BGE 12 I 579
BGE 12 I 579Bge09.07.1869Originalquelle öffnen →
578 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. V. Abschnitt. Staatsverträge.
arißI oben; .5;1. @iefer a6e in affen
SnfhmAen bie eil unftattaft, aufgeoen sU a{en rell'· bem meid)~erbefüt;rer
mit 17 r. 10 m uberbie!5 eine t!5. 3U erfeen unb ir03en
enti#ibigung on ] 40 rt ber
eturßbenagte im eient1id)en au!5: mad) ben @rf!ärungen
ber @egenl'adei bor bem illneftrid)tet I bei t. aU reiften.
E. Sn feinet $ernet;mlanung auf biere mefdJerbe füeld)en biefel6e
neuerbing bet;aftet ~erbe, ftet;e feft, bau ein3igcr 3nt;aber bel:
irma @. rolaq u. erfcf}eine. @insig gegen @. rolaq
ve
r
l
önli
d) un'o nid)t gegen eine .offeml.lgeieUfd)aft, bei etd)er
ie. unb einiger d)ulbner 'oc mefurg,
beflagten @. rolar(l; fei, eldJet ebenfaffg alg ein3iger @igen.
tt;ümer De illneftobieftemn30fen bett;eiHgt jeien, tid)te fid) 'oat;er Aur .Bett ber i!trreft.
Bb el.lentueff aud) iid)en mitil fur bie orberung beg mefurg
benagten nod) t;aftbar gemad)t werben rönnte, liege t;ier gar
nid)t in tage. artei.
enn unb @nt;d)/i'oi.
gunggfo1ge fur bie @rgenmira fei riingft aug l:ier irma aug·
ge[d)ieben unll t;abe an ben amiden Bbjeften jelbft feinetiei
med)te; gegen it;n iei ber i!tttee'oer bedangt nod) bemigt
worben. @. rolaq aber fei ugeftanbenermaFen nidlt tember 1886, unter stoftenran30je
un'o tönne lid) bat;et auf &r±. 1 beg ft'an3öj'iid)'fcf}fammer beg Bbergeticf}teg beg eiAerifcf}en
nicf}t berufen. tanti>edrageg und) feftftet;en'oer raiIem·
nad) .5;1. @ufta.)
rolaq, in erbe beantragt: illbweifung 'oeß lReturfeg 'oer be. Eiquibatoritma @.
rolaq u. ten un'o alleinigen 3nf>aberie" be3. @. rolaq u. ie. in Eiq., beb. l:ieten
leatig, unll meftätigl1ng ber angefod)tenen @ntfd)ei
bung ber lRerurantl,)n .Bürief)
baUd ben 1 O. <S:5eag munbeggeridlt biet;t in @rägung :
\nacf} ben $orbringen 'beiber arteien i)or 'oem i!trreftrid)ter,
beflagter sweifeUog @. rolarefcf}e ie1bfti)eränblid) mauge'benb bleiben muffen, 1ft alg i!tr.
reu betrad)ten. 1)a nun @.
rolar;!; liugeftan'oenermauen nid)t
jlef}en'oer ranole ift, i!trt. 1 beg ief)et.
3erifd)'fran3öfiid)en @erid)tgftanbi)edrageg aber fid) nacf} feftraig nur aur <S:5treitigfetten 3rctn8ofen unb
iefen ~er'oen. ~er Uutftanb, ban @.' rolar(l; in
. ~
11. Ausliefurung. No 83.
579
d)ne weiterg alg uno
begrun'oet abgeeiAern be3iet, ;0 mun 'oer lRefurs oranheid) unter einet ielte, ~enn
ber illtreft gegen eine in irma ein .5;Ian'oe§gefd)lift betreibt än
bed t;ieran felbfti>etftän'olicf} nict;tg. m3ie eg fief) i>ertanfreief) 'oomiilitte ~oUeftil.lgefeff.
fd)aft gelegt wäre, ift bemnad) nid)t 3U unterfuef)en, benn blefet
~aff Hegt in concreto nid)t i)or.
~emnad) .1)at bag munbeggerict;t
erfannt:
er lRefur irb al unbegrunbet abge\l'ieien.
11. Auslieferung. -Extradition.
Vertrag mit Frankreich. -Traite avec Ia France.
