202 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. H. Abschnitt. Bundesgesetze.
über biefe rWitung, "-,orau ber 3nnalt betfeIben une bie
Untftänbe, unter "-,eJd en fie abgegeben "-,urbe, erfid trid ge ue
fen "-,ären, bejlent, fo!)ie1 ben (ften u entnenmen, nid t; d
lag aIfo gar feine e"-,änr bafUr lor, baa 'oie BlUme Shieg
eine rf ärung, fid) freiwillig unter ?Sormunbfd)aft AU fteffen,
in stenntnin ber rag"-,eite bierer rflätung abgegeben unb
b1ln nid t et"-'a tnr mernalten I om Baifenamtnprafibenten
minl erjlänbIid gebeutet "-'orben fei. ::I er gefammte 6ad l.lernalt
legt übrigen ben 6d)Iufi nane, bau 'oie emeinbebenörbe I on
Htenborf ba lon aungegangen fei, mit ben minberjäl)rtgen
stinbern strieg fei tlf)ne BeHereg unb felbfh erjlnnbIid 'lUd bie
m3ith1.1e AU be!)ogten unb fid) bamit begnügte, ban inm "-,enig.
fteug ein aug'orüd'lid)er m3!berfprud feiten ber m3itt"-'e nid t
lotlag.
4. 3jl fomit ein buubegred tnd) 3uläniger ntmünbigung .
grunb nid)t fejlgeftelH worben, fo mun ber mefur alg begrün.
bei erfIärt "-,erben.
::I emnad) at bag munbeSgcrid t
edannt:
X,er ffiefurs wirb alg begrünbet erfHirt unb eS "-'itb mitnin
ber merurrentin il)r mefurnbegef)ren öugefprod)en.
IV. Obligationenrecht. -Droit des obligations.
34. Arrel du 22 Juin 1888 dans la cause Hug.
. Le. sieur Louis-Edouard Jaquet, a NeuehateI, a 10ue pour
trois
ans, des le mois de novembre 1886, a Ferdinand Mul-
ler-Dasen, boulanger et aubergiste, un logement dans la
maison qu'i1 possede a Neuchatel ; par contrat du 6 Sep-
tembre f887, Muller-Dasen a loue de la maison Bug freres,
aRaJe, un piano droit el accessoires, valeur 893 francs; ces
objets Iui furent livres le 10 du meme mois.
Par lettre chargee du 13 Septembre 1887, la maison Bug
IV. Obligationenrecht. N° 34.
freres a averti L.-E. Jaquet qu'elle etaiL proprietaire du dit
piano et accessoires, cette notification etant faite pour reser-
ver eventuellement les droits de revendication prevus par
l'art.
294 C. O.
Muller-Dasen ayant ete declare en faillite le 9 Decembre
suivant,
la maison Bug freres fit une inscription au passif de
cette faillite, pourobtenir la restitution des objets louesau failli.
L.-E. Jaquet conteste cette inscription, en invoquant son
droit de retention comme bailleur, et les parties furent ren-
voyees a porter leur contestation devant le Tribunal cantonal
de NeuehateI, lequel, par jugement du 9 Avril 1888, a de-
clare
la demande de la mais on Bug freres mal fondee, par
les motifs suivants :
Le droit de retention est acquis au bailleur d'un immeuble
par
!'installation des meubles qui doivent garnir les Heux
loues, a moins qu'au prealable le bailleur n'ait ele prevenu
que ces meubles n'appartenaient pas au preneur.
Au moment Oll Bag freres ont prevenu le proprietaire que
le piano loue a Huller-Dasen n'appartenait pas a celui-ci, le
droit de retention sur cet objet etait acquis des le 10 Sep-
tembre 1887 au proprietaire de l'immeuble, et l'avertisse-
ment donne par Bug freres le 13 dit ne peut priver retro-
activement L.-E. Jaquet du droH que rart. 294 C. O. lui a
confere. C'est contre ce jugement que Bug freres ont depose
an Tribunal föderal un recours de droit public, concluant a ce
qu'il lai plaise declarer le dit jugement nul et de nul effet,
et dire que L.-E. Jaquet n'a pas le droit de retention sur
les obJets appartenant a Bug freres, et loues a fuJler-Dasen.
Les recourants invoquent, a l'appui de ces conclusions,
une pretendue violation des droits qui leur sont garantis par
les articles 294 et 227 C. O. et une application erronee d'au-
tres dispositions
de ce meme Code sur le droit de retention
en matiere de bai! a loyer.
Dans sa reponse, L.-E. Jaquet, conclut en premiere ligne,
ace que le Tribunal Cederal se declare incompetent et, sub-
sidiairement,
a ce qu'il lui plaise ecarter le recours comme
mal fonde.
