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456 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. IV. Abschnitt. Kantonsverfassungen.
ober llermeintlid)er öffentlid)er 3ntereffen
,
beliebig bejd)rlinft
tverben batf, fonbern nur gefe lid)en mefd)ränfungen unterliegt.
enn 'oie ?)tanbeßfommiffion in inrer :3)unm fid) barauf be-
ruft, bau über ieuenbe e",äffer oneUnred)te beß ?)taateß
beftenen unb baß aud) ti )atred)te :3)titter einer bleitung
fold)er burd) ben igentnümer entgegenftenen fönnen, jo ift ia
felbftlletftänblid), ban eine red)tßgeid)äftlid)e metfügung beg
runbeigentnümer übet ba in feinem runb unb moben
entnaltene aifer niemaIß ",eber entgegenftenenbe ri )atred)te
:3)titter nod) 'oie ",affernoliAemd)en oneitßred)te beg ?)taateg
eeinttlid)tigen fann, baB llielmenr biefe, fo",eit fie beftenen,
burd)auß unberüf)rt bleiben. m3enn bie ?)tanbeßfommiifion ferner
aeltenb mad)t, baß ber ?)treit eigentlid) gegenftanbßfd fet, ba
fie einer eräuüerung ber megenjcl)aft "mit aUen beftef)en'oen
mecl)ten unb meid)",erben 11 fid) nid)t ",iberje c, i 0 tft barauf
u er",ibern, baß bod) ben stontranenten eine betaiUidete me
eicl)nung beg merttag3gegenftanbeß fteigefteUt je in muj3; benn
biejelbe ift ja, ba ,te eben genau beftimmt, ",elcl)e ffiecl)te ber
meträufer bem stäufer 3U übedragen )erfnricl)t, facl)Ucl) er",
eblid).
:3)emnnd) at bag munbeggericl)t
edannt:
:3)er llldurß 1ft alg begrünbet ertlärt unb eg whb mitnin
ber angefocl)tene mefcl)fuj3 ber ?)tanbenfommiffion beg stantong
1-' en3ell 3AR . llom 16. uguft 1886 alg )erfaffunggwibdg
aufgenoben.
Auslieferungsvertrag mit Frankreich. N° 75.
Fünfter Abschnitt. -Cinquieme section.
Staatsverträge der Schweiz mit dem Auslande.
Traites
de la Suisse avec l'etranger.
Auslieferungsvertrag mit Frankreich. -Traite
d'extradition avec la France.
75. Arrel du 22 Oclobre 1887 dans la cause Packe.
Dans la nuit du 20 au 2t Octobre 1885, le negociant Al-
bert Vischer,
a BaIe, fu t victime d 'un yol a vec effraction,
portant
sur 11 titres de valeur, du montaut de 16841 fr. 25 c.
La plus grande partie de ces titres furent retrouves, dans le
courant de Fevrier
1886, en possession d'un sieur Francis
Packe, de Ruislip (Angleterre), lequel vivait alors a Paris,
sous le nom de Georges Duncan. Packe ne pul justitier de
l'origine de ces valeurs et fut extrade
a Bale, a la requisi-
tion du
Conseil fMeraJ.
Par un premier jugement du 2 Octobre 1886, Packe fut
declare coupable du predit vol et condamne a 8 ans da re-
clusion el a 10 ans de privation de ses droits civiques.
En
Decembre t886, Packe demanda Ia revision de.ce juge-
ment; il invoqua son alibi et le proces fut repris. Par un
second jugement du 28 J oillet 1887, le Tribunal criminel de
BAIe constate en effet que Packe, au moment du vol, se trou-
vait, non pas
a BaIe, mais en Angleterre, el l'accuse fut ac-
quitte du chef de vol.
Par note du 26 Septembre 1887, l'ambassade de France en
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458 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. V. Abschnitt. Staatsverträge.
Suisse demande la reextradition de Packe, comme poursuivi
du chef
de complicite de vol par recel, attendu que le pre-
venu ne peut justitier de Ja possession des iHres voles, re-
trouves entre ses mains. Cette note est accompagnee d'un
mandat d'arret
a fin d'extradilion, lance contre le sieur
Packe comme prevenu du crime susmentionne, prevu par les
art.
59, 62, 384, 381 N° 4 du code penal francais.
Dans son interrogatoire du 30 Septembre 1887 devant le
magistrat instructeur
balois, Packe a declare s'opposer a
l'extradition demandee, et ce par les motifs ci-apres :
1
Le vo mentionne dans le mandat d'arret du juge
d'instruction a Paris a ete commis a Bale, et non en France.
Le Tribuna francais ne peut donc pas pretendre a juger un
tel crime, qui ne peut eLre juge qu'en Suisse ou en Angleterre.
Le rece , dont Packe est accuse, et qui n'existe pas, fai! par-
tie de ce vol et ne peut elre juge en France.
) 2° Dans son mandat d'arret, le Procureur francais a ac-
emse" Packe, il y a deux ans, de vo et non de recel. Or le
Tribunal d'appe de Bale l'a acquitte de cette accusation, et
c'est
un forfait d'avancer une autre accusation contre ui sur
le meme sujet.
3° Etant sujet anglais, Packe demande que la Suisse le
livre
a I'Angleterre, pour y attendre toutes les accusations
contre ui.
Par office du 7 Octobre 1887, e Conseil federal a transmis
au Tribunal
federa le dossier de l'affaire, en l'invitanta pro-
noncer. conformement
a l'art. 08 de la loi sur l'organisation
judiciaire
federale.
