er feit 1879 bei ber bellagten fential)n
)etttla!tung al rtieiter angeftellt ttlar, ttlurbe nm 29. :tleaember
1880 beim blaben eine üterttlagen burd) ein 3urüctroUenbe
lJCl)3 am ted)ten metne tlerIent (gequetfd)t); er ttlurbe bamnl
wiil)renb 18 :tagen auf .!toften ber metragten im 6:pUare ber
:pnegt unb tmt l)ernnd) a gel)eirt feinen :tlienft ttlieber an. m
- anuCtr 1888, nad)bem er ful'ö tl.orl)er tJ.)fber feinen m5illcn
bom S)aunt6al)nl)ofe ber mellCtgten nCtd) bem m:angir6al)nnofe an
eine, ttlie er bel)au:ptet, anftrengenbere 6telle .lerfent ttlorben tJ.)ar,
muute er feine I (r6eit einjtellen, ttleil il)n fein red)te mein
fd)merate. :tlie ä:ratlid)e Unterfud)ung bard) ben JSCtl)narat ergati
ba morl)anbenfein einer stnod)enl)autentaünbung, tJ.)efd)e ttlal)r
fd)einIid)ertJ.)eife nod) a eine 6o!ge be im ,s'al)re 1880 erlittenen
Unfaue 3u tietrad)ten tft. I (m 3. ril 1888 meIbete fid) her
srlQger ttlieber geTunb; bCt iebod) eine 6d)ttlQd)ung be red)ten
eine unh m:Pfinbnd)fcit bcr erlranft gCtJ.)efenen 6telle aurüct
gwHeben ttlat', ttle(d)e il)m bie 6ortfenung feine binl)erigen 5Dienfte
xv -1889 18