204 A. Staatsrechtliche Entscheidnngen. 11. Abschnitt. Bnndesgesetze.
Statuant sur ces aits et considerant en droit :
La seule question que souIeve le reeours, est celle de sa-
voir
si le jugement du Tribunal cantonal, en deboutant les
reeourants des fins de leur demande, a sainement applique
1'art.
294 2 du Code federal des obligations, statuant que
le droit de retention du bailleur sur les meubIes qui garnis-
sent les lieux loues ne met pas obstacle a 1a revendication
des objets dont Ie dit bailleur a su ou du savoir qu'ils n'ap-
partenaient pas au preneur.
Or e' est la une question de droit civil dont le Tribunal de
ceans ne saurait, ainsi qu'il 'a souvent prononce, se nantir
par
la voie d'un recours de droH public forme a teneur de
l'art. 59 de la loi sur l'organisation judiciaire federale. La
seule voie de recours en matiere de violation des regles du
droit civil par les jugements cantonaux, est en effet celle
prevue et reglee a l'art. 39 de la loi precitee. (Voy. Arret
Baumgartner, Rec. IX, p. 234; Schärer et Oe, ibid. p. 476,
consid.
D; Schwarz et Oe, ibid. X, p. 146 consid. 2; Kauf-
mann et WeIti, 8 Juin 1888, consid. 2.) Le recours est des
lors irrecevable.
Par
ces motifs,
Le Tribunal federal
prononce:
n n'est pas entre en matiere sur le recours de Hug frilfes.
3ö. Amnt du 13 Avril1888 dans la Ca1 se Schneuwly.
Demoiselle OHilie Perret, au Havre, est proprietaire d'une
obligation hypothecaire
du 23 Janvier 1887, du capital de
30000 francs, notariee Comte, contre Wilhelm Wild bolz a
Blumisberg, Selon ce meme acte, les immeubles situes dans
les communes
de ßCBsingen et Wunnerwyl (Fribourg), appar-
tenant
au predit Wildbolz, ont ele hypotheques pour garan-
tir
ce titre.
IV. Obligationenrecht. N° 35.
Par exp10it du 10 Aoftt 1.886, demoiselle errnt a n?tifie
,
Wild bolz Ja saisie de ses Imme,ables pal' vOIe d mvestlture
our parvenir au paiement des interets, arrieres denuis 1884;
de a dite obligation; l'instante ne donna pas smt alors a
sa poursuite, qu' elle renouvela par expl?it du 19 J,anvwr 18 7:
Par mandat du 1 er Mars suivant, vvIndbolz.s est oppose ,a
Ja prise d'investiture par ?ifferents motlfs, pUlS passa expe-
dient
sous date du 27 A vnl 1887. .. .
Par mandat du 26 Mai, demoiselle Perret a clte ": t1dbolz
devant la Justice de Paix de Schmitten sur le,15 Jmn pour
assister
a l'ordonnance de l'investiture sur les lmmeublns en
question. Wildbolz fit de nouveau opposition par explOlt du
1:3 Juin. . dIS'
Par jugement du 12 Juillet 1887, le TrIbun.al e a n-
gine a admis la demanderesse dans sa concJuslOn, en am
evee de 'opposition, et la Cour d'appel a confirme ce Juge-
ment par
arret du 28 Octobre 1887. '. T
Sous date du 23 Juin, demoiselle Perret c,lte W., Wlld-
bolz devant le President du Tribunal de la SlOgme, ou elle .a
cODelu a ce que le sequestre soit accorde, p mesure provl-
sionnelle sur
les fleuries des immeubles salSIS. .
Wildbnlz s'est presente en l'audience de c magIstrat le
24 dit et y a declare que les fleuries en questlOn sont deve-
nues
1 propriete des reeourants Schnenw1y et Bertschy, e
vertu d'un contrat de bai1 coneIu le 20 DecemLre 1.886, enre
gistre le 31 'du meme mois et portant entre autres les clauses
suivantes:
"t'
WIldbolz re met a bai! environ 20 arpents de ses proprIe es
sises
a Mühlthal aux sieurs Schneuwly et Bertschy, pour r
le
terme
. d'une
annee expirant le 1. er Novembre 1887. SchneuV Iy
, . ., tout ce
et Bertschy pourront emmener les flenf)es, aIDSl qne
qu'ils auront seme sur ce terrain; lls pour.r0nt egaleme?t
vendre la recolte des differentes parcelles;. ;1 leur. est de-
fendu de faire paturer le Mtail sur la totahte des vmgts a
pents. W. Wildbolz leur cMera gratuit.emnnt, antant qu d
lui sera possible, de 1a p!ace dan 1,e feml ; Il se reserve tous
les fruits.
Le prix du ball est fixe a 1.200 francs.