Staluant sur ces faits et considerant en droit :
1 ° L' extradition du prevenu Packe est requise aux termes
de rart. fer du traite du 9 juiIleL f869 entre a Suisse et la
France, equel stipule entre autres que les gouvernements
des deux Etats s'engagent a se livrer reciproquement, a la
seule exception de leurs nationaux, les individus poursuivis
-Ou condamnes comme auteurs ou complices par les tribunaux
competents, pour
les crimes et delits enumeres dans le meme
article.
Auslieferungsvertrag mit Frankreich. N° 75.
Or 'art. 62 du code penal francais dispose que ceux qui
sciemment auront recele,
en tout ou en partie, des choses
enlevees, detournees ou obtenues a l'aide d'un crime ou
d'un delit, seront punis comme complices de ce crime ou de
ce delit.
Le code penal de BaJe, bien que prevoyant a ses art. 107
et 138 des peines speciales pour le recel, n'en statue pas
moins, a rart. 40, lequel figure dans sa partie generale, que
les receleurs sont compris au nombre des complices du vol.
11 y aurait donc lieu, de ce chef dejil, a dMerer a la de-
mande d'extradition du sieur Paeke.
2° En tout cas, aucun doute sur le bien-fonde de ceUe de-
mande ne saurait subsister en presence de la pratique inau-
guree
par le Conseil federal en 1872, apropos d'un cas en-
tierement semblable.
Cette autorite, seule competente a ceUe
epoque pour interpreter et appliquer le traite, a obtenu
1'extradition d'un individu
condamne pour recel, a la condi-
tion que la Suisse userait de reciprocite dans les cas aualo-
gues. Acette
occasion, le gouvernement francais a demande
une declaration formelle dans ce sens, par le motif que dans
certains
pays le recel est considere comme un delit special et
distinct, et que le traite du 9 J uillet-1869 n' en fait pas men-
tion. Le Conseil federal n'a point hesite alors a donner au
gouvernement
francais la declaration demandee, attendu que
rart.
f"r precite du dit traite prevoit I' extradition non seule-
ment
des auteurs des crimes et delits qu'il vise, mais encore
des complices. (V. Feuille federale 1873 vol. II, p. 52, N° 2.)
Cette interpretation, confirmee au moins tacitement par
l' Assemblee federale , apparait comme l' expression de la vo-
lonte des parties contractantes, et comme d'autant mieux jus-
titiee qua le recel, -fait similaire pour lequel l'extradition
est demandee, -est pu ni par le code pena de Bale, pays
auquella demande est adressee, et qu'il est ainsi satisfail a
la condition posee par le dernier alinea de rart. 1 er susvise.
Dans cette situation, et loutes les exigences formulees par
le predit traite se trouvant d' ailleurs remplies en l' espece.
aussi
bien au point de vue de la forme dans laquelle la de-
, :1
460 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. V. Abschnitt. Staatsverträge.
mande est convue, qu'a celui de la qualification de l'infraction
visee, il y a lieu de dMerer a Ja requete de I'ambassade da
France.
Par
ces motifs,
Le Tribunal federal
prononce:
L'extradition
de Francis Packe, de Ruislip (AngJeterre),
age de 47 ans, celibataire, sans profession, connu aussi sous
les noms de Georges Duncan et de BartIett, actuellement de-
tenu a BaIe, est accordee, conformement a I'art. 1 er du traite
du 9 Juillet 1869 entre la Suisse et Ja France, ensuite de la
demande de l'ambassade de ceUa derniere puissance en
Suisse.
B. CIVILRBCBTSPFLEGB
ADMINISTRATION OB LA JUSTlCB CIVILE
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Heimatlosigkeit. -Heimatlosat.
76. UrtneH , .om 2. e ember 1887 in 5ad)en
unbentat gegen Ud unb steifin.
A. m 2. 9l.ol ember 1805 Uurben burd) ba fatramt , .on
aro, stant.onß steffin, ranA 3.ofe meglin unb r.oifi"
meglitt, beibe I .on (tfen, stanton Ud, getraut; in bem be
3ftglid)en Intrage im straubud)e ).on 1)aro 1ft I1emetft, bau
bie 5trauung erfolgt fei vistis omnibus requisitis uno
nad)bem bie munturienten wegen merwanbtfd)aft im Ueiten
rabe ber onfanguineität ).on ber munAiatur in ,ßuAern unO-
beAftgltd) ber medünbung )om I11fd)i) id)eu sr.ommiffär ht m
t.orf am 10. :Oftober 1805 i )enß ernalten aben. uß ber
e be ranA 30ie ) ' megHn unb ber l.oifia megUn (wdd)e
beibe I erft.orben finb) finb menrere stinber er1)orgegangen, , .on
benen f.olgenbe (weil fie nod) leben ober mad)fommen inter"
laffen aben) ier In etrad)t f.ommen:
- ranA 30 ann e tet meglin, geberen in ia1s1s.ogna
(steffin) ben 12. IDlärA 1807, un"ernehatnet, feit 1884 in
i)fd)enen U.onnnaft ;
- 3.ofe )t;a IDlada ß.ouija 8leglin, geboren in mira am
l1ar.ogn.o (stefnn) ben 21. uguft 1811, Uonnnaft in 3ntra
(3ta!ien) ;
- 30rep 3gna .ofiuß me gUn, geb.oren in mita, am"
l1arogno ben 13. 3uli 1815;