83. Arnlt dans la cause Pellegrin du 2 Octobre 1886.
Par arret du 15 Janvier 1875, Ia Cour d'Assises du de-
partement des Alpes-Maritimes, seant a Nice, a condamne
par contumace Ie sieur .lean Pellegrin, ne a Grasse, alors
age de 17 ans et demeurant a Nice, a cinq ans de reclusion
comme coupable d'avoir en 1874, a Nice, commis un ou
plusieurs attentats a Ia pudeur, consommes ou tentes sans
violence. sur la personne d'une enfant agee de moins de 13
ans, crime prevu par l'art. 331 du code penal.
Par note
du 2 Septembre 1886, l'ambassade de France en
Suisse a demande au Conseil federall'extradition de eet in-
culpe, arrete et detenu a Geneve.
Dans son interrogatoire devant Je commissaire de police
de Geneve, Pellegrin a reconnu avoir ete l'objet de la con-
damnation susmentionnee', et declare refuser formellement
d'accMer
a son extradition, attendu qu'aux termes de l'art.
9
du traite d' extradition entre Ja Suisse et la France du 9
Juillet
1869, l'extradition peut etre refusee si la prescription
de Ja peine est acquise d'apres les lois du pays Oli le prevenu
s'est
rMugie; le prevenu ajonte qu'aux termes du code penal
580 A. Staatsrechtliche Entscheidungen. V. Abschnitt. Staatsverträge. genevois, les attentats 11 la pudeur sans violence ne sont punis que des peines correctionnelles, et que la condamna- tion prononcee contre lui est des lors prescrite. Par office du 1.0 Septembre 1886, le Conseil d'Etat de Geneve fait observer de son cOte au Conseil federal qu' en effet.les peines correctionnelles se prescrivent, a teneur des dispositions du code penal genevois, par cinq annees revolues 11 compter de la date des jugements qui les ont prononcees; qu'il est evident que si le delit impute a PellegTin mit ete commis 11 Geneve, celui-ci aurait ete condamne correction- nellement ; que par consequent sa peine serait prescrite et qn'il semble ainsi tout-a-fait equitable de refuser l' extradition requise. Par office du 18 dit, le Conseil federal a transmis au Tri- bunal fMeral le dossier de 1'affaire, en l'invitant a pronon- cer conformement a rart. 58 de la loi sur l'organisation judi- ciaire fMerale. Statuant sur ces faits et considerant en droit : 1 ° Les diverses conditions auxqnelles le traite du 9 Juillet 1869 subordonne l'extradition, et notamment celle imposee 11 son art. 6 alinea 1. se trouvant remplies dans l'espece, il ne reste plus qu'a examiner le merite de l'objection tiree par le sieur Pellegrin de rart. 9 ibidem. 20 Cet article dispose que I'extradition pourra elre refusee, si la prescription de la peine ou de l'action est acquise d'a- pres les lois du pays ou le prevenu s'est refugie, depuis les faits imputes ou depuis la poursuite ou la condamnation. Le Tribunal federal, appele precedemment a se prononcer sur la question de savoir si les termes « la prescription de la peine, }} dont se sert l'article ci-haut reproduit, doivent etre entendus de la peine proponcee dans ]e pays requerant ou de la qualification penale et de la peine qui eussent ele applicables dans le pays requis aux termes de ses lois, - a estime plus conforme aux origines du traite, ainsi qu'au textede l'art. 9 precite, d'admettre la seconde de ces alter- natives, et, d'accord d'ailleurs avec l'historique donne par Billot (Traite de l' extradition, page 227), de se rMerer a cet egard aux lois du pays de refuge. 1I. Auslieferung. N° 83. 581 • 3 0 Il y a d?nc lieu d rchercher si la peine qui mit pu etre prononcee en apphcatlOn des lois genevoises contre l'in- culpe pour attentat a la pudeur sans violence sur une enfant de moins de 13 ans, serait actuellement prescrite. Cette question doit etre resolue affirmativement: en effet a teneur de l'artic1e 278 du code penal genev.ois, l'attentat Ja pudeur sans violence commis sur la personne d'ull enfant age de moins de 14 ans est puni d'un emprisonnement d'un mois a deux ans, soitd'une peine correctionnelle aux termes de l'a.rt. 9 du me me code, et les peines correctionnelles se pres- c:lvent, conformement arart. 67 ibidem, par cinq annees revolues a compter des jugements qui les ont prononcees' il en esult.e. que le sieur Pellegrin est aulorise a exciper 'de la dlSPOSltlOll de rart. 9 du traite du 9 Juillet 1869. Dans cette situation il n'y a pas lieu d'obtemperer en l'es- pece, a la requete de l'ambassade de France. ' Par ces motifs, Le Tribunal federal prononce:
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